Moi, Lucifer

Titre : Moi, LuciferMoi, Lucifer

Auteur : Glen Duncan

Éditeur : Gallimard

Genre : Science-fiction

Nombre de pages : 368

Traduction de l’anglais par Michelle Charrier

Titre original : I, Lucifer

Mots-clés : Dieu, religion, Satan, écrivain, vie sur terre, Lucifer

Quatrième de couverture

« Prisonnier (par la volonté de Dieu) du corps d’un écrivain fraîchement suicidé et chichement membré, moi, Lucifer, Ange Déchu, Porteur de Lumière, Prince des Ténèbres, de l’Enfer et de ce Monde, Seigneur des Mouches, Père du Mensonge, Suprême Apostat, Tentateur, Antique Serpent, Séducteur, Accusateur, Tourmenteur, Blasphémateur et, sans contestation possible, Meilleur Coup de l’Univers Visible et Invisible (demandez donc à Ève, cette petite garce), j’ai décidé – ta-daaah ! – de tout dire. Tout ? Presque. Le funk. Le swing. Le boogie. Le rock…
C’est moi qui ai inventé le rock. Si vous saviez tout ce que j’ai inventé : la sodomie, bien sûr, la fumette, l’astrologie, l’argent… Bon, on va gagner du temps : tout, absolument tout ce qui vous empêche de penser à Dieu. C’est-à-dire à peu près tout ce qui existe. »

Mon avis

L’histoire peut se décomposer en trois sous-histoires : la première qui est à la base de tout c’est celle de Lucifer qui va posséder le corps de Declan Gunn – écrivain raté fraîchement suicidé – afin de pouvoir retourner au paradis (parce que Dieu veut qu’il revienne avant la fin du monde prévue pour très bientôt, alors il lui propose le marché de vivre sur terre pendant un mois pour gagner sa rédemption). La deuxième correspond à la façon dont Lucifer raconte ce que cela fait d’être lui, à quoi ressemble sa vie et la troisième c’est l’histoire de ce fameux Declan Gunn. Voilà, ça, c’est la base. Une base déjà bien étoffée, un peu trop si vous voulez mon avis, et c’est pour ça que ça en fait un mauvais livre. Oui parce que c’est bien sympathique de vouloir faire des histoires entremêlées les unes aux autres et, souvent, cela peut donner quelque chose d’agréable à lire mais ici, ce n’est clairement pas le cas.

Pourtant, personnellement, je trouvais que l’idée du bouquin était bonne. Raconter l’histoire de Lucifer ? Plutôt cool et selon le traitement, cela pouvait être très original. Mais non, ce livre n’est rien de tout cela. Une des choses qui m’a profondément tapé sur les nerfs, c’est la façon dont l’écrivain Declan Gunn est sans cesse dénigré. Je m’explique : que Lucifer le critique et le rabaisse, c’est normal et logique puisqu’on parle du Diable mais ici, l’impression laissée est qu’il faut plaindre ce personnage de Gunn au maximum, et ça, c’est, pour ma part, insupportable. Je suis désolée mais ça m’énerve vraiment – un peu comme quand un livre est fait pour faire pleurer dans les chaumières 😀 .

En plus, la vie de Lucifer reste assez banale, pas vraiment de nouveautés, d’originalité à ce niveau-là – mais je veux bien concéder que ça dépend de ce que qu’on a déjà lu sur le personnage. Personnellement, je me suis ennuyée. J’ai dû me faire violence pour terminer ce bouquin et c’est bien parce que je n’aime pas ne pas terminer un livre que je l’ai fini sinon je l’aurai abandonné après les 20 premières pages. Le livre est rempli d’extraits qui m’ont parus grandement inutiles. Sérieusement, tout un passage de plusieurs pages sur la masturbation ? Je ne suis pas contre les écrits à caractère sexuel, je suis une grande lectrice de Sade donc je n’ai vu d’autres mais là, c’est ennuyeux à mort et ça n’apporte rien au récit. Franchement, je comprends que Lucifer soit un débauché de la plus pure espèce mais quand même ce n’est pas un gamin qui découvre l’onanisme.

Quant au style, mon Dieu ! (C’est le cas de le dire !) Trop de digressions, beaucoup trop. Je pense que c’était censé donner un côté humoristique au livre sauf que c’est l’effet inverse qui se produit : ce n’est pas drôle mais bien lassant au possible. Nous finissons par nous perdre dans cette succession de commentaires, de parenthèses placées toutes les deux phrases. Quelques-unes de temps en temps, c’est normal mais toutes les deux lignes sur plus de 300 pages, ce n’est pas possible et sincèrement agaçant et assommant. Bien trop souvent, nous nous demandons ce que l’auteur nous raconte et surtout pourquoi, quel est le rapport avec l’histoire. L’auteur utilise également de nombreux noms pointus d’arbres ou de maladies qui donnent l’impression d’un vocabulaire riche mais au final, le texte reste vide de sens. Par contre, le texte est rempli d’une vulgarité gratuite et non nécessaire, ce qui contraste fortement avec les noms savants utilisés en parallèle. Encore une fois, je comprends bien qu’il s’agit de Lucifer, et donc qu’il y a une certaine image à développer et à donner mais ce n’est pas une raison suffisante pour que la vulgarité soit présente toutes les deux pages. Le résultat est juste affreux et vraiment déplaisant à lire.

Conclusion

Ne lisez PAS ce livre, sous aucun prétexte. C’est véritablement un enfer ; enfin avec un titre comme Moi, Lucifer, au moins il y a un peu de cohérence. Il est certain que je ne le relirai jamais ni pour tout l’or du monde ni pour quoi que ce soit d’autre. Si vous le voyez en librairie, passez votre chemin, ce livre n’en vaut pas la peine et il y a sûrement de bien meilleurs ouvrages dans les rayons adjacents.

                          navet          Coup de gueule

Random Word Challenge (c’est celui du mois de mai mais à cause des examens, il m’était impossible de le publier plus tôt^^)

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#Coco

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3 réflexions sur “Moi, Lucifer

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