Parents à perpétuité

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Titre : Parents à perpétuité

Auteur : Sophie et Dominique Moulinas

Éditeur : J’ai lu

Genre : Témoignage

Nombre de pages : 313

Mots-clés : meurtre, histoire vraie, procès, viol, maladie mentale

 

Quatrième de couverture

« Nous sommes les parents d’un tueur et d’un violeur. Nous sommes pétris de honte, de chagrin, de culpabilité. Pourtant nous aimons notre fils. Nous restons ses parents. À perpétuité.

Le 16 novembre 2011, Matthieu a violé puis assassiné Agnès Marin. Elle avait treize ans, lui dix-sept. Seize mois plus tôt, il avait violé une camarade de classe puis avait été remis en liberté dans l’attente de son jugement. Nous voulons, ici, essayer de comprendre. En remontant le fil de notre histoire, de nos décisions, bonnes ou mauvaises, sans rien omettre ni cacher. En parlant du système judiciaire et des ratés des expertises psychiatriques. En parlant de notre fils. Car avant de devenir un criminel, il était un enfant malade. »

Mon avis

Quand j’ai vu la couverture, j’ai tout de suite été intriguée. Je l’ai encore plus été en lisant la 4e de couverture, je n’ai donc pas hésité une seule seconde : je l’ai acheté. Aussitôt acheté, aussitôt lu même si ce n’était pas une lecture facile. D’ailleurs,  je tiens, d’avance, à m’excuser auprès des gens que je pourrais choquer par mes propos sur un sujet aussi délicat.

Resituons clairement les faits pour ceux qui n’auraient pas suivi l’histoire à l’époque : Matthieu est un adolescent qui a violé, à l’âge de 16 ans, une de ses camarades puis, un an plus tard, a violé, torturé et tué une élève de son école. Il a été arrêté et inculpé. Il a été condamné à la perpétuité. Dans ce livre, les parents de Matthieu nous explique comment Matthieu était enfant mais aussi surtout comment il était lors des faits. Je crois sincèrement que leur démarche était simplement de comprendre et d’expliquer les choses au grand public. Néanmoins, je comprends également que les parents d’Agnès Marin (la deuxième victime de Matthieu) n’ait pas apprécié qu’un tel livre voit le jour. Je dois d’emblée avouer qu’il y a des moments où, moi-même, je me suis demandée si les parents n’essayaient pas de justifier les faits de leur fils ; ce qui m’a clairement dérangée. Qu’on veuille expliquer les choses, oui, mais justifier des faits aussi graves par une maladie, non. Je reviendrai sur ce point plus tard.

En lisant ce livre, je suis passée par plusieurs émotions mais je pense que le sentiment qui ressort le plus est l’incompréhension. Non seulement je ne comprends pas comment un être humain peut faire subir de telles atrocités à quelqu’un d’autre mais également comment les rouages de la justice ont pu échouer à ce point. Pour moi, avec la vision incomplète – bien évidemment – qu’offre ce livre de la situation, il me semble que les premiers psychologues ont échoué dans leur diagnostic. Bien que je ne sois pas psychologue ou psychiatre, j’ai du mal à comprendre pourquoi le fait que Matthieu ne regrettait pas ses gestes n’ait jamais interpelé les professionnels plus que ça. Ses parents le disent d’ailleurs clairement : « il est apparu clairement que Matthieu ne regrettait pas d’avoir violé et tué une jeune fille sinon pour les conséquences de son crime sur notre vie de famille ». C’est aussi ce manque de regret qui me dérange un peu dans la persuasion de la famille et/ou des médecins à dire que Matthieu est malade parce que je ne pense pas que la maladie mentale puisse justifier un tel carnage. Personnellement, j’ai trouvé ce point très délicat à juger et très honnêtement, je n’aurais pas aimé être à la place des médecins ou des juges dans cette histoire.

Plusieurs questions sont également évoquées à travers de ses pages notamment celle de la deuxième chance. Il s’agit évidemment d’un débat très complexe pour lequel chacun des cas est différent. Il est facile de dire, après la lecture du livre – ou après les faits, que si l’État, les juges et les médecins n’avaient pas laissé de deuxième chance à Matthieu, Agnès serait toujours en vie. Cela dit, la justice et la psychologie devraient tenir compte de ce genre de cas pour traiter les cas futurs qui pourraient y ressembler. La question de la pertinence journalistique est également évoquée. En effet, Dominique Moulinas nous raconte ce que certains journalistes inventaient à leur propos. Personnellement, non seulement, je trouve cela aberrant d’écrire des âneries et profiter de la souffrance de tous – autant les familles des victimes et la famille de Matthieu – pour faire vendre son petit journal mais d’un point de vue éthique et déontologique, c’est juste dégueulasse ! Heureusement que certains journalistes ont encore un peu de décence.

Je dois avouer que j’ai également été choquée de certains propos tenus dans le livre donc celui-ci « L’analyse du médecin est la suivante : « Il ne savait pas s’il aurait le courage de violer sa camarade. » » J’ai envie dire : LOOOOL ! Sérieusement, comment peut-on dire qu’il faut du courage pour violer quelqu’un ?! S’il existe bien un acte de lâcheté, c’est celui-là ! Je n’ai pas non plus apprécié la façon dont le père de Matthieu présente les faits quand il essaie de trouver une nouvelle école à son fils, il répète sans cesse que Matthieu a commis « une agression sexuelle », or, je trouve que par respect pour la victime, il pourrait dire « viol ». Certes le terme est bien pire mais au moins, c’est la vérité. Ici, j’ai eu l’impression qu’il minimisait les faits et ça ne m’a pas du tout plu. Je peux comprendre que ce soit difficile pour les parents de présenter leur fils de cette façon, surtout quand ils cherchaient un établissement pour leur enfant mais vis-à-vis de la victime, ce n’est pas très juste. En parlant d’école, le directeur qui a accepté de donner une chance à Matthieu pour finalement dire qu’il ne savait pas que le garçon était condamné pour « agression sexuelle », quelle grosse blague ! Je comprends qu’il protège son école mais quand même, il faut assumer ce que l’on fait. À la lecture, nous comprenons bien que les parents n’en veulent pas (trop) à ce directeur de fuir ses responsabilités mais, à leur place, je pense que ça m’aurait mis dans une rage folle.

Au final, Matthieu a donc été condamné à perpétuité, et voici ce que dit Dominique Moulinas à ce sujet : «  Perpétuité une fois, perpétuité deux fois, adjugé. Et maitre Szpiner a pu claironner qu’il avait gagné. Apparemment, pour la société, admettre que Matthieu est malade, voire complètement taré, revenait à le disculper. Mais qu’avait-elle à perdre en reconnaissant qu’une pathologie lourde atteint son cerveau, alterne son discernement et le pousse à commettre des horreurs ? Il a vingt-deux ans, il est sous traitement psychiatrique lourd, il suit des thérapies, il bénéficie d’une allocation adulte handicapé. Et la justice a mis sa maladie de côté. Elle a fait comme si elle n’existait pas. » J’ai préféré remettre ici tout le passage parce qu’il m’a marquée. J’ai envie de répondre à Monsieur Moulinas que la société n’a pas voulu l’admettre parce que les crimes sont trop graves et parce que si la maladie peut expliquer les faits, elle ne les justifie en rien. Je sais que les parents répètent dans le livre qu’ils ne veulent pas justifier les atrocités commises par leur fils mais ici, c’est ce qu’il ressort. Il y a plein de malades mentaux qui ne violent, ne torturent et ne tuent pas de pauvres innocentes. Après, je suis d’accord avec eux sur le fait que leur fils devrait être suivi par un corps médical compétent et qu’il ne devrait pouvoir bénéficier d’une libération que si les médecins le jugent guéri et sain d’esprit.

Citations

« Nous sommes tous impardonnables, certainement, aux yeux et au cœur des parents de cette enfant. Nous les comprenons. Nous ne nous pardonnerons jamais, qu’ils en soient bien certains, la mort atroce de leur fille. Leur chagrin nous hante. Pourtant, nous restons les parents du meurtrier d’Agnès. Et cela, cela au moins, qu’ils nous le pardonnent : notre fils, nous l’aimons toujours. Nous ne savons pas ne pas l’aimer. Nous n’essayons même pas. Ce serait peine perdue. »

« […] mais il lui aurait permis d’être en charge en milieu médicalisé plutôt qu’en milieu carcéral. Sa vie n’aurait pas été plus confortable, il n’aurait pas été moins coupable des deux crimes qu’il a commis, mais il aurait été mieux soigné. Et il n’aurait pas eu la moindre chance d’être relâché avant que la médecine le considère comme guéri. »

Conclusion

Cette lecture ne fut pas une lecture facile, plaisante et distrayante mais elle fut enrichissante en bien des domaines. Elle nous fait réfléchir sur la société et ses problèmes, sur la justice, ses compétences et ses incompétences. Elle nous plonge dans l’univers de la famille détruite par les crimes d’un de ses membres. Sophie et Dominique Moulinas nous montre également une autre facette de Matthieu, leur fils aimant et toujours là pour ses sœurs, sans pour autant nous cacher l’adolescent qui a commis des actes ignobles. Je ne peux que recommander ce livre en précisant toutefois que si le livre est évidemment basé sur la famille Moulinas, le respect pour les victimes et leur famille reste indispensable au moment de la lecture.

coup de coeur

#Coco

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Mr. Mercedes

MrmercedesTitre : Mr. Mercedes

Auteur : Stephen King

Éditeur : Lgf – Le livre de Poche

Genre : Thriller/policier

Nombre de pages : 661

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Océane Bies et Nadine Gassie

Titre original : Mr. Mercedes

Prix reçu : Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur roman en 2015

Mots-clés : tueur, meurtre de masse, crime, policier, retraité, attentat, voiture bélier

Quatrième de couverture

Midwest, 2009. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue devant le salon de l’emploi. Soudain, une Mercedes fonce sur la foule, causant huit morts et quinze blessés dans son sillage. Le chauffard, lui, a disparu dans la brume, sans laisser de traces. Un an plus tard, Bill Hodges, flic à la retraite qui n’a pas su résoudre l’affaire, reste obsédé par ce massacre. Une lettre du « tueur à la Mercedes » va l’empêcher de sombrer dans la dépression qui le guette.

Mon avis

Décidément, je ne me lasse pas des Stephen King. Encore une fois, j’ai dévoré ce livre et je n’ai pas pu le lâcher des mains avant de l’avoir terminé. L’histoire est celle de l’ex-officier Bill Hodges, parti à la retraite il y a quelques temps. Mais comme beaucoup d’ex-policiers, il ne peut s’empêcher de penser aux enquêtes non résolues et en particulier celle du tueur à la Mercedes. Et dans ce cas particulier, le criminel ne peut pas non plus oublier Bill Hodges. Il va donc le recontacter et de là découlera une enquête officieuse mais passionnante.

Le personnage de Bill est exactement ce qu’on imagine quand on pense au vieux policier à la retraite. Il fait partie de ces catégories de personnes qui n’arrêtent jamais vraiment de travailler tellement ils ont leur travail dans la peau mais c’est un homme bienveillant et surtout intelligent. Jerome est un jeune homme noir qui effectue parfois quelques tâches pour Hodges mais qui semble toujours ravi de le faire. Il est également intelligent et plein de ressources, raison pour laquelle il va se retrouver à aider Bill sur l’enquête. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le second degré dont il fait preuve, notamment vis-à-vis de sa couleur de peau. Le tueur est, somme toute, un criminel assez « banal » étant donné sa personnalité. Je m’explique : l’homme a souffert depuis tout petit de mauvais traitement tout en entretenant une relation malsaine avec sa mère. Puis un jour, un terrible « accident » est arrivé et depuis ce jour, la personnalité de l’homme n’a fait que se détériorer jusqu’au moment où il a décidé de commettre son attentat à la voiture bélier. Une chose que j’ai beaucoup appréciée est justement le fait qu’on sache qui était le tueur dès le début mais également l’insertion dans son esprit par laquelle King nous dévoile ce qui l’a transformé en meurtrier de masse mais qui nous permet aussi de comprendre ou du moins essayer de comprendre ces motivations.

Malheureusement, les évènements cités dans le livre – l’attaque avec la voiture bélier et l’attentat dans un concert pour jeunes filles/adolescentes – ne font que nous rappeler les tristes drames de l’actualité même si les revendications sont différentes. Sachant que le livre a été publié en 2015 (pour la VO), nous voyons encore à quel point King peut être visionnaire mais aussi à quel point il vit avec son temps.

Malgré l’évocation de faits aussi tragiques et bien que la résolution de l’enquête ne soit pas surprenante – dans le style policier – j’ai été totalement happée par l’histoire. L’écriture de Stephen King est toujours un réel bonheur à lire et à redécouvrir. Le style est fluide, les chapitres bien construits et surtout nous ne nous perdons pas dans le l’histoire. Un vrai plaisir.  

Conclusion

Je recommande ce livre à tous, en signalant toutefois que si vous n’êtes pas très fan du style policier, il se peut que vous ne soyez pas aussi emballés que moi par cette lecture. Par contre, tous les amateurs du genre et de King seront, à n’en pas douter, ravis de leur lecture.

coup de coeur

#Coco

#62 C’est lundi! Que lisez-vous?

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Ce que j’ai lu:

cave

13 reasons why

Shadow house

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Comme beaucoup, j’ai été pas mal occupée ces derniers temps et ça fait longtemps que je n’ai pas écrit, je vais essayer de m’y remettre vu que j’ai tout de même quelques romans à chroniquer 😀

Ce que je lis en ce moment:

parents à perpet

project viper rising

brooklyn-paradis-saison-2-chris-simon

Ce que je compte lire:

Je ne sais pas trop ce que je compte lire, j’ai toujours envie de lire « Le piège de Lovecraft » et la « Fille d’avant » mais mon avis pourrait changer selon ce que je vois de beau en librairie 😀

Et vous?

Quelles sont vos lectures actuelles? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂

TEXT

Le Bureau des Jardins et des Etangs

Asylum

La fille derrière la porte

Livres et Gourmandises : Bal Masqué (2/16)

#Coco

 

 

La Horde du Contrevent – Lecture commune 06

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« L’éruption a duré vingt-cinq à trente secondes, guère plus. Ce que j’ai eu peur, mon vif… J’ai cru que nous n’avions pas assez reculé. La ligne de crête a été amputée d’un mètre cinquante. Arval était déjà mort asphyxié avant que la contre-avalanche l’emporte, à cause de la pulvérulence des particules. Il n’a pas eu le temps d’avoir peur, encore moins celui de souffrir… »

Avis de FungiLumini

Après un passage tendu pour traverser un passage étroit et glissant, la Horde se retrouve devant un cratère de neige. Il semble facile à traverser, mais cet endroit s’avère être un volcan de vent, où le souffle violent rend la traversée impossible. J’ai trouvé le fonctionnement du volcan captivant et original : il est régi par un équilibre fragile, que la présence d’un ou plusieurs vifs met à mal. C’est ce déséquilibre qui créé les tempêtes, les avalanches, etc. Pas mal de hordiers y passent, certains de manière tragique, d’autre ridicule. La tension est palpable dans ce chapitre et les actions s’enchaînent. Les chrones sont nombreux, et un de ceux-ci dédoublent deux hordiers ! Un effet qui aurait pu être drôle s’il n’avait pas amené un mort de plus.

L’Extrême-Amont était censé se trouver derrière le volcan, mais c’est une immense plaine déserte que la Horde a devant elle. J’ai trouvé cette partie assez déprimante et ennuyeuse. Les hordiers sont peu nombreux et tous abattu par la déception de ce qu’ils ont découvert. Oroshi apprend aussi à Sov ce qu’elle sait sur le vif. Le sujet est très intéressant en soi, mais à ce moment de l’histoire, on se fiche d’avoir des explications, on veut juste savoir ce qu’il y a en Extrême-Amont et donc cette partie parait extrêmement longue. On apprend qu’Oroshi est enceinte de Sov…et de Caracole ! On sait aussi ENFIN qui était vraiment Caracole !

* Spoiler * La Horde est arrivée. Elle ne trouve cependant qu’une falaise qui donne sur un vide dont on ne voit pas le fond à cause de nuages. Oroshi affirme qu’ils sont arrivés en Extrême-Amont, mais les autres ne veulent pas la croire et décident de longer la falaise pour trouver le chemin pour continuer. Je les comprends tellement ! Arriver à son but ultime et ne rien trouver d’autre que le vide doit être tellement frustrant ! Ils vont devoir affronter la neuvième forme du vent, qui les met face à leurs plus grandes peurs, leurs échecs. Comme Caracole l’avait prédit, il ne reste que Sov au final (et le bébé d’Oroshi, constitué de vent, mais ce n’est pas un membre de la Horde, donc il ne compte pas vraiment), qui marche sans arrêt pour finalement apercevoir un espèce de cerf-volant géant. Il descend le long de ses cordes… et se retrouve en Extrême-Aval ! La boucle est bouclé, mais c’est frustrant après tant d’aventures d’en arriver là. * Fin du spoiler*

En conclusion, j’ai été très contente de lire La Horde du contrevent. Certes, il y avait des incohérences dans l’histoire, l’équilibre entre les moments d’action et de réflexion n’était pas toujours bien dosé, le récit était fort fragmenté et je ne vois toujours pas non plus l’intérêt d’avoir mis les différents points de vue avec des symboles puisque n’importe qui parlait dans les divers passages, mais l’univers et les personnages proposés à eux seuls valent le détour. C’est un nouvel imaginaire et un monde hors du commun et fascinant que Damasio a créé pour nous. C’est un livre unique en son genre et dans la littérature en général. Golgoth reste pour moi le personnage phare de la Horde : malgré son mauvais caractère, c’est grâce à lui que la Horde a atteint son but, grâce à sa folie et à sa détermination. C’est pour moi un personnage incroyable qui restera gravé dans ma mémoire de lectrice !

Avis de Coco

Mais quelle énooooooooorme déception ! Je n’ai même pas envie de m’exprimer tellement je suis déçue – et un peu énervée – mais bon, je vais quand même le faire.

Je ne vais pas re-raconter ce qu’il se passe puisque Fungi Lumini s’en est brillamment chargée^^ Si ça commençait bien avec le premier chapitre de cette dernière partie, les deux derniers chapitres ont littéralement été un calvaire à lire ! Autant pour les explications que pour le peu d’actions auxquelles on a pu assister. Je n’ai pas du tout adhéré à tout ce blabla sur le vif qui vient BEAUCOUP trop tard dans l’histoire et encore moins au destin funeste de la Horde – même si on savait ce qui allait se passer grâce à Caracole.

D’ailleurs en parlant de lui, je n’ai qu’un mot qui me vient : LOL. Bon d’accord, c’est de l’imaginaire, de la fiction et tout mais je-ne-sais-plus-qui a dit qu’« une bonne fiction était réussie quand le lecteur arrivait à y croire », je ne dis pas que le livre est mauvais – pas du tout, au contraire – mais ici, Caracole, ça n’a juste pas de sens ! Personnellement, ça n’a pas pris, et de nouveau quelle déception ! Autre déception : Oroshi ! Je l’ai trouvée vraiment égoïste dans ces derniers chapitres, elle savait tout et elle n’a rien dit, et pourquoi ? Pour s’assurer qu’elle avait bien raison tout en laissant toute la Horde crever et ne rien trouver mais quelle grosse blague ! Sans parler de l’« enfant » qu’elle a eu avec Caracole (oui parce que bon, dire à Sov qu’il est de lui pour épargner ses sentiments alors qu’elle s’en contrefout, ça va deux minutes mais pas 30 pages)… La blague de l’Extrême-Amont, je m’y attendais donc ça va, ça passe même si franchement, j’ai bien envie de dire « tout ça pour ça ». Sorry, je suis un peu remontée mais je n’ai vraiment pas apprécié cette fin.

En conclusion, on va dire que j’ai moyennement apprécié ce livre. J’ai beaucoup aimé le début, les personnages – à quelques exceptions près, oui je déteste toujours Golgoth – ainsi que l’univers créé par l’auteur. Cependant, la fin est trop décevante pour moi et me laisse un goût beaucoup trop amer pour pouvoir affirmer que j’ai vraiment aimé le livre. Dommage.

Avis de Yuixem

Voilà, comme l’a dit FungiLumini, la boucle est bouclée, autant pour nos hordiers que pour nous autres, lecteurs. J’ai personnellement adoré et dévoré les trois derniers chapitres de La Horde du Contrevent. Je n’arrivais plus à m’arrêter, au point de lire en marchant ! Bien sûr, j’ai eu quelques déceptions, mais de manière générale, j’ai beaucoup aimé la fin de cette épopée.

L’épisode du volcan de Krafla fut le plus passionnant car l’action était au centre du récit, et l’on se demandait en permanence comment ils allaient bien faire pour passer. Les morts qui se suivent les uns après les autres sont à la fois stupide, choquante et touchante. J’ai beaucoup apprécié l’espèce de chant mortuaire du vent qui suivait à chaque fois. Je trouvais que cela rendait parfaitement l’image du vif qui s’échappe du corps.

En parlant du vif, j’ai trouvé comme Coco qu’il était plus que temps qu’on ait ces explications, que je trouve toujours très compliquées même après lecture. Le poids de la destinée que pose Oroshi sur les épaules de Sov m’a aussi paru un peu gros. Caracole avait déjà fait sa prophétie depuis longtemps, elle aurait pu prendre le temps de tout enseigner à son amant depuis de nombreuses années. L’histoire de son bébé m’a plutôt surprise également, car à aucun moment dans le roman l’on se rend compte de ce rapprochement entre l’aéromaîtresse et le troubadour. Cela me pose alors une fois de plus la question de ces changements de point de vue, car il faut avouer qu’il n’apporte pas grand-chose au récit. Mais dans ce chapitre, j’ai à nouveau aimé l’apparition des chrones, ces êtres que je trouve fascinant. Enfin, l’éclatement de la véritable forme de Caracole m’a également étonnée et en soi plutôt plue. J’aurais cependant aimé en savoir davantage, comme souvent dans ce roman.

Pour terminer, le dernier chapitre fait bien transparaitre la solitude de Sov et on se demande jusqu’au bout s’il atteindra quelque chose de plus concret. La chute finale est celle que j’espérais donc je l’ai adorée. Leur quête aura donc bien été veine, outre le fait que le scribe aura expérimenté les neuf formes du vent. Malgré tout, j’ai trouvé cela dommage que l’auteur ne rende pas plus impressionnant ou plus touchant le fait que Sov possédait maintenant en lui la plupart des vifs de la horde…  et aussi qu’il ne développe pas davantage l’enfant qui suit son « père » sans se faire réellement remarquer.

Pour conclure, j’ai tout de même apprécié cette lecture. L’univers de La Horde du Contrevent m’a plu et je suis triste de le quitter en refermant ce livre. Les conceptions et la plume de Damassio m’ont également convaincue de son talent d’auteur. Cependant, plusieurs points négatifs parcourent les pages et, de manière générale, j’aurais apprécié avoir plus d’actions, plus d’informations sur des concepts ou sur les gaps de temps qui pouvaient y avoir entre les chapitres, et avoir, enfin, plus de liens avec les différents personnages. Je pense qu’une série de deux ou trois tomes aurait sans doute été un meilleur format pour offrir une histoire complète et satisfaisante en tout point. Malgré tout, je garderai un fabuleux souvenir de cette lecture commune !

 » – Je ne sais pas ce que vous affronterez. Vous seuls le saurez. Je ne le sais même pas pour moi. Les aerudits affirment que la neuvième forme est l’envers de la quête. Sa doublure intime. Elle est ce que vous avez fui, conjuré, à force d’énergie et de combats, votre vie durant. »


Les blogs qui participent 

Voyages imaginaires

A touch of blue Marine

Lectoplum

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂

#Yuixem #FungiLumini #Coco

Journal d’un vampire en pyjama

vampire-pyjamaTitre : Journal d’un vampire en pyjama

Auteur : Mathias Malzieu

Éditeur : Albin Michel

Genre : récit de vie, autobiographie

Nombre de pages : 240

Prix : Prix France Télévisions – Essai de 2016

Mots-clés : maladie, sang, chanteur, hôpital, journal, Dionysos

Quatrième de couverture

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à signaler que je n’ai pas été attirée par ce livre à cause de son auteur mais bien grâce à son sujet. Cela dit, j’ai vraiment aimé lire ce journal.

Tout commence en 2013, lorsque Mathias Malzieu, pâle comme un fantôme, se sentant fatigué et éreinté décide de faire des analyses afin de savoir ce qui pourrait provoquer cet épuisement. Les résultats ne tardent pas et malheureusement, ils ne sont pas bons, ils sont même très mauvais. Les médecins lui découvrent une aplasie médullaire idiopathique désigné sous le si bel acronyme AMI. Ses globules rouges, blancs ne cessent de diminuer et ses plaquettes ne sont pas en reste puisqu’elles suivent le même chemin. On se retrouve donc directement au cœur de la maladie avec Mathias qui doit passer examen sur examen puis qui va devoir subir le traitement pouvant le guérir.

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié suivre le récit de Mathias qui nous confie ses angoisses, ses peurs, ses questionnements mais aussi ses moments de joie et de bonheur quand les nouvelles – et même les plus banales – sont positives. Au début du livre, les symptômes évoquent surtout un anémie, j’avoue que je me suis pas mal reconnue dans ce qu’il racontait, ce qui m’a fait beaucoup sourire (même si ce n’est pas drôle tous les jours). Plus généralement, j’ai également aimé les thèmes évoqués (certes de manière logique dans la succession du récit) notamment la greffe. En effet, je trouve que c’est un sujet qui n’est que peu abordé et pourtant tellement important mais en même temps, qui est aussi tragique. Cela nous pousse à la réflexion à la fois sur notre propre existence mais aussi sur l’impact qu’on peut avoir sur celle des autres.

Le style de l’auteur est à la fois intense, poétique et humoristique. On ne peut que se retrouver embarquer dans l’histoire et la vivre comme si elle arrivait là maintenant. Les émotions sont particulièrement bien transmises, si bien que l’on s’inquiète avec lui et son entourage mais l’on se sent également soulagé quand des solutions sont trouvées (alors qu’on sait très bien qu’il s’en sort^^).

Citations

« Je viens de traverser l’enfer en stop. Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer. »

« Désormais j’aurais besoin du sang des autres pour vivre. C’est officiel, je suis devenu un vampire. »

Conclusion

Je recommande vivement ce livre à tous ceux, non pas qui veulent en savoir plus sur cette maladie, mais qui recherchent un réel récit de vie émouvant et qui vous prend aux tripes. S’il est vrai que certaines références sont un peu obscures si l’on ne connait pas les écrits précédents de Mathias Malzieu, je pense que l’on peut tout de même aborder ce livre sans trop de soucis et en ressortir avec une vision différente des choses et de la vie en général.

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#Coco

La Horde du Contrevent – Lecture commune 05

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« Et nous nous mîmes à courir, à courir, à courir comme des enfants fous, à courir vers les seules personnes au monde qui pouvaient comprendre la valeur de ce que nous avions fait, vers les seules dont on pouvait être certain qu’elles nous avaient attendus depuis toujours. Je ne pouvais pas à ce moment-là imaginer leur émotion à eux. Moi j’avais six ans et je courais vers mon passé. »

Avis de FungiLumini

J’avais vraiment hâte de reprendre ma lecture après avoir laissé la Horde aux portes de Urle. L’auteur a fait ici un choix de narration qui m’a paru assez étrange : il a choisi de ne pas raconter l’épisode de la porte. Nous retrouvons donc notre groupe 2 ans plus tard, moins nombreux (les morts nous sont vaguement expliquées) en train d’observer un chrone qui a une capacité spéciale : montrer la véritable forme d’une personne quand elle rentre dedans. Le plus impressionnant à découvrir est évidemment Golgoth, qui vit en continu avec le vif de son frère, mais c’était également intéressant d’observer les autres hordiers. Caracole reste le plus mystérieux. On en a pas vraiment appris plus sur sa nature après le chapitre de la tour et quand il entre dans le chrone, il y a juste le vide, ce qui m’a plus interloquée qu’aidée à comprendre ce qu’il est réellement !

Dans le deuxième chapitre, les familles des hordiers qui faisaient eux-même partie de Hordes les retrouvent. C’est un moment très émouvant pour les gens qui se retrouvent, mais également très triste pour ceux qui cherchent leurs enfants dans le groupe et qui ne les trouvent pas. Ils font un bout de chemin ensemble, jusqu’au camp Boban, qui se trouve aux portes de Norska. Ils vont élaborer leur stratégie, se préparer, écouter les conseils et les avertissements des précédents hordiers. Certains parents vont essayer de dissuader leurs enfants de partir. J’ai trouvé ça un peu faux et égoïste de leur part. Après tout, eux aussi ont tenté la traversée et ne devraient pas casser le chemin de vie de leur progéniture parce qu’ils n’ont pas été capable de réussir. Ces deux parties étaient assez calmes, mais c’était pour mieux rentrer dans le passage de Norska.

Malgré un temps assez clément (aussi clément qu’il peut être à Norska :p ), la Horde a du mal à avancer. La tension est présente à chaque instant de ce chapitre : dans les interactions entre les personnages, dans les actions qui se passent, dans les paysages qu’ils rencontrent. Cette partie du texte m’a aussi parue plus hachée, comme si l’auteur tentait l’écriture de son journal de contre comme Caracole le suggérait au début du livre, pas seulement avec de la ponctuation, mais bien avec des phrases incluant cette ponctuation. Des révélations sont faites qui ne laissent pas indemnes. Il y a aussi pas mal d’attente dans ce chapitre quant à un verdict : ce personnage va-t-il mourir? Vont-ils réussir à passer la nuit? Vont-ils trouver à manger? Et le plus important, vont-ils réussir à passer le pont, qui les emmènera plus loin que les autres Hordes ? Grâce à une idée saugrenue de Larco, ils y parviennent et c’est donc dans un paysage inédit et sûrement incroyable que nous les retrouverons la prochaine fois ! J’ai vraiment hâte de savoir ce qu’ils vont découvrir plus loin et si l’Extrême-Amont est à portée ou non !

Avis de Coco

Après une longue pause, on reprend la lecture des aventures de la Horde. Je dois vous avouer que je n’étais pas franchement enthousiaste ni même impatiente de retrouver les hordiers. Néanmoins, je pense que cette pause m’a fait du bien puisque j’ai trouvé ces trois chapitres un peu moins pénibles à lire que les trois précédents (mais je suis tout de même de moins en moins convaincue).

De nouveau, l’auteur nous fait subir des sauts temporels, du coup, exit le passage de la porte et bonjour, la rencontre avec une nouvelle forme de chrone et les morts non expliquées (oui, elles le sont mais tellement brièvement que c’est un peu de la blague). Je ne sais pas si c’est parce qu’il n’a pas l’imagination pour nous le raconter ou s’il s’est tout simplement dit que ce serait trop répétitif mais franchement, je lui en veux un peu pour ça. Et je lui en veux encore plus d’avoir fait passer les morts de Callirhoé et Léarch comme si ce n’était pas grave. Ou je suis totalement à côté de la plaque ou faut que l’auteur arrête de nous dire que la Horde sont comme des frères, une vraie famille, blablabla,… parce que bon, être aussi peu atteint par la mort de l’autre (sauf s’ils ont eu des relations sexuelles entre eux), grosse blague. Exception : les filles. Et j’ai bien envie de dire « évidemment » ! C’est bien connu, seules les femmes sont sensibles comme ça (mais oui, merci les idées préconçues). Mais là, je m’emballe, désolée. Cela étant dit, j’ai apprécié ledit passage avec le véramorphe qui nous a permis de voir les véritables formes des hordiers. Seule déception : Caracole, on aimerait en savoir plus mais évidemment l’auteur ne nous donne pas encore ce plaisir.

Le deuxième chapitre marque la rencontre de la Horde avec la Horde précédente, c’est-à-dire leurs parents. Je n’ai pas trouvé ce chapitre très intéressant, je dois bien l’avouer. J’ai l’impression qu’on apprend pas grand-chose, oui, ils leur disent que le passage de Norska est impossible, ils leur donnent des conseils mais j’ai envie de dire « c’est tout ? ». Mon impression que la Horde ne sert à rien n’a fait que se renforcer durant ce chapitre puisque même la Horde précédente a abandonné et se satisfait de ça. Certains prétendent que l’Extrême-Amont n’existe pas (ce qui est surement le cas mais entre nous, si on n’apprend qu’il n’y a réellement pas d’Extrême-Amont et qu’ils ont fait ça pour rien, je serai vraiment déçue), mais ça n’a pas l’air de les déranger plus que ça. Genre, j’ai passé ma vie à contrer pour rien mais c’est cool. Euhhh… ouais bonjour l’ambition. Du coup, je rejoins Fungi Lumini sur le fait que les parents sont culottés de vouloir empêcher leurs progénitures d’aller plus loin parce qu’ils ont, eux aussi, essayé (même s’ils ont l’air satisfaits d’avoir arrêté) et en plus, ils ont quand même abandonné leurs gosses pour faire partie de la Horde (sans parler du fait qu’ils ont laissé leurs enfants subir des traitements atroces pour devenir hordiers eux aussi).

Le troisième chapitre nous raconte le fameux passage de Norska. Encore une fois, je rejoins Fungi Lumini, j’ai trouvé ce chapitre très décousu mais au moins, il y avait un peu d’actions. Évidemment, il y a encore des morts (mais si on se fie à Caracole, il n’en restera qu’un donc c’est prévisible) mais aussi des abandons dont celui d’Aoi qui retourne au Camp Bòban pour élever son fils. J’ai particulièrement apprécié le moment où l’auteur nous raconte le combat de l’autour contre le vent. Maintenant que ce qui reste de la Horde a fini par passer grâce à Larco, on va bientôt savoir si tout cela en valait la peine ou non.

Avis de Yuixem

Ce retour à La Horde du Contrevent fut plutôt dur pour moi aussi après toutes ces semaines de pause. De plus, comme j’étais en retard d’un chapitre par rapport à l’échéance précédente, j’ai dû me replonger d’abord dans la joute verbale de Caracole et la fin de l’épisode de la porte d’Urle, ce qui ne m’a pas aidé dans l’immersion.

Au fur et à mesure que j’avance dans ce roman, j’ai de plus en plus l’impression que l’auteur avait davantage d’idées d’épisodes indépendants pour son roman plutôt qu’une histoire complète. On dirait qu’il a collé chaque chapitre les uns aux autres et a ensuite rajouté certains détails pour donner à son récit un fil rouge constructeur. C’est ce que j’ai particulièrement ressenti dans le passage entre la joute de Caracole et la bibliothèque ou encore celui entre la porte d’Urle et le veramorphe. Chaque fois que je me rends compte de ce vide d’action ou d’explication, je me retrouve comme expulsée du récit et cela me frustre énormément. J’aimerais tant pouvoir en savoir plus et m’attacher davantage aux différents personnages – dont j’ignore encore l’utilité ou même le nom !

Bien cette déception, j’ai adoré tous les chapitres pris indépendamment les uns des autres. La conception de la bibliothèque m’a charmée, découvrir les véritables formes de Golgoth, de Sov et de Caracole m’a envouté, les retrouvailles entre les deux hordes et l’histoire d’amour d’Aoi-Steppe m’ont touchée, et enfin la tension qui règne au coeur de Norska a complètement happé toute mon attention. Je n’ai plus qu’une hâte maintenant, découvrir l’Extrême-Amont, qu’il existe réellement ou soit davantage de l’ordre spirituel ! Quoiqu’il arrive maintenant, je suis certaine que suivre la Horde jusque-là en vaudra le coup !

 » – Fais ce que tu veux, Sov, vas-y puisque tel est ton destin, le destin de toute horde. Tu ne te pardonneras jamais de ne pas y être allé, sache-le. Au moins d’avoir essayé. Mais n’y va que si tu as décidé, au plus profond de toi, que tu es prêt à mourir pour l’Extrême-Amont. Et surtout : à voir mourir. »

« – Il faut que deux personnes se dévouent pour dormir dehors dans les hamacs. On va pitonner dans la fissure et les suspendre. Avec les surduvets en peau de yack, ça devrait être supportable. En espérant que le vent reste tranquille… Sinon…
– Sinon?
– Sinon nous aurons deux morts de plus. »


Les blogs qui participent 

Voyages imaginaires

A touch of blue Marine

Lectoplum

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

#Yuixem #FungiLumini #Coco

Big Mushy Happy Lump

Titre : Big Mushy Happy LumpBig mushy happy lump

Auteur : Sarah Andersen

Éditeur : Andrews McMeel Publishing

Genre : Comic strip humoristique

Nombre de pages : 125

Lu en VO (anglais)

Mots-clés : humour, vie sociale, différence, fille

 

Quatrième de couverture

Swimsuit season is coming up ! Better get beach-body ready ! Work on those abs ! Lift those butts ! Um… non. Forget all that and just be a lump. A Big Mushy Happy Lump !

Mon avis

J’avais adoré le premier tome dont Fungi Lumini vous avait fait la chronique et j’attendais avec grande impatience la suite. Force est de constater que je n’ai pas été déçue par ce nouvel opus, certes différent du précédent.

En effet, si les dessins restent dans la même veine graphique et reflètent tout aussi bien la réalité du monde d’aujourd’hui, il y a un peu moins d’humour au travers des pages. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas du tout parce qu’il y en a, personnellement, j’ai beaucoup ri notamment grâce au petit personnage représentant l’utérus de Sarah (toutes les femmes comprendront à quel point ces dessins sont vrais^^) mais je trouve que les planches sont ici plus matures. Cette impression vient peut-être du fait que dans le premier livre, elle nous parle de l’âge adulte qui n’existe pas alors qu’ici, l’auteure s’est un peu plus axée sur la vie sociale. Elle nous confie ici comment il peut être difficile pour certaines personnes d’interagir avec le monde qui nous entoure, de parler à des inconnus sans avoir peur de passer pour quelqu’un d’étrange,… je pense que même en étant une personne sociable, on peut très bien se sentir concerner par ses dessins, et c’est vraiment une des choses que j’aime le plus chez Sarah Andersen.

J’ai particulièrement aimé la fin – ou plutôt la deuxième moitié du livre – puisque non seulement Sarah nous livre des dessins toujours très réalistes mais en plus, elle nous livre des informations dans des petits textes explicatifs qui se situent juste au-dessus de la planche. De cette façon, je trouve qu’on apprend à connaitre beaucoup mieux l’auteur mais aussi les problèmes que certains peuvent ressentir comme l’anxiété sociale, le stress, etc. Cela rend le livre beaucoup plus personnel que le premier, et personnellement, j’ai adoré. Puis, il y a aussi une histoire de chat qui est juste trop mignonne et drôle (et juste pour ça, vous devriez lire ce livre 😀 )

Citations

how animals our trip

Conclusion

Je ne suis pas la plus grande amatrice de BD/comics mais je recommande vivement ce livre (et le premier^^) parce que même s’il contient moins d’humour que le premier tome, il est rempli de réalisme et on ne peut s’empêcher de se reconnaitre dans ce petit personnage qu’est Sarah.

coup de coeur

#Coco

The November Criminals

Titre : The November Criminalsnovember-criminals

Auteur : Sam Munson

Éditeur : Hachette

Genre : roman

Nombre de pages : 286

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Noam Cochin

Titre original : The November Criminals

Mots-clés : adolescent, enquête, herbe, drogue, meurtre, amitié, amour

Quatrième de couverture

Qui je suis ?

Addison Schacht, 18 ans. Je deale un peu d’herbe, mais bon, à mon échelle, rien de bien méchant. Je ne glande rien au lycée, mais à mon niveau, ça n’a rien d’étonnant. De toute façon, ce qui vous intéresse, c’est ce qui s’est passé. Tout a commencé le jour où Kevin Broadus, un type du lycée, a été abattu. Le jour où, parce que tout le monde s’en foutait, j’ai décidé d’enquêter, avec Pelle, ma pote « et plus si affinités ». Après, si vous voulez connaitre la suite, il va falloir vous accrocher…

Mon avis

Après avoir enfin fini ce roman, je dois avouer que je suis très mitigée. Je n’ai pas adoré ni vraiment détesté mais je ne dirais pas non plus que « j’ai lu et approuvé ».

En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais clairement à lire une enquête policière, certes menée par des adolescents mais qui était tout de même axée sur le côté « on veut découvrir le coupable ». Or, cela n’a pas du tout été le cas. L’histoire est celle d’Addison Schacht, petit dealer d’herbe, qui ne fait pas grand-chose de ses journées à part aller à l’école (pour se concentrer uniquement sur le cours de latin), lire l’Énéide et coucher avec Pelle. Jusqu’au jour où un autre adolescent, Kevin, un afro-américain se fait tuer dans la rue. Dès ce moment, Addison et Pelle (qui s’est laissée entrainer) veulent enquêter sur cette mort tragique et bizarre. Jusque là, nous respectons le résumé. Sauf qu’en réalité, à la place d’une enquête, nous avons juste un accès direct à la vie d’Addison. Il nous raconte ce qu’il fait de ses journées, ses petits ravitaillements en herbe, ses relations avec son fournisseur Noël, etc. Il y a bien un moment où il croit savoir qui a tué Kevin mais finalement, ce n’était pas le bon coupable. Personnellement, j’ai trouvé que l’enquête était relayée au second plan tout le long du roman et ça m’a un peu dérangée puisque c’est tout de même l’élément principal de la 4ème de couverture. Je pense comprendre l’idée de l’auteur qui voulait plus développer des propos sur diverses thématiques (le mal-être adolescent, la drogue, le racisme, le crime en général) afin de nous faire réfléchir mais je ne m’attendais pas à cela et je n’ai clairement pas acheté (enfin on me l’a offert mais vous comprenez ce que je veux dire^^) le livre pour cela non plus.

Concernant les personnages, on ne connait réellement qu’Addison puisque c’est le narrateur et que tous les autres personnages nous sont présentés à travers son regard. Je vous avoue que je ne sais pas trop non plus si j’aime ou non Addison. Il a parfois des attitudes et un langage qui me dérangent profondément mais à côté de ça, il reste juste un ado de 18 ans qui est un peu paumé et ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Par contre, je n’ai pas du tout aimé Noël, le fournisseur d’herbe d’Addison, il incarnait parfaitement le stéréotype de l’américain lourdaud et franchement, les passages dans lesquels il était présent étaient un peu pénibles à lire. Pelle, quant à elle, ne m’a fait ni chaud ni froid. Elle couche avec Addison, et d’un commun accord, ils ont décidé de ne pas sortir ensemble parce qu’aucun d’eux ne voulait mêler les sentiments au sexe. Sauf qu’on comprend bien que ça a changé pour Pelle et elle ne dit rien à Addison, elle cesse juste de lui parler… j’ai trouvé cette réaction très gamine et même si on parle d’une adolescente, l’auteur aurait pu lui accorder plus de crédit.

Je dois dire que j’ai mis un peu de temps à finir ce livre, et cela est en partie dû au fait que j’ai arrêté ma lecture pendant un petit moment parce que, très sincèrement, le style est un peu éprouvant. Il est assez brouillon et part souvent dans tous les sens – à tel point que je n’ai même pas saisi certains dialoguent qui passaient du coq à l’âne en un instant (et pourtant je peux vous assurer que je suis très douée moi-même pour faire cela donc j’aurais dû comprendre^^). Cela dit, cette pause m’a fait du bien puisque j’ai pu terminer le livre d’une seule traite après même si je ne suis toujours pas fan du style.

Citation

Si vous ne pigez pas, c’est normal. Il n’y a rien à comprendre, et c’est ça qu’il faut comprendre.

Conclusion

Je suis assez perplexe quant à ce livre, par conséquent, je ne sais pas trop si je le recommanderais ou non. Globalement, je suis assez déçue. Les personnages ne sont pas attachants, le style est très bizarre et parfois très lourd et finalement, l’enquête est reléguée au trente-sixième plan… je pense comprendre l’idée de l’auteur qui souhaite nous offrir une réflexion et surtout un moyen de pousser notre propre réflexion sur des sujets importants mais réalisé de cette façon, ça ne fonctionne pas.

indécise        Déception rectangle

Bonus

Pour ceux qui ne voudraient pas lire le livre, sachez tout de même qu’il va être adapté en film et que ce dernier devrait sortir dans le courant du mois (je ne pense pas que j’irai le voir même si j’aime bien comparer les deux en général^^).

#Coco