La Horde du Contrevent – Lecture commune 04

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« La folie n’est plus folle, dès qu’elle est collective. Je crois que j’aurais pu faire n’importe quoi, le plus absurde, tant que nous le ferions ensemble ; ensemble, je sens la puissance de chacun, physique et mentale, j’avais confiance en nous, et j’éprouvais cette profondeur du lien qui nous cousait à même la vague. »

Avis de FungiLumini

On retrouve notre Horde en plein milieu de la flaque. Un courant léger commence à les entraîner et le pire se profile : un siphon est en train de se former ! La Horde va devoir faire face à cette catastrophe naturelle en n’ayant aucun appui, aucun point où se retirer pour attendre que la tempête passe. Et au fond du siphon, des ombres se profilent… Ce chapitre a vraiment été génial ! La tension qui y règne, l’attente de voir le siphon se résorber alors qu’il semble avancer sans fin vers eux, et surtout ce sentiment d’impuissance face aux forces de la nature. Un instant de lecture d’une grande intensité, j’ai adoré !

Le chapitre suivant est au départ plutôt désolant: la Horde a subi de lourdes blessures et des pertes humaines depuis les derniers mois et cela se ressent sur le moral du groupe. Or, c’est cette volonté, ce courage qui fait tenir le contre et qui fait avancer les hordiers. Ce passage est triste, déprimant, mais grâce à Caracole et à sa théorie sur le vif, un nouvel espoir naît, qui va donner la force à la Horde de continuer et de finalement sortir de la flaque. Ils sont les premiers à y parvenir, mais cet instant mémorable , voire historique, est cependant un epic fail parce que personne ne les attend à l’arrivée : ils sont sortis au mauvais endroit et doivent encore marcher des kilomètres avant la prochaine ville. C’est dans ces moments qu’on se dit que Damasio a quand même un sacré sens de l’humour :p

Arrivés en ville, le caractère impulsif et violent de Golgoth leur attire les fougues de l’Exarque, maître des lieux. Pour se venger, celui-ci ne leur donnera accès à la porte d’Urle, leur chemin vers l’Extrême-Amont, que s’ils réussissent trois épreuves. Golgoth et Erg passent leurs épreuves sans qu’on nous les raconte. C’est la joute verbale de Caracole contre Sélème le Stylite qui va être contée dans ce chapitre, un exercice des plus compliqués qui  m’a personnellement bluffée. Une telle maîtrise du phrasé est incroyable, même si on se doute que l’auteur a mis plus de temps à écrire ces vers que Caracole déclame en quelques instants. Les deux artistes se lancent des phrases plus incongrues les unes que les autres, on se croirait à certains moments dans une battle de rap. :p On sent cependant bien que la Horde n’a pas que des amis dans la ville et que le combat s’annonce serré.

Dans le dernier chapitre de cette lecture, Oroshi et Sov vont visiter un lieu absolument incroyable : une tour bibliothèque qui est formée par les ouvrages qui la composent. Les briques sont les « livres », des tablettes d’argile ou d’autres matériaux où sont inscrites les sagesses du monde. Ils vont essayer d’en apprendre plus sur ce qui les attend en Extrême-Amont et sur la neuvième forme de vent. La vérité est parfois dure à appréhender et on se rend compte qu’une phrase peut changer la vision du monde d’une personne. Comment nos héros vont-ils continuer leur voyage avec ce qu’ils ont appris dans la tour? Vont-ils le révéler aux autres membres de la Horde? Il y a aussi un énorme suspense à la fin de ce chapitre sur qui est vraiment Caracole, et le plus frustrant est que je ne suis pas sûre que nous aurons la réponse dans les pages qui suivent. J’ai passé un super bon moment de lecture avec cette partie et ça va être dur d’attendre un mois pour la suite !

Avis de Yuixem

Mon avis se confirme, je suis à fond entrée dans l’histoire et j’adore ! J’ai beaucoup apprécié ces trois nouveaux chapitres et devoir mettre en pause cette lecture commune sera plus difficile que je ne l’aurais imaginé.

La Horde aura particulièrement souffert dans la flaque après avoir affronté le Corroyeur, mais aussi après avoir peiné face à un énorme siphon. Le chapitre concernant cet évènement fut vraiment passionnant, bien que je pense que cette rencontre aurait pu être évitée si Golgoth avait davantage écouté ses compatriotes. Tout en pensant qu’ils aillaient tous y passer et qu’ils apercevaient déjà l’au-delà, j’ai été marquée par la narration et l’explication philosophique voire spirituelle que l’auteur nous donne.

La dernière ligne droite pour quitter la flaque n’a pas non plus été de tout repos. Un de nos braves amis s’est laissé piéger par une île-méduse et Callirhoé, blessée, est au bout de ses forces physiques et morales. Je continue d’être choquée par le non-respect des femmes qui règne dans cette troupe. Seule Oroshi est traitée différemment, mais ce n’est pas pour autant qu’elle vient en aide à ses camarades. Sinon, j’ai beaucoup aimé l’arrivée des loutres dans la Horde qui a apporté à nos personnages, ainsi qu’au récit une certaine fraîcheur.

Enfin, après avoir regagné la terre, nous avons un gros saut dans le temps de quelques jours qui nous amène à une série d’épreuves opposant la Horde aux divers champions d’Alticcio. Dans cet épisode, plutôt que de nous conter une course ou un combat, l’auteur a choisi de nous présenter une joute de déclamations ! Lire ces échanges fut plus que divertissant ! Je n’ai pu décrocher mes yeux des pages, époustouflées par les phrases qui s’enchaînent les unes après les autres. Encore une fois, j’ai été bluffée par Alain Damassio !

Le final du dernier chapitre nous laisse sur un beau cliffhanger, donnant envie de poursuivre sur le champ ma lecture pour en découvrir plus sur le passé de Caracole et sur l’étrange assassin qui vient de faire son entrée ! Vivement la prochaine étape !

Avis de Coco

J’étais déjà mitigée lors des chapitres précédents et ce ne fut guère mieux ici. Contrairement à Fungi Lumini et Yuixem, j’ai eu vraiment beaucoup de mal à poursuivre ma lecture.

Après avoir affronté le Corroyeur, la Horde toujours dans la flaque, doit faire face à un autre ennemi : un siphon. Je ne dirais pas que je n’ai pas apprécié lire comment ils se sont débrouillés pour faire face à cet évènement mais sincèrement, je les ai trouvés très longs à repérer ce qu’il se passait ! Pour des gens si entrainés, si connaisseurs, ils auraient sincèrement pu réagir plus rapidement quand ils ont senti les changements de courant. Encore une fois, la Horde perd un de ses membres qu’on ne connaissait pas très bien, ce qui fait qu’on s’en fiche un peu. Après ce passage, il leur reste encore un dernier effort à fournir pour sortir de la flaque mais évidemment, ils vont encore perdre quelqu’un. Et là, je suis vraiment en colère contre l’auteur ! Certains personnages de la Horde ont vu à travers le siphon ce qu’il pouvait se passer (dans un avenir direct blablabla) mais PERSONNE ne réagit et du coup, Barbak meurt bêtement comme la vision l’avait montré. Intérêt ? Aucun. Merci, j’adooooore ce genre de passage. Au final, ils sont sortis de là, et ils ont perdus trois hordiers : Karst, Sveziest et Barbak, merci Golgoth et ses idées brillantes (pourquoi l’auteur n’a-t-il pas encore tué ce personnage sérieusement ?!).

Fungi Lumini et Yuixem ont déjà résumé les chapitres qui suivent donc je vais me contenter de dire ce que j’en ai pensé : beaucoup, beaucoup, beaucoup trop longs pour pas grand-chose. En commençant cette lecture commune, j’avais justement peur de ces passages à rallonge qui décrivent, décrivent, décrivent à n’en plus finir et dans lesquels on se perd totalement et malheureusement, ces chapitres n’ont été, pour moi, que de longs paragraphes avec peu d’intérêts. Si la joute verbale paraît impressionnante – même avec des mots inventés ne signifiant rien – je me demande combien de temps l’auteur a pris pour l’écrire. Enfin, bravo à lui pour ça. Par contre, de nouveau, énorme coup de gueule (et je rejoins Yuixem !) pour toute la misogynie présente dans ces pages et incarnée dans sa forme la plus pure par cet abruti de Golgoth. Je ne sais pas si vous trouvez ça agréable à lire mais personnellement, lire le mot « pute » toutes les deux phrases à la place de « fille » ou de « femme » quand le Traceur parle, ça me met sur les nerfs et ça ne me donne pas du tout envie de continuer à lire. Heureusement qu’il n’est pas seul.

Cela dit, je continue d’aimer le fait qu’on en apprenne plus sur des personnages comme Callirhoé, Aoi ou encore Steppe et Silamphre mais aussi qu’on leur laisse plus la parole. D’ailleurs, j’ai trouvé que le « craquage » de Callirhoé est un des seuls vrais moments de réaction à la mort des autres personnages. Et encore une fois, comme Yuixem, j’ai apprécié la venue des loutres qui a apporté beaucoup de calme et de joie à la fois dans ma lecture et dans le Horde.

J’attends – et encore plus après la lecture de ces chapitres – d’en apprendre plus sur Caracole mais aussi sur Oroshi qui m’intrigue de plus en plus.

« Tu ne cesses de mourir, de te disloquer, de perdre consistance, de ralentir. Et tu ne cesses de te répéter. Ça te tue. Ça tue tout le monde d’ailleurs! »


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Le Guide du Voyageur Galactique – Lecture commune 11

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Nous voilà enfin à la fin du tome 5 – Globalement Inoffensive (Mostly Harmless) et par conséquent, à la fin de notre lecture commune !

Avis de Coco

Ça y est, c’est la fin ! Et je vous le dis très franchement : heureusement ! Je n’en pouvais plus de ce livre, c’était long, sans intérêt et très pénible. Comme Fungi Lumini, je suis contente que ce soit fini mais pas parce que j’étais impatiente de connaitre la fin. Je suis tellement déçue par ce tome que je ne sais même pas si j’ai envie de m’exprimer dessus…

Commençons tout de même par ce que j’attendais de la fin de ce tome : les retrouvailles d’Arthur et de Ford. C’était plus ou moins agréable à lire. Je m’explique : j’ai trouvé leurs dialogues assez absurdes et ça m’a rappelé le premier tome, ce qui m’a fait plaisir. Par contre, ça a tiré en longueur, ce qui a tué ma lecture. En ce qui concerne Random, quelle énorme déception ! J’en attendais beaucoup plus. Ici, elle se comporte juste comme une gamine qui n’en fait qu’à sa tête, qui n’écoute personne, bref, qui est très pénible. Elle essaye de trouver sa place dans ce monde mais sincèrement, ça n’apporte rien à l’histoire, on s’en fiche. Tout comme cette histoire avec le « Bird », cette espèce de nouveau guide qui en fait se comporte comme un virus (selon Ford). C’est bien joli tout ça mais qu’est-ce que c’est mal exploité. L’histoire Trillian/Tricia est devenue un tel n’importe quoi, qu’essayer de comprendre nous donne juste un mal de tête incroyable.

Autre énorme déception : l’absence de Zaphod. J’espérais qu’il revienne au moins à la fin pour faire une petite apparition dont il a le secret mais non, rien, nada ! Après tout, ce n’est pas comme s’il était un personnage principal… -_- On n’en sait pas plus non plus sur Fenny, je ne sais pas trop ce qu’elle est devenue et Arthur n’a pas l’air de s’en soucier, comme c’est sympathique d’oublier aussi vite son grand amour (oui, j’aime bien le sarcasme quand quelque chose ne m’a pas plu).

Je ne dirais que quelques mots sur la fin : c’était nul ! Sérieusement ?! Tout ça pour ça ?!

Globalement, je suis déçue par cette trilogie en cinq tomes. Je m’attendais à tellement mieux pour un tel classique. Je pense très sincèrement que Douglas Adams aurait pu se contenter de trois tomes. Les deux premiers sont vraiment géniaux et je les conseille vivement ; le troisième n’est pas terrible mais il passe ; les quatrième et cinquième sont à bannir. C’est tellement dommage de finir sur une aussi mauvaise note.

Avis de Fungi Lumini

Voilà un livre que je suis contente d’achever ! Non pas parce que j’avais très envie de connaître la fin, mais parce que je n’arrivais plus à trouver du plaisir dans cette lecture. Les événements qui se déroulent dans cette dernière partie sont à l’image du reste de la trilogie en cinq tomes de Douglas Adams. Il y a de longues explications qui ne servent pas à grand chose, les actions se succèdent sans vraiment de sens et au final, on en apprend pas beaucoup plus que ce qu’on savait déjà au départ.

Random, la fille d’Arthur, ouvre le colis reçu et découvre un petit oiseau argenté aux pouvoirs incroyables. Elle va grâce à lui aller sur Terre, pour essayer de trouver sa place parmi « les siens ». Une quête futile qui aboutira, mais qui n’amènera rien à l’histoire tellement l’auteur en fait un élément secondaire. Ford et Arthur la poursuivent et la retrouvent. Voilà. Il n’y a qu’une chose que j’ai bien aimée dans cette partie et qui m’a fait sourire : la rencontre des deux personnages avec le King.

On n’apprend presque rien sur toutes les grandes questions qu’on se pose. Fennchurch a toujours disparu et personne ne s’inquiète plus pour elle. Elle n’est même plus mentionnée, alors que les bestioles cutes du début de ce tome le sont… J’ai vraiment l’impression que Douglas Adams a créé un personnage et qu’il ne savait plus quoi en faire, alors il l’a juste supprimé. Dommage, c’était une des personnages que je préférais. D’ailleurs, on ne reparle pas non plus de Zaphod.

C’est donc une fin assez décevante pour une si longue saga. Beaucoup de choses inutiles dans la narration, du non-sense à n’en plus finir. Au final, les deux premiers tomes m’ont bien plu, mais la suite était vraiment de trop, pour pas grand chose. Une lecture qui n’a pas su me convaincre, même si je suis quand même contente d’avoir lu jusqu’au bout ce grand classique de la littérature anglaise de science-fiction.


Déception rectangle

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La Horde du Contrevent – Lecture commune 03

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« Demain était annulé – jusqu’à nouvel ordre. »

Avis de Fungi Lumini

La Horde doit prendre une décision : contourner la flaque de Lapsane ou la traverser, ce qui leur ferait gagner de précieux mois de voyage. Cependant, le périple ne serait pas de tout repos : ils devraient affronter entre autres leurs ennemis, le vent, l’eau qui s’infiltre partout, les siphons, les chrones, etc. Le fait qu’aucune autre Horde qui a tenté la traversée n’en est ressortie vivante pèse aussi sur leur conscience. Seulement voilà, une fois que Golgoth a pris la décision de traverser, rien ne peut le faire changer d’avis et la Horde se lance dès lors dans cette folle entreprise.

L’ambiance du début de la traversée est pesante. Dans le discours de chacun, on sent l’eau qui imprègne tout en continu, le froid qui s’immisce partout, leur moral qui s’enfonce dans les sables mouvantes. On a qu’une envie, qu’ils sortent enfin de là ! Mais ce n’est que le début… et un événement tragique est annoncé par la venue de Te Jerkka : le Corroyeur – l’ennemi de Erg mentionné dans les chapitres chapitres précédents – est en route et sera bientôt sur eux.

Le combat qui oppose le Corroyeur au combattant-protecteur et à son maître est épique ! On en apprend plus sur cet ennemi qui est hors du commun et fascinant, voire envoûtant, de par la complexité de sa composition et de sa fonction. Ce n’est pas vraiment un être vivant mais une chose qui doit en continu transformer la matière qui l’entoure. Par contre, j’ai trouvé ça un peu bizarre que personne ne l’ai remarqué lors du combat précédent de Erg contre Silène, vu les dégâts qu’il fait ici. :p L’équilibre entre le vif de chacun et la puissance des sons sont d’importance capitale lors de ce combat. On est un peu comme un des membres de la Horde : on attend l’issue de cette bataille sans pouvoir rien faire, et cette attente est presque insoutenable ! J’ai personnellement été prise dans l’action et je n’ai pu lâcher le livre avant de connaitre le sort de la Horde.

La Horde se repose et se remet de sa rencontre avec le Corroyeur. Elle trouve une tour au milieu de l’eau et l’explore. Firost trouve une inscription et la lit à voix haute, ce qui provoque l’apparition d’un chrone qui le fait se vider de son eau. Commence alors une course contre la montre pour sauver le pilier (et Arval l’éclaireur qui n’a rien trouvé de mieux que de prononcer aussi le mot maudit :p ). Cette scène m’a à la fois passionnée et fait beaucoup rire. Encore une fois, la force et le pouvoir des sons/des mots sont mis en avant. On ne peut s’empêcher de se dire que les membres de la Horde sont un peu bêtes quand même , puisqu’après avoir résolu la situation, ils passent leur temps à redire le mot ensorcelé et son contraire :p Ce petit moment est aussi détendant pour le lecteur que pour la Horde : ils passent un peu de bon temps à rire et à se reposer et ça fait du bien après ce qu’ils ont vécu, et surtout avant ce qui les attend ! On s’arrête encore à un moment critique, vu qu’ils vont commencer la partie centrale de la flaque, la plus profonde !

Avis de Coco

Je suis un peu mitigée après la lecture de ces trois chapitres… je ne sais pas trop si j’ai aimé ou non. Le chapitre 7 m’a paru extrêmement long pour pas grand-chose… la Horde doit choisir si elle va traverser ou contourner la flaque de Lapsane mais au final, Golgoth prend la décision et tout le monde le suit, dans ce cas-là, je me demande un peu pourquoi faire autant de débat si c’est pour qu’un seul personnage décide du sort de tous. Cela dit, maintenant qu’ils ont « choisi » de la traverser, ils ont enfin quitté les Fréoles et j’avoue que je suis assez contente parce que Sov commençait sérieusement à me taper sur les nerfs à ressasser sans cesse sa relation ou absence de relation avec Nouchka. Autre point positif de ce chapitre : Callirhoé ! Sincèrement, je suis contente qu’on en ait appris un peu plus sur elle puisqu’elle restait très mystérieuse jusqu’à présent.

Au contraire du chapitre 7, les chapitres 8 et 9 sont très courts mais pas forcément plus intéressants. Ils ont commencé leur traversée et on sent bien que c’est une épreuve pour tout le monde. On aimerait bien que ça aille mieux pour eux, histoire de détendre l’atmosphère mais évidemment, ce ne sera pas le cas. Et pour cause, on rencontre ENFIN le Corroyeur dont on nous parle depuis des dizaines et des dizaines de pages, et là, c’est tout de même une petite déception. Je ne sais pas à quoi je m’attendais mais je ne m’attendais pas à ça. Autant je trouve l’explication de cette Chose, compliquée et très intéressante autant, le combat qui oppose le Corroyeur à la Horde, enfin en particulier à Te Jerkka ne m’a pas du tout fascinée. Personnellement, je trouve que tout est allé beaucoup trop vite. Je rejoins Fungi Lumini sur le fait que ce soit bizarre que personne n’ait remarqué le Corroyeur vu sa puissance destructrice. Je suis aussi assez déçue qu’on ait perdu un des membres sans le connaitre plus que cela mais j’attends de voir quelles seront les répercussions (s’il y en a) sur le reste de la Horde.

Dans le chapitre 9, la Horde atteint la tour Fontaine dans laquelle ils trouvent une inscription qui va faire apparaitre un minichrone très dangereux puisqu’il fait en sorte que son hôte se vide de son eau en quelques minutes. Oroshi, Sov et Caracole finissent par découvrir le remède à ce chrone, et par conséquent à sauver Firost et Arval. On en apprend encore plus sur les chrones, et ça, c’est intéressant. Ceci dit, j’avoue que je me pose énormément de questions sur Caracole et qui il est réellement, il semble vraiment connaitre beaucoup de détails sur de nombreux sujets. J’avoue que je suis très dubitative à son propos. Par contre, je suis outrée et même scandalisée de la réaction de la Horde face à la brutalité de Golgoth ! Sérieusement sous prétexte que c’est le Goth, il se permet de tabasser les filles comme ça et on lui dit juste « tu exagères »?! Grosse blague ! Dommage qu’il ait un rôle aussi important dans l’histoire sinon je trouve que c’est bien un personnage dont l’auteur aurait pu se débarrasser il y a au moins 10 chapitres (oui, j’éprouve une grande haine envers lui 😀 ). Néanmoins, j’ai apprécié Oroshi et le partage de son savoir, je trouve qu’on commence à entrevoir son rôle de façon un peu plus précise, et ça, ça fait plaisir.

Je ne dirai pas que je suis impatiente de lire les prochains chapitres mais je suis tout de même assez curieuse de connaitre la suite et de savoir quelles surprises la Horde nous réserve.

Avis de Yuixem

J’ai eu beaucoup de mal à me relancer dans cette lecture commune. N’ayant pas accroché jusqu’alors à l’histoire, j’ai retardé au plus possible ma lecture. Mais j’ai eu tort, car j’ai cette fois-ci beaucoup aimé ces trois chapitres !

Tout au long de cette étape, j’ai été particulièrement marquée par la capacité d’imagination de l’auteur. Il a créé un monde extrêmement riche avec un savoir nouveau qu’il est capable de nous expliquer dans ses moindres détails. Si parfois je me demande s’il a bien réfléchi à tous les tenants et les aboutissants des évènements (comme celui qu’ont soulevé FungiLumini et Coco), il faut bien avouer qu’il a un certain génie concernant toute la genèse du Vent et des êtres fantastiques. J’ai été ainsi fascinée face à l’explication de la vie de Te Jerkka, le combat avec le Corroyeur et le moment de frayeur avec michrone dans la tour.

La suite de mon avis ressemble beaucoup à celui Coco, car j’ai apprécié que l’auteur s’attache enfin à nous présenter le point de vue d’autres personnages. Découvrir Callirhoé et un peu Aoi m’a permis d’entrevoir un nouveau côté de la Horde et d’autres compétences, tout de même vraiment plus pratiques et impressionnantes que juste l’aura de Golgoth ! Concernant ce personnage d’ailleurs, alors que je commençais à me faire à son caractère, je l’ai à nouveau haï plus que tout lors de l’épisode dans la tour. J’en viens presque à détester l’auteur d’avoir créé un personnage important aussi misogyne. Dans tous les cas, j’espère que nous aborderons d’autres points de vues par la suite afin de faire connaissance avec les autres membres de la Horde et nous permettre ainsi de nous attacher à eux. Car, à nouveau comme Coco, j’ai été choquée de mon manque d’émotion face à la mort de Karst.

En conclusion, j’ai l’impression d’être enfin entrée dans La Horde du Contrevent avec cette étape. J’ai vraiment hâte de découvrir le reste de leur traversée de La Flaque et puis la suite de leurs aventures !

« Ne dites jamais : fontaine, je ne boirai pas de ton eau. »


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Le syndrome du papillon

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Auteur : Maxence Fermine

Éditeur : Michel Lafon

Genre : roman

Nombre de pages : 253

            Mots-clés : adolescents, hôpital psychiatrique, Asperger, autisme, papillon, syndrome, amour

Quatrième de couverture

Hugo Mars, 17 ans, n’est pas un garçon comme les autres. Atteint d’un mal étrange, le syndrome du papillon, il est interné en hôpital psychiatrique.

Mais la vie est parfois surprenante. Car c’est là qu’il fait la plus belle rencontre de son existence. Celle de Morgane Saint-James, une jeune fille aux cheveux roux et aux yeux verts, gothique et lunaire…

Hugo tombe aussitôt sous son charme. Jusqu’à ce que la jeune fille disparaisse…

Mon avis

J’avais demandé ce livre à Noël parce que la couverture me plaisait énormément avec ses couleurs pastel… hélas, c’est à peu près tout ce que j’ai vraiment aimé dans le livre. Je trouvais également que le résumé était assez intriguant mais malheureusement, je pense qu’il trompe un peu le lecteur. En effet, en le lisant, je m’attendais à ce que la disparition de Morgane soit mystérieuse ou nous révèle quelque chose à propos d’Hugo, Morgane ou même de l’hôpital psychiatrique mais il n’en est rien. L’histoire nous est narrée par son protagoniste, à savoir Hugo. Celui-ci se retrouve interné à l’hôpital psychiatrique surnommé Graceland par ses locataires en raison de sa ressemblance avec la demeure du King. On apprend au fil des pages la raison pour laquelle il a été interné, personnellement, j’ai trouvé que cette excuse était un peu légère mais bon, soit admettons. Là-bas, il n’entretient qu’une relation amicale avec Zach, un dépressif suicidaire qui se rate sans arrêt jusqu’au jour où il rencontre Morgane Saint-James, une jeune fille atteinte du syndrome d’Asperger. Leur relation amicale évolue rapidement en une relation amoureuse, un peu trop vite d’ailleurs, ce qui fait que j’ai eu un peu de mal à adhérer à leur histoire. Tout se passait bien jusqu’à ce Morgane disparaisse… Attention SPOILER en fait, ses parents sont venus la récupérer pour la ramener à la maison… À partir de ce moment, Hugo va partir à sa recherche et par conséquent, s’évader de Graceland.

L’histoire m’est donc apparue comme très décousue et peu crédible. Je n’ai également pas compris le but de ce récit, pour moi, la trame narrative n’est pas présente ou du moins pas assez construite, pas assez étayée. On se demande un peu pourquoi on lit l’histoire et où cela va nous mener. Plusieurs fois, j’ai eu l’impression qu’on tournait en rond et qu’au final, le récit n’avançait pas. J’aurais vraiment aimé une histoire plus complète et mieux définie.

En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup apprécié Hugo. Personnellement, j’ai trouvé qu’il avait vraiment le caractère d’un adolescent de 17 ans, à la fois très gamin mais tout en étant mature pour certains sujets. Néanmoins, j’ai nettement moins aimé Morgane, principalement parce que le personnage n’était pas assez développé à mon goût. Au final, on ne la connait pas vraiment, on sait qu’elle est atteinte du syndrome d’Asperger, qu’elle est obsédée par sa maladie et qu’elle est violoniste mais c’est à peu près tout. Je suis un peu plus mitigée concernant Zach, son côté dépressif était un peu trop présent par moment et j’ai trouvé que les rapports qu’il avait avec Hugo étaient parfois très agressifs et j’avoue que ça ne m’a pas plu.

J’ai été très déçue par la fin. Elle ne résout absolument rien et nous laisse sur notre faim. Quand on a fini de lire le livre, on ne peut que penser « ok, très bien mais après ? ». Encore une fois, on revient à notre problème de trame narrative pas assez construite. Il y a quand même un point positif : le style de l’auteur. Je l’ai trouvé facile à lire, très bien adapté au public ciblé et en parfait accord avec les personnages.

Citations

« Dans la vie, on rencontre six ou sept personnes à qui on peut vraiment parler. C’est tout. Et encore, probable qu’on les perdra de vue et qu’on les reverra jamais. C’est triste à dire, mais c’est la vérité. Les autres, on fait que les effleurer, les supporter ou , pire, les subir. Surtout les subir. »

« La couleur de l’avenir, je m’en fichais éperdument. Il pouvait être noir corbeau, c’est pas ça qui me tracassait le plus. J’aurais eu davantage la frousse si on m’avait dit qu’il serait rose bonbon ou vert fluo. »

Conclusion

En conclusion, je ne recommanderais pas ce livre parce qu’il ne m’a clairement pas convaincue. La trame est trop peu présente et pas assez construite. Si j’ai vraiment bien apprécié le personnage d’Hugo, les autres personnages me sont apparus bien fades et manquant de construction. Le message de liberté qui est derrière ainsi que le style sont très sympathiques mais ça ne suffit malheureusement pas à me faire aimer ce roman.

pas convaincue

#Coco

Le Guide du Voyageur Galactique – Lecture commune 10

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Nous sommes arrivées au deuxième tiers du tome 5 : Globalement Inoffensive (Mostly Harmless).

Avis de Coco

Nous voici déjà (ou enfin, c’est selon) à l’avant-dernière échéance de notre lecture commune et force est de constater que je ne suis toujours pas emballée par ce tome…

Mon avis sera assez bref puisque je n’ai absolument pas aimé cette partie que j’ai trouvée beaucoup trop longue. On retrouve Ford et Arthur, toujours séparés, vivant chacun sa petite aventure. Ford est toujours dans les locaux du Guide mais essaie de s’en aller sans ameuter toute la sécurité du bâtiment. J’avoue que cette partie m’a particulièrement ennuyée, j’ai trouvé les descriptions trop longues et elles n’avaient, à mon sens, aucun intérêt. Le seul point positif, c’était le petit robot, rebaptisé Colin par Ford, qui était nettement moins pénible que dans le premier tiers du livre. Arthur, quant à lui, parcourt toujours l’univers et recherche encore Fenny (ou du moins, je pense qu’il la recherche encore, ce n’était pas très clair^^) et va se retrouver sur la même planète que Trillian. Heureux hasard, il va l’entendre à la radio et la reconnaître – enfin il n’est pas sûr de la connaitre mais il en a l’intuition. Tout ça pour dire qu’ils vont se rencontrer et que Trillian va annoncer une grande nouvelle à Arthur : il a un enfant. Plus précisément, une fille nommée Random – dont on ne connait pas l’âge à cause de tous les voyages dans l’espace-temps. Puisqu’il ne se souvient pas avoir eu des relations avec Trillian, celle-ci lui explique qu’en fait, elle a fait appel à un donneur et que le seul qui fait partie de l’espèce humaine c’est lui. Pour ma part, je trouve que ça devient carrément n’importe quoi mais, vous allez me dire que c’est un peu le but d’un tel livre.

On en sait toujours pas plus sur Zaphod, l’endroit où il se trouve, ce qu’il fait, avec qui… Trillian fait une référence à ce cher président en disant que Random n’est pas de lui, simplement parce que biologiquement parlant, ce n’était pas possible. J’attends de voir s’il apparaîtra dans la fin de ce tome, j’attends également les retrouvailles entre Arthur et Ford, et malgré tout, je suis curieuse de savoir ce que Random va apporter à l’histoire.

Avis de Fungi Lumini

Tout comme Coco, cette partie ne m’a pas beaucoup plu. Dans la trame narrative de Ford, j’ai trouvé que le surplus de détails et de descriptions, voire l’ajout d’éléments qui n’ont pas grand chose à voir avec la scène, a ralenti l’action, au point qu’elle n’était plus très intéressante et un peu confuse. Il y a plusieurs chapitres sur sa tentative de fuite des locaux du Guide Galactique, mais toute l’action aurait pu tenir en un. La seule chose que j’ai aimée est le petit robot Colin, qui est toujours en mode peace and love !

Dans ces scènes, on apprend aussi le retour des Vogons, la race d’aliens qui avait détruit la Terre. J’ai un problème de compréhension avec la suite de l’histoire. En effet, dans le tome 4, la Terre a réapparu par magie (on ne sait toujours pas comment), et dans ce tome, Arthur est à la recherche d’une planète qui ressemble à la Terre pour s’y installer parce que sa planète n’existe plus… Je ne sais pas si j’ai raté quelque chose à un moment, mais si quelqu’un peut m’éclairer, je suis preneuse 😀

Un autre élément m’a profondément dérangée : au début de ce tome Fennchurch disparaît. Arthur la cherche un peu au début, mais dans cette partie du tome, c’est comme si elle n’existait plus ! Il n’en parle plus, refait sa vie autre part et quand il apprend qu’il a une fille, ne se demande même pas ce que Fennchurch en aurait pensé ! L’auteur décrivait quand même Fennchurch comme l’amour de la vie d’Arthur et au moment où elle n’est plus là, c’est comme si elle n’avait jamais existé. J’ai un peu le même sentiment de tristesse que dans le tome 1, quand la Terre entière est détruite (avec tous ses habitants) et qu’Arthur n’est triste que pour sa maison. Où sont passés les sentiments, les émotions?

Bon, après, le fait qu’Arthur ait une fille, qui en plus s’appelle Random (« Aléatoire » en français) et que Trillian lui amène sans même lui demander son avis quand elle ne peut plus s’en occuper (alors qu’il n’a rien demandé), c’est un peu n’importe quoi quand même ! :p Dans ce tome, on reste sur de l’absurde et du non-sense purs et durs. Dans le tout dernier chapitre, j’ai cru voir une référence à Star Wars épisode VI, mais je ne suis pas certaine. J’ai quand même hâte de découvrir un peu plus le personnage de Random, qui a l’air d’une ado rebelle qui n’écoute rien de ce qu’on lui dit et qui risque de le regretter.

Bref, pour moi, cette partie de l’histoire s’étire longuement pour pas grand chose et ne m’a pas convaincue :/


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#FungiLumini  #Coco

La Horde du Contrevent – Lecture commune 02

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« Le courage pour eux a cessé d’être un mot, il est devenu une certaine consistance du sang, un acte quotidien, une certaine qualité d’os : le Fer ! »

Avis de Fungi Lumini

On retrouve la Horde cinq semaines après les événements des trois premiers chapitres. Ils vont faire la rencontre des Fréoles, un peuple avec une technologie avancée qui parcoure également la planète, mais à bord d’un grand vaisseau. Ensemble, ils vont faire la fête pour célébrer leur rencontre fortuite. Mais l’étau se resserre autour de la Horde : on leur annonce que le chemin qu’ils voulaient emprunter est habité par un vent impossible à contrer et une ombre meurtrière plane sur le groupe.

Le premier chapitre raconte surtout la prestation du troubadour Caracole. Il présente de façon épique tous les membres de la Horde. C’était assez intéressant pour bien comprendre la fonction de chacun au sein de la Horde, mais j’ai personnellement trouvé que ça tirait un peu en longueur pour pas grand chose. Après, c’est un raconteur d’histoire, donc c’est son boulot de divertir :p

Dans le chapitre suivant, les Fréoles simulent la puissance du vent impossible à contrer avec des éoliennes pour tester la Horde. J’ai bien aimé ce passage assez prenant et qui annonce une suite du voyage palpitante ! Par contre, on retombe peu après dans une ambiance de fête et de jeux assez peu passionnante et assez frustrante. La Horde a trois ans d’avance sur la précédente, pourquoi encore perdre une soirée et ne pas continuer?Heureusement, l’ombre cachée intervient et c’est un combat épique qui commence au début du dernier chapitre de la semaine. Ce duel pourrait avoir des conséquences mortelles pour la Horde et c’est ce qui le rend captivant, bien qu’encore une fois, je trouve que l’auteur fait un peu trop durer le tout. Je pense que cette impression de longueur vient de la superposition de deux scènes en continu : Caracole, Larco et un vieux Fréole discutent près de la fête alors que d’autres membres de la Horde assistent au combat en direct. Les incursions de la conversation calme dans le combat plombent un peu le rythme de l’action.

On arrête encore une fois la lecture à un moment clé, à partir duquel on ne sait pas du tout où on va aller et c’est grisant ! 🙂

Avis de Yuixem

Il faut croire que les premiers chapitres de chaque étape ne me plaisent pas pour l’instant. J’ai eu l’impression d’avoir mis autant de temps à lire le 4e chapitre que le 5e et le 6e réunis ! La présentation des divers membres de la Horde me paraissait sans fin et je m’endormais sous l’afflux de mots du troubadour. De plus à ce moment-là, je trouvais la troupe ridicule face aux Fréoles qui possèdent une avancée technologique importante. Ceci n’arrangea donc en rien mon impression du groupe.

Par la suite, j’ai plutôt aimé comprendre que le Contre et la technologie étaient avant tout deux points de vue différents d’aventure et d’analyse du Vent. Un peu comme le livre papier et le livre numérique ou plus largement comme l’homme et le robot. Personnellement, je pense que les deux groupes feraient mieux de s’allier et d’avancer main dans la main… Enfin, soit ! Ce passage, plutôt philosophique, n’a pas été l’unique dans ces trois chapitres. Bien qu’un peu compliqué, j’ai apprécié également la discussion entre le vieux Fréole et Caracole sur les différences entre la vitesse, le mouvement et le vif qui se rapportent aussi bien au Vent qu’à la vie des gens.

Les deux moments les plus intéressants furent sans aucun doute la performance de la Horde face au vent artificiel des éoliennes du navire fréole ainsi que le combat entre Erg et Silène, un terrible guerrier faisant partie des Poursuiveurs, un groupe qui s’en prendrait délibérément à la Horde. Pourquoi ? Cela nous l’ignorons encore, mais j’ose espérer qu’il y aura une bonne raison (sinon je serai sans pitié xD). J’ai également trouvé que cette étape est plutôt bien tombée pour notre semaine spéciale Saint-Valentin car Sov et Larco courent durant toutes les festivités après leurs dulcinées :p

Quoi qu’il en soit, je ne suis pas encore convaincue par La Horde du Contrevent. J’ai toujours l’impression que cette marche vers l’Extrême-Amont est dénuée de sens et que cette ombre qui plane maintenant sur la Horde l’est tout autant. Enfin, j’ose espérer avoir des réponses qui me satisferont par la suite et qui arriveront enfin à me faire aimer ce livre. Rendez-vous dans deux semaines pour le savoir !

Avis de Coco

J’ai bien aimé ces trois chapitres même si j’ai été beaucoup moins passionnée que lors des trois premiers. Dans le quatrième chapitre, la Horde rencontre les Fréoles, un peuple qui bénéficie d’une certaine avancée technologique et qui voyage par bateau. Caracole va alors procéder à la présentation de la Horde, et ce, de façon épique, comma à son habitude. Personnellement, j’ai bien aimé ce passage puisqu’il nous permet de mieux connaitre la Horde mais surtout les fonctions que chacun exerce à l’intérieur de celle-ci.

Les chapitres 5 et 6, par contre, m’ont paru très très très longs… On est plongés dans l’ambiance festive qui règne sur le bateau et à laquelle participe bien volontiers la Horde mais ça n’apporte pas grand-chose à l’histoire. J’ai également trouvé que les conversations entre Oroshi et Pietro au sujet de Silène n’avaient pas vraiment d’intérêt puisque de toute façon, Erg savait très bien que c’était un Poursuiveur et qu’il allait se faire attaquer… D’ailleurs, ce combat a tiré en longueur d’une façon assez impressionnante, ça m’a un peu ennuyée, je suis assez d’accord avec Fungi Lumini, cette impression vient peut-être du fait que le combat est coupé par les passages de la discussion entre Caracole et le vieux Fréole. À l’instar de Yuixem, j’ai également envie de savoir pourquoi la Poursuite existe, pourquoi sont-ils si opposés à la réussite de la Horde et j’espère également que ce sera une bonne raison.

Par contre, je n’ai pas été plus emballée que ça par la démonstration de la Horde face aux éoliennes fréoles, j’ai l’impression qu’elle n’a pas servi à grand-chose puisque seul Golgoth est resté debout mais est-ce que la Horde va vraiment chercher à se servir de cette expérience pour le moment où elle sera réellement face à ce vent ? J’ai des doutes… En parlant de Golgoth, ma première impression se confirme, le personnage est très lourd, très cliché dans sa brutalité qui devrait être typiquement masculine selon les stéréotypes et un peu beaucoup misogyne dans ses commentaires. Pour ma part, au moins il parle, au mieux ce sera. Heureusement Golgoth mis à part, j’aime toujours autant les personnages et j’ai vraiment hâte de savoir ce qu’il va leur arriver.

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#Yuixem #FungiLumini #Coco

Le Guide du Voyageur Galactique – Lecture commune 09

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Nous sommes arrivées au premier tiers du tome 5 : Globalement Inoffensive (Mostly Harmless).

Avis de Coco

Alors, par où commencer pour ce premier tiers du dernier tome de cette trilogie ?! Je n’ai pas été emballée par ce début, j’ai trouvé les chapitres longs à mourir et je me suis clairement ennuyée.

Dans cette partie, on découvre un univers parallèle – enfin selon le Guide, il n’existe pas d’univers parallèles parce que cela n’a pas de sens – mais c’est clairement le cas ici. Dans cet univers, on rencontre le personnage de Tricia McMillan, une journaliste TV avec une formation de mathématicienne et d’astrophysicienne. Attention SPOILER, il s’agit en réalité de Trillian ! Bon en même temps, c’est un spoiler sans en être un puisqu’on sait de Trillian qu’elle est mathématicienne et astrophysicienne (oui, la lecture du tome 1 est loin mais quand même^^) et on nous a présenté le personnage comme étant Tricia McMillian. Un peu de déduction et on peut se dire que le « i » présent dans le McMillian et non dans McMillan est soit une erreur d’impression dans mon livre (mais je ne pense pas) soit la différence entre la Trillian d’un univers et celle d’un univers parallèle. Tout ça pour dire que notre petite Tricia qu’on suit dans ce cinquième tome a également rencontré Zaphod lors de cette fameuse fête qui a eu lieu avant la destruction de la Terre mais qu’elle n’est pas partie avec lui parce qu’elle voulait récupérer son sac à main avant et que Zaphod ne l’a pas attendue. Elle regrette amèrement de ne pas être partie et sent au fond d’elle que quelque chose lui manque. Heureusement pour elle – ou non, cela reste à voir dans la suite – elle va faire la rencontre d’autres extraterrestres qui vont l’emmener afin qu’elle puisse recalculer leurs horoscopes en tenant compte des positions de la Terre et de Rupert – 10e planète du système solaire qui se trouve être la planète de ces fameux aliens.

On retrouve également Ford et Arthur qui sont encore séparés l’un de l’autre. Ford travaillant toujours pour le Guide se rend dans les bureaux mais malheureusement pour lui, l’éditeur en chef a changé, ce qui modifie les choses. Effectivement, il se retrouve alors responsable de la colonne « restaurant ». Entre-temps, Ford a eu le temps de reprogrammer un robot chargé de la sécurité afin qu’il soit tout le temps heureux. Contrairement à Fungi Lumini, j’ai trouvé ce robot particulièrement pénible et sans intérêt. En ce qui concerne Arthur, on le retrouve seul sans Fenny qui a disparu on ne sait où. Il la recherche et débarque sur une planète appelée NowWhat qui, d’après lui, ressemble étrangement à la Terre. Cela dit, puisqu’il n’y trouve pas sa chère Fenny, il n’y reste pas et décolle pour une autre destination.

Malgré le fait que je n’ai pas aimé ce début, je dois tout de même avouer que les quelques notes d’absurde qu’on retrouve de façon éparse – et notamment la conversation avec le réceptionniste qui ne comprend absolument rien – m’ont fait sourire. J’espère donc que cet absurde sera plus présent dans la suite mais surtout que les chapitres seront moins longs, moins ennuyeux et plus rythmés.

Avis de Fungi Lumini

J’ai bien aimé le début de  ce tome. On commence l’histoire avec un nouveau personnage, Tricia, une journaliste astrophysicienne qui part à New-Yok pour passer une interview et pour rencontrer une astrologue célèbre. On apprend qu’elle a rencontré Zaphod à une fête par le passé et qu’elle aurait dû partir à la place de Trillian. En rentrant de voyage, elle fait la connaissance d’autres extraterrestres qui veulent l’emmener sur une autre planète. J’ai bien aimé cette nouvelle protagoniste, même si j’ai l’impression qu’elle est liée d’une façon ou d’une autre à Trillian et qu’on va peut-être finalement en savoir plus sur ce personnage qui était resté jusqu’à maintenant si mystérieux ! Par contre, l’absurde du réceptionniste et des aliens qui ne comprennent rien à rien à ce qu’on leur demande m’a un peu ennuyée.

On retrouve Ford Prefect pendant un chapitre : il retourne dans les bureaux du Guide Galactique et voit que plus rien n’est pareil. En effet, son éditeur en chef a changé et veut que Ford s’occupe de la section restaurant du Guide. On rencontre aussi un petit robot tout mignon qui est l’exact opposé de Marvin: il a en lui toute la joie et le bonheur du monde et c’est trop chou ! 🙂 Par contre, Ford est toujours égal à lui-même dans ce chapitre, ça en est exaspérant.

Dans le dernier chapitre de cette partie de la lecture commune, on découvre Arthur mais sans Fenchurch. Elle a disparu lors d’un voyage dans l’hyperespace sans laisser aucune trace et Arthur tente de retrouver sa piste. Il arrive sur une planète humide et hostile où il espère trouver un indice. Dans ces marais se trouvent des créatures que j’ai aussi trouvées mignonnes :par contre, ça s’appelait des Boghog en anglais, je ne sais pas comment ça a été traduit en français. :/ Ces animaux communiquent en mordant les autres, et j’ai été triste de voir que le comportement des humains est égal à ce qu’on observe aujourd’hui… Plutôt que d’essayer de comprendre ces animaux, les êtres de la planète répondent par la violence… J’ai maintenant hâte de savoir où va se retrouver Tricia et si Arthur va retrouver ou non Fenchurch !


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L’innocence des bourreaux

abel-innocenceTitre : L’innocence des bourreaux

Auteur : Barbara Abel

Éditeur : Pocket

Genre : Thriller/Polar

Nombre de pages : 343

Prix reçu : Prix du Polar Découverte Les Petits Mots des Libraires

Mots-clés : braquage, supérette, otage, fuite, enquête

Quatrième de couverture

Dans une supérette de quartier, quelques clients font leur course, un jour comme tant d’autres. Parmi eux une jeune maman qui a laissé son petit garçon de trois ans seul à la maison devant un dessin animé. Seulement quelques minutes le temps d’acheter des couches pour la nuit. Parmi eux, un couple adultère. Parmi eux une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s’il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent.

Des gens normaux, sans histoire, ou presque.
Et puis un junkie qui, à cause du manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé.
Mais quand le braquage tourne mal et que, dans un mouvement de panique, les rôles s’inversent, la vie de ces hommes et femmes ordinaires bascule dans l’horreur.
Dès lors, entre victimes et bourreaux, la frontière est mince. Si mince…
Un huis clos dont la tension psychologique grimpe jusqu’à son paroxysme. Chez Barbara Abel, pas besoin d’artifices, c’est notre quotidien à tous qui peut devenir l’enfer.

Mon avis

Il ne m’aura pas fallu beaucoup de temps pour lire ce livre tellement j’ai adoré l’histoire ! Le récit commence quand Joachim, un jeune homme en manque, décide de braquer une petite supérette afin de pouvoir s’acheter sa prochaine dose. À partir de ce moment, tout bascule pour lui mais aussi pour tous les clients et le caissier du magasin. Ils vont alors se retrouver prisonniers de ce jeune homme armé, ce qui fera ressortir des aspects cachés de leur personnalité et entrainera une forte introspection chez certains. Joachim, lui, ne pense qu’au pouvoir qu’il exerce et à sa prochaine dose mais c’était sans compter sur l’apparition de Théo Verdoux qui était resté dans la voiture pendant que sa mère était retenue en otage…

Puisque c’est un roman policier/thriller, je vais m’efforcer de donner mon avis sans pour autant dévoiler trop de détails de l’intrigue afin de ne pas gâcher l’histoire pour ceux qui souhaiteraient lire le livre 😀

De manière générale, j’ai beaucoup aimé les personnages. Ils sont assez nombreux donc évidemment, il y en a que j’ai moins aimé à l’instar de Thomas Piscina, comptable qui n’assume pas du tout son infidélité et qui se cherche sans cesse des excuses, et de sa maitresse – oui parce que j’ai beau être féministe, une femme qui aguiche un homme marié (en sachant qu’il est marié) est tout aussi coupable que lui. Malgré cela, je trouve que les autres personnages sont tous attachants à leur manière, et ce même s’ils commettent des choses irréparables. J’ai, d’ailleurs, à de nombreuses reprises, ri grâce à Germaine Dethy, vieille dame un peu – beaucoup – acariâtre qui a toujours le bon mot très ironique pour détendre la situation – ou affoler les autres otages qui prennent ça pour de la provocation^^. De toute évidence, elle cache des choses comme tous les autres mais, au moins, elle apporte de l’humour au tragique de la situation. J’avoue aussi avoir eu un énorme coup de cœur pour Léa Fronsac dont l’histoire était particulièrement touchante et dévastatrice.

Ayant déjà lu pas mal de romans policiers/thrillers ou autres livres à suspens, j’avais un peu peur que la fin soit bateau ou même bâclée mais heureusement, ce ne fut pas le cas. Je ne dirais pas que c’était la meilleure fin que j’ai lue mais je l’ai trouvée assez juste, vraie et réaliste.

Barbara Abel utilise un style clair, direct et très percutant et alterne les points de vue des personnages ; ce qui permet de maintenir un certain suspens et en même temps, permet de mieux comprendre le ressenti des différents personnages et de mieux nous identifier à eux.

Citation

« La déflagration éclate dans le magasin comme un coup de tonnerre. Soudain, c’est le silence. Un silence glacial, total, implacable. Un silence de mort. »

Conclusion

Je recommande très vivement ce livre à tous. Je pense que les non-amateurs de policiers/thrillers pourront également apprécier ce bouquin puisque l’auteure ne raconte pas simplement une enquête policière mais nous livre un huis clos haletant qui explore les raisons qui peuvent pousser des personnes innocentes à transgresser les lois (non pas que ce soit une excuse). Elle nous communique, de cette façon, une autre vision des choses et nous force à ne pas voir le monde uniquement de façon dichotomique mais à approfondir notre réflexion. Et puis, en lisant ce roman, on ne peut que se demander ce que nous aurions fait à la place des protagonistes.

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#42 C’est lundi, que lisez-vous?

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Ce que j’ai lu:

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Ce que je lis en ce moment:

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Rendez-vous vendredi pour la première partie du dernier tome de cette trilogie 😀

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Ce que je compte lire:

le piège de lovecraft

Et vous?

Quelles sont vos lectures actuelles? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂

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Les Comptines Malfaisantes – tome 3 : Histoires de Chats

Livres et Gourmandises : Une femme nommée Shizu (1/10)

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

1Q84 – Lecture commune 16 – END

La Horde du Contrevent – Lecture commune 01

Après la chute

Livres et Gourmandises : Montres enchantées (11/17)

#Spécial – Book and Bed Tokyo

#Coco