L’Empire des Chimères

l-empire-des-chimeres-918811Titre : L’Empire des Chimères

Auteur : Philippe Aurèle Leroux

Illustrateur : Julien De Jaeger (couverture) et Héloïse Goude (illustrations intérieures)

Éditeur : Le Grimoire

Genre(s) : fantasy historique mythologique

Nombre de pages : 318

Le culte de Mithra se propage dans les légions romaines des Alpes. Le vétéran Decimus Valerius n’a d’autre choix que de s’y initier et d’en apprendre les mystères pour devenir, un jour, centurion.
La nuit, Briana, fille cadette du proconsul de Rhétie, observe d’étranges étoiles qui filent vers le Mons Caeli. A force de ténacité et de persuasion, elle parvient à obtenir l’autorisation de s’y rendre sous l’escorte de Decimus. Les ordres donnés à ce dernier sont clairs : la jeune femme ne doit jamais atteindre son objectif.
Gurnt est rejeté par les jeunes guerriers de son village qui n’acceptent pas son étrange apparence féline. Il lutte contre une violence sourde qui lui ronge le cœur, fait bouillir son sang, enchaîne son âme et obscurcit son avenir…
Alors que le Mons Caeli paraît être le point d’orgue de toutes les ambitions et de tous les secrets, se pourrait-il qu’il en soit aussi l’origine ?

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La Servante Écarlate – Lecture commune 03

To live is the rarest thing in the world. Most people exist, that is all.

Avis de Marty

Cette nouvelle lecture reprend à un moment très particulier: un enfant va enfin naître. Mais l’accouchement de Janine ressemble plus à un vrai cinéma qu’à un moment authentique. D’un côté, les épouses agissent comme si c’était une des leurs qui allait accoucher, quand manifestement c’est une servante qui souffre réellement en donnant la vie, le résultat est assez risible, c’est assez ridicule à lire. Toutes les servantes respirent avec Janine et souffrent presque avec elle, si bien que certaines d’entre-elles ont même des montées de lait. C’est une petite fille qui naît ce jour-là et elle est immédiatement arrachée à sa véritable mère pour être mise dans les bras de l’épouse du commandant de la maison. Les servantes (et moi-même en tant que lectrice) ne peuvent pas s’empêcher d’être tristes lorsque le sexe du bébé est dévoilé car chacune d’entre-elles sait quel genre de vie elle devra mener. On apprend toutefois une nouvelle subtilité dans les règles de cette société étrange: maintenant que Janine a donné naissance à un enfant, elle sera replacée dans une nouvelle famille pour tenter de réitérer l’exploit. Mais quoi qu’il arrive elle jouira d’une protection spéciale puisqu’elle ne pourra plus jamais être envoyée aux colonies (même si le lecteur ne sait toujours pas très bien ce qu’il s’y passe), ni devenir une antifemme.

Pendant l’accouchement, les servantes profitent de l’agitation pour s’échanger des informations et c’est ainsi qu’on apprend que Moira a réussi à s’échapper du centre de formation des servantes en assommant une tante, en lui volant ses vêtements et en usurpant son identité. Mais on ne sait toujours pas ce qui lui est arrivé après cet épisode, et j’avoue en être très curieuse. Dans la série, on apprend la suite de son parcours, mais déjà à ce stade, livre et série divergent, le suspense reste donc entier!

Mais cet épisode n’est qu’un rebondissement parmi d’autres. La plus grosse intrigue est que le commandant souhaite voir l’héroïne en tête-à-tête, ce qui est à la base interdit. Mon imagination était alors sans limite et à ma grande déception… les deux personnages ont joué au Scrabble. A la fin de la partie, le commandant lui a quand même demandé de l’embrasser comme si elle en avait réellement envie… C’est un peu tordu mais je m’étais attendue à pire de sa part; toutefois nous n’en sommes qu’au début de leurs rencontres, j’imagine que les événements vont prendre une autre tournure par la suite. Au fil de leurs rendez-vous secrets (organisés par l’intermédiaire de Nick dont on ne sait toujours pas très bien quoi penser), le commandant semble vouloir exercer une domination malsaine sur l’héroïne: il prend plaisir à la regarder faire des choses interdites, comme lire un magazine féminin, par exemple. Ainsi elle se met dans une position délicate et il a un pouvoir supplémentaire sur elle. Suite à ces moments volés, ils doivent se revoir au moment de la cérémonie et la gêne est palpable entre eux. Le commandant risque même de se trahir avec un geste tendre envers sa servante, heureusement il se reprend à temps… Leurs rencontres et les cérémonies promettent de devenir des moments de lecture très intenses!

Au cours d’un autre chapitre, on apprend comment l’organisation (ou peut-on dire la secte?) a pris le pouvoir aux Etats-Unis. Après une attaque du congrès, la constitution a été suspendue et les droits fondamentaux des citoyens ont petit à petit été suspendus au nom de la sécurité de tous, sans que personne ne s’y oppose. Mais très vite, les droits les plus basiques des femmes (le droit au travail ou à la propriété par exemple) ont été supprimés. Les héros du livre se sont rendu compte trop tard de l’ampleur de la situation et se sont retrouvés pris au piège d’une société qu’ils n’ont pas vue péricliter. Mais une résistance parmi les femmes semblent se mettre en place! Lors d’une de leurs promenades, l’héroïne et son binôme, Deglen, ont pour la première fois l’occasion et le courage de se parler. C’est ainsi qu’on apprend que les servantes se rebellent et tentent des actions communes. On reste malheureusement sur notre faim puisqu’elles ne peuvent parler trop longtemps de peur d’éveiller les soupçons.

Cette lecture a été pleine en rebondissements, j’ai beaucoup aimé! Je reste un peu sur ma faim et j’ai donc très envie de reprendre ma lecture où je l’ai laissée…

Avis de Fungi Lumini

On reprend la lecture en plein milieu de l’accouchement d’une des servantes. La scène qui présente ce moment, déjà pas très agréable à la base, est totalement improbable. Au nom de leur « cérémonie » pour que l’enfant soit de la femme qui va l’élever et non de la servante, la femme va faire « comme si » elle accouchait en même temps que la servante. Elle est préparée par les autres femmes comme si elle était sur le point de donner vie. Et pour l’accouchement ce n’est pas mieux : la pièce est étouffante de monde, la servante n’a aucune intimité. Cela exacerbe son rôle de récipient porteur de l’enfant.

« But who can remember pain, once it’s over? All  that remains of it is a shadow, not in the mind even, in the flesh. Pain marks you, but too deep to see. Out of sight, out of mind. »

Durant ces premiers chapitres, l’intrigue principale est encore entrecoupée de flash-backs (réels et inventés) de la narratrice. Je trouvais qu’ils tombaient vraiment au mauvais moment et ralentissaient le rythme du récit inutilement. On y retrouve des souvenirs de Moïra, personnage mystérieux qu’on découvre petit à petit, mais aussi des souvenirs de la mère d’Offred, féministe en son temps.

« Anyway what do I need it for, I don’t want a man around, what use are they except for ten seconds’ worth of half babies. A man is just a woman’s strategy for making other women. »

Après cet épisode commence un drôle de manège entre le mari de la maison (the Commander en anglais) et Offred. Ils se voient le soir en cachette pour discuter et jouer au scrabbles, puis finissent la soirée sur un baiser d’au-revoir. J’avoue ne pas avoir bien compris s’ils étaient en plus amants ou pas. Ce petit jeu pourrait coûter très cher à la protagoniste, alors qu’elle n’en retire pas grand chose à part un peu de compagnie. Encore une fois, c’est très malsain de se dire qu’elle passe du temps avec un homme qu’elle n’aime pas et qui la séquestre avec son accord pour lui faire un enfant, tout ça juste pour ne plus être seule.

« But there must be something he wants, from me. To want is to have a weakness. It’s this weakness, whatever it is, that entices me. It’s like a small crack in a wall, before now impenetrable. If I press my eye to it, this weakness of his, I may be able to see my way clear. »

Dans les derniers chapitres, on commence enfin à entrevoir le début de ce qu’il s’est passé aux Etats-Unis pour en arriver où ils en sont actuellement. Je commençais à désespérer d’enfin savoir et c’est donc avec grand intérêt que j’ai lu cette lente descente aux enfers, avec une population apathique rongée par la peur qui se laisse manipulée par les autorités. J’ai hâte de lire la suite de ce qui a tant bouleversé le pays !

 

Avis de Yuixem 

 (À venir) 

 


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#Marty #Yuixem #FungiLumini

Juste un peu de cendres

918ckkT194LTitre : Juste un peu de cendres

Auteur : Thomas Day

Illustrateur : Aurélien Police

Éditeur : Glénat Comics

Genre(s) : fantastique

Nombre de pages : 128

 

Le monde est en danger. Problème : ils sont les seuls à le voir…
Ashley Torrance, dix-sept ans, a un secret. Elle voit des choses dont les autres n’ont pas conscience. De ses yeux vairons, elle peut déceler la véritable nature de certains individus. Derrière leur apparence humaine se cachent des êtres effrayants liés entre eux par des filins de cendre et comme habités par un feu obscur. Qui sont ces monstres et quel est leur but ? Sur internet, Ash rencontre Bruce et Sunny, des jeunes gens qui partagent le même pouvoir. Ensemble, ils décident de prendre la route pour retrouver un dénommé Pilgrim. Le seul qui semble savoir la vérité.
Entre road-movie à la Stephen King et fable d’apocalypse crépusculaire, Juste un peu de cendres est un récit à la fois violent et mélancolique, formant le miroir de la société de consommation américaine et de la décadence humaine. Après Wika, Thomas Day revient à la bande dessinée et associe sa plume à Aurélien Police, talentueux graphiste et illustrateur qui signe ici son premier album.

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Semaines spéciales Halloween

Everyday is Halloween

Retrouvez ci-dessous toutes nos chroniques classées par année sur le thème d’Halloween lors de la semaine spéciale !

2017

• L’Esprit de Lewis – Acte 1
Dark Museum, #2 Le Cri
Gravity Falls : Journal 3
• Billy Brouillard, Les comptines malfaisantes – coffret 1
• Miss Zombie – Détective décharnée

2016

Dreamworld
Dark Harvest
L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur
Un amour de zombie
La Fabuleuse Histoire de Jack O’Lantern

La Brigade des Cauchemars, #1 Sarah

Festival_5032Titre : La Brigade des Cauchemars, #1 Sarah

Scénariste : Franck Thilliez

Illustrateur : Yomgui Dumont

Couleurs : Drac

Éditeur : éditions Jungle

Genre(s) : BD fantastique jeunesse

Nombre de pages : 56

Tristan et Esteban ont 14 ans et font partie de la mystérieuse Brigade des cauchemars. Créé par le professeur Angus, le père de Tristan, la brigade vient en aide aux jeunes qui n’arrivent pas à se débarrasser de leurs rêves. A l’aide d’une expérience unique, les membres de l’équipe peuvent littéralement entrer dans le cauchemar du patient, afin d’en découvrir la source et de la détruire. 
Esteban a été retrouvé par le professeur Angus dans la forêt, il y a trois ans. Amnésique, il errait sans explication. Le professeur l’a accueilli comme son fils et Esteban fait désormais partie de la Brigade aux côtés de Tristan. 
L’admission à la clinique de la jeune Sarah va bouleverser les deux garçons. Alors même qu’ils sont missionnés pour intervenir dans son cauchemar, le professeur Angus semble leur cacher des informations. Et Tristan est certain d’avoir déjà vu Sarah… mais où ?

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La cité automate

La-cite-automateTitre : La cité automate

Auteure : Cécile Guillot

Illustratrice : Mina M

Éditeur : Miroir aux troubles (collection Dys’fear, adaptée aux enfants dyslexiques)

Genre(s) : fantastique jeunesse

Nombre de pages : 76

Après un accident de la route, Noé se réveille dans un lieu étrange où se dressent de sombres tours aux tic-tac inquiétants…

Le voilà dans la Cité Automate où s’engage alors une course contre la montre haletante, une course contre la Mort.

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La Servante Écarlate – Lecture commune 02

To live is the rarest thing in the world. Most people exist, that is all.

Avis de Marty

Avec cette deuxième partie de lecture, nous entrons vraiment dans le vif du sujet. Depuis le début du roman, l’auteur nous laissait des indices sur le cœur du fonctionnement de cette nouvelle société, mais ce vers quoi ils semblaient mener paraissait presque impossible. Maintenant nous savons exactement ce qu’il s’y passe.

Les femmes encore capables de procréer sont utilisées comme des bêtes reproductrices. Lors d’une cérémonie complètement perverse, tous les habitants de la maison sont invités à entendre des extraits de la bible lus par le commandant. Une fois la lecture terminée, restent dans la chambre le commandant, sa femme et la servante. C’est à ce moment, que le commandant « baise », comme le dit si bien l’héroïne, la servante couchée sur les genoux de sa femme. Ce qui est étonnant dans cet épisode – une fois que l’on est entré dans la logique du livre qui veut que cet acte soit nécessaire à la survie de l’espèce – c’est que la servante ne vit pas cet accouplement comme un viol. Elle dit avoir fait un choix et l’assumer… J’imagine que l’on saura plus tard quels étaient les autres choix qui s’offraient à elle. Quant à l’épouse, son aversion pour la servante est fortement renforcé à chaque cérémonie.

La suite du récit ressemblerait presque à un script cinématographique. En effet, l’histoire est sans cesse entrecoupée de flash-backs ou de projections dans le futur de l’héroïne, comme si nous étions dans sa tête et que nous évoluions au fil de ses pensées. Ce procédé casse peut-être la routine de la progression du récit, mais il a le grand désavantage de le ralentir fortement, ce qui est parfois assez frustrant.

Ainsi, pendant cette lecture, on a des bribes d’informations sur Moira, une amie qu’elle avait à l’université et qu’elle a retrouvé dans le «centre de formation des servantes». On ne sait pas grand-chose sur elle, mais elle n’avait pas l’air résigné à assumer son sort, personne ne sait ce qu’elle est devenue. On en apprend un peu plus aussi sur sa famille: Luke, son mari probablement mort en essayant de fuir la nouvelle société, et sa fille qui avait 5 ans au moment où elles ont été séparées… On ne sait pas grand-chose de sa vie passée, mais comme elle, on ne peut qu’espérer que ces personnes soient encore vivantes, pour garder l’espoir qu’un jour elle puisse sortir de cet enfer.

Après la cérémonie, l’héroïne perd un peu la tête et ressent le besoin de se sentir libre et vivante. Elle s’aventure alors dans la maison de nuit pour essayer de voler un objet qui pourrait plus tard lui rappeler ce moment. C’est là qu’elle tombe sur Nick, le chauffeur du commandant. D’abord, ils se touchent et s’embrassent, comme s’ils avaient tous les deux besoins d’un bol d’amour, de tendresse et de liberté avant de retourner à leur vie. Ensuite, Nick lui donne une drôle d’information: le commandant souhaite la rencontrer, seule, le lendemain soir. On comprend que l’héroïne se trouve dans une situation délicate; elle n’a pas le droit d’être seule avec le commandant ni même de lui adresser la parole, mais théoriquement, le commandant est son supérieur et elle doit lui obéir. Ses possibilités sont donc restreintes, et quoi qu’elle choisisse, elle se mettra en danger…

J’ai donc assez hâte de lire la suite… Que choisira l’héroïne ? Que veut le commandant ? Nick et la servante vont-ils se revoir ? Que sont devenus Luke, Moira et la fille de l’héroïne ? Une issue est-elle envisageable ? Suite au prochain épisode !

Avis de Fungi Lumini

On rentre petit à petit dans le monde de Margaret Atwood. On sait enfin dans cette partie quel rôle occupe Offred dans son foyer. On apprend aussi pourquoi on a besoin d’elle, mais toujours pas pourquoi elle a dû prendre cette place. On assiste à la scène malsaine de la cérémonie et on se demande comment une personne a pu un jour décider d’infliger ça à la servante écarlate et à l’épouse… et surtout pourquoi elles acceptent cette scène d’humiliation !

Les servantes écarlates ont aussi des examens médicaux obligatoires. Le médecin qui s’occupe d’Offred lui fait une proposition, certes indécente et malsaine mais utile, qu’elle pourrait accepter, mais qui signifierait la mort si on découvrait la vérité. Dans cette société, on ne sait jamais vraiment qui est de quel côté… Souhaite-t-il vraiment l’aider ou plutôt la piéger?

« Is that how we lived then? But we lived as usual. Everyone does, most of the time. Whatever is going on is as usual. Even this is as usual, now.
We lived, as usual, by ignoring. Ignoring isn’t the same as ignorance, you have to work at it. »

Le quotidien d’Offred est fait de petits riens, détails qu’elle n’aurait pas remarqué si elle ne restait pas à rien faire toute la journée. Une petite phrase sur un bout de papier trouvé dans sa chambre, un mot sur un coussin alors que toute lecture est interdite, une fleur presque fanée. Des choses insignifiantes qui font pourtant tourner son monde.

J’ai parfois un peu de mal à me situer dans la ligne du temps de ce roman. Il y a les moments présents, mais aussi du passé, ceux qu’elle a passé avec sa famille, avec Moïra ou encore au gymnasium avec les « tantes ». Il y a aussi ce qu’elle imagine. Bref, beaucoup d’instants assez brefs mais mélangés dans la narration qui sont, pour moi, parfois un peu difficiles à combiner.

« But this is wrong, nobody dies from lack of sex. It’s lack of love we die from. There’s nobody here I can love, all people I could love are dead or elsewhere. Who knows where they are or what their names are now? »

Dans le dernier chapitre, une servante écarlate est sur le point d’accoucher. Des choses bizarres se déroulent, car ce n’est pas les médecins mais les autres servantes qui vont l’assister. Elles sont toutes conviées à l’accouchement, ainsi que les épouses. On apprend aussi qu’elle peut mettre au monde un « unbaby » à la place d’un bébé normal, dont on se débarrasserait à la naissance. La femme enceinte ne peut pas savoir avant la naissance de quoi elle va accoucher, car les technologies « anciennes » (l’échographie par exemple) ne sont plus utilisées… Quel monde horrible ! Beaucoup de questions restent encore en suspens et j’ai hâte de continuer ma lecture !

Avis de Yuixem 

Gros coup de coeur pour cette deuxième étape de notre lecture commune ! Je suis littéralement tombée sous le charme de la narration de Margaret Atwood. Comme l’on fait remarquer FungiLumini et Marty, celle-ci est totalement déconstruite, croisant des flash-backs de plusieurs époques différentes à des scènes imaginées ainsi qu’aux actions qui se déroulent au temps présent. Paradoxalement, tout se mélange, tout se distingue et tout semble flou. Suivre ainsi le déroulement des pensées de l’héroïne est des plus réalistes et nous immerge complètement dans le récit. A son image, on ne sait plus où donner de la tête pour ne pas perdre sa propre santé mentale.

Comparé à la série, on se trouve ici dans un récit beaucoup plus intimiste et mettant davantage en avant la perversité de la société imaginée par l’auteure. Et ce qui est le plus dérangeant là-dedans, c’est que l’on imagine facilement notre monde réel pouvoir évoluer vers une telle société, ce qui en exacerbe davantage son horreur !

J’apprécie également que l’histoire prenne son temps pour se développer. Avec cette étape, nous nous sommes bien installées dans cet univers, nous en comprenons davantage les rouages et avons bien cerné la personnalité de notre personnage principal. La prochaine étape s’annonce sans doute un peu plus riche en action avec la séance d’accouchement qui se promet ainsi que le futur rendez-vous entre Offred et le Commandant !


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#Marty #Yuixem #FungiLumini

L’Esprit de Lewis – Acte 1

Couv_312568Titre : L’Esprit de Lewis – Acte 1

Auteur : Bertrand Santini

Illustrateur : Lionel Richerand

Éditeur : Soleil (Collection Métamorphose)

Genre(s) : BD fantastique

Nombre de pages : 72

Lewis Pharamond est un jeune écrivain en plein deuil. Bouleversé par la mort récente de sa mère, il traverse l’Angleterre pour s’installer à Childwickbury, le manoir de son enfance où il espère pouvoir écrire son premier roman d’inspiration gothique. Mais hanté par le chagrin, il n’arrive pas à écrire une ligne…

Bientôt, des phénomènes étranges se produisent… et une nuit, la responsable de ces événements apparaît. Elle se nomme Sarah, fantôme d’une Française à la beauté remarquable. Au fil des jours, Lewis et Sarah apprennent à se connaître, et en échange d’une promesse d’amour éternel, le fantôme offre au jeune homme le don de l’écriture.

Un acte qui ne sera pas sans conséquences pour Lewis…

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