La Horde du Contrevent – Lecture commune 06

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« L’éruption a duré vingt-cinq à trente secondes, guère plus. Ce que j’ai eu peur, mon vif… J’ai cru que nous n’avions pas assez reculé. La ligne de crête a été amputée d’un mètre cinquante. Arval était déjà mort asphyxié avant que la contre-avalanche l’emporte, à cause de la pulvérulence des particules. Il n’a pas eu le temps d’avoir peur, encore moins celui de souffrir… »

Avis de FungiLumini

Après un passage tendu pour traverser un passage étroit et glissant, la Horde se retrouve devant un cratère de neige. Il semble facile à traverser, mais cet endroit s’avère être un volcan de vent, où le souffle violent rend la traversée impossible. J’ai trouvé le fonctionnement du volcan captivant et original : il est régi par un équilibre fragile, que la présence d’un ou plusieurs vifs met à mal. C’est ce déséquilibre qui créé les tempêtes, les avalanches, etc. Pas mal de hordiers y passent, certains de manière tragique, d’autre ridicule. La tension est palpable dans ce chapitre et les actions s’enchaînent. Les chrones sont nombreux, et un de ceux-ci dédoublent deux hordiers ! Un effet qui aurait pu être drôle s’il n’avait pas amené un mort de plus.

L’Extrême-Amont était censé se trouver derrière le volcan, mais c’est une immense plaine déserte que la Horde a devant elle. J’ai trouvé cette partie assez déprimante et ennuyeuse. Les hordiers sont peu nombreux et tous abattu par la déception de ce qu’ils ont découvert. Oroshi apprend aussi à Sov ce qu’elle sait sur le vif. Le sujet est très intéressant en soi, mais à ce moment de l’histoire, on se fiche d’avoir des explications, on veut juste savoir ce qu’il y a en Extrême-Amont et donc cette partie parait extrêmement longue. On apprend qu’Oroshi est enceinte de Sov…et de Caracole ! On sait aussi ENFIN qui était vraiment Caracole !

* Spoiler * La Horde est arrivée. Elle ne trouve cependant qu’une falaise qui donne sur un vide dont on ne voit pas le fond à cause de nuages. Oroshi affirme qu’ils sont arrivés en Extrême-Amont, mais les autres ne veulent pas la croire et décident de longer la falaise pour trouver le chemin pour continuer. Je les comprends tellement ! Arriver à son but ultime et ne rien trouver d’autre que le vide doit être tellement frustrant ! Ils vont devoir affronter la neuvième forme du vent, qui les met face à leurs plus grandes peurs, leurs échecs. Comme Caracole l’avait prédit, il ne reste que Sov au final (et le bébé d’Oroshi, constitué de vent, mais ce n’est pas un membre de la Horde, donc il ne compte pas vraiment), qui marche sans arrêt pour finalement apercevoir un espèce de cerf-volant géant. Il descend le long de ses cordes… et se retrouve en Extrême-Aval ! La boucle est bouclé, mais c’est frustrant après tant d’aventures d’en arriver là. * Fin du spoiler*

En conclusion, j’ai été très contente de lire La Horde du contrevent. Certes, il y avait des incohérences dans l’histoire, l’équilibre entre les moments d’action et de réflexion n’était pas toujours bien dosé, le récit était fort fragmenté et je ne vois toujours pas non plus l’intérêt d’avoir mis les différents points de vue avec des symboles puisque n’importe qui parlait dans les divers passages, mais l’univers et les personnages proposés à eux seuls valent le détour. C’est un nouvel imaginaire et un monde hors du commun et fascinant que Damasio a créé pour nous. C’est un livre unique en son genre et dans la littérature en général. Golgoth reste pour moi le personnage phare de la Horde : malgré son mauvais caractère, c’est grâce à lui que la Horde a atteint son but, grâce à sa folie et à sa détermination. C’est pour moi un personnage incroyable qui restera gravé dans ma mémoire de lectrice !

Avis de Coco

Mais quelle énooooooooorme déception ! Je n’ai même pas envie de m’exprimer tellement je suis déçue – et un peu énervée – mais bon, je vais quand même le faire.

Je ne vais pas re-raconter ce qu’il se passe puisque Fungi Lumini s’en est brillamment chargée^^ Si ça commençait bien avec le premier chapitre de cette dernière partie, les deux derniers chapitres ont littéralement été un calvaire à lire ! Autant pour les explications que pour le peu d’actions auxquelles on a pu assister. Je n’ai pas du tout adhéré à tout ce blabla sur le vif qui vient BEAUCOUP trop tard dans l’histoire et encore moins au destin funeste de la Horde – même si on savait ce qui allait se passer grâce à Caracole.

D’ailleurs en parlant de lui, je n’ai qu’un mot qui me vient : LOL. Bon d’accord, c’est de l’imaginaire, de la fiction et tout mais je-ne-sais-plus-qui a dit qu’« une bonne fiction était réussie quand le lecteur arrivait à y croire », je ne dis pas que le livre est mauvais – pas du tout, au contraire – mais ici, Caracole, ça n’a juste pas de sens ! Personnellement, ça n’a pas pris, et de nouveau quelle déception ! Autre déception : Oroshi ! Je l’ai trouvée vraiment égoïste dans ces derniers chapitres, elle savait tout et elle n’a rien dit, et pourquoi ? Pour s’assurer qu’elle avait bien raison tout en laissant toute la Horde crever et ne rien trouver mais quelle grosse blague ! Sans parler de l’« enfant » qu’elle a eu avec Caracole (oui parce que bon, dire à Sov qu’il est de lui pour épargner ses sentiments alors qu’elle s’en contrefout, ça va deux minutes mais pas 30 pages)… La blague de l’Extrême-Amont, je m’y attendais donc ça va, ça passe même si franchement, j’ai bien envie de dire « tout ça pour ça ». Sorry, je suis un peu remontée mais je n’ai vraiment pas apprécié cette fin.

En conclusion, on va dire que j’ai moyennement apprécié ce livre. J’ai beaucoup aimé le début, les personnages – à quelques exceptions près, oui je déteste toujours Golgoth – ainsi que l’univers créé par l’auteur. Cependant, la fin est trop décevante pour moi et me laisse un goût beaucoup trop amer pour pouvoir affirmer que j’ai vraiment aimé le livre. Dommage.

Avis de Yuixem

Voilà, comme l’a dit FungiLumini, la boucle est bouclée, autant pour nos hordiers que pour nous autres, lecteurs. J’ai personnellement adoré et dévoré les trois derniers chapitres de La Horde du Contrevent. Je n’arrivais plus à m’arrêter, au point de lire en marchant ! Bien sûr, j’ai eu quelques déceptions, mais de manière générale, j’ai beaucoup aimé la fin de cette épopée.

L’épisode du volcan de Krafla fut le plus passionnant car l’action était au centre du récit, et l’on se demandait en permanence comment ils allaient bien faire pour passer. Les morts qui se suivent les uns après les autres sont à la fois stupide, choquante et touchante. J’ai beaucoup apprécié l’espèce de chant mortuaire du vent qui suivait à chaque fois. Je trouvais que cela rendait parfaitement l’image du vif qui s’échappe du corps.

En parlant du vif, j’ai trouvé comme Coco qu’il était plus que temps qu’on ait ces explications, que je trouve toujours très compliquées même après lecture. Le poids de la destinée que pose Oroshi sur les épaules de Sov m’a aussi paru un peu gros. Caracole avait déjà fait sa prophétie depuis longtemps, elle aurait pu prendre le temps de tout enseigner à son amant depuis de nombreuses années. L’histoire de son bébé m’a plutôt surprise également, car à aucun moment dans le roman l’on se rend compte de ce rapprochement entre l’aéromaîtresse et le troubadour. Cela me pose alors une fois de plus la question de ces changements de point de vue, car il faut avouer qu’il n’apporte pas grand-chose au récit. Mais dans ce chapitre, j’ai à nouveau aimé l’apparition des chrones, ces êtres que je trouve fascinant. Enfin, l’éclatement de la véritable forme de Caracole m’a également étonnée et en soi plutôt plue. J’aurais cependant aimé en savoir davantage, comme souvent dans ce roman.

Pour terminer, le dernier chapitre fait bien transparaitre la solitude de Sov et on se demande jusqu’au bout s’il atteindra quelque chose de plus concret. La chute finale est celle que j’espérais donc je l’ai adorée. Leur quête aura donc bien été veine, outre le fait que le scribe aura expérimenté les neuf formes du vent. Malgré tout, j’ai trouvé cela dommage que l’auteur ne rende pas plus impressionnant ou plus touchant le fait que Sov possédait maintenant en lui la plupart des vifs de la horde…  et aussi qu’il ne développe pas davantage l’enfant qui suit son « père » sans se faire réellement remarquer.

Pour conclure, j’ai tout de même apprécié cette lecture. L’univers de La Horde du Contrevent m’a plu et je suis triste de le quitter en refermant ce livre. Les conceptions et la plume de Damassio m’ont également convaincue de son talent d’auteur. Cependant, plusieurs points négatifs parcourent les pages et, de manière générale, j’aurais apprécié avoir plus d’actions, plus d’informations sur des concepts ou sur les gaps de temps qui pouvaient y avoir entre les chapitres, et avoir, enfin, plus de liens avec les différents personnages. Je pense qu’une série de deux ou trois tomes aurait sans doute été un meilleur format pour offrir une histoire complète et satisfaisante en tout point. Malgré tout, je garderai un fabuleux souvenir de cette lecture commune !

 » – Je ne sais pas ce que vous affronterez. Vous seuls le saurez. Je ne le sais même pas pour moi. Les aerudits affirment que la neuvième forme est l’envers de la quête. Sa doublure intime. Elle est ce que vous avez fui, conjuré, à force d’énergie et de combats, votre vie durant. »


Les blogs qui participent 

Voyages imaginaires

A touch of blue Marine

Lectoplum

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂

#Yuixem #FungiLumini #Coco

Calendar Girl – Avril

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Titre : Calendar Girl – Avril 
Auteur : Audrey Carlan
Editeur : Hugo Roman
Genre : romance érotique
Nombre de pages : 155
Mots-clés : sport, baseball, romance, escort-girl, sexualité, cancer, amitié

Quatrième de couverture

Le premier contact avec Mason Murphy est assez rude ! Le joueur phare de l’équipe des Red Sox est un véritable goujat. Mais il ne connaît pas encore le caractère bien trempé de Mia qui va rapidement le faire changer d’attitude.
Un mois entourée des joueurs de son équipe de base-ball favorite, Mia est aux anges. Pourtant, son bonheur va être entaché d’une mauvaise nouvelle. Pourra t-elle surmonter cette déception ?

Mon avis

Il était temps que je commence et termine ma lecture de l’opus d’avril de Calendar Girl pour rester dans les temps :p Ayant bien aimé l’épisode précédent, je me demandais avec beaucoup de curiosité ce que l’auteur nous avait préparé pour celui-ci !

Ce mois-ci, Mia est de sortie à Boston avec le célèbre joueur de baseball Mason Murphy. Sa nouvelle mission : incarner la petite amie officielle et redorer l’image de son client. Mason lui semble plutôt antipathique au premier abord. Heureusement, Mia découvrira au fur et à mesure les bons côtés du sportif et surtout son secret inavoué. Le jeune homme, bien que sous le charme du corps de notre héroïne, n’a en réalité d’yeux que pour sa manager, Rachel. Mia, qui mettra son plaisir de côté, s’adonnera avec beaucoup de plaisir à aider les deux amoureux, tout en soutenant son nouvel ami dans ces sorties publiques.
Alors que dire sur ce quatrième tome… J’ai trouvé qu’il était un peu dans la même veine que le précédent. Mia aide davantage son nouveau client dans ses propres histoires d’amour plutôt que d’en vivre une avec lui. Bien que cela ne m’ait pas déplu, je m’attendais plus à des joutes verbales et physiques pleines de passion quand j’avais lu la mise en bouche de l’opus d’avril. Le fantasme du bad boy, de l’homme violent qui cache en lui un cœur sensible… eh ben non, rien de tout cela ! Juste un sportif macho qui ne possédait pas une personnalité très intéressante. Du coup, je me suis plutôt ennuyée dans ce tome-ci.
Je n’ai pas trop apprécié le personnage de Mason qui ne voit les femmes que comme des objets sexuels. Au contraire, Rachel m’a plue. Beaucoup plus terre à terre, sérieuse et aimante dans ses relations, j’ai adoré ses réponses aux commentaires de Mia, qui soutenait également l’image que donnait le sportif de la femme. J’ai donc trouvé la relation Rachel-Mason assez clichée : le bad-boy et la fille sage. Si celle-ci est un peu mignonne, je ne l’ai pas trouvée plus attendrissante que cela, ne comprenant pas trop pourquoi Rachel était attirée par ce personnage. Du côté de Mia, la jeune femme semble enfin se rendre compte de la relation plutôt complexe qu’elle entretient avec Wes, d’amis plus si affinités mais qui ont des relations avec d’autres personnes en dehors. Un petit choc pour la jeune femme que j’ai trouvée très naïve sur le sujet et un peu stupide.
D’autre part, je me questionne sur le monde médiatique dans lequel elle évolue. Après s’être fait voir au bras d’un réalisateur de films, d’un grand artiste, d’un patron de chaine de restaurants et enfin d’un sportif de haut niveau, les journalistes ne se rendent-ils pas compte que Mia est partout, chaque fois à un mois d’intervalle ? Enfin, c’est sans doute trop se torturer l’esprit, me direz-vous.
Un quatrième tome qui ne m’a donc pas autant plu que le premier et le troisième, mais que j’ai tout de même préféré au deuxième… je crois :p Quoi qu’il en soit, j’attends toujours le prochain tome avec impatience – je ne devrai d’ailleurs pas attendre longtemps – qui semblera sortir un peu du schéma tel qu’il se présentait jusqu’à maintenant.

Citations

« -Salut beauté.

Ce sont les premiers mots qui sortent de sa bouche – qui au passage, est terriblement sexy. Dommage que ses paroles et la façon dont ses yeux me reluquent des pieds à la tête me fasse bouillir…de rage. Adossé à sa limousine, Mason Murphy porte des lunettes de soleil d’aviateur, ses cheveux sont châtain foncé avec des reflets roux, et son sourire en coin fait sans doute fondre les culottes de ses fans. Heureusement pour moi, je suis désormais habituée à être entourée de mecs canons.

Je lui tends la main, et il m’étudie en remontant ses lunettes sur sa tête, révélant de magnifiques yeux verts.

-Quoi, tu m’embrasses pas ? »

« Je sais désormais qu’il est important de prendre des risques pour trouver son bonheur et que bien trop de gens se laissent piéger par la routine en pensant que leur vie ne peut s’améliorer, même quand ils ont conscience de ne pas être heureux. »

Conclusion

Calendar Girl – Avril ne fut donc pas aussi divertissant que je ne l’avais imaginé. J’ai eu l’impression plus d’une fois dans ce tome de ressentir une mise en avant de la femme comme objet sexuel, chose qui m’a gênée. Les personnages, de manière générale, m’ont semblé plus creux et stupides cette fois-ci également. Enfin. C’est une déception pour cette fois, mais j’ai toujours envie de lire la suite. On peut donc dire que l’auteure et l’éditeur ont réussi leur pari de prendre en haleine les lecteurs de cette série !

Effroyable porcelaine

porcelaine_prevTitre : Effroyable porcelaine

Auteur : Vincent Tassy

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : jeunesse fantastique

Nombre de pages : 189

Mots-clés : poupée, fantôme, château, étrange, hantise, amitié.

Sibylle Delombre est une collégienne ordinaire. Enfin, si l’on considère qu’il est ordinaire de décorer sa chambre avec des ossements, des peluches chauves-souris, des schémas de dissection et des grimoires. Oui, Sibylle aime bien l’étrange et le mystère. Ainsi, elle a de quoi se réjouir lorsque sa mère lui propose de l’accompagner pour débarrasser un vieux château. Mais tous les objets bizarres qu’elle rêvait d’y découvrir ne sont rien en comparaison de la splendide poupée en robe noire, aux cheveux argentés comme un clair de lune, qu’elle trouve dans une chambre et qu’elle s’approprie aussitôt, séduite par sa beauté vénéneuse. Et si les cauchemars qui se mettent alors à hanter les nuits de Sibylle avaient un lien avec elle ? Et si cette poupée, aux yeux violets, au regard aussi triste que cruel, n’était pas inoffensive ? Quel terrible secret renferme l’effroyable porcelaine ?

Mon avis

Je ne sais pas ce qui m’a le plus fait craquer pour ce livre : le fait que Mina M l’ait illustré ou que Vincent Tassy l’ait écrit. Bref, je devais l’avoir et le lire au plus vite ! Il s’agit du premier ouvrage de la nouvelle collection jeunesse des éditions du Chat Noir chatons hantés, à l’ambiance sombre et aux thèmes gothiques, proches de l’étrange et de l’horreur (épouvante très soft quand même, puisque cette collection est destinée à un public de 9-12 ans :p ).

Sibylle aide sa maman, déménageuse/ dénicheuse de trésor, a vidé un vieux château. Elle y découvre une poupée à la peau de porcelaine, aux yeux violets et à la peau pâle, habillée d’une belle robe noire. Elle tombe littéralement sous le charme de l’objet. Après cette trouvaille, les événements étranges se succèdent : la poupée change de place, Sibylle entend une mélodie dans sa tête, elle fait des cauchemars. Et si tout était lié à cette envoûtante poupée? Avec son meilleur ami Philémon, Sibylle mène l’enquête !

Le livre se déroule sur deux temporalités : dans le présent avec Sibylle, Philémon et la poupée et dans le passé avec Ophélia et la poupée. La plume de Vincent Tassy est toujours aussi belle et envoûtante. J’ai adoré cette histoire, mais j’ai tout de même préféré les parties dans le passé, que j’ai trouvées plus personnelles, plus poétiques.

On retrouve dans ce récit des thèmes qui sont chers à l’auteur et qu’il met déjà en avant dans ses autres créations : des éléments flagrants, comme le personnage de la poupée qu’on trouve dans la nouvelle Malvina Moonlore, mais aussi d’autres aspects, moins évidents, présents dans Apostasie et Mademoiselle Edwarda. Comme vous pouvez vous en douter, la poupée que Sibylle trouve ne va pas rester longtemps à sa place. Le côté horreur de l’histoire est bien présent et vous donnera quelques frissons, sans être excessif. Après, il ne faut pas être arachnophobe ou avoir peur de voir vos jouets s’animer tard le soir. :p

La protagoniste, Sibylle, est un personnage dans lequel je me suis retrouvée. Elle aime tout ce qui est étrange, bizarre. Elle préfère la nuit au jour, l’hiver à l’été. Elle aime les choses brisées, car c’est cette différence qui les rend belles. Et si elle a pu devenir ce qu’elle est aujourd’hui, c’est grâce à sa mère qui, sans l’encourager dans son caractère, n’a jamais non plus essayé de la changer. C’est une très belle relation qui unit les deux femmes.

J’ai été étonnée que Sibylle n’y connaisse pas grand-chose en hantise et possession. C’est pourtant la base quand on aime le surnaturel. 😀 C’est son meilleur ami Philémon qui lui apprend tout sur le sujet. Là aussi, l’auteur a mis en place une très belle amitié, où les deux jeunes s’acceptent tels qu’ils sont. Ils n’ont pas besoin d’avoir plein d’amis différents, tant qu’ils sont là l’un pour l’autre, ils savent que tout ira bien. Je ne vais pas vous parler d’Ophélia pour vous laisser le plaisir de découvrir ce personnage incroyable au fil des pages. 🙂

Si la plume de Vincent est magique, les illustrations de Mina M le sont tout autant ! Déjà, la couverture est absolument sublime. Elle représente la poupée et l’ambiance du livre à merveille, dans les moindres détails. Ensuite, le livre est parsemé d’une dizaine de dessins noir et blanc de l’illustratrice, montrant tour à tour des endroits et des personnages. Dans une ambiance sombre gothique, elle dépeint les scènes importantes du texte avec finesse et beauté. On a l’impression de se retrouver dans un étrange monde enchanté et c’est ce que j’adore avec Mina M : elle nous fait rêver, de sombres songes, plein d’élégance et d’émotions.

La révélation finale fut une totale surprise pour moi et je l’ai adorée. J’ai apprécié le fait que Mina M parvienne à garder le mystère dans ses dessins jusqu’à l’illustration finale. Malgré le fait qu’on n’est peut-être pas comme tout le monde, il ne faut pas essayer d’être quelqu’un d’autre pour plaire. Ce qui compte, c’est de s’aimer soi-même, pour ce qu’on est. J’ai failli verser une petite larme à la fin tellement l’auteur nous prend dans son récit et nous démontre encore une fois la profondeur des liens qui unissent ses personnages. Ce livre comporte une très belle leçon à apprendre aux enfants : ils ont le droit d’être différents et d’être acceptés et aimés comme tel !

Citations

« Les vieilles poupées sont effrayantes parce qu’on ne sait pas trop où elles ont traîné, ni ce qu’elles ont vu. Que diraient-elles, si elles pouvaient parler? Avec leurs yeux figés bordés de cils arachnéens, leur air trop innocent pour être honnête et leurs robes surchargées, elles ont tout pour mettre mal à l’aise, et sans oser se l’avouer, les gens craignent ce qu’elles savent des ténèbres. »

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« Quand on n’a plus rien d’autre que la tristesse, tout ce que l’on peut faire, c’est la transformer en poésie, tu ne crois pas? »

Conclusion

Ce livre a été un véritable coup de cœur : des illustrations magiques de la très talentueuse Mina M, un texte poétique et envoûtant mêlant passé et présent, un mystère autour d’une poupée possédée, une ambiance sombre qui fait frissonner, avec de très belles valeurs : soyez vous-même, même si ça ne plait pas à tout le monde, car c’est ce qui vous rendra heureux !

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#FungiLumini

#53 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

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Après mon retour dans notre belle Belgique, j’ai eu un peu de mal à me remettre à la lecture… Trouver du temps, surtout dans ma tête, fut plus dur que je ne l’aurais pensé. Surtout que j’ai aussi retrouvé ma ps4 qui me faisait des yeux doux pour que je joue avec elle… :p Un autre univers qui me passionne également et dont je vous parlerai peut-être un jour à l’occasion 😀

Sur ce, découvrez quels sont les livres qui se sont invités dans ma vie récemment !


Ce que j’ai lu

J’ai renoué avec les mangas depuis que je suis rentrée ! J’ai hâte de vous parler de ces deux lectures-ci et des suivantes qui m’attendent sur ma table de chevet !

Comme il existe déjà des chroniques sur Adulthood is a myth et Petit pays, je n’en écrirai donc pas. Mais tout comme #FungiLumini, j’ai adoré la bande dessinée de Sarah Andersen, que je suis sur tous les réseaux sociaux :p Par contre, je n’ai pas autant été enchantée par le roman de Gaël Faye que #Coco. Si vous désirez en discuter, n’hésitez pas à me le faire savoir 😉

Mon amour, et Monsieur Origami ont également été deux lectures, certes courtes, mais terriblement marquantes ! Des chroniques à venir prochainement… j’ai du boulot !

Enfin, j’ai malheureusement décidé d’abandonner Edwenn. Bien que j’aimais le style de l’auteure et son univers, je n’ai pas réussi à me lier aux personnages et à l’aventure qui se créait autour d’eux. Je suis donc déçue de cette lecture malgré toutes les très bonnes critiques que j’avais pu lire sur la toile… Enfin, on ne peut pas tout aimer me direz-vous !

Ce que je lis

La chronique de Calendar Girl – Avril arrivera cette semaine, histoire d’être à jour dans les titres :p

Nous terminons également ce vendredi la lecture commune de La Horde du Contrevent ! N’hésitez pas à venir découvrir mon avis sur l’avant-dernière échéance pour laquelle j’étais en retard :p

J’essayerai également de reprendre mon recueil de nouvelle Une femme nommée Shizu, pour lequel j’avais perdu beaucoup d’intérêt le mois passé…

Ce que je lirai

J’ai eu l’occasion de passer dans les librairies de ma ville et mon passage n’a pu que laisser certaines marques derrière lui :p Ma PAL s’est donc bien allongée récemment ! De plus #FungiLumini m’a également prêté quelques livres qui me donnent encore du travail ! Heureusement que ce n’est jamais une corvée de lire :p

C’est ainsi, que je n’ai pour l’instant aucune idée de ce que je lirai par la suite…

Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


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→ Frigiel et Fluffy, tome 2 : Les prisonniers du Nether

Trolls et Légendes 2017

→ Journal d’un vampire en pyjama

American Gods – lecture commune 01

→ Rusalka

Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (3/10)

Bonne semaine à tous et à toutes !

#Yuixem

Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (3/10)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : La clé d’argent des contrées du rêve

Éditeur : éditions Mnémos 

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Nouvelle : De Kadath à la Lune

Auteur : Raphaël Granier de Cassagnac

Résumé : le narrateur quitte Kadath pour retrouver son amour perdu.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉 Cette semaine, je vous présente la bière de ma ville !

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La communauté étudiante de Gembloux a la particularité de commercialiser sa propre bière. Une équipe de six jeunes, beaux et forts étudiants sont en charge de la « Bière de l’Abbaye de Gembloux ».

Ce divin nectar est une bière ambrée à 8% alcool/vol. Elle est vendue en bouteilles de 75 cl, 33 cl et même en fût (15 l). Elle est brassée par la brasserie Lefebvre avant d’être amenée au sein de la Faculté de Gembloux où elle est stockée. Elle est ensuite vendue aux étudiants ou aux grandes surfaces et petits commerces de Gembloux.

Naturelle et sans colorants, la Bière de l’Abbaye de Gembloux est brassée selon une méthode ancestrale, avec les meilleurs malts et houblons, elle refermente dans sa bouteille. Lentement mais sûrement, le dépôt de levure se forme. Il est la preuve de la richesse et de la qualité de cette bière au goût exceptionnel.

Qu’elle soit fraîche, aux environs de 5°, ou légèrement chambrée, vers 10°, servez-la dans son verre et laissez la mousse s’épanouir généreusement, éclatante de tous ses parfums…


De Kadath à la Lune est la plus courte nouvelle du recueil : elle fait seulement 5 pages ! Sa troisième page est ornée en arrière-plan d’une Lune géante. Le narrateur part de Kadath et parcoure les contrées du rêve pour retrouver son amour perdu.

Je n’ai pas particulièrement apprécié cette nouvelle. Je pense que je manque encore de culture Lovecraftienne pour en comprendre tous les aspects. J’ai pour le moment lu la plupart des nouvelles de Lovecraft concernant les contrées du rêve, mais il me reste la Quête Onirique de Kadath l’inconnue à lire, qui est quand même un gros morceau. :p

Quand le narrateur voyage dans les contrées du rêve au début du texte, j’ai eu l’impression que l’auteur nous faisait une liste de tous les lieux et personnages qu’il connaissait dans l’univers Lovecraft. Je n’ai pas découvert ses lieux étranges, j’ai l’impression de les ai juste effleurés, puis d’avoir passé mon chemin et cela m’a un peu frustrée.

Ce texte m’a un peu rappelé la nouvelle Le bateau blanc de Lovecraft, avec ce personnage qui quitte son village pour voyager sur un bateau avec un inconnu et qui découvre des villes plus merveilleuses les unes que les autres, mais qui veut toujours aller plus loin, pour voir des choses encore plus extraordinaires. Il finit par revenir à son point de départ, plus mal qu’avant et sans espoir de retour dans les contrées qu’il a tant aimées. C’est exactement pareil ici : le narrateur quitte sa place de choix pour retrouver son amour perdu qu’il idéalise. Il va toujours plus loin pour la récupérer, mais finit privé de contrées du rêve, condamné à errer dans la réalité.

À partir du moment où on se trouve dans la réalité, je n’ai plus trop compris ce qu’il se passait. Le protagoniste cherche toujours son amour, mais c’est une ombre qu’il trouve. Je n’ai pas du tout compris la fin de la nouvelle non plus. :/ Le texte est signé l’Innomé, mais je n’ai pas encore rencontré ce personnage et n’y ai pas trouvé de lien avec un autre texte de Lovecraft… Si quelqu’un peut m’aider à comprendre tout ça ou du moins m’aiguiller vers les textes de référence, je suis preneuse !

Extrait

« Je n’aurais jamais dû quitter Kadath. Jamais. Je te le dis. Jamais. Jamais je n’aurais dû quitter Kadath. Quelle folie me prit ce jour-là, d’embarquer sur la nef du capitaine Omen, au port du Bout du Monde? Que ne restai-je plutôt en plein essor, au faîte de mon éminence? Pourquoi quittai-je mes rêveurs, de plus en plus nombreux? »

Conclusion

Une nouvelle très (trop?) courte, une énumération de lieux et de personnages de Lovecraft sans se plonger dans l’univers, un retour à la réalité brutal et une fin que je n’ai pas trop comprise, cette nouvelle ne m’a pas convaincue. :/

pas convaincue

Nouvelle 3/10

#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

  1. Urjöntaggur par Fabien Clavel
  2. Le rêveur de la cathédrale par Sylvie Miller et Philippe Ward

Rusalka – L’Esprit du Lac

rusalka-couvertureTitre : Rusalka

Auteurs : Alain Poncelet/ Michel Stiakakis

Illustrateur : Alain Poncelet

Coloriste : Valérie Reniers

Genre(s) : BD fantastique

CD (vendu séparément) enregistré chez Noise Factory studio et produit par FYB Records

Éditeur : NewMoon

Nombre de pages : 48

Mots-clés : lac, esprit, amour, meurtre, Pologne.

 

Mon avis

Après avoir adoré l’univers sombre et poétique d’Omega-Thanatos, je ne pouvais que me laisser tenter par le nouveau projet transmédia d’Alain Poncelet, Michel Stiakakis (guitariste de Skeptical Minds) et Karolina Pacan (chanteuse de Skeptical Minds) : Rusalka – L’Esprit du Lac. Comme pour Omega-Thanatos, il s’agit d’une bande dessinée accompagnée d’un CD. L’ouvrage raconte l’histoire d’une légende polonaise. L’originalité de ce projet se trouve dans l’union du dessin, du texte et de la musique, puisqu’un disque accompagne le livre et nous entraîne dans une ambiance celtique, guidée par des chants en polonais.

Je ne connaissais pas du tout la légende de Rusalka avant d’ouvrir cette bande dessinée. Une jeune femme – esprit maudit associé au lacséduit les hommes s’approchant un peu trop près de l’eau. Elle leur donne son amour, mais finit toujours par les dévorer. Sa soif de violence et de sang gagne à chaque fois, jusqu’au jour où elle rencontre la perle rare, celui qui va tout changer. Si ce livre nous fait découvrir l’histoire de Rusalka, on y fait également un beau voyage dans le passé de la Pologne, pays peuplé de sirènes, de dragons et de vaillants chevaliers.

J’ai adoré les illustrations. Elles sont la plupart du temps dans les tons bleus de l’eau, mais se teintent de rouge lorsque Rusalka se repaît de ses victimes. Si l’esprit du lac parait parfois maléfique, elle semble aussi douce et envoûtante, ce qui la rend attachante. On sait que ce qu’elle fait est mal, mais on ne lui en veut pas vraiment, on voudrait juste pouvoir trouver une solution pour la délivrer de sa malédiction. C’est un personnage que l’illustrateur maîtrise parfaitement, que ce soit sous sa forme apaisée ou tourmentée. Elle est d’une beauté sombre et féerique. J’ai adoré la dynamique que sa chevelure donne à l’ensemble des dessins et les effets graphiques qu’elle entraîne.

Si Rusalka est une mangeuse d’hommes (au sens littéral comme au figuré :p ), vous vous doutez qu’il y aura des scènes de sexe. J’ai trouvé ces représentations sensuelles et captivantes. On reste toujours dans la poésie et jamais dans le vulgaire. Même chose pour ce qui est du sang et de la violence : on ne tombe jamais dans l’excès. Tout est mesuré et donne un tout harmonieux et très esthétique. J’ai beaucoup aimé la fin de l’ouvrage, mais je me demande si la légende de Rusalka se finit vraiment ainsi ou si c’est une interprétation des artistes.

La musique associée à la bande dessinée colle parfaitement à l’univers de Rusalka. À la fois calmes et paisibles, les sonorités celtiques nous emmènent dans un passé lointain, au cœur de l’imaginaire polonais. Le seul petit regret que j’ai, c’est que les chants soient tous en polonais. Cela donne un cachet original et unique à ce projet, mais j’aurais aimé entendre la légende contée en français ou en anglais, pour pouvoir en apprécier chaque aspect, et pourquoi pas la transmettre à mon tour. J’espère avoir bientôt l’occasion de voir ce projet sur scène !

Citations

« Un mythe, une légende… Une histoire racontée en Pologne depuis la nuit des temps… Une fille noyée, un spectre maudit. Un fantôme condamné pour l’éternité. »

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Conclusion

Un nouveau projet original mêlant illustrations, textes et musique, une légende polonaise revisitée, un personnage principal mystérieux, sensuel et envoûtant, une musique qui nous fait remonter le temps et qui accompagne parfaitement le tout. Je recommande grandement ce livre-CD !

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#FungiLumini

Bonus

J’ai eu la chance de rencontrer Alain Poncelet à Trolls et Légendes, et il m’a fait une magnifique dédicace à l’aquarelle !

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Bonus 2

Si vous voulez découvrir l’univers musical de Rusalka, en voilà un petit extrait 🙂

American Gods – Lecture commune 01

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Avis de Marty

J’ai beaucoup aimé la première partie de ma lecture d’American Gods ! L’auteur nous balade encore beaucoup, ce qui fait qu’en tant que lecteur, on ne comprend pas encore tous les aspects de l’intrigue, mais de manière générale, ma curiosité a été piquée et j’ai hâte d’en apprendre davantage et de découvrir le premier épisode de la série.

Dans ces premiers chapitres, on fait la rencontre du personnage d’Ombre. Après plusieurs années en prison, il est maintenant à l’aube de sa libération. De nature méfiante, il a le pressentiment que quelque chose de mauvais va lui arriver et de fait, à quelques jours de sa remise en liberté, sa femme décède. Il est donc libéré plus tôt pour qu’il puisse assister à son enterrement.

Comme le premier chapitre est ponctué de flashbacks, on a déjà bien pu se familiariser avec le petit couple :

«Ce soir-là, il l’avait embrassée – un baiser au daiquiri – et il n’avait plus jamais eu envie d’embrasser quelqu’un d’autre.»

J’ai eu de la peine en lisant les lignes de l’annonce de sa mort… Ombre a l’air d’être un homme bon et aimant, même si l’on apprend qu’il est en prison pour cause de braquage et je trouve ce personnage très attachant.

Il part donc de prison et monte dans un avion pour rejoindre sa ville. A cause de turbulences, son avion est dévié et il doit prendre un autre, avion à bord duquel il fait la rencontre de Voyageur. Dès qu’il le rencontre il s’en méfie et pour cause, cet homme semble déjà tout connaître de lui avant même de l’avoir rencontré. Il lui propose alors de travailler pour lui, sans lui dire exactement de quel genre de travail il s’agit. Se sentant agressé par ce personnage étrange, Ombre descend de l’avion plusieurs arrêts avant le sien (je ne savais même pas qu’il existait des avions qui faisaient plusieurs escales…) et il décide de poursuivre sa route en voiture. Lorsqu’il fait arrêt dans un restaurant d’autoroute, il tombe à nouveau sur Voyageur qui semble l’avoir suivi.

Voyageur lui fait alors des révélations étonnantes : sa femme serait morte dans un accident de la route, à bord de la voiture de son meilleur ami, Robbie. Il appuie même ses propos par un article issu d’un journal local. Assommé par la nouvelle et sachant qu’il ne pourrait pas retravailler dans la salle de sport de son ami après sa mort, il accepte sur un coup de tête de travailler pour Voyageur en tant que garde du corps à condition de ne rien faire d’illégal. Dans ce même restaurant il fait la rencontre d’un leprechaun avec qui il se bat et qui lui donne une mystérieuse pièce en or…

Le lendemain il se rend à l’enterrement de sa femme, Laura, et y rencontre Audrey, la femme de Robbie et meilleure amie de sa femme. Il apprend alors que Laura et Robbie avaient une liaison et qu’ils sont morts parce qu’elle avait voulu lui faire une gâterie au volant… pas très glorieux comme façon de mourir ! Pourtant, Ombre garde son calme et rend hommage à sa femme en lui offrant la pièce en or qu’il avait gagné la veille.

En retournant à sa chambre d’hôtel après l’enterrement, il se fait agresser par un homme rondouillet qui semble en vouloir à Voyageur… Mais la soirée ne s’arrête pas là puisqu’il reçoit la visite de sa femme morte dans sa chambre ! Elle semble être revenue grâce à la pièce en or qu’il lui avait donnée et a tenu à lui expliquer sa liaison avec Robbie et lui demander pardon… De nouveau Ombre semble accepter ce qu’elle lui dit sans s’énerver mais en étant tout de même surpris par son apparence macabre.

Le lendemain, Ombre et Voyageur quittent la ville et se rendent à Chicago où ils rencontrent Czernobog et les sœurs Zorya. Voyageur semble vouloir convaincre Czernobog de le rejoindre dans une mission, mais en tant que lecteur, on ne sait toujours pas de quoi il en retourne ! Grâce à un pari, Ombre parvient à le convaincre de les rejoindre mais cela a un prix : il doit le laisser lui mettre un coup de marteau mortel sur la tête à la fin de leur mission… Cette même nuit, il fait la connaissance d’une des sœurs Zorya qui lui confie une pièce d’argent pour le protéger.

A la fin de chaque chapitre, on fait aussi la rencontre de personnages fantastiques, comme Bliquis, la mangeuse d’hommes; Odin, dieu protecteur des normands; Essie, anglaise exilée en Amérique et croyant aux lutins,… Je ne comprends pas encore très bien le rôle que ces histoires sont censées jouer dans le récit global, mais j’ai hâte de l’apprendre !

Je suis donc pressée de lire la suite de l’histoire pour savoir de quoi la mission dont parle Voyageur sera faite mais aussi pour en apprendre davantage sur ce personnage étrange…

Avis de Fungi Lumini

Après avoir vu le trailer de la série American Gods, je n’avais qu’une envie, me jeter sur le livre ! L’univers de Neil Gaiman semblait à la fois intrigant, dangereux et magique. J’avoue que ce qui m’a le plus plu, c’est le caractère et la folie qui débordaient de chaque personnage. Je lis le livre en anglais, donc j’espère qu’on s’y retrouvera facilement. Quand je vois par exemple que le nom du personnage « Wednesday » a été traduit par « Voyageur » en français, j’ai un peu peur…

Shadow est en prison, pour un braquage, dont la raison nous est encore inconnue. Quand il en sort, il apprend que sa femme vient de mourir. Dans l’avion qui le ramène chez lui, il croise (même si on se doute que ce n’est pas un hasard) Wednesday qui lui propose du travail – job dont on ne connait pas vraiment la nature. Le personnage de Shadow m’a étonnée dès le départ. Quoi qu’il se passe autour de lui, il reste calme, prend les choses avec philosophie et laisse la colère aux autres. Au premier abord, il semble dénué d’émotions (par exemple, il ne pleure pas quand on lui annonce que sa femme est morte, alors qu’ils avaient l’air très amoureux), mais plus on avance dans l’histoire et plus on se rend compte que c’est une façade et qu’il est plus intelligent qu’il n’y parait. Je me demande s’il va craquer à un moment et partir en mode détraqué, comme les personnages qui l’entourent. :p

J’ai adoré les dieux qu’on a rencontré jusqu’à maintenant, avec une préférence pour Mad Sweeney, un Leprechaun tout droit importé d’Irlande, assoiffé de violence gratuite et d’alcool. On a du mal à savoir si Shadow sait à qui il a affaire ou s’il fait juste son boulot sans poser de questions. Wednesday est en train de mettre ses pièces sur l’échiquier et j’attends avec impatience de connaitre la suite de son plan ! Le rôle d’autres personnages, comme la femme de Shadow ressuscitée d’entre les morts, reste encore mystérieux.

J’ai beaucoup aimé les petits intermèdes à la fin de certains chapitres, qui nous décrivent comment les croyances sont arrivées en Amérique et comment elles perdurent avec le temps. On y découvre à chaque fois une autre époque, de nouveaux personnages et surtout une nouvelle divinité et les rites qui lui sont associés. J’ai trouvé le tout très instructif en restant divertissant et passionnant.

Il faut quand même que je vous dise que j’ai été choquée par une des scènes/interludes de ce livre. Oui, moi, choquée ! 😀 Désolée si je vous spoile, mais je dois le mentionner au cas où ils le montreraient dans la série : alors que ce qui semble être une prostituée fait l’amour avec son client, elle lui demande de la vénérer. À partir du moment où il le fait, il prend son pied comme jamais, mais après l’orgasme, il se retrouve à moitié avalé par le vagin de la prostituée ! Oui, avalé. Et elle finit tranquillement d’engloutir son « repas » et s’endort, comme si tout était normal. :p Une scène que je n’aurais jamais cru lire, mais qui m’a plu par son originalité et énormité.

Comme vous vous en doutez avec cet avis, j’adhère totalement à l’univers American Gods et je n’ai qu’une envie, continuer cette lecture qui va nous emmener, je le sens, sur des sentiers étranges et funestes.


« There was a woman sitting on the side of his bed. He knew her. He would have known her in a crowd of a thousand, or of a hundred thousand. She sat straight on the side of his bed. She was still wearing the navy-blue suit they had buried her in.
Her voice was a whipser, but a familiar one. « I guess, » said Laura, « you’re going to ask what I’m doing here. » »

Les blogs qui participent 

A touch of blue Marine

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

#Marty #FungiLumini

Journal d’un vampire en pyjama

vampire-pyjamaTitre : Journal d’un vampire en pyjama

Auteur : Mathias Malzieu

Éditeur : Albin Michel

Genre : récit de vie, autobiographie

Nombre de pages : 240

Prix : Prix France Télévisions – Essai de 2016

Mots-clés : maladie, sang, chanteur, hôpital, journal, Dionysos

Quatrième de couverture

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à signaler que je n’ai pas été attirée par ce livre à cause de son auteur mais bien grâce à son sujet. Cela dit, j’ai vraiment aimé lire ce journal.

Tout commence en 2013, lorsque Mathias Malzieu, pâle comme un fantôme, se sentant fatigué et éreinté décide de faire des analyses afin de savoir ce qui pourrait provoquer cet épuisement. Les résultats ne tardent pas et malheureusement, ils ne sont pas bons, ils sont même très mauvais. Les médecins lui découvrent une aplasie médullaire idiopathique désigné sous le si bel acronyme AMI. Ses globules rouges, blancs ne cessent de diminuer et ses plaquettes ne sont pas en reste puisqu’elles suivent le même chemin. On se retrouve donc directement au cœur de la maladie avec Mathias qui doit passer examen sur examen puis qui va devoir subir le traitement pouvant le guérir.

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié suivre le récit de Mathias qui nous confie ses angoisses, ses peurs, ses questionnements mais aussi ses moments de joie et de bonheur quand les nouvelles – et même les plus banales – sont positives. Au début du livre, les symptômes évoquent surtout un anémie, j’avoue que je me suis pas mal reconnue dans ce qu’il racontait, ce qui m’a fait beaucoup sourire (même si ce n’est pas drôle tous les jours). Plus généralement, j’ai également aimé les thèmes évoqués (certes de manière logique dans la succession du récit) notamment la greffe. En effet, je trouve que c’est un sujet qui n’est que peu abordé et pourtant tellement important mais en même temps, qui est aussi tragique. Cela nous pousse à la réflexion à la fois sur notre propre existence mais aussi sur l’impact qu’on peut avoir sur celle des autres.

Le style de l’auteur est à la fois intense, poétique et humoristique. On ne peut que se retrouver embarquer dans l’histoire et la vivre comme si elle arrivait là maintenant. Les émotions sont particulièrement bien transmises, si bien que l’on s’inquiète avec lui et son entourage mais l’on se sent également soulagé quand des solutions sont trouvées (alors qu’on sait très bien qu’il s’en sort^^).

Citations

« Je viens de traverser l’enfer en stop. Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer. »

« Désormais j’aurais besoin du sang des autres pour vivre. C’est officiel, je suis devenu un vampire. »

Conclusion

Je recommande vivement ce livre à tous ceux, non pas qui veulent en savoir plus sur cette maladie, mais qui recherchent un réel récit de vie émouvant et qui vous prend aux tripes. S’il est vrai que certaines références sont un peu obscures si l’on ne connait pas les écrits précédents de Mathias Malzieu, je pense que l’on peut tout de même aborder ce livre sans trop de soucis et en ressortir avec une vision différente des choses et de la vie en général.

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#Coco

Trolls et Légendes 2017

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Le plus grand salon de l’imaginaire de Belgique est Trolls et Légendes, festival regroupant littératurejeu de société, artisanat et cinéma en un gros événement culturel à Mons. Ce super salon n’a malheureusement lieu qu’une fois tous les deux ans, il faut donc réserver son week-end lorsqu’on connait les dates pour être sûr de ne pas le rater ! La dernière édition s’est déroulée du 14 au 16 avril, et j’ai été m’y promener le samedi. La plupart des gens viennent costumés : steampunk, fantasy, faerie, etc. Rien que pour l’ambiance générale, cet événement vaut la peine ! De plus, cette année, l‘organisation à l’entrée s’est très bien passée, puisqu’il ne nous a fallu que 15 minutes pour rentrer, plutôt que les 1h30 d’il y a deux ans ! Un soulagement :p

J’ai profité du fait d’arriver à l’ouverture pour aller faire dédicacer directement Le Carnaval aux Corbeaux d’Anthelme Hauchecorne par ses deux talentueux illustrateurs : Loïc Canavaggia et Mathieu Coudray. L’auteur était également présent, mais j’ai été lui dire bonjour un peu plus tard. 😉 D’ailleurs, en juin, Anthelme s’allie à nouveau à Loïc pour un artbook : Noces d’écailles !

J’ai ensuite été à la rencontre d’Alain Poncelet, illustrateur officiel de Trolls et Légendes et talentueux artiste du projet Omega-Thanatos (Livre + CD) dont je vous ai déjà parlé sur le blog. C’est pour une nouvelle oeuvre transmédia que j’ai été le voir, puisque sa bande dessinée Rusalka est accompagnée d’un CD (que j’ai déjà eu l’occasion d’écouter et que j’aime beaucoup ! ). J’ai pu avoir une superbe dédicace à l’aquarelle, encore merci !

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Passage chez Séma éditions pour dire bonjour à tout le monde et pour rencontrer Shirley J. Owens, auteure du livre Démons, présente pour la première fois en Belgique. J’aime beaucoup cette dédicace avec la Marque (ceux qui ont lu le livre comprendront :p ).

Une sortie à ne pas rater chez Séma : Le Miroir du Damné, écrit (et dédicacé 😀 ) à quatre mains par Frédéric Livyns et Jibé Leblanc. Une couverture sublime réalisée par Floating Fantask, une enquête intense, une présence maléfique qui règne sur la petite ville de Tarsac, une ambiance étouffante, un livre qui m’a rappelé Ça de Stephen King ! Un must pour votre bibliothèque.

En nous promenant dans les allées, nous avons pu tester le jeu de société Magic Maze, un jeu où le plateau se crée au fur et à mesure de la partie, où tous les joueurs jouent simultanément tous les pions, mais en silence. Un premier test assez drôle ! J’ai aussi découvert l’univers de Martinefa avec l’exposition proposée à l’entrée du festival. Un mot de passe était donné pour aller chercher une surprise sur le stand, et j’ai donc dû dire « Fée Pachier » à la personne derrière le stand pour avoir une petite enveloppe surprise, contenant deux stickers et un magnet ! xD

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J’ai également découvert l’artiste Chloé C, dessinatrice des webcomics Go get a roomie et headless bliss. Et niveau bijoux, j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’univers de Baba Yaga, créatrice de bijoux étranges, dans une ambiance de cabinet de curiosités. Si j’avais eu un peu plus de budget, j’aurais sûrement craqué pour une de ses créations ! (Bracelet lapins, je reviendrai te chercher ! xD )

Après avoir fait une pause beignet aux pommes et Cuvée des Trolls, j’ai été à la rencontre de Georgia Caldera, auteure qui me fait dévorer des briques de pages en quelques jours à peine, toujours adorable et ici très belle avec ses cornes de démon. 🙂 Après avoir adoré Victorian Fantasy – tome 1 : Dentelle & Nécromancie, il me fallait le tome 2, pour lequel j’ai craqué. 😀 J’avais tellement aimé ce tome 1 que je l’avais offert à une amie pour son anniversaire et elle l’a tellement aimé aussi qu’elle est venue avec moi acheter ce tome 2 et on a passé le reste de l’aprem ensemble. 🙂 Gros bisou Sophie 😀 ❤

J’ai aussi profité de la présence de Karim Berrouka, auteur du Club des punks contre l’apocalypse zombie que j’ai lu il y a peu, pour lui faire dédicacer mon exemplaire. Une chouette rencontre 🙂

Après un dernier tour du festival, j’ai été chercher ma commande aux éditions du Chat Noir, qu’ils ont gentiment accepté de m’apporter à Trolls et Légendes, encore merci ! 🙂 J’ai un peu craqué début mars en prenant toutes leurs sorties d’avril, qui avaient toutes l’air géniales :p

DSC00056J’ai pu faire dédicacer mon exemplaire d’Omnia par Denis Labbé et Tragic Circus par Mathieu Guibé. J’ai aussi passé un peu de temps à discuter avec Mathieu et Anthelme Hauchecorne, ce qui fait toujours plaisir ! 🙂

Ce que je devais porter à la fin de ma journée à Trolls et Légendes xD :

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Cette année, Rollo, Neville et Mordred étaient présents sur le festival. Je n’ai pas payé pour avoir un autographe ou une photo avec les acteurs, mais j’ai quand même pu apercevoir l’acteur qui joue Rollo dans Vikings fin de journée ! 😀

Beaucoup de supers rencontres, de belles découvertes et malheureusement pas beaucoup de budget de mon côté :p Un très chouette festival, avec une ambiance unique, qui devrait avoir lieu tous les ans plutôt que tous les deux ans ! Merci pour ces beaux moments, Trolls et Légendes !

Coup (1)

#FungiLumini

Frigiel et Fluffy, tome 2 : Les prisonniers du Nether

1507-1Titre : Frigiel et Fluffy, tome 2 : Les prisonniers du Nether

Auteurs : Frigiel Frigiel et Nicolas Digard

Illustrateur : Thomas Frick

Éditeur : Slalom éditions

Genre(s) : fantasy jeunesse geek

Nombre de pages : 318

Mots-clés : cubes, magie, quête, chaleur, danger.

Alice et Frigiel, accompagnés de Fluffy, errent dans le Nether avec, à la main, la carte que leur a confiée Valmar. Mais la carte est inutilisable! Comment s’orienter au sein de cet enfer souterrain? Et où trouver l’aide dont Valmar parlait?

Pendant ce temps, dans la ville de Puaba envahie par les zombies, Abel est sauvé par les gardes du foyer des Lumières où il était censé s’engager. Mais ils brandissent sous son nez un avis de recherche concernant Frigiel. Sa tête est mise à prix! Le sang d’Abel ne fait qu’un tour: il se met en route, bien décidé à prévenir ses amis du danger qu’ils courent.

Mon avis

Je remercie Babelio et les éditions Slalom pour la réception de ce livre ! La fin du tome 1 est prenante : nos héros entrent dans un portail les menant dans le Nether – un enfer de feu et de lave. J’ai donc enchaîné assez rapidement avec le tome 2 ! Alice, Frigiel et Fluffy souffrent en ce début de tome de la soif, de la chaleur et d’attaques répétées de monstres. Heureusement, Banugg, un vieil alchimiste, les trouve et les sauve. Il va également être leur guide jusqu’à la ville de Jakar, mais à une condition : qu’il soit payé grassement pour le faire. De son côté, Abel avait rejoint l’ordre des lumières, mais quand il voit un avis de recherche concernant Frigiel, il ne peut résister et part à la recherche de ses amis dans le Nether, malgré sa peur. Le groupe va devoir affronter mille dangers avant d’arriver à la ville des mages, et ce qui les attend là-bas se révélera encore pire

L’objet-livre de ce tome 2 est toujours aussi beau que le premier. La couverture représente à merveille le contenu du livre, le titre de la série est en pixel art brillant et les illustrations noir et blanc internes du livre sont complétées par un dossier central de dessins couleur sur le passé des personnages. Comme dans l’autre tome, les termes spécifiques à l’univers Minecraft sont bien expliqués dans des notes de bas de page. Des illustrations présentent aussi chaque monstre qu’on rencontre. J’ai parfois trouvé que les dessins entête de chapitre donnaient trop d’indices sur le contenu du chapitre. (Par exemple, on avait une illustration du monstre qui allait les attaquer).

Frigiel prend confiance en lui dans ce tome et découvre qu’il a des talents de mage. Il tente petit à petit de découvrir les différents aspects de la magie et d’apprendre à la maîtriser. Alice quant à elle se prend de passion pour l’alchimie et observe Banugg avec rigueur. Fluffy reste égal à lui-même : il attaque tout ce qui bouge et fait des bêtises. :p Abel est le personnage que j’ai le moins apprécié dans ce livre : il ne fait que se plaindre, dire qu’il est faible et causer des problèmes. Il n’ose pas avouer ses sentiments à Alice et fait la tête dès qu’elle esquisse un sourire à quelqu’un d’autre que lui, c’est exaspérant ! Sinon, j’ai beaucoup aimé les pigmen, des zombies-cochons un peu bêtes (même pour des morts-vivants :p ).

L’histoire est toujours aussi palpitante. C’est à se demander quand les héros ont le temps de dormir et manger tellement ils rencontrent souvent des situations dangereuses. Comme les actions s’enchaînent et qu’on a du mal à poser le livre entre deux scènes,  il se termine assez rapidement ! On en apprend plus sur l’histoire des mages et le conflit entre les deux frères. On retrouve aussi notre cher Ender Dragon. 😀 La fin emmène nos héros dans un monde totalement différent du Nether, que j’ai hâte de découvrir dans le prochain tome (qui sort en septembre 2017 ! ).

Citations

« Le précipice n’arrêta pas le monstre. Il flottait dans les airs. Il ressemblait à un immense bloc de pierre muni de tentacules. Une petite bouche et deux longues paupières fermées ornaient son visage. Des traces sombres évoquant des larmes séchées lui donnaient une allure triste. Il était assez loin, une cinquantaine de blocs à vue de nez. Mais il pivota brusquement vers eux. Ses yeux s’ouvrirent et il émit un cri strident. Alors, une boule de feu jaillit de sa bouche et se précipita sur eux. »

« Ils s’approchèrent. L’ouverture était bouchée par un mur de bedrock. Frigiel fronça les sourcils. La bedrock ne pouvait être détruite. On ne pouvait donc la déplacer, encore moins en faire une paroi ! Qui construirait un cadre de porte en or autour d’un mur aussi inaltérable que le cube terrestre lui-même? Cela n’avait aucun sens. »

Conclusion

Une nouvelle série d’aventures palpitantes dans l’univers Minecraft, remplie de monstres, de magie et de révélations. Un bel objet-livre, plein d’illustrations noir et blanc et couleur. Des héros attachants et imprévisibles. J’ai passé un bon moment de lecture avec ce deuxième tome !

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#FungiLumini