Sacha et Tomcrouz – tome 1 : Les Vikings

sachaEtTomcrouzT1Titre : Sacha et Tomcrouz – tome 1 : Les Vikings

Auteure : Anaïs Halard

Illustrateur : Bastien Quignon

Éditeur : Soleil éditions (Collection Métamorphose)

Genre(s) : BD jeunesse fantastique historique

Nombre de pages : 88

Mots-clés : chihuahua, science, antiquité, alchimie, viking.

Sacha Bazarec vit seul avec sa mère, une antiquaire un peu excentrique.
Pour ses dix ans, il rêve d’un rat méga intelligent pour l’aider dans ses recherches scientifiques, mais à la place, il reçoit un chihuahua… C’est un chien et pourtant, il n’obéit à rien ! Il l’appelle Tomcrouz comme l’idole de sa maman.
Et même si Sacha le somme de ne pas mettre de boxon, il renverse tout sur son passage au point de se retrouver, un matin, couvert d’une gelée incandescente.
Depuis… un phénomène étrange se produit, et tous deux se retrouvent transportés dans des endroits bizarres, à travers le temps…

Mon avis

Qui dit nouvelle sortie Métamorphose, dit achat ! J’ai tout de suite craqué pour la bouille adorable de Tomcrouz, dont le nom m’a fait sourire. Le concept du voyage dans le temps m’intriguait aussi pas mal, donc je me suis vite lancée dans cette bande dessinée. La partie centrale de la couverture est brillante et les contours de la bulle du centre sont parsemés de petits points en relief super agréables au toucher !

Sacha est le premier de sa classe et adore épater la galerie avec ses expériences scientifiques. D’ailleurs, aujourd’hui, c’est son anniversaire et il doit recevoir un rat pour l’aider dans ses tâches. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il reçoit à la place un chihuahua, super choupi, mais pas très futé et qui n’obéit pas. D’ailleurs, le petit chien profite de la nuit pour aller faire des bêtises dans le laboratoire du père mystérieusement disparu de Sacha.

Je n’ai pas envie de vous en dire plus, comme ça vous découvrirez en lisant l’album comment Sacha et Tomcrouz se sont retrouvés chez les Vikings. On observe d’abord la vie de tous les jours du petit garçon, sa famille, ses amis, sa maison, puis on plonge dans un incroyable voyage temporel. L’histoire est originale et très bien documentée. J’ai moi-même appris des choses sur la culture viking, dont notamment l’existence de ses épées d’exception que sont les Ulfberth. Si ce livre a un contenu historique bien recherché, il ne manque pas non plus d’humour : j’ai souri de nombreuses fois et il m’est même arrivé d’éclater de rire lors de pitreries de Tomcrouz !

J’ai aussi beaucoup apprécié les illustrations. Dans un style assez léger, elles ne manquent pas de détails que les enfants (et les adultes :p ) pourront passer de longs moments à observer. J’ai particulièrement aimé les moments de colorisation plus sombre (notamment les cases avec l’ours ou la traversée de la mer de nuit) qui font ressortir les personnages principaux, qui sont dessinés dans une palette plus pâle.

Celui qui a totalement conquis mon cœur dans cet album, c’est évidemment Tomcrouz. Le chihuahua n’est en général pas le chien le plus mignon du monde, mais la façon dont il est représenté ici est hyper craquante ! Même s’il parait au départ un peu bête, il est super attachant de par son attitude et ses mimiques. Le lien qui se crée entre le garçon et l’animal s’intensifie au fur et à mesure que le récit avance. On assiste à la naissance de ce qui sera probablement une belle et longue amitié et c’est beau à voir !

La bande dessinée comprend aussi deux fiches : une qui s’appelle « Prends-en de la graine » et qui raconte l’origine d’un objet ancien (ici l’épée Ulfberth) et l’autre qui est une fiche « Einstein » et qui explique une petite expérience à réaliser (ou pas :p ) chez soi. J’ai vraiment hâte de découvrir quelles époques notre duo va explorer dans les prochains tomes !

Citations

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Conclusion

Un premier tome qui nous fait découvrir ce duo improbable petit garçon apprenti scientifique /chihuahua chou mais pas très futé, qu’on ne peut qu’adorer à la fin de l’album. Un voyage au temps des vikings, bien documenté et plein d’humour. Une bande dessinée qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes !

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#FungiLumini

L’étrange voyage de Théo Gossein – livre premier : Hospitalia

l-etrange-voyage-de-theo-gossein-malricTitre : L’étrange voyage de Théo Gossein – livre premier : Hospitalia

Auteur/ illustrateur : Malric

Éditeur : éditions Underground

Genre(s) : roman graphique fantastique

Nombre de pages : 86 (version collector)

Mots-clés : peinture, artiste, folie, rencontre, voyage, lieu caché.

Théo Gossein est un artiste malade dont le traitement lui bloque toute créativité. Il vit reclus dans son atelier sans jamais voir personne ; il n’est plus capable de poser une seule couleur sur une toile. Son monde l’oppresse, le terrifie. Alors, comme dans un dernier sursaut salvateur, il décide d’arrêter ses pilules et de sortir de chez lui.

C’est le début d’une aventure qui va le mener bien au-delà de son imagination.

Dans ce premier tome, Théo nous livre son carnet de voyage : sa route vers Hospitalia.

Et comme dit Théo « Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer ».

Mon avis

J’avais déjà repéré cet ouvrage depuis un petit temps, mais j’attendais de croiser Malric, l’auteur/ illustrateur, sur un salon littéraire pour lui prendre son livre, ce qui est chose faite grâce à la Foire du Livre de Bruxelles ! 🙂 J’ai pris l’édition collector, qui compte plus de pages, un format « dur » et un marque-page en tissu. Il n’y a rien à dire, l’objet-livre est tout simplement somptueux !

Théo, personnage principal et artiste présumé de ce carnet de route, est malade. Il décide cependant d’arrêter ses médicaments, qui, selon lui, bloquent sa créativité. En se promenant, il fera la rencontre d’une jeune femme rousse envoûtante avec qui il partagera un chocolat chaud. Seulement, la belle inconnue doit partir précipitamment et laisse derrière elle une étrange valise. Théo en fouille le contenu pour essayer de retrouver la jeune femme et lui rendre ses affaires, et y découvre l’existence d’un lieu secret appelé Hospitalia, un ancien asile psychiatrique pour femmes dont toutes les patientes ont un jour disparu. Il est sûr de trouver la belle rousse là-bas et part en quête de cet endroit mystérieux.

Ce livre est une petite merveille au niveau visuel. Il s’agit du carnet de voyage de Théo, qui est artiste peintre. En plus de documenter son journal de photographies, de cartes et d’articles de journaux, on retrouve également des esquisses et des dessins qu’il a réalisés lors de son aventure. Les pages varient entre des montages/collages d’éléments d’information, d’écrits de Théo et de pleines pages de magnifiques illustrations. (Je vous joins deux de mes pages préférées, même si le choix fut difficile 😉 ). La mise en page de cet album est incroyable et a dû demander énormément de travail et de minutie, mais le rendu final est juste parfait.

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On est dans notre monde (mais pas à notre époque, je pense), mais les illustrations nous emmènent dans un univers parallèle, envoûtant, où la magie semble exister. On y croise des personnages fantastiques et étranges, des lieux au style steampunk, mais aussi une nature sauvage et enchanteresse. Je suis depuis toujours fascinée par la folie humaine et le domaine de la psychiatrie. Le fait qu’Hospitalia soit une maison d’aliénées m’intéressait particulièrement et j’avais hâte de parcourir les couloirs de ce lieu. J’ai trouvé cela un peu dommage qu’on y passe au final si peu de temps. J’espère qu’on y reviendra dans les prochains tomes.

Le texte est rédigé à la première personne du singulier, puisque c’est Théo qui nous narre son histoire. Il y a des passages qui décrivent les paysages, d’autres ses sentiments, il y a aussi des retranscriptions d’entrevues qu’il a avec d’autres personnages. Le style est plutôt oral. J’aurais peut-être aimé ressentir plus la folie de l’artiste dans son écriture. J’ai bien aimé la narration, mais j’avais l’impression qu’une personne « normale » avec un esprit créatif me contait son histoire et non une personne dérangée qui partirait dans des délires artistiques. :p Il manquait au texte un petit grain de folie, bien présent cependant dans le travail d’illustration de l’auteur.

Pas mal de choses restent encore mystérieuses après la lecture de ce premier tome (la série en comportera quatre) et j’ai l’impression que des détails se cachent non seulement dans le texte, mais également dans les illustrations, qui seront importants plus tard et qui nous permettront de comprendre tout une fois le fin mot de l’histoire dévoilé. J’espère trouver ces réponses dans les prochains tomes !

Citations

« Je vis au milieu de ces esquisses d’ombres et de lumières comme un seigneur parmi sa cour. Elles sont mes courtisanes chimériques et leurs yeux m’entourent d’une aura de coton parfumé.
Ça, j’adore, et je ne veux l’altérer… »

 » Définition – artiste incompris :

Artiste qui, par son oeuvre, ne parvient pas à expliquer ce que lui ne comprend pas toujours.

Note : ne pas confondre avec un artiste idiot pratiquant. »

Conclusion

Un magnifique album à la mise en page soignée, qui cache sûrement encore des secrets ! Les illustrations sont splendides et nous emmènent dans un univers enchanteur proche du steampunk, le récit à la première personne conte un voyage hors du commun vers un lieu à l’emplacement secret : je ne peux que vous conseiller de tenter l’aventure aux côtés de Théo !

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#FungiLumini

Bonus

Ma rencontre avec l’auteur/ illustrateur Malric à la Foire du Livre et ma dédicace 😀

La Trilogie du Voile – tome 1 : Souvenirs Volés

CVT_La-trilogie-du-Voile-T1-Souvenirs-Voles_350Titre : La Trilogie du Voile – tome 1 : Souvenirs Volés

Auteure : Selina Fenech

Traductrice : Cécile Guillot

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : fantasy

Nombre de pages : 333

Mots-clés : princesse, mémoire, dragon, magie, fuite.

Perdue dans un monde aux fééries monstrueuses, une ado troublée doit découvrir qui elle est et pourquoi ses souvenirs ont été volés, avant d’être rattrapée par ceux qui veulent sa mort. Elle se choisit le nom de « Memory » et n’a plus qu’un seul but : retrouver le chemin de sa maison où qu’elle puisse être. Mais ces contrées sont étranges, aucune technologie à l’horizon et l’acier est banni, en raison d’un pacte entre les humains et les créatures magiques qui cohabitent dans ce royaume aux codes du passé. Avec son t-shirt et son jean déchiré, Memory sait qu’elle est différente. Hantée par son passé, chassée par un dragon, désirée par le roi et suivie par un mystérieux et beau sauvage qui semble la connaitre, tout le monde est après elle ; et elle suspecte que ce n’est pas juste pour sa tenue décalée. Sa mémoire perdue renferme de dangereux secrets qui remettront en cause tout ce qu’elle connait et menaceront tous ceux qu’elle aime.

Mon avis

Je n’aime pas vraiment lire de la fantasy. Mais voilà, quand c’est les éditions du chat noir qui en publient, ça m’intrigue, puisque ce genre ne fait habituellement pas partie de leur catalogue. De plus, comme c’est Cécile Guillot, une auteure dont j’apprécie énormément la plume, qui est à la traduction, je ne pouvais que me laisser tenter. L’ouvrage contient de magnifiques illustrations pleine page réalisées par l’auteure Selina Fenech, des petites illustrations mignonnes à chaque en-tête de chapitre, ainsi que d’élégants détails graphiques dans la mise en page !

On entre dans l’histoire en plein dans l’action : Memory, qui n’a pas encore de nom à ce moment-là, atterrit dans un monde étrange aux côtés d’une jeune fille blonde poursuivie par une horde de soldats et un dragon. Elle n’a plus aucun souvenir et doit suivre cette fille – Eloryn – puisqu’elle a été vue avec elle et qu’elle est donc considérée comme sa complice. Après s’être sorties de justesse de cette situation grâce à la magie interdite, elles font la rencontre de Roen, un jeune voleur fidèle à l’ancienne monarchie, qui reconnait en Eloryn la princesse disparue des années auparavant. Malheureusement, le but de chacun diverge : Roen veut ramener la famille Maellan sur le trône du royaume à la place de l’horrible Thayl, Eloryn veut retrouver son tuteur le mage Alward et Memory espère que le magicien pourra l’aider à récupérer ses souvenirs.

J’ai eu peur en commençant le livre, car le récit est vraiment très axé fantasy. Un monde où la magie est présente, ainsi que les fées, les trolls, un dragon, etc., une société dirigée par un méchant magicien, un conseil de mages caché. C’est Memory qui apporte une touche plutôt fantasy urbaine au récit. Elle ne se souvient de rien et a donc beaucoup de mal à faire confiance aux autres, mais aussi à se fier à elle-même. Au final, elle pourrait très bien avoir été au service de Thayl ou être une entité maléfique sans le savoir ; elle possède après tout des pouvoirs magiques puissants, qu’elle ne maîtrise évidemment pas. J’ai trouvé que l’auteure arrivait à faire douter le lecteur jusqu’au bout sur la nature de Memory et c’est un gros point positif ! Où que la jeune femme mette les pieds, elle est regardée de haut et mise de côté, comme si elle n’était personne ou une nuisance, alors que tout le monde se plie aux moindres requêtes d’Eloryn. J’ai trouvé cela désolant et assez triste. Memory est un personnage auquel on s’attache assez facilement et la voir être rejetée ou rendue invisible après tout ce qu’elle doit déjà endurer est difficile.

Un autre personnage auquel je me suis beaucoup accrochée est celui du mystérieux homme sauvage qui suit Memory partout où elle va et qui apparaît aux moments où elle a besoin d’aide. Si cette présence est perçue comme néfaste au début, on se rend vite compte que tout ce que l’homme désire, c’est aider Memory. Le mystère autour de ce personnage disparaît au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire et les raisons pour lesquelles il suit Memory sont très touchantes. Il est souvent accompagné de créatures magiques, les fées, mais son lien avec elles n’est pas encore très clair et j’espère qu’on en découvrira plus dans le prochain tome !

Je n’ai cependant pas pu me rattacher aux deux autres personnages principaux. Eloryn est une princesse qui rentre très bien  dans son rôle cliché : elle est naïve, incapable de se défendre correctement malgré le fait qu’elle possède de supers pouvoirs magiques, elle s’évanouit quand elle vit des émotions trop fortes, on a l’impression qu’elle ne mange jamais :p et parfois, comme les autres, elle prend Memory de haut, ce qui m’a énervée. Elle est aussi assez égoïste, puisqu’elle ne pense qu’à sauver son tuteur, alors qu’elle met de nombreuses vies en danger lors de sa quête, dont celles de gens qui lui sont proches. Roen m’était assez sympathique au départ, mais au fil du récit, il prend un côté sombre, funeste et mystérieux qui m’a empêchée de cerner le personnage et j’espère qu’on en apprendra plus dans le tome suivant sur les raisons qui l’ont poussé à se ternir ainsi.

L’histoire aurait pu se conclure avec ce premier tome. On en découvre plus sur les origines de Memory, sur Eloryn et sur l’histoire du royaume. Je me demande ce que le tome 2 nous réserve ! Peu de questions restent en suspens à la fin, mais beaucoup de possibilités sont ouvertes pour la suite du récit.

Citations

« Elle se rappela avoir dégringolé du Voile, s’être tournée pour attendre Alward et avoir vu la fille à sa place. Criant. Oscillant entre les deux mondes. Comment avait-elle pu apparaître là, passer le Voile ainsi? Rien de tout cela n’avait de sens. »

« Un peu plus tôt, au marché, Memory avait pioché dans ses poches pour trouver quelque chose la concernant. Beaucoup de choses lui venaient naturellement – des mots, des actions, des connaissances générales – mais pas un seul souvenir de sa vie passée ne lui était revenu. Elle avait l’impression de devoir tout réapprendre de zéro. Je ne sais même pas à quoi je ressemble. »

Conclusion

Un récit peut-être un peu trop ancré dans la fantasy pour que je l’apprécie pleinement. J’ai aimé l’univers proposé par l’auteure, l’aura de mystère qui plane sur le récit ainsi que les magnifiques illustrations qui parsèment le livre et le duo Memory/ homme de la forêt ! Une lecture agréable 🙂

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#FungiLumini

Bonus

La couverture du tome 2 est déjà disponible et elle est trop belle !

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#48 C’est lundi! Que lisez-vous?

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Ce que j’ai lu:

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Avec Coco, nous avons enfin fini notre lecture commune du Guide du Voyageur Galactique de Douglas Adams !

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Ce que je lis en ce moment:

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Ce que je compte lire ensuite

Babelio m’a gâtée puisqu’ils m’offrent 3 livres à découvrir ce mois-ci ! J’espère les recevoir bientôt.

Et vous?

Quelles sont vos lectures actuelles? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂

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Calendar Girl – Mars

Foire du Livre de Bruxelles 2017

Le Club des punks contre l’apocalypse zombie

La Horde du Contrevent – Lecture commune 04

Monstress, tome 1 : L’éveil

Livres et Gourmandises : Montres enchantées (17/17)

#FungiLumini

Livres et Gourmandises : Montres enchantées (17/17)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Montres enchantées

Éditeur : Éditions du Chat Noir

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Nouvelle : Malvina Moonlore

Auteur : Vincent Tassy

Résumé : un collectionneur fait une trouvaille incroyable.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

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Malheur 12

Avec son volume d’alcool de 12 % et sa robe rouge-brun profonde, la Malheur 12° est un joyau de la famille des bières spéciales Malheur. Cette bière brune offre un délicieux bouquet d’épices et de fleurs de houblon, pour un goût rond et un arôme plein. Prenez le temps de découvrir cette savoureuse bière de dégustation qui témoigne d’un savoir-faire sérieux.

En bouteille

La Malheur 12° révèlera tout son goût lorsque servie selon les règles de l’art dans un verre Malheur, pour offrir une expérience unique et de pur plaisir.

Avant d’être rempli, le verre Malheur doit être parfaitement propre, dégraissé et sec, pour que tous les accents de la bière puissent s’exprimer.

Assurez-vous de former un col de mousse généreux, afin que la bière contenue dans le verre soit protégée autant que possible du contact avec l’air, et ainsi de l’oxydation qui modifierait son goût. Bien servie, la bière sera en outre plus appétissante… à l’œil comme en bouche !

  • Température de service : 10 à 12℃

Nos bières refermentées peuvent être conservées de nombreuses années. La durée précise dépend du mode de conservation. Si vous conservez vos bouteilles de Malheur 12° en position droite, à l’abri de la lumière et à une température basse et constante de 10°C (de préférence), la bière peut encore mûrir pendant de longues années.
Si à l’inverse, vous conservez vos bières en position couchée, la levure peut se décoller du fond de la bouteille. Pas de panique cependant : les particules de levure flottantes ne présentent aucun danger pour la santé.
Comme le veut la loi, une date de conservation limite est indiquée sur chaque bouteille. Pour une bière de conservation comme la Malheur 12°, une date de mise en bouteille serait plus pertinente.

 


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J’avais hâte d’arriver à cette nouvelle : j’ai découvert Vincent Tassy avec Apostasie et je suis tombé sous le charme de sa plume sombre et poétique. Je l’avais retrouvé avec grand plaisir dans Mademoiselle Edwarda. J’ai été étonnée quand il s’est avéré que la montre enchantée de cette nouvelle était une poupée en porcelaine, puisque le prochain livre de Vincent – Effroyable Porcelaine – narre aussi la rencontre d’un personnage avec une poupée. (Du moins, c’est ce que le résumé et la couverture laissent supposer ! )

Edgar Ravenswood, le protagoniste de la nouvelle, est un collectionneur excentrique. Il se lève un matin avec la folle idée de trouver Malvina Moonlore. Qui est-elle? Même lui ne le sait pas encore. Il se laisse guider par le hasard et passe la porte d’une horlogerie. C’est là qu’il la voit, la plus belle pièce de collection qu’il ait jamais vue : une poupée en porcelaine avec une horloge dans le ventre et dans les yeux. Edgar est tellement heureux de son achat qu’il embrasse son acquisition, puis le vendeur.

C’est à partir de ce moment que la magie de la plume de Vincent Tassy commence à opérer. En effet, il nous décrit des scènes absolument horribles, où des gens meurent et où Edgar se débarrasse des cadavres de façon atroce. Mais en contrepartie, une beauté improbable parsème le récit, entre autres grâce aux mots envoûtants que l’auteur utilise. C’est dans les rêves d’Edgar que le sentiment amoureux et la passion se développent. Il embrasse ses victimes d’un délicat baiser pour leur ôter la vie. Je ne veux pas trop vous en dire, mais il y a toujours cet équilibre fascinant dans la narration entre beauté et horreur, entre éclat et noirceur.

J’ai trouvé le personnage principal absolument délicieux. Il a un petit côté british extravagant de la noblesse cultivée. Il m’a aussi fait rire avec ses petites habitudes loufoques qui reviennent souvent (je pense notamment à ses shampoos )  et ses chapelets d’insultes d’un autre temps (j’ai particulièrement apprécié « pintade apoplectique » :D). Sa passion le consume totalement, c’est un personnage extrême et c’est ce qui le rend si fascinant.

La poupée est elle bien plus mystérieuse et ne livre ses secrets qu’au compte-goutte. Ce n’est qu’à la fin qu’on découvre enfin son histoire. Elle est pour moi un subtil mélange entre le mythe du vampire, Frankenstein et l’Ève future. Un personnage qui n’en est pas un au départ, mais qui va s’imposer de plus en plus dans la narration.

En fait, que ce soit dans la description de la ville ou des personnages, j’ai trouvé qu’on se rapprochait plus du genre du nouvel étrange que du steampunk, et j’ai beaucoup aimé ça ! Il y a aussi beaucoup de références à des œuvres littéraires, connues ou moins connues (du moins de ma personne). Ce texte est, je pense, une excellente mise en bouche pour la sortie en avril d’Effroyable Porcelaine (même si je ne conseillerais pas cette nouvelle à des enfants de 9-12 ans :p).

Extrait

« Une perversité aristocratique, d’une qualité suréminente, se cachait dans ses yeux comme un imperceptible secret. Elle ne venait pas de ses jolis et fins sourcils noirs, normalement arqués, ni de l’incurvation de son front blanc, rond et lisse comme celui d’un angelot. Elle était là, ancrée en elle. C’était bien pour cela qu’Edgar, en la voyant, l’avait élue sa Malvina Moonlore. »

« Chante pour moi ton sang que je bois…ton temps que je broie. »

Conclusion

Encore une fois, Vincent Tassy a su me séduire avec son incroyable plume, mêlant horreur et beauté avec brio. Un protagoniste extravagant et unique en son genre, un objet de collection qui se révélera être bien plus, un univers proche du nouvel étrange. J’ai adoré cette nouvelle et j’ai vraiment hâte d’être en avril pour découvrir Effroyable Porcelaine !

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17/17

#FungiLumini


Pour conclure, j’ai passé d’excellents moments de lecture avec tous les auteurs de ce livre ! Un très beau recueil mêlant l’univers steampunk à  des plumes belles et fluides et au son incessant du tic-tac de l’horloge, qui résonne dans les textes grâce aux montres enchantées qui les habitent. Bien qu’avec un thème commun, j’ai trouvé les textes très variés et étonnants. Je recommande vivement ce recueil !

12341510_10207042398671215_207821305737772427_nComment meurent les fantômes par Sophie Dabat

Je reviendrai par Laurent Pendarias

When Time drives you insane par Lucie G. Matteoldi

Pacte mécanique par Esther Brassac

Malvina Moonlore par Vincent Tassy

extra1Le Toquant par Clémence Godefroy

Tourbillon aux Trois Ponts d’or par Fabien Clavel

The Pink Tea Time Club par Cécile Guillot

Le Club des érudits hallucinés par Marie-Lucie Bougon

Derrière les engrenages par Marie Angel

L’agonie des aiguilles par Marine Sivan

Au fil du temps par Claire Stassin

Le cimetière des heures perdues par Pascaline Nolot

12310692_10207042204746367_5255589426605542608_nEt depuis, je compte les heures par Geoffrey Legrand

Allergène par Hélène Duc

La mécamonstruosité de Monsieur Helpiquet par Adeline Tosello

Da Svidaniya Rossiia ! par Marianne Stern


Je ne sais pas encore avec quel livre je vais continuer le rendez-vous Livres et Gourmandises. Je devrais bientôt recevoir le recueil « Gentlemen mécaniques » aux éditions de l’Instant mais j’ai peur de faire une overdose de steampunk à trop en lire à la suite. J’aurais bien envie d’attendre le prochain recueil Chat Noir « Bal Masqué », mais il ne sort que dans trois mois. Je voulais peut-être aussi commander « La clef d’argent des contrées du rêve » chez Mnémos, mais j’avais envie de lire un peu Lovecraft avant de me lancer dans un recueil de nouvelles en son hommage. Du coup, je ne sais pas encore, je verrai dans les semaines à venir 😉 Mais si vous avez des idées, n’hésitez pas à m’en proposer !

Monstress, tome 1 : L’éveil

 

monstresst1Titre : Monstress, tome 1 : L’éveil

Scénariste : Marjorie Liu

Illustratrice et Coloriste : Sana Takeda

Éditeur : Delcourt

Genre(s) : BD fantasy steampunk

Nombre de pages : 208

Mots-clés : magie, masque, faim, visions, ordre.

Mélange de steampunk et de Kaiju, ce récit se déroule dans une Asie uchronique du début du XXe siècle, dans un univers influencé par le style Art déco.

Maika est une jeune adolescente qui partage un lien psychique avec un monstre aux pouvoirs incommensurables. Et ce lien va profondément les affecter tous les deux. Il va placer Maika au centre d’une guerre terrible entre les Humains et des forces issues d’un autre monde… Avec Monstress, Marjorie Liu, romancière à succès, et Sana Takeda ont créé une nouvelle série dont Entertainement Weekly est allé jusqu’à dire qu’il s’agissait de « la meilleure de l’année ».

Mon avis

C’est en parcourant la liste d’envies de Yuixem que j’ai découvert cette bande dessinée. Sa couverture, subtil mélange de steampunk/ art nouveau/ art asiatique, m’a intriguée et j’ai décidé de tenter l’aventure. Je ne m’attendais pas à recevoir un livre si épais (plus de 200 pages ! ) et des petits effets de relief et de brillance sur la couverture donnent un résultat vraiment sympa. Dès que Yuixem rentre du Japon, je lui prête ce livre que j’ai absolument adoré !

La société dans laquelle on arrive est en guerre : d’un côté, il y a les humains et de l’autre les arcaniques, dotés de caractéristiques magiques. On découvre notre héroïne Maika alors qu’elle est vendue comme esclave à l’ordre des Cumaea. Elle a l’apparence d’une humaine « normale » à qui il manque un bras et qui a un tatouage d’œil entre les deux seins. On se rend vite compte qu’elle est habitée par une force obscure, malfaisante, qui a soif de sang et de violence et qu’elle a du mal à la contrôler. C’est de sa propre volonté qu’elle s’infiltre chez les Cumaea pour essayer de trouver des personnes qui pourront lui en dire plus sur son passé et surtout sur sa mère et les recherches qu’elle menait. Ce n’est cependant pas sans danger puisque cet ordre est connu pour se servir du sang et de parties de corps des arcaniques pour avoir des visions qui leur donnent un pouvoir et une influence importante dans le royaume.

La première chose qui m’a étonnée, c’est qu’on n’est pas du tout dans une histoire mignonne, où les personnages vivent des petites aventures agréables. J’avais personnellement cru que ce serait le cas étant donné la couverture assez soft et le petit personnage renard de la quatrième de couverture. Il y a des scènes violentes, sanglantes, des monstres, des événements traumatisants tout au long de la bande dessinée. Il m’a un peu rappelé certaines scènes du manga Berserk pour ceux qui connaissent, la couleur et l’esthétique soignée steampunk en plus. Ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir.

J’ai adoré l’univers proposé par les artistes, que ce soit dans le monde décrit par la scénariste – la guerre entre les deux clans, les arcaniques anthropomorphes, les chats-espions, les découvertes archéologiques, etc. – que dans les paysages dépeints par l’illustratrice. Il y a de magnifiques portraits de villes, de lieux aux aspects steampunk, des grandes étendues de nature et de sombres forêts. On voyage énormément dans cet ouvrage, dans des endroits hors du commun et uniques !

Les personnages principaux (Maika et la petite renarde) sont hyper attachants. On sent qu’elles ont vécu des choses horribles, et que, bien sûr, ça ne va pas s’arrêter là puisqu’elles sont des arcaniques en territoire humain. Voir le combat permanent de Maika contre le monstre qui l’habite est aussi très prenant, intense et stressant. Va-t-elle réussir à le maîtriser ou blessera-t-elle les gens à qui elle tient? On n’en apprend pas encore beaucoup sur cette puissance mystérieuse qui l’habite, et j’espère qu’on en saura plus dans le prochain tome !

Il y a aussi des petites pages mignonnes intercalées dans l’histoire: ce sont des extraits de conférences données par un maître chat qui raconte le contexte (historique, législatif, etc.) de l’histoire, sans pour autant que ça nous paraisse rébarbatif, puisque c’est illustré de manière cute !

Citations

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Conclusion

monstress-mid-2-1024x608Une magnifique bande dessinée au contenu riche et intense. Un univers incroyable autant au niveau créatif qu’au niveau du dessin. Des personnages hyper attachants et choux, malgré la nature très sombre, voire terrifiante de leurs aventures. Certaines scènes sont violentes/ sanglantes, dont ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains, malgré les créatures trop mignonnes qu’on y rencontre. Un gros coup de cœur !

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#FungiLumini

La Horde du Contrevent – Lecture commune 04

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« La folie n’est plus folle, dès qu’elle est collective. Je crois que j’aurais pu faire n’importe quoi, le plus absurde, tant que nous le ferions ensemble ; ensemble, je sens la puissance de chacun, physique et mentale, j’avais confiance en nous, et j’éprouvais cette profondeur du lien qui nous cousait à même la vague. »

Avis de FungiLumini

On retrouve notre Horde en plein milieu de la flaque. Un courant léger commence à les entraîner et le pire se profile : un siphon est en train de se former ! La Horde va devoir faire face à cette catastrophe naturelle en n’ayant aucun appui, aucun point où se retirer pour attendre que la tempête passe. Et au fond du siphon, des ombres se profilent… Ce chapitre a vraiment été génial ! La tension qui y règne, l’attente de voir le siphon se résorber alors qu’il semble avancer sans fin vers eux, et surtout ce sentiment d’impuissance face aux forces de la nature. Un instant de lecture d’une grande intensité, j’ai adoré !

Le chapitre suivant est au départ plutôt désolant: la Horde a subi de lourdes blessures et des pertes humaines depuis les derniers mois et cela se ressent sur le moral du groupe. Or, c’est cette volonté, ce courage qui fait tenir le contre et qui fait avancer les hordiers. Ce passage est triste, déprimant, mais grâce à Caracole et à sa théorie sur le vif, un nouvel espoir naît, qui va donner la force à la Horde de continuer et de finalement sortir de la flaque. Ils sont les premiers à y parvenir, mais cet instant mémorable , voire historique, est cependant un epic fail parce que personne ne les attend à l’arrivée : ils sont sortis au mauvais endroit et doivent encore marcher des kilomètres avant la prochaine ville. C’est dans ces moments qu’on se dit que Damasio a quand même un sacré sens de l’humour :p

Arrivés en ville, le caractère impulsif et violent de Golgoth leur attire les fougues de l’Exarque, maître des lieux. Pour se venger, celui-ci ne leur donnera accès à la porte d’Urle, leur chemin vers l’Extrême-Amont, que s’ils réussissent trois épreuves. Golgoth et Erg passent leurs épreuves sans qu’on nous les raconte. C’est la joute verbale de Caracole contre Sélème le Stylite qui va être contée dans ce chapitre, un exercice des plus compliqués qui  m’a personnellement bluffée. Une telle maîtrise du phrasé est incroyable, même si on se doute que l’auteur a mis plus de temps à écrire ces vers que Caracole déclame en quelques instants. Les deux artistes se lancent des phrases plus incongrues les unes que les autres, on se croirait à certains moments dans une battle de rap. :p On sent cependant bien que la Horde n’a pas que des amis dans la ville et que le combat s’annonce serré.

Dans le dernier chapitre de cette lecture, Oroshi et Sov vont visiter un lieu absolument incroyable : une tour bibliothèque qui est formée par les ouvrages qui la composent. Les briques sont les « livres », des tablettes d’argile ou d’autres matériaux où sont inscrites les sagesses du monde. Ils vont essayer d’en apprendre plus sur ce qui les attend en Extrême-Amont et sur la neuvième forme de vent. La vérité est parfois dure à appréhender et on se rend compte qu’une phrase peut changer la vision du monde d’une personne. Comment nos héros vont-ils continuer leur voyage avec ce qu’ils ont appris dans la tour? Vont-ils le révéler aux autres membres de la Horde? Il y a aussi un énorme suspense à la fin de ce chapitre sur qui est vraiment Caracole, et le plus frustrant est que je ne suis pas sûre que nous aurons la réponse dans les pages qui suivent. J’ai passé un super bon moment de lecture avec cette partie et ça va être dur d’attendre un mois pour la suite !

Avis de Yuixem

Mon avis se confirme, je suis à fond entrée dans l’histoire et j’adore ! J’ai beaucoup apprécié ces trois nouveaux chapitres et devoir mettre en pause cette lecture commune sera plus difficile que je ne l’aurais imaginé.

La Horde aura particulièrement souffert dans la flaque après avoir affronté le Corroyeur, mais aussi après avoir peiné face à un énorme siphon. Le chapitre concernant cet évènement fut vraiment passionnant, bien que je pense que cette rencontre aurait pu être évitée si Golgoth avait davantage écouté ses compatriotes. Tout en pensant qu’ils aillaient tous y passer et qu’ils apercevaient déjà l’au-delà, j’ai été marquée par la narration et l’explication philosophique voire spirituelle que l’auteur nous donne.

La dernière ligne droite pour quitter la flaque n’a pas non plus été de tout repos. Un de nos braves amis s’est laissé piéger par une île-méduse et Callirhoé, blessée, est au bout de ses forces physiques et morales. Je continue d’être choquée par le non-respect des femmes qui règne dans cette troupe. Seule Oroshi est traitée différemment, mais ce n’est pas pour autant qu’elle vient en aide à ses camarades. Sinon, j’ai beaucoup aimé l’arrivée des loutres dans la Horde qui a apporté à nos personnages, ainsi qu’au récit une certaine fraîcheur.

Enfin, après avoir regagné la terre, nous avons un gros saut dans le temps de quelques jours qui nous amène à une série d’épreuves opposant la Horde aux divers champions d’Alticcio. Dans cet épisode, plutôt que de nous conter une course ou un combat, l’auteur a choisi de nous présenter une joute de déclamations ! Lire ces échanges fut plus que divertissant ! Je n’ai pu décrocher mes yeux des pages, époustouflées par les phrases qui s’enchaînent les unes après les autres. Encore une fois, j’ai été bluffée par Alain Damassio !

Le final du dernier chapitre nous laisse sur un beau cliffhanger, donnant envie de poursuivre sur le champ ma lecture pour en découvrir plus sur le passé de Caracole et sur l’étrange assassin qui vient de faire son entrée ! Vivement la prochaine étape !

Avis de Coco

J’étais déjà mitigée lors des chapitres précédents et ce ne fut guère mieux ici. Contrairement à Fungi Lumini et Yuixem, j’ai eu vraiment beaucoup de mal à poursuivre ma lecture.

Après avoir affronté le Corroyeur, la Horde toujours dans la flaque, doit faire face à un autre ennemi : un siphon. Je ne dirais pas que je n’ai pas apprécié lire comment ils se sont débrouillés pour faire face à cet évènement mais sincèrement, je les ai trouvés très longs à repérer ce qu’il se passait ! Pour des gens si entrainés, si connaisseurs, ils auraient sincèrement pu réagir plus rapidement quand ils ont senti les changements de courant. Encore une fois, la Horde perd un de ses membres qu’on ne connaissait pas très bien, ce qui fait qu’on s’en fiche un peu. Après ce passage, il leur reste encore un dernier effort à fournir pour sortir de la flaque mais évidemment, ils vont encore perdre quelqu’un. Et là, je suis vraiment en colère contre l’auteur ! Certains personnages de la Horde ont vu à travers le siphon ce qu’il pouvait se passer (dans un avenir direct blablabla) mais PERSONNE ne réagit et du coup, Barbak meurt bêtement comme la vision l’avait montré. Intérêt ? Aucun. Merci, j’adooooore ce genre de passage. Au final, ils sont sortis de là, et ils ont perdus trois hordiers : Karst, Sveziest et Barbak, merci Golgoth et ses idées brillantes (pourquoi l’auteur n’a-t-il pas encore tué ce personnage sérieusement ?!).

Fungi Lumini et Yuixem ont déjà résumé les chapitres qui suivent donc je vais me contenter de dire ce que j’en ai pensé : beaucoup, beaucoup, beaucoup trop longs pour pas grand-chose. En commençant cette lecture commune, j’avais justement peur de ces passages à rallonge qui décrivent, décrivent, décrivent à n’en plus finir et dans lesquels on se perd totalement et malheureusement, ces chapitres n’ont été, pour moi, que de longs paragraphes avec peu d’intérêts. Si la joute verbale paraît impressionnante – même avec des mots inventés ne signifiant rien – je me demande combien de temps l’auteur a pris pour l’écrire. Enfin, bravo à lui pour ça. Par contre, de nouveau, énorme coup de gueule (et je rejoins Yuixem !) pour toute la misogynie présente dans ces pages et incarnée dans sa forme la plus pure par cet abruti de Golgoth. Je ne sais pas si vous trouvez ça agréable à lire mais personnellement, lire le mot « pute » toutes les deux phrases à la place de « fille » ou de « femme » quand le Traceur parle, ça me met sur les nerfs et ça ne me donne pas du tout envie de continuer à lire. Heureusement qu’il n’est pas seul.

Cela dit, je continue d’aimer le fait qu’on en apprenne plus sur des personnages comme Callirhoé, Aoi ou encore Steppe et Silamphre mais aussi qu’on leur laisse plus la parole. D’ailleurs, j’ai trouvé que le « craquage » de Callirhoé est un des seuls vrais moments de réaction à la mort des autres personnages. Et encore une fois, comme Yuixem, j’ai apprécié la venue des loutres qui a apporté beaucoup de calme et de joie à la fois dans ma lecture et dans le Horde.

J’attends – et encore plus après la lecture de ces chapitres – d’en apprendre plus sur Caracole mais aussi sur Oroshi qui m’intrigue de plus en plus.

« Tu ne cesses de mourir, de te disloquer, de perdre consistance, de ralentir. Et tu ne cesses de te répéter. Ça te tue. Ça tue tout le monde d’ailleurs! »


Les blogs qui participent 

Voyages imaginaires

A touch of blue Marine

Lectoplum

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

#Yuixem #FungiLumini #Coco

Le Club des punks contre l’apocalypse zombie

telechargementTitre : Le Club des punks contre l’apocalypse zombie

Auteur : Karim Berrouka

Éditeur : ActuSF

Genre(s) : post-apocalyptique

Nombre de pages : 416

Mots-clés : apocalypse, zombie, punk, musique, survie, révolution.

Paris n’est plus que ruines. 
Et le prix de la cervelle fraîche s’envole. 
Heureusement, il reste des punks. 
Et des bières. 
Et des acides. 
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge. 
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse. 
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie… 
 
Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos ! 
 
Politiquement incorrect, taché de bière et de Lutte finale, Le Club des punks contre l’apocalypse zombie est un condensé d’humour salutaire.

Mon avis

Les zombies sont un thème assez en vogue pour le moment, mais ce n’est pas un sujet qui me tente plus que ça. Par contre, quand on parle de punks contre les zombies, ça titille ma curiosité ! Les zombies amènent déjà pas mal de chaos et d’anarchie là où ils traînent leur carcasse, alors qu’est-ce que ça peut donner avec des punks en plus?

Le Collectif 25 est un squat qui accueille jusqu’à sept punks : Fonsdé et Deuspi, Mange-Poubelle, Eva, Kropotkine, Glandouille et Pustule ainsi que leurs trois chiens. Le jour où l’apocalypse zombie est déclarée, les punks se mettent en tête de partir conquérir Paris en plaçant le drapeau noir de l’anarchie sur le haut de la Tour Eiffel. Va alors commencer une épopée fantastique, pour le meilleur et pour le pire, où chacun va avoir son rôle à jouer pour essayer de mettre en place le monde idéal de demain.

J’ai eu du mal à accrocher au début du livre. J’ai trouvé qu’on était vraiment trop dans le cliché du punk un peu bête qui se drogue et qui ne glande rien de ses journées (après, c’est peut-être moi qui ait une vision idéalisée des punks 😀 ). Heureusement, plus on avançait dans le récit, plus je me suis attachée aux protagonistes et plus j’ai apprécié l’histoire, pour au final être triste d’arriver à la fin de l’ouvrage et de devoir quitter mes punks préférés !

J’ai beaucoup apprécié suivre chacun des personnages. Ils leur arrivent des choses incroyables, parfois totalement impensables et c’est entre autre pour ça que ce livre est génial : on ne s’attend à (presque :p ) aucun des retournements de situation. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que l’auteur utilise un vocabulaire parfois mystique, parfois chevaleresque pour décrire les actions de nos « héros », totalement à l’opposé de la vision punk dont ils sont si fiers. On découvre aussi des lieux cultes/monuments de la ville de Paris après l’invasion zombie : la Tour Eiffel, les studios de la télévision nationale, le château de Vincennes, le zoo, Montmartre et on passe même par le parc de Disneyland ! Une (re)découverte top de la ville mode zombie.

Il y a de nombreuses références à l’univers musical punk, et c’est avec plaisir que j’ai découvert certains groupes que je ne connaissais pas ! L’auteur a su innover dans cette littérature zombie maintenant assez clichée : les zombies sont toujours en putréfaction et le virus Z se transmet encore par morsure, mais il y a un moyen de faire réagir les morts-vivants et de les contrôler plus ou moins : la musique ! Ce roman est un condensé de petits moments drôles et/ou absurdes qui m’ont fait sourire de nombreuses fois. Un roman horreur/ bonne humeur 😀

Citations

« Le lendemain matin.
Enfin, un poil tardif le matin, parce qu’il est presque une heure quand Eva vient réveiller les deux punks destroy qui ont fini par s’endormir sur le toit, et ont continué à roupiller comme des papes malgré la lumière vive et la chaleur. La drogue, c’est peut-être mal, mais ça permet de faire abstraction des rares désagréments de l’été.
Elle jette un coup d’œil dans la rue. Les couillons de la BAC sont toujours retranchés dans leur resto classieux. Enfin pas tous. Il y en a deux qui errent, la gueule arrachée, les membres ballants et l’uniforme déchiqueté, lâchant des borborygmes peu inspirés. Ceux-là n’ont pas tenu la nuit. La faute à Deuspi et à Fonsdé ou à la fatalité? Elle soupire. Rien à foutre. »

« Kropotkine s’accorde quelques minutes de recueillement. Il regarde le tissu noir qui claque, excité par le vent. La main sur le cœur, il se met à chanter : « Debout, debout, vieux révolutionnaire, et l’anarchie enfin a triompher, debout, debout, vieux révolutionnaire, oui l’anarchie a enfin triomphé !  »
Dire qu’il a fallu attendre l’apocalypse zombie pour que le message soit entendu… »

Conclusion

Un roman atypique qui vous fera découvrir la ville de Paris sous un nouveau jour, au rythme de la musique punk et des claquages de dents de zombie ! Des protagonistes délirants et attachants, dont les actions sont guidés par l’idéal punk, vivent des aventures incroyables et surprenantes lors de l’apocalypse zombie. Ce livre vous donnera le sourire malgré l’horreur de la situation dans laquelle nos héros se trouvent !

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#FungiLumini

Bonus

Pendant ma lecture, j’avais deux chansons qui me revenaient toujours en tête !

 

Foire du Livre de Bruxelles 2017

FLB-Logo-vertical-quadriLa Foire du Livre de Bruxelles se déroulait du 9 au 13 mars à Tour & Taxis. Ce grand salon est LE rendez-vous de l’année en Belgique pour tout amateur de littérature. Il y en a vraiment pour tous les goûts ! De plus, depuis l’an passé, l’entrée est gratuite ! (Paris, prends exemple ! ) J’y ai pour ma part été le vendredi en tant que visiteur, mais j’y étais les cinq jours, puisque je faisais partie de l’équipe des bénévoles de la foire ! Je me suis mis comme objectif de ne craquer que pour des livres dont les auteurs étaient présents pour la dédicace. Cinq jours de salon inoubliables 🙂

Jeudi commence avec la récupération de mon badge et t-shirt bénévole. Je pars ensuite vers mon poste et c’est parti pour une demi-journée aux entrées ! Une matinée assez relax puisque les écoles entraient par un autre endroit. 😉 Je suis ensuite passée dire bonjour à mes éditeurs préférés 😀 Je nomme les éditions du Chat Noir et Séma éditions 😉 J’ai passé la soirée dans un endroit super sympa que tous les fans de vintage/retro/geek devraient apprécier : Le Grenier d’Elvire. Petit restaurant où on mange sur de vieilles machines à coudre, où Star Wars côtoie Batman et où les cocktails (j’avais pris un Stormy Kraken 😀 )  et la nourriture sont faits avec des produits frais et délicieux ! Une bonne adresse pour manger à Bruxelles.

Le vendredi, je me suis rendue à la foire en tant que visiteur avec ma maman. On commence par un petit arrêt à la Ligue Braille, car je suis lectrice pour l’opération Je lis pour toi. Une rencontre avec les bénévoles, un test pour essayer de déchiffrer une phrase en braille et un petit sac de goodies plus tard, nous revoilà à nous promener dans les allées. Nous rencontrons ensuite Sire Cédric, dont j’avais lu le recueil de nouvelles Dreamworld (attention, coup de ❤ ). Craquage imprévu sur son stand, puisque Sire Cédric a réussi à convaincre ma maman (qui déteste l’horreur :p ) de tester un de ses livres, et elle m’a donc offert son dernier roman Du feu de l’Enfer pour pouvoir le lire après ! Merciiii 😀 Une rencontre vraiment chouette avec un auteur adorable !

Nous sommes ensuite passées aux éditions Underground pour rencontrer l’auteur et illustrateur Malric, qui a réalisé le magnifique ouvrage graphique L’étrange Voyage de Théo Gossein (Tome 1). Un auteur très sympathique qui a réalisé une très jolie dédicace (d’un personnage du tome 2 apparemment, teaser ! ).

J’avais évidemment quelques ouvrages à faire dédicacer aux éditions du Chat Noir, chez qui nous sommes ensuite passées. Pas d’achat à ce stand, puisque je leur ai quand même déjà précommandé leurs cinq sorties d’avril :p J’ai eu droit à un petit poulpe tout choupi de Cécile Guillot sur Montres Enchantées et à la griffe de Mathieu Guibé sur Cosmographia ! 🙂 Des auteurs et éditeurs au top, je ne peux que vous recommander d’aller les voir si vous en avez l’occasion (par exemple à Trolls et Légendes 😉 ), leur catalogue est génial !

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Après un petit tour, nous avons été faire la file pour avoir une dédicace de Michel Bussi, un des écrivains favoris de ma maman, qui est arrivé avec un peu de retard, mais ce n’était pas sa faute. :p Une belle rencontre également !

Après une petite pause de midi bien méritée, nous finissons tranquillement notre tour de la foire du livre et je craque une deuxième fois pour un magnifique almanach aux éditions du Lumignon. Une campagne Ulule avait été mise en place pour cet ouvrage et je n’avais malheureusement pas pu y participer. Je me suis donc rattrapée, surtout qu’Anaïs Goldemberg, illustratrice et auteure du livre, était présente ! J’ai maintenant un gros monstre tout mignon : Grogragrou ! 🙂

-What an Amazing facts and truths about the kingof the Wild.- - Kelly Anderson

Je fais un bisou à Elena de Voyages Imaginaires, Alicia et Cédric, que j’ai croisé sur la foire 😉 Fin d’une belle journée littéraire et familiale !

Samedi, je ne commençais mon bénévolat qu’après-midi, mais j’ai profité de la matinée pour aller rencontrer quelques auteurs. Je n’ai plus de photos avec les auteurs àa partir de maintenant parce que je n’avais plus ma maman paparazzi avec moi :p Tout d’abord, j’ai rencontré Fabien Vehlmann, scénariste de Satanie ! Je tiens à souligner qu’avant moi se trouvait un jeune garçon qui rêvait de devenir dessinateur de BD et que l’auteur lui a donné plein de super conseils, j’ai trouvé ça génial et adorable. 🙂 Un auteur donc qui aime discuter, il m’a appris beaucoup de choses sur la réalisation de ce livre et sur Jolies Ténèbres. Une super rencontre très conviviale !

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La séance d’après a été un ascenseur émotionnel. J’ai été faire dédicacer la BD Dark Museum par Gihef sur le stand Kennes. Je savais que Alcante était là aussi, mais l’auteur me dit que Stéphane Perger, le dessinateur, vient aussi vers midi ! Je me dis super ! Je vais au stand Delcourt et là, je vois que le dessinateur ne vient qu’à 16h. Je me dis tant pis, je prendrais ma pause à ce moment-là pour venir le voir. Je me mets dans la file pour Alcante, de qui je ne veux qu’une petite signature, vu qu’il est le co-scénariste de cette BD et non son illustrateur. Et là, on me dit qu’il faut un ticket et que pour avoir un ticket, il faut acheter un ouvrage de la personne qu’on vient voir sur le stand, condition qui n’a jamais été mentionnée sur le site de Delcourt (j’ai été vérifier après). J’avais déjà la BD qui m’intéressait et pas de budget pour autre chose, je suis repartie sans dédicace du tout… Donc je remercie grandement Gihef pour sa dédicace et je tire la langue à Delcourt, qui refuse les dédicaces de BD de LEUR catalogue parce que j’ai acheté le livre chez mon libraire et pas sur leur stand, ça m’apprendra…
J’ai ensuite passé une super après-midi bénévole entre le Palais de l’Imaginaire et les entrées !

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Dimanche matin a été une matinée de folie, je n’ai pas arrêté une seconde aux entrées ! Heureusement, nos super-bénévoles étaient aux petits soins et amenaient du ravitaillement régulièrement 😉 Ça fait tellement plaisir de voir autant de monde venir et s’intéresser au monde du livre, surtout quand c’est des jeunes (haha je parle comme une vieille :p ) qui amènent des piles de livres à dédicacer ! 🙂

J’ai profité de l’après-midi pour rencontrer les derniers auteurs que je voulais voir ! J’ai été à la rencontre de John Ethan Py, qui a écrit un de mes livres coup de cœur 2016, Le Miroir de Peter chez les éditions de l’homme sans nom. Un auteur super gentil avec j’ai discuté un peu. Je lui ai pris Le Songe d’Adam, et j’espère que ce sera un nouveau coup de cœur. En tout cas, la couverture est magnifique !

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Je suis également repassée chez les éditions Underground pour prendre Je suis un Monstre de Keren Nott, un livre qui nous emmène dans la tête d’un psychopathe et qui m’intrigue depuis trop longtemps, je n’ai pas pu résister 😀

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Même si j’ai déjà tous ses livres dédicacés, je suis passée dire bonjour à Anthelme Hauchecorne sur le stand des éditions du chat noir. Un auteur génial qui a toujours des choses super intéressantes à raconter ! N’hésitez pas à passer voir sa bibliographie (ou lui-même à un salon littéraire :p ) si vous en avez l’occasion, je recommande grandement chacun de ses livres !

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Lundi a été une après-midi très calme : c’était la journée professionnelle et peu de gens venaient encore fin de journée.

Cette expérience de bénévolat a vraiment été super : déjà rien que le fait d’être au centre de ce salon littéraire national et d’y participer activement me mettait de très bonne humeur, mais en plus, nos adorables responsables étaient toujours aux petits soins avec nous, on pouvait demander à être à des postes spécifiques si on voulait assister à une rencontre ou une conférence, les autres bénévoles étaient super sympas et on a été gâtés à la fin de notre service ! Si cette aventure vous intéresse, n’hésitez pas à la tenter à la foire du livre de Bruxelles l’an prochain, ce ne fut que du plaisir ! 😉 Gros kiss à Laetitia, Christine, à mon super-bénévole attitré Gaetano et à Samira, Manon et Safwan pour la super organisation ! J’espère avoir l’occasion de refaire partie de l’équipe l’an prochain. Merci pour tout ! (Désolée, je n’ai pas repassé mon t-shirt pour la photo xD ).

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#FungiLumini

Calendar Girl – Mars

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Titre : Calendar Girl – Mars
Auteur : Audrey Carlan
Editeur : Hugo Roman
Genre : romance érotique
Nombre de pages : 155
Mots-clés : homosexualité, nourriture italienne, escort-girl, romance, amitié

Quatrième de couverture

Avant de s’envoler vers sa prochaine mission, Mia fait un petit séjour à Las Vegas où elle retrouve sa soeur et sa meilleure amie. Elle en profite pour aller rendre visite à son père qui est toujours dans le coma. Elle a rendez-vous avec son usurier pour lui remettre le deuxième versement, et cette rencontre n’est pas des plus sympathiques ! Mais la voilà à nouveau dans un avion, direction Chicago, pour y retrouver le bel Anthony Fasano, propriétaire d’un restaurant italien.

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Après avoir terminé le deuxième tome de Calendar Girl, j’étais plus que mitigée concernant cette série. Ce troisième tome était donc décisif sur ma décision de continuer ou non ces romans ! Bonne nouvelle pour l’auteure, l’éditeur et mon libraire, j’ai beaucoup aimé cet épisode-ci !

Au mois de mars, Mia quitte son beau Frenchie pour rencontrer son client italien, Anthony. Comme toujours, c’est un beau mec qui l’attend, prêt à lui faire vivre mille fantasmes… Ou pas ! Quelle surprise quand elle découvre que ce riche propriétaire d’une chaîne de restaurant italien est homosexuel et en couple ! Mais Tony n’a pas encore fait son coming out. En effet, il craint de blesser sa mamma et de mettre en péril l’image de sa compagnie. C’est pour se débarrasser un temps de toutes ces sources de tension que lui et Hector, son ami, ont décidé d’embaucher Mia, afin qu’elle se fasse passer pour sa fiancée. Mais Hector ne le vivra pas aussi bien qu’il ne l’imaginait… La jeune femme fera alors tout en son pouvoir pour aider ses deux nouveaux amis.

Pour le coup, j’ai été aussi surprise que Mia de voir les deux hommes ensemble ! Je ne m’attendais pas du tout à cette tournure d’évènement et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié ! Good job à l’auteure ! Tony et Hector sont en plus un couple adorable. L’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre est très fort et ne demande qu’à briser tous les préjugés qui se mettent en travers de leur bonheur. Mais les choses ne sont pas aussi faciles, surtout que Tony est issu d’une famille catholique et qu’il se doit de perpétuer le nom de famille. Avec cette thématique très forte du coming out, on a eu droit à toute une effusion de sentiments : amour, courage, confiance, fidélité, pardon… En une petite centaine de pages, on est ainsi gâté !

Mais on ne l’est pas seulement avec nos nouveaux amis. En effet, Mia aura aussi droit à sa petite surprise romantique et à ses petits moments intimes ❤ J’ai beaucoup aimé son évolution dans ce tome-ci d’ailleurs. Après son expérience avec Wes et Alec, elle semble plus posée, avoir pris une certaine maturité et semble enfin prête à assumer ses choix. Le début du roman où l’on découvre son quotidien auprès de sa famille et de sa meilleure amie nous a également offert une nouvelle facette de notre héroïne qui m’a plutôt plue.

Pas grand-chose à dire en plus ! Le style de l’auteur est toujours en adéquation avec son roman et je continue d’aimer autant ce format court qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. J’ai à nouveau hâte d’être en avril pour découvrir le prochain volume !

Extrait

Le valet m’ouvre la porte, puis il me guide à travers l’énorme penthouse situé au quarantième étage de l’immeuble. L’ascenseur a mis tant de temps à monter jusqu’en haut que je me suis crue sur une attraction de fête foraine. L’homme pose mon sac au pied d’un grand lit, puis il tourne les talons et disparaît, me laissant seule à écouter le bruit d’une douche couler. Merde, merde, merde. Je n’ai pas vraiment envie de rencontrer mon client à poil. Je remonte l’anse de mon sac à main sur mon épaule, me préparant à déguerpir de là, lorsque la porte s’ouvre. Une silhouette imposante émerge d’un nuage de vapeur et de lumière, créant autour de lui une image surréelle qui aurait sa place sur grand écran. Fascinée, je ne bouge plus. Mon client entre dans la chambre, « vêtu » d’une minuscule serviette nouée autour de la taille, son corps musclé recouvert de minuscules gouttelettes qui ruissellent sur lui. Ma bouche est sèche, tout à coup, et mon cœur semble avoir cessé de battre, cependant ça ne m’inquiète pas, car c’est plutôt une belle mort, non ? J’ai vingt-quatre ans et j’ai enfin vu la perfection masculine. – Doux Jésus, je murmure. Je crois qu’un filet de bave coule sur mon menton. Wes et Alec sont tous les deux magnifiques. Or, la beauté d’Anthony Fasano est au-delà de tout entendement. Il est immense, une véritable armoire à glace. De ce que je vois sous sa serviette, ses cuisses font la taille de deux troncs d’arbre. Ses pecs sont carrés et ses abdos rectangulaires, fermement dessinés sur son torse. Quant à ses bras… j’en perds la tête, tant j’ai envie de les toucher, de les sentir autour de moi pour me faire oublier les deux derniers mois.

Conclusion

L’opus de mars de Calendar Girl m’a donc bien convaincue ! J’ai été surprise par l’auteur qui a invité un couple homosexuel dans son histoire et qui ainsi ne centre pas son récit autour de l’unique plaisir physique de son héroïne. Tony et Hector sont vraiment un couple adorable et sont devenus des amis importants pour Mia. Cette dernière a d’ailleurs gagné en assurance dans ce tome-ci, plus sûre d’elle et de ses choix. Calendar Girl – Mars m’a permis de renouer avec la série que je pensais arrêter suite à ma déception du deuxième volume. Vivement avril !


Découvrez mon avis sur les autres tomes de la série Calendar Girl !

Calendar Girl – Janvier
Calendar Girl – Février
Calendar Girl – Mars
Calendar Girl – Avril (à venir)
Calendar Girl – Mai (à venir)
Calendar Girl – Juin (à venir)
Calendar Girl – Juillet (à venir)
Calendar Girl – Août (à venir)
Calendar Girl – Septembre (à venir)
Calendar Girl – Octobre (à venir)
Calendar Girl – Novembre (à venir)
Calendar Girl – Décembre (à venir)