Mr. Mercedes

MrmercedesTitre : Mr. Mercedes

Auteur : Stephen King

Éditeur : Lgf – Le livre de Poche

Genre : Thriller/policier

Nombre de pages : 661

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Océane Bies et Nadine Gassie

Titre original : Mr. Mercedes

Prix reçu : Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur roman en 2015

Mots-clés : tueur, meurtre de masse, crime, policier, retraité, attentat, voiture bélier

Quatrième de couverture

Midwest, 2009. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue devant le salon de l’emploi. Soudain, une Mercedes fonce sur la foule, causant huit morts et quinze blessés dans son sillage. Le chauffard, lui, a disparu dans la brume, sans laisser de traces. Un an plus tard, Bill Hodges, flic à la retraite qui n’a pas su résoudre l’affaire, reste obsédé par ce massacre. Une lettre du « tueur à la Mercedes » va l’empêcher de sombrer dans la dépression qui le guette.

Mon avis

Décidément, je ne me lasse pas des Stephen King. Encore une fois, j’ai dévoré ce livre et je n’ai pas pu le lâcher des mains avant de l’avoir terminé. L’histoire est celle de l’ex-officier Bill Hodges, parti à la retraite il y a quelques temps. Mais comme beaucoup d’ex-policiers, il ne peut s’empêcher de penser aux enquêtes non résolues et en particulier celle du tueur à la Mercedes. Et dans ce cas particulier, le criminel ne peut pas non plus oublier Bill Hodges. Il va donc le recontacter et de là découlera une enquête officieuse mais passionnante.

Le personnage de Bill est exactement ce qu’on imagine quand on pense au vieux policier à la retraite. Il fait partie de ces catégories de personnes qui n’arrêtent jamais vraiment de travailler tellement ils ont leur travail dans la peau mais c’est un homme bienveillant et surtout intelligent. Jerome est un jeune homme noir qui effectue parfois quelques tâches pour Hodges mais qui semble toujours ravi de le faire. Il est également intelligent et plein de ressources, raison pour laquelle il va se retrouver à aider Bill sur l’enquête. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le second degré dont il fait preuve, notamment vis-à-vis de sa couleur de peau. Le tueur est, somme toute, un criminel assez « banal » étant donné sa personnalité. Je m’explique : l’homme a souffert depuis tout petit de mauvais traitement tout en entretenant une relation malsaine avec sa mère. Puis un jour, un terrible « accident » est arrivé et depuis ce jour, la personnalité de l’homme n’a fait que se détériorer jusqu’au moment où il a décidé de commettre son attentat à la voiture bélier. Une chose que j’ai beaucoup appréciée est justement le fait qu’on sache qui était le tueur dès le début mais également l’insertion dans son esprit par laquelle King nous dévoile ce qui l’a transformé en meurtrier de masse mais qui nous permet aussi de comprendre ou du moins essayer de comprendre ces motivations.

Malheureusement, les évènements cités dans le livre – l’attaque avec la voiture bélier et l’attentat dans un concert pour jeunes filles/adolescentes – ne font que nous rappeler les tristes drames de l’actualité même si les revendications sont différentes. Sachant que le livre a été publié en 2015 (pour la VO), nous voyons encore à quel point King peut être visionnaire mais aussi à quel point il vit avec son temps.

Malgré l’évocation de faits aussi tragiques et bien que la résolution de l’enquête ne soit pas surprenante – dans le style policier – j’ai été totalement happée par l’histoire. L’écriture de Stephen King est toujours un réel bonheur à lire et à redécouvrir. Le style est fluide, les chapitres bien construits et surtout nous ne nous perdons pas dans le l’histoire. Un vrai plaisir.  

Conclusion

Je recommande ce livre à tous, en signalant toutefois que si vous n’êtes pas très fan du style policier, il se peut que vous ne soyez pas aussi emballés que moi par cette lecture. Par contre, tous les amateurs du genre et de King seront, à n’en pas douter, ravis de leur lecture.

coup de coeur

#Coco

#62 C’est lundi! Que lisez-vous?

11885228_1108891765822087_8734220511729122092_n

Ce que j’ai lu:

cave

13 reasons why

Shadow house

léa olivier 1

Comme beaucoup, j’ai été pas mal occupée ces derniers temps et ça fait longtemps que je n’ai pas écrit, je vais essayer de m’y remettre vu que j’ai tout de même quelques romans à chroniquer 😀

Ce que je lis en ce moment:

parents à perpet

project viper rising

brooklyn-paradis-saison-2-chris-simon

Ce que je compte lire:

Je ne sais pas trop ce que je compte lire, j’ai toujours envie de lire « Le piège de Lovecraft » et la « Fille d’avant » mais mon avis pourrait changer selon ce que je vois de beau en librairie 😀

Et vous?

Quelles sont vos lectures actuelles? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂

TEXT

Le Bureau des Jardins et des Etangs

Asylum

La fille derrière la porte

Livres et Gourmandises : Bal Masqué (2/16)

#Coco

 

 

Journal d’un vampire en pyjama

vampire-pyjamaTitre : Journal d’un vampire en pyjama

Auteur : Mathias Malzieu

Éditeur : Albin Michel

Genre : récit de vie, autobiographie

Nombre de pages : 240

Prix : Prix France Télévisions – Essai de 2016

Mots-clés : maladie, sang, chanteur, hôpital, journal, Dionysos

Quatrième de couverture

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à signaler que je n’ai pas été attirée par ce livre à cause de son auteur mais bien grâce à son sujet. Cela dit, j’ai vraiment aimé lire ce journal.

Tout commence en 2013, lorsque Mathias Malzieu, pâle comme un fantôme, se sentant fatigué et éreinté décide de faire des analyses afin de savoir ce qui pourrait provoquer cet épuisement. Les résultats ne tardent pas et malheureusement, ils ne sont pas bons, ils sont même très mauvais. Les médecins lui découvrent une aplasie médullaire idiopathique désigné sous le si bel acronyme AMI. Ses globules rouges, blancs ne cessent de diminuer et ses plaquettes ne sont pas en reste puisqu’elles suivent le même chemin. On se retrouve donc directement au cœur de la maladie avec Mathias qui doit passer examen sur examen puis qui va devoir subir le traitement pouvant le guérir.

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié suivre le récit de Mathias qui nous confie ses angoisses, ses peurs, ses questionnements mais aussi ses moments de joie et de bonheur quand les nouvelles – et même les plus banales – sont positives. Au début du livre, les symptômes évoquent surtout un anémie, j’avoue que je me suis pas mal reconnue dans ce qu’il racontait, ce qui m’a fait beaucoup sourire (même si ce n’est pas drôle tous les jours). Plus généralement, j’ai également aimé les thèmes évoqués (certes de manière logique dans la succession du récit) notamment la greffe. En effet, je trouve que c’est un sujet qui n’est que peu abordé et pourtant tellement important mais en même temps, qui est aussi tragique. Cela nous pousse à la réflexion à la fois sur notre propre existence mais aussi sur l’impact qu’on peut avoir sur celle des autres.

Le style de l’auteur est à la fois intense, poétique et humoristique. On ne peut que se retrouver embarquer dans l’histoire et la vivre comme si elle arrivait là maintenant. Les émotions sont particulièrement bien transmises, si bien que l’on s’inquiète avec lui et son entourage mais l’on se sent également soulagé quand des solutions sont trouvées (alors qu’on sait très bien qu’il s’en sort^^).

Citations

« Je viens de traverser l’enfer en stop. Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer. »

« Désormais j’aurais besoin du sang des autres pour vivre. C’est officiel, je suis devenu un vampire. »

Conclusion

Je recommande vivement ce livre à tous ceux, non pas qui veulent en savoir plus sur cette maladie, mais qui recherchent un réel récit de vie émouvant et qui vous prend aux tripes. S’il est vrai que certaines références sont un peu obscures si l’on ne connait pas les écrits précédents de Mathias Malzieu, je pense que l’on peut tout de même aborder ce livre sans trop de soucis et en ressortir avec une vision différente des choses et de la vie en général.

12310692_10207042204746367_5255589426605542608_n

#Coco

Big Mushy Happy Lump

Titre : Big Mushy Happy LumpBig mushy happy lump

Auteur : Sarah Andersen

Éditeur : Andrews McMeel Publishing

Genre : Comic strip humoristique

Nombre de pages : 125

Lu en VO (anglais)

Mots-clés : humour, vie sociale, différence, fille

 

Quatrième de couverture

Swimsuit season is coming up ! Better get beach-body ready ! Work on those abs ! Lift those butts ! Um… non. Forget all that and just be a lump. A Big Mushy Happy Lump !

Mon avis

J’avais adoré le premier tome dont Fungi Lumini vous avait fait la chronique et j’attendais avec grande impatience la suite. Force est de constater que je n’ai pas été déçue par ce nouvel opus, certes différent du précédent.

En effet, si les dessins restent dans la même veine graphique et reflètent tout aussi bien la réalité du monde d’aujourd’hui, il y a un peu moins d’humour au travers des pages. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas du tout parce qu’il y en a, personnellement, j’ai beaucoup ri notamment grâce au petit personnage représentant l’utérus de Sarah (toutes les femmes comprendront à quel point ces dessins sont vrais^^) mais je trouve que les planches sont ici plus matures. Cette impression vient peut-être du fait que dans le premier livre, elle nous parle de l’âge adulte qui n’existe pas alors qu’ici, l’auteure s’est un peu plus axée sur la vie sociale. Elle nous confie ici comment il peut être difficile pour certaines personnes d’interagir avec le monde qui nous entoure, de parler à des inconnus sans avoir peur de passer pour quelqu’un d’étrange,… je pense que même en étant une personne sociable, on peut très bien se sentir concerner par ses dessins, et c’est vraiment une des choses que j’aime le plus chez Sarah Andersen.

J’ai particulièrement aimé la fin – ou plutôt la deuxième moitié du livre – puisque non seulement Sarah nous livre des dessins toujours très réalistes mais en plus, elle nous livre des informations dans des petits textes explicatifs qui se situent juste au-dessus de la planche. De cette façon, je trouve qu’on apprend à connaitre beaucoup mieux l’auteur mais aussi les problèmes que certains peuvent ressentir comme l’anxiété sociale, le stress, etc. Cela rend le livre beaucoup plus personnel que le premier, et personnellement, j’ai adoré. Puis, il y a aussi une histoire de chat qui est juste trop mignonne et drôle (et juste pour ça, vous devriez lire ce livre 😀 )

Citations

how animals our trip

Conclusion

Je ne suis pas la plus grande amatrice de BD/comics mais je recommande vivement ce livre (et le premier^^) parce que même s’il contient moins d’humour que le premier tome, il est rempli de réalisme et on ne peut s’empêcher de se reconnaitre dans ce petit personnage qu’est Sarah.

coup de coeur

#Coco

The November Criminals

Titre : The November Criminalsnovember-criminals

Auteur : Sam Munson

Éditeur : Hachette

Genre : roman

Nombre de pages : 286

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Noam Cochin

Titre original : The November Criminals

Mots-clés : adolescent, enquête, herbe, drogue, meurtre, amitié, amour

Quatrième de couverture

Qui je suis ?

Addison Schacht, 18 ans. Je deale un peu d’herbe, mais bon, à mon échelle, rien de bien méchant. Je ne glande rien au lycée, mais à mon niveau, ça n’a rien d’étonnant. De toute façon, ce qui vous intéresse, c’est ce qui s’est passé. Tout a commencé le jour où Kevin Broadus, un type du lycée, a été abattu. Le jour où, parce que tout le monde s’en foutait, j’ai décidé d’enquêter, avec Pelle, ma pote « et plus si affinités ». Après, si vous voulez connaitre la suite, il va falloir vous accrocher…

Mon avis

Après avoir enfin fini ce roman, je dois avouer que je suis très mitigée. Je n’ai pas adoré ni vraiment détesté mais je ne dirais pas non plus que « j’ai lu et approuvé ».

En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais clairement à lire une enquête policière, certes menée par des adolescents mais qui était tout de même axée sur le côté « on veut découvrir le coupable ». Or, cela n’a pas du tout été le cas. L’histoire est celle d’Addison Schacht, petit dealer d’herbe, qui ne fait pas grand-chose de ses journées à part aller à l’école (pour se concentrer uniquement sur le cours de latin), lire l’Énéide et coucher avec Pelle. Jusqu’au jour où un autre adolescent, Kevin, un afro-américain se fait tuer dans la rue. Dès ce moment, Addison et Pelle (qui s’est laissée entrainer) veulent enquêter sur cette mort tragique et bizarre. Jusque là, nous respectons le résumé. Sauf qu’en réalité, à la place d’une enquête, nous avons juste un accès direct à la vie d’Addison. Il nous raconte ce qu’il fait de ses journées, ses petits ravitaillements en herbe, ses relations avec son fournisseur Noël, etc. Il y a bien un moment où il croit savoir qui a tué Kevin mais finalement, ce n’était pas le bon coupable. Personnellement, j’ai trouvé que l’enquête était relayée au second plan tout le long du roman et ça m’a un peu dérangée puisque c’est tout de même l’élément principal de la 4ème de couverture. Je pense comprendre l’idée de l’auteur qui voulait plus développer des propos sur diverses thématiques (le mal-être adolescent, la drogue, le racisme, le crime en général) afin de nous faire réfléchir mais je ne m’attendais pas à cela et je n’ai clairement pas acheté (enfin on me l’a offert mais vous comprenez ce que je veux dire^^) le livre pour cela non plus.

Concernant les personnages, on ne connait réellement qu’Addison puisque c’est le narrateur et que tous les autres personnages nous sont présentés à travers son regard. Je vous avoue que je ne sais pas trop non plus si j’aime ou non Addison. Il a parfois des attitudes et un langage qui me dérangent profondément mais à côté de ça, il reste juste un ado de 18 ans qui est un peu paumé et ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Par contre, je n’ai pas du tout aimé Noël, le fournisseur d’herbe d’Addison, il incarnait parfaitement le stéréotype de l’américain lourdaud et franchement, les passages dans lesquels il était présent étaient un peu pénibles à lire. Pelle, quant à elle, ne m’a fait ni chaud ni froid. Elle couche avec Addison, et d’un commun accord, ils ont décidé de ne pas sortir ensemble parce qu’aucun d’eux ne voulait mêler les sentiments au sexe. Sauf qu’on comprend bien que ça a changé pour Pelle et elle ne dit rien à Addison, elle cesse juste de lui parler… j’ai trouvé cette réaction très gamine et même si on parle d’une adolescente, l’auteur aurait pu lui accorder plus de crédit.

Je dois dire que j’ai mis un peu de temps à finir ce livre, et cela est en partie dû au fait que j’ai arrêté ma lecture pendant un petit moment parce que, très sincèrement, le style est un peu éprouvant. Il est assez brouillon et part souvent dans tous les sens – à tel point que je n’ai même pas saisi certains dialoguent qui passaient du coq à l’âne en un instant (et pourtant je peux vous assurer que je suis très douée moi-même pour faire cela donc j’aurais dû comprendre^^). Cela dit, cette pause m’a fait du bien puisque j’ai pu terminer le livre d’une seule traite après même si je ne suis toujours pas fan du style.

Citation

Si vous ne pigez pas, c’est normal. Il n’y a rien à comprendre, et c’est ça qu’il faut comprendre.

Conclusion

Je suis assez perplexe quant à ce livre, par conséquent, je ne sais pas trop si je le recommanderais ou non. Globalement, je suis assez déçue. Les personnages ne sont pas attachants, le style est très bizarre et parfois très lourd et finalement, l’enquête est reléguée au trente-sixième plan… je pense comprendre l’idée de l’auteur qui souhaite nous offrir une réflexion et surtout un moyen de pousser notre propre réflexion sur des sujets importants mais réalisé de cette façon, ça ne fonctionne pas.

indécise        Déception rectangle

Bonus

Pour ceux qui ne voudraient pas lire le livre, sachez tout de même qu’il va être adapté en film et que ce dernier devrait sortir dans le courant du mois (je ne pense pas que j’irai le voir même si j’aime bien comparer les deux en général^^).

#Coco

Caraval

Titre : Caraval caraval

Auteur : Stephanie Garber

Éditeur : Bayard

Genre : roman

Nombre de pages : 475

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Éric Moreau

Titre original : Caraval

Mots-clés : magie, sœurs, fantaisie, illusions, aventure, père, tyrannie, jeu

Quatrième de couverture

Scarlett et sa petite sœur Donatella n’ont jamais quitté l’île où leur père, un homme cruel et tyrannique, les retient captives. À 17 ans, alors qu’elle est sur le point de se marier à un inconnu, Scarlett reçoit une lettre de Légende, le maître du jeu de Caraval. Cette année, Caraval aura lieu sur l’île des Songes, et Scarlett est invitée ! Depuis toute petite, elle rêve d’assister à ce jeu légendaire et fabuleux… Aidées par Julian, un mystérieux marin, les deux sœurs s’enfuient. Mais à leur arrivée sur l’île des Songes, Donatella est kidnappée par Légende. Scarlett entre alors dans Caraval avec Julian. Si elle ne retrouve pas sa sœur avant que les cinq nuits du jeu soient écoulées, celle-ci disparaitra pour toujours…

Mon avis

J’ai adoré et dévoré ce livre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. L’histoire est principalement celle de Scarlett puisque c’est elle qu’on suit tout au long du récit. Après avoir envoyé de nombreuses lettres à Légende, maitre de Caraval, Scarlett reçoit enfin une réponse ainsi que trois invitations à se rendre sur l’ile. Le seul problème pour Scarlett est qu’elle doit se marier dans les semaines à venir et n’ose donc pas quitter l’ile de peur d’être battue – ou pire que sa sœur soit battue – par son père. Mais Tella, elle, veut partir. Usant donc d’un stratagème et de l’aide de Julian, marin avec qui Tella a fricoté, les deux partenaires parviennent à motiver Scarlett afin qu’elle vienne avec eux sur l’ile de Légende. Une fois arrivés, tout ne se passe pas comme prévu puisque Julian et Scarlett sont seuls et ne retrouvent pas Tella, et pour cause, retrouver Tella est le but du jeu de cette année… Afin de la retrouver, Scarlett devra résoudre des énigmes plus mystérieuses les unes que les autres, le tout dans l’univers de Légende où la magie et les illusions peuvent vous rendre fou. J’ai particulièrement bien apprécié l’univers créé autour des personnages, nous sentons la magie au fil des pages tout en se rendant bien compte que beaucoup d’évènements ne sont en fait que des illusions. Sans gâcher l’histoire et l’intrigue, j’ai tout de même trouvé que Scarlett subissait beaucoup de revers et de mauvais coups… et bien que ce soit en partie expliqué à la fin, je trouve ça un peu dur envers elle (c’est peut-être pas très clair mais lisez le livre, vous comprendrez^^).

Concernant les personnages, Scarlett reste celui que je préfère. Malgré son côté niais – qui parfois peut être vraiment agaçant – je trouve que c’est le personnage le plus entier et le plus sincère de tout le roman. L’auteur réussit à nous communiquer ses émotions comme si nous étions à sa place – et même si, personnellement, je n’aurais pas réagi de la même façon – nous pouvons nous empêcher de rire et de pleurer avec elle. J’ai apprécié le personnage de Julian même s’il reste très secret jusqu’à la fin, ce qui donne cette impression qu’il n’est jamais vraiment sincère tout en faisant son possible pour protéger les deux sœurs. Scarlett lui pardonnera beaucoup de choses et j’avoue que je ne sais pas si, à sa place, j’aurai agi de la sorte (probablement pas^^). C’est un peu pareil pour Tella, j’avoue être très mitigée face à ce personnage. Je comprends bien sûr l’amour sororal qui unit les deux sœurs mais, par moment, j’ai eu l’impression que Tella se fichait éperdument de Scarlett, et ça, ça ne m’a pas du tout plu. La fin justifie en grande partie les actes des uns et des autres même si, pour moi, ce n’est pas suffisant. Je n’ai pas du tout aimé Légende, bien qu’il reste très mystérieux et qu’on ne connaisse que très peu de choses sur lui. Maintenant j’ai hâte de lire le deuxième tome qui me fera peut-être changer d’avis.

Le style de l’auteur est un réel plaisir à lire et fait de ce bouquin un vrai page-turner. Le style est simple mais permet toutefois de décrire l’univers magique de Caraval. Les descriptions sont très présentes mais pas au point de nous gâcher la lecture en nous perdant parmi celles-ci, et ce grâce aux nombreux dialogues qui rythment le livre de façon magistrale.

Citations

« Bienvenue, bienvenue à Caraval ! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps, sur terre ou sur mer ! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Vous pourrez boire de la magie dans un gobelet et acheter des rêves en bouteille. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un jeu. Ce qui se passe au-delà de ce portail vous effraiera ou vous enflammera peut-être, mais ne vous méprenez pas. Nous tenterons de vous convaincre que tout est réel, mais ce n’est qu’un spectacle. Un monde d’illusions. Même si vous souhaitez être transportés, prenez garde à ne pas trop vous laisser emporter. Les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l’on ne se réveille pas. »

« La mort avait la couleur pourpre. Scarlett y trouva un papier peint pourpre des températures pourpres, et la robe pourpre de sa grand-mère – mais la jeune femme aux cheveux dorés qui la portait, assise dans un fauteuil pourpre lui aussi, ressemblait beaucoup plus à Donatella. »

Conclusion

Je recommande vivement ce livre à tout le monde. Nous y découvrons un univers magique où tout semble être réel sans l’être tout à fait. Les personnages sont, pour la plupart, attachants et nous entrainent avec eux dans les aventures à la fois passionnantes et effrayantes. Bref, un véritable page-turner qu’on ne peut lâcher avant la fin.

extra1

#Coco

Le syndrome du papillon

Syndrome Papillondeveloppe.indd                  Titre : Le syndrome du papillon

Auteur : Maxence Fermine

Éditeur : Michel Lafon

Genre : roman

Nombre de pages : 253

            Mots-clés : adolescents, hôpital psychiatrique, Asperger, autisme, papillon, syndrome, amour

Quatrième de couverture

Hugo Mars, 17 ans, n’est pas un garçon comme les autres. Atteint d’un mal étrange, le syndrome du papillon, il est interné en hôpital psychiatrique.

Mais la vie est parfois surprenante. Car c’est là qu’il fait la plus belle rencontre de son existence. Celle de Morgane Saint-James, une jeune fille aux cheveux roux et aux yeux verts, gothique et lunaire…

Hugo tombe aussitôt sous son charme. Jusqu’à ce que la jeune fille disparaisse…

Mon avis

J’avais demandé ce livre à Noël parce que la couverture me plaisait énormément avec ses couleurs pastel… hélas, c’est à peu près tout ce que j’ai vraiment aimé dans le livre. Je trouvais également que le résumé était assez intriguant mais malheureusement, je pense qu’il trompe un peu le lecteur. En effet, en le lisant, je m’attendais à ce que la disparition de Morgane soit mystérieuse ou nous révèle quelque chose à propos d’Hugo, Morgane ou même de l’hôpital psychiatrique mais il n’en est rien. L’histoire nous est narrée par son protagoniste, à savoir Hugo. Celui-ci se retrouve interné à l’hôpital psychiatrique surnommé Graceland par ses locataires en raison de sa ressemblance avec la demeure du King. On apprend au fil des pages la raison pour laquelle il a été interné, personnellement, j’ai trouvé que cette excuse était un peu légère mais bon, soit admettons. Là-bas, il n’entretient qu’une relation amicale avec Zach, un dépressif suicidaire qui se rate sans arrêt jusqu’au jour où il rencontre Morgane Saint-James, une jeune fille atteinte du syndrome d’Asperger. Leur relation amicale évolue rapidement en une relation amoureuse, un peu trop vite d’ailleurs, ce qui fait que j’ai eu un peu de mal à adhérer à leur histoire. Tout se passait bien jusqu’à ce Morgane disparaisse… Attention SPOILER en fait, ses parents sont venus la récupérer pour la ramener à la maison… À partir de ce moment, Hugo va partir à sa recherche et par conséquent, s’évader de Graceland.

L’histoire m’est donc apparue comme très décousue et peu crédible. Je n’ai également pas compris le but de ce récit, pour moi, la trame narrative n’est pas présente ou du moins pas assez construite, pas assez étayée. On se demande un peu pourquoi on lit l’histoire et où cela va nous mener. Plusieurs fois, j’ai eu l’impression qu’on tournait en rond et qu’au final, le récit n’avançait pas. J’aurais vraiment aimé une histoire plus complète et mieux définie.

En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup apprécié Hugo. Personnellement, j’ai trouvé qu’il avait vraiment le caractère d’un adolescent de 17 ans, à la fois très gamin mais tout en étant mature pour certains sujets. Néanmoins, j’ai nettement moins aimé Morgane, principalement parce que le personnage n’était pas assez développé à mon goût. Au final, on ne la connait pas vraiment, on sait qu’elle est atteinte du syndrome d’Asperger, qu’elle est obsédée par sa maladie et qu’elle est violoniste mais c’est à peu près tout. Je suis un peu plus mitigée concernant Zach, son côté dépressif était un peu trop présent par moment et j’ai trouvé que les rapports qu’il avait avec Hugo étaient parfois très agressifs et j’avoue que ça ne m’a pas plu.

J’ai été très déçue par la fin. Elle ne résout absolument rien et nous laisse sur notre faim. Quand on a fini de lire le livre, on ne peut que penser « ok, très bien mais après ? ». Encore une fois, on revient à notre problème de trame narrative pas assez construite. Il y a quand même un point positif : le style de l’auteur. Je l’ai trouvé facile à lire, très bien adapté au public ciblé et en parfait accord avec les personnages.

Citations

« Dans la vie, on rencontre six ou sept personnes à qui on peut vraiment parler. C’est tout. Et encore, probable qu’on les perdra de vue et qu’on les reverra jamais. C’est triste à dire, mais c’est la vérité. Les autres, on fait que les effleurer, les supporter ou , pire, les subir. Surtout les subir. »

« La couleur de l’avenir, je m’en fichais éperdument. Il pouvait être noir corbeau, c’est pas ça qui me tracassait le plus. J’aurais eu davantage la frousse si on m’avait dit qu’il serait rose bonbon ou vert fluo. »

Conclusion

En conclusion, je ne recommanderais pas ce livre parce qu’il ne m’a clairement pas convaincue. La trame est trop peu présente et pas assez construite. Si j’ai vraiment bien apprécié le personnage d’Hugo, les autres personnages me sont apparus bien fades et manquant de construction. Le message de liberté qui est derrière ainsi que le style sont très sympathiques mais ça ne suffit malheureusement pas à me faire aimer ce roman.

pas convaincue

#Coco

Le Guide du Voyageur Galactique – Lecture commune 10

372299

Nous sommes arrivées au deuxième tiers du tome 5 : Globalement Inoffensive (Mostly Harmless).

Avis de Coco

Nous voici déjà (ou enfin, c’est selon) à l’avant-dernière échéance de notre lecture commune et force est de constater que je ne suis toujours pas emballée par ce tome…

Mon avis sera assez bref puisque je n’ai absolument pas aimé cette partie que j’ai trouvée beaucoup trop longue. On retrouve Ford et Arthur, toujours séparés, vivant chacun sa petite aventure. Ford est toujours dans les locaux du Guide mais essaie de s’en aller sans ameuter toute la sécurité du bâtiment. J’avoue que cette partie m’a particulièrement ennuyée, j’ai trouvé les descriptions trop longues et elles n’avaient, à mon sens, aucun intérêt. Le seul point positif, c’était le petit robot, rebaptisé Colin par Ford, qui était nettement moins pénible que dans le premier tiers du livre. Arthur, quant à lui, parcourt toujours l’univers et recherche encore Fenny (ou du moins, je pense qu’il la recherche encore, ce n’était pas très clair^^) et va se retrouver sur la même planète que Trillian. Heureux hasard, il va l’entendre à la radio et la reconnaître – enfin il n’est pas sûr de la connaitre mais il en a l’intuition. Tout ça pour dire qu’ils vont se rencontrer et que Trillian va annoncer une grande nouvelle à Arthur : il a un enfant. Plus précisément, une fille nommée Random – dont on ne connait pas l’âge à cause de tous les voyages dans l’espace-temps. Puisqu’il ne se souvient pas avoir eu des relations avec Trillian, celle-ci lui explique qu’en fait, elle a fait appel à un donneur et que le seul qui fait partie de l’espèce humaine c’est lui. Pour ma part, je trouve que ça devient carrément n’importe quoi mais, vous allez me dire que c’est un peu le but d’un tel livre.

On en sait toujours pas plus sur Zaphod, l’endroit où il se trouve, ce qu’il fait, avec qui… Trillian fait une référence à ce cher président en disant que Random n’est pas de lui, simplement parce que biologiquement parlant, ce n’était pas possible. J’attends de voir s’il apparaîtra dans la fin de ce tome, j’attends également les retrouvailles entre Arthur et Ford, et malgré tout, je suis curieuse de savoir ce que Random va apporter à l’histoire.

Avis de Fungi Lumini

Tout comme Coco, cette partie ne m’a pas beaucoup plu. Dans la trame narrative de Ford, j’ai trouvé que le surplus de détails et de descriptions, voire l’ajout d’éléments qui n’ont pas grand chose à voir avec la scène, a ralenti l’action, au point qu’elle n’était plus très intéressante et un peu confuse. Il y a plusieurs chapitres sur sa tentative de fuite des locaux du Guide Galactique, mais toute l’action aurait pu tenir en un. La seule chose que j’ai aimée est le petit robot Colin, qui est toujours en mode peace and love !

Dans ces scènes, on apprend aussi le retour des Vogons, la race d’aliens qui avait détruit la Terre. J’ai un problème de compréhension avec la suite de l’histoire. En effet, dans le tome 4, la Terre a réapparu par magie (on ne sait toujours pas comment), et dans ce tome, Arthur est à la recherche d’une planète qui ressemble à la Terre pour s’y installer parce que sa planète n’existe plus… Je ne sais pas si j’ai raté quelque chose à un moment, mais si quelqu’un peut m’éclairer, je suis preneuse 😀

Un autre élément m’a profondément dérangée : au début de ce tome Fennchurch disparaît. Arthur la cherche un peu au début, mais dans cette partie du tome, c’est comme si elle n’existait plus ! Il n’en parle plus, refait sa vie autre part et quand il apprend qu’il a une fille, ne se demande même pas ce que Fennchurch en aurait pensé ! L’auteur décrivait quand même Fennchurch comme l’amour de la vie d’Arthur et au moment où elle n’est plus là, c’est comme si elle n’avait jamais existé. J’ai un peu le même sentiment de tristesse que dans le tome 1, quand la Terre entière est détruite (avec tous ses habitants) et qu’Arthur n’est triste que pour sa maison. Où sont passés les sentiments, les émotions?

Bon, après, le fait qu’Arthur ait une fille, qui en plus s’appelle Random (« Aléatoire » en français) et que Trillian lui amène sans même lui demander son avis quand elle ne peut plus s’en occuper (alors qu’il n’a rien demandé), c’est un peu n’importe quoi quand même ! :p Dans ce tome, on reste sur de l’absurde et du non-sense purs et durs. Dans le tout dernier chapitre, j’ai cru voir une référence à Star Wars épisode VI, mais je ne suis pas certaine. J’ai quand même hâte de découvrir un peu plus le personnage de Random, qui a l’air d’une ado rebelle qui n’écoute rien de ce qu’on lui dit et qui risque de le regretter.

Bref, pour moi, cette partie de l’histoire s’étire longuement pour pas grand chose et ne m’a pas convaincue :/


classique

Avez-vous déjà lu ce livre? Connaissez-vous l’univers de Douglas Adams? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂

#FungiLumini  #Coco