Orphelin des mots

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Titre : Orphelin des mots

Auteur : Gérard Louviot

Éditeur : Le Livre de Poche

Genre : Témoignage

Nombre de pages : 284

Mots-clés : Illettrisme, apprentissage, lecture, écriture, difficulté, force, courage

 

Quatrième de couverture

Ne pas savoir lire, c’est comme ne pas pouvoir respirer. C’est se battre pour se frayer un chemin, ruser, contourner, encaisser. Une souffrance inimaginable. Gérard a grandi en Bretagne, dans une famille d’accueil. Enfant, il est incapable de retenir une leçon et d’apprendre à lire. Tétanisé par la honte, il doit affronter les moqueries et les vexations. Adulte, sa vie devient un parcours du combattant, d’autant plus qu’à son handicap s’ajoute la peur d’être démasqué comme illettré. À 35 ans, il ose se confier à son patron. Touché par la souffrance de cet homme, le chef d’entreprise lui offre la possibilité de prendre des cours. Plus qu’une libération, c’est une renaissance. Pour la première fois, un livre raconte cette humiliation qui condamne, en France, près de 3 millions d’illettrés à vivre à l’écart de la société.

Mon avis

Pour faire court : j’ai adoré ! Je vais quand même essayer de donner un avis un peu plus étayé que cela.

L’histoire est celle de Gérard, adulte qui est resté pendant très longtemps un illettré mais qui a réussi à se battre et à sortir de là grâce à son courage et à sa persévérance. Pour bien que le lecteur comprenne comment il en est arrivé là, Gérard – avec l’aide de Virginie Jouannet – nous conte tout d’abord son enfance, ses difficultés scolaires, le fameux bonnet d’âne et enfin la scolarité dans un établissement spécialisé avant de devenir un apprenti. Vient ensuite l’armée puis le retour à la réalité et la vie de travailleur. Durant toutes ces étapes de sa vie, Gérard nous décrit la difficulté d’évoluer dans le monde en étant illettré ou quand le simple fait de conduire une voiture d’un point A à un point B devient impossible puisqu’il ne peut pas suivre les panneaux.

Avant de continuer, je vais préciser un point tout de suite parce que je sais que mes propos qui suivent peuvent porter à confusion : je n’ai rien contre les professeurs, comme tout le monde, j’en ai eu de très bons et d’autres vraiment pas. Cela dit, ils ont fait leur job et je le respecte, mes dires ne sont pas anti-profs ou quoi que ce soit. On est également bien d’accord que l’époque évoquée dans le livre est différente de celle d’aujourd’hui.

Les moments de son enfance m’ont tout particulièrement marquée parce que, bien que je ne fasse pas partie de ces gens qui croient que l’enfant est roi, je trouve qu’ici, le petit Gérard a été totalement ignoré par les adultes. Je précise qu’il s’agit de mon avis personnel, et qu’en aucun cas, l’auteur n’en veut à ses parents ou professeurs. Alors, c’est vrai que ça peut paraitre bizarre que, moi, je leur en veuille mais je trouve qu’il n’y a pas eu assez de recherches ou d’observations pour savoir ce qui n’allait pas. Les professeurs se sont contentés d’un « il est trop bête pour apprendre », de lui mettre un bonnet d’âne (je suis d’ailleurs vraiment contre cette vieille pratique que je trouve particulièrement stupide et humiliante ; si on veut casser la confiance en soi d’un enfant, c’est génial) et puis voilà. Je ne pense pas que ce soit une bonne façon d’enseigner aux enfants. Parfois, il suffit d’un(e) logopède pour aider l’enfant à surpasser ses difficultés ; parfois, il faut leur apprendre à vivre avec parce qu’il n’y a malheureusement pas de solution miracle. Mais en aucun cas, leur dire/répéter qu’ils sont stupides ne va les aider. J’ai vraiment ressenti de la colère pour cet enfant, et je suis d’ailleurs assez émerveillée par le fait, que lui n’en veuille à personne. Personnellement, je ne pense pas que j’en serai capable – surtout envers le corps professoral. Gérard nous explique aussi son enfance heureuse à Ar brug, même s’il ignore qu’il s’agit d’un établissement spécialisé. Cependant, à la fin, il ne sait toujours pas lire ni écrire sans devoir y réfléchir très longtemps.

Évidemment, cela complique les choses lors de sa formation mais Gérard s’en sort et obtient son CAP grâce à, je cite, « la pratique et à mon 20 sur 20 en sport ». Il va également obtenir son permis de conduire en jouant de subterfuges. À l’armée et par la suite, dans sa vie professionnelle, c’est pareil, c’est en rusant qu’il s’en sort jusqu’au jour où le travail physique étant trop devenu trop éprouvant pour son corps, il faut se réorienter. Gérard va alors en parler à son boss, et de là, va recommencer un apprentissage très long et ardu. J’ai particulièrement apprécié le fait que Gérard nous dévoile les réactions des autres par rapport à lui, principalement parce que je ne comprends pas pourquoi les gens se moquent-ils comme ça des autres ? Je veux dire, ces gens sont-ils bons dans tous les domaines ? J’ai des doutes. Quand il nous narre le passage où il doit aller au tableau écrire une recette en boulangerie et qu’évidemment, il n’arrive pas à écrire sans faute, la réaction des gens est de se moquer (même s’ils ne disent rien ou comprend qu’ils n’en pensent pas moins) et j’avoue que cela m’a vraiment attristée et un peu mise en colère. Pour Gérard, le sentiment qui prédomine dans ces moments-là, c’est la honte. Honte qui remonte à l’enfance, alors que franchement, il n’y a pas de quoi avoir honte d’avoir des problèmes. J’imagine que beaucoup d’illettrés se sentent comme cela, et je trouve que c’est vraiment malheureux. Mini-spoiler : on découvre finalement que Gérard est dysphasique et que c’est une des raisons pour lesquelles il a eu autant de mal à apprendre. On voit également à quel point c’est un combat de tous les jours que mène Gérard avec l’aide de sa femme et ses enfants mais aussi qu’il faut une bonne dose de bravoure et de ténacité pour l’entamer.

Je ne vais pas commenter le style parce que bien que je trouve que Virginie Jouannet ait fait un travail formidable, je ne vois pas trop l’intérêt. Par contre, j’ai beaucoup aimé les « explications » données pour certaines difficultés, par exemple, quand Gérard dit que les lettres doublées ou les lettres muettes sont problématiques parce qu’elles n’ont pas beaucoup d’intérêt – ou du moins, il ne le voit pas. Pour quelqu’un qui n’a jamais eu de difficultés au niveau de la lecture ou de l’écriture, j’ai trouvé ces interprétations vraiment intéressantes et enrichissantes pour la compréhension de (l’obstacle rencontré par) l’autre.

Citations

« S’il n’y avait pas eu ce manque dans ma vie, je pourrais être heureux. L’ignorance me tient toujours en éveil. C’est un combat, le langage qu’on ne possède pas. Un combat de tous les jours presque perdu d’avance, mais ce presque suffit à me pousser devant, encore et encore. »

 « Ces exercices, ces poèmes que j’invente, que je sors de moi me poussent à travailler dur, jour et nuit. Il y a de la magie dans ma tête et ça me porte ! Lire est magique : comprendre et parler et jouer avec les mots, il faut que j’en engrange le maximum pour plus tard, tant que je peux. »

Conclusion

Je n’ai qu’une seule chose à dire : lisez-le 😀 Même si vous n’êtes pas fan des récits de vie/témoignages, il en vaut vraiment la peine.

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#Coco

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Project Viper : 1. Rising

project-viper,-tome-1---rising-1037664-264-432Titre : Project Viper : 1. Rising

Auteur : Ellen Raven Martin

Éditeur : ERA éditions

Genre : Science-fiction, cyberpunk

Nombre de pages : 304 (pour la version  imprimée)

Lu en format numérique

Mots-clés : cyberpunk, guerre, cyborgs, rébellion, projet, Viper

Quatrième de couverture

Le temps est venu pour un nouvel ordre mondial. Les conflits armés font le bonheur des marchands de mort, membres de l’organisme qui chuchote à l’oreille des grands de ce monde. On crache sur son nom : Conglomérat, tout comme on s’incline face à son gigantisme. Des cendres des États-Unis est née la Fédération, amalgame de quatorze Districts gouvernés par la despotique et non moins sulfureuse Présidente Erika Lawson. Face à la rébellion qui fait rage, celle-ci doit prendre des mesures drastiques. Le Conglomérat se rencontre à l’occasion d’un nouveau sommet. Il décide de lui fournir l’avenir. Cyborgs de guerre ou machines douées d’une âme humaine, le nom de ces créatures reste incertain. Une chose est certaine : ce sont des Vipers. Car tous sont membres du Project Black Viper.

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Tout d’abord merci à l’auteure, Ellen Raven Martin, de nous avoir proposé la lecture de son roman 🙂

Autant le dire tout de suite : je ne suis pas une spécialiste du genre. Ceci dit, cela ne m’a pas empêché de le lire et de l’apprécier !

Quand j’ai découvert le pitch, je me suis dit « humm on dirait un drôle de mélange entre Hunger Games et Terminator ». Alors, j’entends déjà les critiques qui disent « ah parce qu’on parle de districts, tout de suite, c’est Hunger Games, c’est n’importe quoi, tout le monde a le droit d’utiliser ce mot dans son histoire ». Oui, ok, je suis d’accord mais on a aussi le droit de faire le lien, c’est pas un crime non plus. Donc, oui, j’ai fait le lien mais je vous rassure, à la lecture, on comprend bien que les deux histoires n’ont rien à voir.

L’histoire commence assez lentement, Ellen plante le décor et nous présente petit à petit les personnages. Nous suivons surtout les deux protagonistes : Blayne et Skylar. Sans dévoiler toute l’intrigue, on découvre ici comment ces deux hommes deviennent le centre du fameux projet Viper. Leurs deux parcours sont très différents pour finalement mener au même but, et pour ma part, c’est ça qui fait de cette histoire sa véritable force. Personnellement, j’ai beaucoup aimé Blayne et Skylar même si j’ai eu beaucoup de peine pour ce dernier à la lecture des évènements dont il a été victime. De nouveau, sans trop spoiler, j’espère qu’ils vont tout de même retrouver leur côté rebelle (j’avoue que j’ai du mal à imaginer qu’on puisse tout abandonner comme ça mais de nouveau c’est très personnel). Par contre, j’ai nettement moins apprécié Zeera. Bien que ce soit une femme indépendante, forte et intelligente qui assume parfaitement ce qu’elle fait – ce qui, en théorie, en ferait le meilleur personnage – son côté manipulateur et sa déconsidération pour les autres font d’elle quelqu’un de détestable à mes yeux. Aryan Turner, qui est censé être le « méchant » de l’histoire, m’a, quant à lui, un peu paru insipide. Il est là, il dirige, les gens l’aiment sans vraiment savoir pourquoi mais je ne l’ai pas trouvé très actif dans l’histoire. À voir par la suite, il me surprendra peut-être.

Bien que l’auteure soit jeune et que parfois, il y ait quelques maladresses d’écriture, le style est très intéressant et très prometteur pour la suite. Elle nous montre à la fois, les faiblesses et les forces de l’esprit mais aussi les très mauvais côtés de l’être humain. Elle nous décrit les évènements avec une telle précision qu’on s’y croirait réellement. On ressent la peine et la joie des personnages comme si on était à leur place, et ça, ça rend la lecture vive et passionnante.

Par contre, la fin m’a laissé sur ma faim. Je pense que si l’histoire s’était arrêtée là, comme ça, j’en aurais été fortement déçue parce que beaucoup de questions restent sans réponse, j’ai donc hâte de voir ce que le deuxième tome nous réserve.

Conclusion

Malgré la jeunesse de l’auteure et l’inexpérience de l’écriture qui apparait quelques fois, on se trouve totalement pris par l’histoire. Je conseille vivement ce livre aux amateurs du genre et aux autres, qui, comme moi, veulent passer du bon temps en compagnie d’un très bon premier roman qui nous plonge d’un univers atypique et unique.

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#Coco

Parents à perpétuité

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Titre : Parents à perpétuité

Auteur : Sophie et Dominique Moulinas

Éditeur : J’ai lu

Genre : Témoignage

Nombre de pages : 313

Mots-clés : meurtre, histoire vraie, procès, viol, maladie mentale

 

Quatrième de couverture

« Nous sommes les parents d’un tueur et d’un violeur. Nous sommes pétris de honte, de chagrin, de culpabilité. Pourtant nous aimons notre fils. Nous restons ses parents. À perpétuité.

Le 16 novembre 2011, Matthieu a violé puis assassiné Agnès Marin. Elle avait treize ans, lui dix-sept. Seize mois plus tôt, il avait violé une camarade de classe puis avait été remis en liberté dans l’attente de son jugement. Nous voulons, ici, essayer de comprendre. En remontant le fil de notre histoire, de nos décisions, bonnes ou mauvaises, sans rien omettre ni cacher. En parlant du système judiciaire et des ratés des expertises psychiatriques. En parlant de notre fils. Car avant de devenir un criminel, il était un enfant malade. »

Mon avis

Quand j’ai vu la couverture, j’ai tout de suite été intriguée. Je l’ai encore plus été en lisant la 4e de couverture, je n’ai donc pas hésité une seule seconde : je l’ai acheté. Aussitôt acheté, aussitôt lu même si ce n’était pas une lecture facile. D’ailleurs,  je tiens, d’avance, à m’excuser auprès des gens que je pourrais choquer par mes propos sur un sujet aussi délicat.

Resituons clairement les faits pour ceux qui n’auraient pas suivi l’histoire à l’époque : Matthieu est un adolescent qui a violé, à l’âge de 16 ans, une de ses camarades puis, un an plus tard, a violé, torturé et tué une élève de son école. Il a été arrêté et inculpé. Il a été condamné à la perpétuité. Dans ce livre, les parents de Matthieu nous explique comment Matthieu était enfant mais aussi surtout comment il était lors des faits. Je crois sincèrement que leur démarche était simplement de comprendre et d’expliquer les choses au grand public. Néanmoins, je comprends également que les parents d’Agnès Marin (la deuxième victime de Matthieu) n’ait pas apprécié qu’un tel livre voit le jour. Je dois d’emblée avouer qu’il y a des moments où, moi-même, je me suis demandée si les parents n’essayaient pas de justifier les faits de leur fils ; ce qui m’a clairement dérangée. Qu’on veuille expliquer les choses, oui, mais justifier des faits aussi graves par une maladie, non. Je reviendrai sur ce point plus tard.

En lisant ce livre, je suis passée par plusieurs émotions mais je pense que le sentiment qui ressort le plus est l’incompréhension. Non seulement je ne comprends pas comment un être humain peut faire subir de telles atrocités à quelqu’un d’autre mais également comment les rouages de la justice ont pu échouer à ce point. Pour moi, avec la vision incomplète – bien évidemment – qu’offre ce livre de la situation, il me semble que les premiers psychologues ont échoué dans leur diagnostic. Bien que je ne sois pas psychologue ou psychiatre, j’ai du mal à comprendre pourquoi le fait que Matthieu ne regrettait pas ses gestes n’ait jamais interpelé les professionnels plus que ça. Ses parents le disent d’ailleurs clairement : « il est apparu clairement que Matthieu ne regrettait pas d’avoir violé et tué une jeune fille sinon pour les conséquences de son crime sur notre vie de famille ». C’est aussi ce manque de regret qui me dérange un peu dans la persuasion de la famille et/ou des médecins à dire que Matthieu est malade parce que je ne pense pas que la maladie mentale puisse justifier un tel carnage. Personnellement, j’ai trouvé ce point très délicat à juger et très honnêtement, je n’aurais pas aimé être à la place des médecins ou des juges dans cette histoire.

Plusieurs questions sont également évoquées à travers de ses pages notamment celle de la deuxième chance. Il s’agit évidemment d’un débat très complexe pour lequel chacun des cas est différent. Il est facile de dire, après la lecture du livre – ou après les faits, que si l’État, les juges et les médecins n’avaient pas laissé de deuxième chance à Matthieu, Agnès serait toujours en vie. Cela dit, la justice et la psychologie devraient tenir compte de ce genre de cas pour traiter les cas futurs qui pourraient y ressembler. La question de la pertinence journalistique est également évoquée. En effet, Dominique Moulinas nous raconte ce que certains journalistes inventaient à leur propos. Personnellement, non seulement, je trouve cela aberrant d’écrire des âneries et profiter de la souffrance de tous – autant les familles des victimes et la famille de Matthieu – pour faire vendre son petit journal mais d’un point de vue éthique et déontologique, c’est juste dégueulasse ! Heureusement que certains journalistes ont encore un peu de décence.

Je dois avouer que j’ai également été choquée de certains propos tenus dans le livre donc celui-ci « L’analyse du médecin est la suivante : « Il ne savait pas s’il aurait le courage de violer sa camarade. » » J’ai envie dire : LOOOOL ! Sérieusement, comment peut-on dire qu’il faut du courage pour violer quelqu’un ?! S’il existe bien un acte de lâcheté, c’est celui-là ! Je n’ai pas non plus apprécié la façon dont le père de Matthieu présente les faits quand il essaie de trouver une nouvelle école à son fils, il répète sans cesse que Matthieu a commis « une agression sexuelle », or, je trouve que par respect pour la victime, il pourrait dire « viol ». Certes le terme est bien pire mais au moins, c’est la vérité. Ici, j’ai eu l’impression qu’il minimisait les faits et ça ne m’a pas du tout plu. Je peux comprendre que ce soit difficile pour les parents de présenter leur fils de cette façon, surtout quand ils cherchaient un établissement pour leur enfant mais vis-à-vis de la victime, ce n’est pas très juste. En parlant d’école, le directeur qui a accepté de donner une chance à Matthieu pour finalement dire qu’il ne savait pas que le garçon était condamné pour « agression sexuelle », quelle grosse blague ! Je comprends qu’il protège son école mais quand même, il faut assumer ce que l’on fait. À la lecture, nous comprenons bien que les parents n’en veulent pas (trop) à ce directeur de fuir ses responsabilités mais, à leur place, je pense que ça m’aurait mis dans une rage folle.

Au final, Matthieu a donc été condamné à perpétuité, et voici ce que dit Dominique Moulinas à ce sujet : «  Perpétuité une fois, perpétuité deux fois, adjugé. Et maitre Szpiner a pu claironner qu’il avait gagné. Apparemment, pour la société, admettre que Matthieu est malade, voire complètement taré, revenait à le disculper. Mais qu’avait-elle à perdre en reconnaissant qu’une pathologie lourde atteint son cerveau, alterne son discernement et le pousse à commettre des horreurs ? Il a vingt-deux ans, il est sous traitement psychiatrique lourd, il suit des thérapies, il bénéficie d’une allocation adulte handicapé. Et la justice a mis sa maladie de côté. Elle a fait comme si elle n’existait pas. » J’ai préféré remettre ici tout le passage parce qu’il m’a marquée. J’ai envie de répondre à Monsieur Moulinas que la société n’a pas voulu l’admettre parce que les crimes sont trop graves et parce que si la maladie peut expliquer les faits, elle ne les justifie en rien. Je sais que les parents répètent dans le livre qu’ils ne veulent pas justifier les atrocités commises par leur fils mais ici, c’est ce qu’il ressort. Il y a plein de malades mentaux qui ne violent, ne torturent et ne tuent pas de pauvres innocentes. Après, je suis d’accord avec eux sur le fait que leur fils devrait être suivi par un corps médical compétent et qu’il ne devrait pouvoir bénéficier d’une libération que si les médecins le jugent guéri et sain d’esprit.

Citations

« Nous sommes tous impardonnables, certainement, aux yeux et au cœur des parents de cette enfant. Nous les comprenons. Nous ne nous pardonnerons jamais, qu’ils en soient bien certains, la mort atroce de leur fille. Leur chagrin nous hante. Pourtant, nous restons les parents du meurtrier d’Agnès. Et cela, cela au moins, qu’ils nous le pardonnent : notre fils, nous l’aimons toujours. Nous ne savons pas ne pas l’aimer. Nous n’essayons même pas. Ce serait peine perdue. »

« […] mais il lui aurait permis d’être en charge en milieu médicalisé plutôt qu’en milieu carcéral. Sa vie n’aurait pas été plus confortable, il n’aurait pas été moins coupable des deux crimes qu’il a commis, mais il aurait été mieux soigné. Et il n’aurait pas eu la moindre chance d’être relâché avant que la médecine le considère comme guéri. »

Conclusion

Cette lecture ne fut pas une lecture facile, plaisante et distrayante mais elle fut enrichissante en bien des domaines. Elle nous fait réfléchir sur la société et ses problèmes, sur la justice, ses compétences et ses incompétences. Elle nous plonge dans l’univers de la famille détruite par les crimes d’un de ses membres. Sophie et Dominique Moulinas nous montre également une autre facette de Matthieu, leur fils aimant et toujours là pour ses sœurs, sans pour autant nous cacher l’adolescent qui a commis des actes ignobles. Je ne peux que recommander ce livre en précisant toutefois que si le livre est évidemment basé sur la famille Moulinas, le respect pour les victimes et leur famille reste indispensable au moment de la lecture.

coup de coeur

#Coco

Mr. Mercedes

MrmercedesTitre : Mr. Mercedes

Auteur : Stephen King

Éditeur : Lgf – Le livre de Poche

Genre : Thriller/policier

Nombre de pages : 661

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Océane Bies et Nadine Gassie

Titre original : Mr. Mercedes

Prix reçu : Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur roman en 2015

Mots-clés : tueur, meurtre de masse, crime, policier, retraité, attentat, voiture bélier

Quatrième de couverture

Midwest, 2009. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue devant le salon de l’emploi. Soudain, une Mercedes fonce sur la foule, causant huit morts et quinze blessés dans son sillage. Le chauffard, lui, a disparu dans la brume, sans laisser de traces. Un an plus tard, Bill Hodges, flic à la retraite qui n’a pas su résoudre l’affaire, reste obsédé par ce massacre. Une lettre du « tueur à la Mercedes » va l’empêcher de sombrer dans la dépression qui le guette.

Mon avis

Décidément, je ne me lasse pas des Stephen King. Encore une fois, j’ai dévoré ce livre et je n’ai pas pu le lâcher des mains avant de l’avoir terminé. L’histoire est celle de l’ex-officier Bill Hodges, parti à la retraite il y a quelques temps. Mais comme beaucoup d’ex-policiers, il ne peut s’empêcher de penser aux enquêtes non résolues et en particulier celle du tueur à la Mercedes. Et dans ce cas particulier, le criminel ne peut pas non plus oublier Bill Hodges. Il va donc le recontacter et de là découlera une enquête officieuse mais passionnante.

Le personnage de Bill est exactement ce qu’on imagine quand on pense au vieux policier à la retraite. Il fait partie de ces catégories de personnes qui n’arrêtent jamais vraiment de travailler tellement ils ont leur travail dans la peau mais c’est un homme bienveillant et surtout intelligent. Jerome est un jeune homme noir qui effectue parfois quelques tâches pour Hodges mais qui semble toujours ravi de le faire. Il est également intelligent et plein de ressources, raison pour laquelle il va se retrouver à aider Bill sur l’enquête. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le second degré dont il fait preuve, notamment vis-à-vis de sa couleur de peau. Le tueur est, somme toute, un criminel assez « banal » étant donné sa personnalité. Je m’explique : l’homme a souffert depuis tout petit de mauvais traitement tout en entretenant une relation malsaine avec sa mère. Puis un jour, un terrible « accident » est arrivé et depuis ce jour, la personnalité de l’homme n’a fait que se détériorer jusqu’au moment où il a décidé de commettre son attentat à la voiture bélier. Une chose que j’ai beaucoup appréciée est justement le fait qu’on sache qui était le tueur dès le début mais également l’insertion dans son esprit par laquelle King nous dévoile ce qui l’a transformé en meurtrier de masse mais qui nous permet aussi de comprendre ou du moins essayer de comprendre ces motivations.

Malheureusement, les évènements cités dans le livre – l’attaque avec la voiture bélier et l’attentat dans un concert pour jeunes filles/adolescentes – ne font que nous rappeler les tristes drames de l’actualité même si les revendications sont différentes. Sachant que le livre a été publié en 2015 (pour la VO), nous voyons encore à quel point King peut être visionnaire mais aussi à quel point il vit avec son temps.

Malgré l’évocation de faits aussi tragiques et bien que la résolution de l’enquête ne soit pas surprenante – dans le style policier – j’ai été totalement happée par l’histoire. L’écriture de Stephen King est toujours un réel bonheur à lire et à redécouvrir. Le style est fluide, les chapitres bien construits et surtout nous ne nous perdons pas dans le l’histoire. Un vrai plaisir.  

Conclusion

Je recommande ce livre à tous, en signalant toutefois que si vous n’êtes pas très fan du style policier, il se peut que vous ne soyez pas aussi emballés que moi par cette lecture. Par contre, tous les amateurs du genre et de King seront, à n’en pas douter, ravis de leur lecture.

coup de coeur

#Coco

#62 C’est lundi! Que lisez-vous?

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Ce que j’ai lu:

cave

13 reasons why

Shadow house

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Comme beaucoup, j’ai été pas mal occupée ces derniers temps et ça fait longtemps que je n’ai pas écrit, je vais essayer de m’y remettre vu que j’ai tout de même quelques romans à chroniquer 😀

Ce que je lis en ce moment:

parents à perpet

project viper rising

brooklyn-paradis-saison-2-chris-simon

Ce que je compte lire:

Je ne sais pas trop ce que je compte lire, j’ai toujours envie de lire « Le piège de Lovecraft » et la « Fille d’avant » mais mon avis pourrait changer selon ce que je vois de beau en librairie 😀

Et vous?

Quelles sont vos lectures actuelles? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂

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Le Bureau des Jardins et des Etangs

Asylum

La fille derrière la porte

Livres et Gourmandises : Bal Masqué (2/16)

#Coco

 

 

Journal d’un vampire en pyjama

vampire-pyjamaTitre : Journal d’un vampire en pyjama

Auteur : Mathias Malzieu

Éditeur : Albin Michel

Genre : récit de vie, autobiographie

Nombre de pages : 240

Prix : Prix France Télévisions – Essai de 2016

Mots-clés : maladie, sang, chanteur, hôpital, journal, Dionysos

Quatrième de couverture

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à signaler que je n’ai pas été attirée par ce livre à cause de son auteur mais bien grâce à son sujet. Cela dit, j’ai vraiment aimé lire ce journal.

Tout commence en 2013, lorsque Mathias Malzieu, pâle comme un fantôme, se sentant fatigué et éreinté décide de faire des analyses afin de savoir ce qui pourrait provoquer cet épuisement. Les résultats ne tardent pas et malheureusement, ils ne sont pas bons, ils sont même très mauvais. Les médecins lui découvrent une aplasie médullaire idiopathique désigné sous le si bel acronyme AMI. Ses globules rouges, blancs ne cessent de diminuer et ses plaquettes ne sont pas en reste puisqu’elles suivent le même chemin. On se retrouve donc directement au cœur de la maladie avec Mathias qui doit passer examen sur examen puis qui va devoir subir le traitement pouvant le guérir.

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié suivre le récit de Mathias qui nous confie ses angoisses, ses peurs, ses questionnements mais aussi ses moments de joie et de bonheur quand les nouvelles – et même les plus banales – sont positives. Au début du livre, les symptômes évoquent surtout un anémie, j’avoue que je me suis pas mal reconnue dans ce qu’il racontait, ce qui m’a fait beaucoup sourire (même si ce n’est pas drôle tous les jours). Plus généralement, j’ai également aimé les thèmes évoqués (certes de manière logique dans la succession du récit) notamment la greffe. En effet, je trouve que c’est un sujet qui n’est que peu abordé et pourtant tellement important mais en même temps, qui est aussi tragique. Cela nous pousse à la réflexion à la fois sur notre propre existence mais aussi sur l’impact qu’on peut avoir sur celle des autres.

Le style de l’auteur est à la fois intense, poétique et humoristique. On ne peut que se retrouver embarquer dans l’histoire et la vivre comme si elle arrivait là maintenant. Les émotions sont particulièrement bien transmises, si bien que l’on s’inquiète avec lui et son entourage mais l’on se sent également soulagé quand des solutions sont trouvées (alors qu’on sait très bien qu’il s’en sort^^).

Citations

« Je viens de traverser l’enfer en stop. Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer. »

« Désormais j’aurais besoin du sang des autres pour vivre. C’est officiel, je suis devenu un vampire. »

Conclusion

Je recommande vivement ce livre à tous ceux, non pas qui veulent en savoir plus sur cette maladie, mais qui recherchent un réel récit de vie émouvant et qui vous prend aux tripes. S’il est vrai que certaines références sont un peu obscures si l’on ne connait pas les écrits précédents de Mathias Malzieu, je pense que l’on peut tout de même aborder ce livre sans trop de soucis et en ressortir avec une vision différente des choses et de la vie en général.

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#Coco

Big Mushy Happy Lump

Titre : Big Mushy Happy LumpBig mushy happy lump

Auteur : Sarah Andersen

Éditeur : Andrews McMeel Publishing

Genre : Comic strip humoristique

Nombre de pages : 125

Lu en VO (anglais)

Mots-clés : humour, vie sociale, différence, fille

 

Quatrième de couverture

Swimsuit season is coming up ! Better get beach-body ready ! Work on those abs ! Lift those butts ! Um… non. Forget all that and just be a lump. A Big Mushy Happy Lump !

Mon avis

J’avais adoré le premier tome dont Fungi Lumini vous avait fait la chronique et j’attendais avec grande impatience la suite. Force est de constater que je n’ai pas été déçue par ce nouvel opus, certes différent du précédent.

En effet, si les dessins restent dans la même veine graphique et reflètent tout aussi bien la réalité du monde d’aujourd’hui, il y a un peu moins d’humour au travers des pages. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas du tout parce qu’il y en a, personnellement, j’ai beaucoup ri notamment grâce au petit personnage représentant l’utérus de Sarah (toutes les femmes comprendront à quel point ces dessins sont vrais^^) mais je trouve que les planches sont ici plus matures. Cette impression vient peut-être du fait que dans le premier livre, elle nous parle de l’âge adulte qui n’existe pas alors qu’ici, l’auteure s’est un peu plus axée sur la vie sociale. Elle nous confie ici comment il peut être difficile pour certaines personnes d’interagir avec le monde qui nous entoure, de parler à des inconnus sans avoir peur de passer pour quelqu’un d’étrange,… je pense que même en étant une personne sociable, on peut très bien se sentir concerner par ses dessins, et c’est vraiment une des choses que j’aime le plus chez Sarah Andersen.

J’ai particulièrement aimé la fin – ou plutôt la deuxième moitié du livre – puisque non seulement Sarah nous livre des dessins toujours très réalistes mais en plus, elle nous livre des informations dans des petits textes explicatifs qui se situent juste au-dessus de la planche. De cette façon, je trouve qu’on apprend à connaitre beaucoup mieux l’auteur mais aussi les problèmes que certains peuvent ressentir comme l’anxiété sociale, le stress, etc. Cela rend le livre beaucoup plus personnel que le premier, et personnellement, j’ai adoré. Puis, il y a aussi une histoire de chat qui est juste trop mignonne et drôle (et juste pour ça, vous devriez lire ce livre 😀 )

Citations

how animals our trip

Conclusion

Je ne suis pas la plus grande amatrice de BD/comics mais je recommande vivement ce livre (et le premier^^) parce que même s’il contient moins d’humour que le premier tome, il est rempli de réalisme et on ne peut s’empêcher de se reconnaitre dans ce petit personnage qu’est Sarah.

coup de coeur

#Coco

The November Criminals

Titre : The November Criminalsnovember-criminals

Auteur : Sam Munson

Éditeur : Hachette

Genre : roman

Nombre de pages : 286

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Noam Cochin

Titre original : The November Criminals

Mots-clés : adolescent, enquête, herbe, drogue, meurtre, amitié, amour

Quatrième de couverture

Qui je suis ?

Addison Schacht, 18 ans. Je deale un peu d’herbe, mais bon, à mon échelle, rien de bien méchant. Je ne glande rien au lycée, mais à mon niveau, ça n’a rien d’étonnant. De toute façon, ce qui vous intéresse, c’est ce qui s’est passé. Tout a commencé le jour où Kevin Broadus, un type du lycée, a été abattu. Le jour où, parce que tout le monde s’en foutait, j’ai décidé d’enquêter, avec Pelle, ma pote « et plus si affinités ». Après, si vous voulez connaitre la suite, il va falloir vous accrocher…

Mon avis

Après avoir enfin fini ce roman, je dois avouer que je suis très mitigée. Je n’ai pas adoré ni vraiment détesté mais je ne dirais pas non plus que « j’ai lu et approuvé ».

En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais clairement à lire une enquête policière, certes menée par des adolescents mais qui était tout de même axée sur le côté « on veut découvrir le coupable ». Or, cela n’a pas du tout été le cas. L’histoire est celle d’Addison Schacht, petit dealer d’herbe, qui ne fait pas grand-chose de ses journées à part aller à l’école (pour se concentrer uniquement sur le cours de latin), lire l’Énéide et coucher avec Pelle. Jusqu’au jour où un autre adolescent, Kevin, un afro-américain se fait tuer dans la rue. Dès ce moment, Addison et Pelle (qui s’est laissée entrainer) veulent enquêter sur cette mort tragique et bizarre. Jusque là, nous respectons le résumé. Sauf qu’en réalité, à la place d’une enquête, nous avons juste un accès direct à la vie d’Addison. Il nous raconte ce qu’il fait de ses journées, ses petits ravitaillements en herbe, ses relations avec son fournisseur Noël, etc. Il y a bien un moment où il croit savoir qui a tué Kevin mais finalement, ce n’était pas le bon coupable. Personnellement, j’ai trouvé que l’enquête était relayée au second plan tout le long du roman et ça m’a un peu dérangée puisque c’est tout de même l’élément principal de la 4ème de couverture. Je pense comprendre l’idée de l’auteur qui voulait plus développer des propos sur diverses thématiques (le mal-être adolescent, la drogue, le racisme, le crime en général) afin de nous faire réfléchir mais je ne m’attendais pas à cela et je n’ai clairement pas acheté (enfin on me l’a offert mais vous comprenez ce que je veux dire^^) le livre pour cela non plus.

Concernant les personnages, on ne connait réellement qu’Addison puisque c’est le narrateur et que tous les autres personnages nous sont présentés à travers son regard. Je vous avoue que je ne sais pas trop non plus si j’aime ou non Addison. Il a parfois des attitudes et un langage qui me dérangent profondément mais à côté de ça, il reste juste un ado de 18 ans qui est un peu paumé et ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Par contre, je n’ai pas du tout aimé Noël, le fournisseur d’herbe d’Addison, il incarnait parfaitement le stéréotype de l’américain lourdaud et franchement, les passages dans lesquels il était présent étaient un peu pénibles à lire. Pelle, quant à elle, ne m’a fait ni chaud ni froid. Elle couche avec Addison, et d’un commun accord, ils ont décidé de ne pas sortir ensemble parce qu’aucun d’eux ne voulait mêler les sentiments au sexe. Sauf qu’on comprend bien que ça a changé pour Pelle et elle ne dit rien à Addison, elle cesse juste de lui parler… j’ai trouvé cette réaction très gamine et même si on parle d’une adolescente, l’auteur aurait pu lui accorder plus de crédit.

Je dois dire que j’ai mis un peu de temps à finir ce livre, et cela est en partie dû au fait que j’ai arrêté ma lecture pendant un petit moment parce que, très sincèrement, le style est un peu éprouvant. Il est assez brouillon et part souvent dans tous les sens – à tel point que je n’ai même pas saisi certains dialoguent qui passaient du coq à l’âne en un instant (et pourtant je peux vous assurer que je suis très douée moi-même pour faire cela donc j’aurais dû comprendre^^). Cela dit, cette pause m’a fait du bien puisque j’ai pu terminer le livre d’une seule traite après même si je ne suis toujours pas fan du style.

Citation

Si vous ne pigez pas, c’est normal. Il n’y a rien à comprendre, et c’est ça qu’il faut comprendre.

Conclusion

Je suis assez perplexe quant à ce livre, par conséquent, je ne sais pas trop si je le recommanderais ou non. Globalement, je suis assez déçue. Les personnages ne sont pas attachants, le style est très bizarre et parfois très lourd et finalement, l’enquête est reléguée au trente-sixième plan… je pense comprendre l’idée de l’auteur qui souhaite nous offrir une réflexion et surtout un moyen de pousser notre propre réflexion sur des sujets importants mais réalisé de cette façon, ça ne fonctionne pas.

indécise        Déception rectangle

Bonus

Pour ceux qui ne voudraient pas lire le livre, sachez tout de même qu’il va être adapté en film et que ce dernier devrait sortir dans le courant du mois (je ne pense pas que j’irai le voir même si j’aime bien comparer les deux en général^^).

#Coco