La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

Titre : La Vérité sur l’Affaire Harry QuebertHarry quebert

Auteur : Joël Dicker

Éditeur : Editions de Fallois

Genre : policier

Lu en format numérique

Nombre de pages : 660

Prix reçus : Grand prix du roman de l’Académie française 2012, Prix Goncourt des lycéens 2012, prix littéraire de la Vocation 2012, Prix Audiolib 2013

Mots-clés : écrivain, enquête, amour, Etats-Unis, livre

Quatrième de couverture

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

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Trois

TroisTitre : Trois

Auteur : Sarah Lotz

Éditeur : Pocket

Genre : Science-fiction

Nombre de pages : 565

Traduit de l’anglais par Michel Pagel

Titre original : The Three

Mots-clés : crash, avion, survivants, religion, Apocalypse, complot, extraterrestres

Quatrième de couverture

Jeudi noir sur la planète : quatre avions de ligne viennent de s’écraser aux quatre coins du globe. Troublante coïncidence… D’autant que sur trois des sites, les secouristes découvrent un rescapé. Chaque fois, un enfant. Chaque fois, sa survie tient du miracle.

La presse internationale s’empare de l’affaire, il n’est bientôt plus question que des « Trois ». Certains fanatiques religieux voient même en eux l’incarnation des cavaliers de l’Apocalypse, à ce détail près qu’ils devraient être quatre…

Dans le même temps, les familles qui ont recueilli les enfants sont confrontées à des évènements étranges. Mais qui sont au juste ces enfants ? Et que veulent-ils ?

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Orphelin des mots

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Titre : Orphelin des mots

Auteur : Gérard Louviot

Éditeur : Le Livre de Poche

Genre : Témoignage

Nombre de pages : 284

Mots-clés : Illettrisme, apprentissage, lecture, écriture, difficulté, force, courage

 

Quatrième de couverture

Ne pas savoir lire, c’est comme ne pas pouvoir respirer. C’est se battre pour se frayer un chemin, ruser, contourner, encaisser. Une souffrance inimaginable. Gérard a grandi en Bretagne, dans une famille d’accueil. Enfant, il est incapable de retenir une leçon et d’apprendre à lire. Tétanisé par la honte, il doit affronter les moqueries et les vexations. Adulte, sa vie devient un parcours du combattant, d’autant plus qu’à son handicap s’ajoute la peur d’être démasqué comme illettré. À 35 ans, il ose se confier à son patron. Touché par la souffrance de cet homme, le chef d’entreprise lui offre la possibilité de prendre des cours. Plus qu’une libération, c’est une renaissance. Pour la première fois, un livre raconte cette humiliation qui condamne, en France, près de 3 millions d’illettrés à vivre à l’écart de la société.

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Project Viper : 1. Rising

project-viper,-tome-1---rising-1037664-264-432Titre : Project Viper : 1. Rising

Auteur : Ellen Raven Martin

Éditeur : ERA éditions

Genre : Science-fiction, cyberpunk

Nombre de pages : 304 (pour la version  imprimée)

Lu en format numérique

Mots-clés : cyberpunk, guerre, cyborgs, rébellion, projet, Viper

Quatrième de couverture

Le temps est venu pour un nouvel ordre mondial. Les conflits armés font le bonheur des marchands de mort, membres de l’organisme qui chuchote à l’oreille des grands de ce monde. On crache sur son nom : Conglomérat, tout comme on s’incline face à son gigantisme. Des cendres des États-Unis est née la Fédération, amalgame de quatorze Districts gouvernés par la despotique et non moins sulfureuse Présidente Erika Lawson. Face à la rébellion qui fait rage, celle-ci doit prendre des mesures drastiques. Le Conglomérat se rencontre à l’occasion d’un nouveau sommet. Il décide de lui fournir l’avenir. Cyborgs de guerre ou machines douées d’une âme humaine, le nom de ces créatures reste incertain. Une chose est certaine : ce sont des Vipers. Car tous sont membres du Project Black Viper.

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Semaines spéciales Halloween

Everyday is Halloween

Retrouvez ci-dessous toutes nos chroniques classées par année sur le thème d’Halloween lors de la semaine spéciale !

2017

• L’Esprit de Lewis – Acte 1
Dark Museum, #2 Le Cri
Gravity Falls : Journal 3
• Billy Brouillard, Les comptines malfaisantes – coffret 1
• Miss Zombie – Détective décharnée

2016

Dreamworld
Dark Harvest
L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur
Un amour de zombie
La Fabuleuse Histoire de Jack O’Lantern

Parents à perpétuité

parents à perpet

Titre : Parents à perpétuité

Auteur : Sophie et Dominique Moulinas

Éditeur : J’ai lu

Genre : Témoignage

Nombre de pages : 313

Mots-clés : meurtre, histoire vraie, procès, viol, maladie mentale

 

Quatrième de couverture

« Nous sommes les parents d’un tueur et d’un violeur. Nous sommes pétris de honte, de chagrin, de culpabilité. Pourtant nous aimons notre fils. Nous restons ses parents. À perpétuité.

Le 16 novembre 2011, Matthieu a violé puis assassiné Agnès Marin. Elle avait treize ans, lui dix-sept. Seize mois plus tôt, il avait violé une camarade de classe puis avait été remis en liberté dans l’attente de son jugement. Nous voulons, ici, essayer de comprendre. En remontant le fil de notre histoire, de nos décisions, bonnes ou mauvaises, sans rien omettre ni cacher. En parlant du système judiciaire et des ratés des expertises psychiatriques. En parlant de notre fils. Car avant de devenir un criminel, il était un enfant malade. »

Mon avis

Quand j’ai vu la couverture, j’ai tout de suite été intriguée. Je l’ai encore plus été en lisant la 4e de couverture, je n’ai donc pas hésité une seule seconde : je l’ai acheté. Aussitôt acheté, aussitôt lu même si ce n’était pas une lecture facile. D’ailleurs,  je tiens, d’avance, à m’excuser auprès des gens que je pourrais choquer par mes propos sur un sujet aussi délicat.

Resituons clairement les faits pour ceux qui n’auraient pas suivi l’histoire à l’époque : Matthieu est un adolescent qui a violé, à l’âge de 16 ans, une de ses camarades puis, un an plus tard, a violé, torturé et tué une élève de son école. Il a été arrêté et inculpé. Il a été condamné à la perpétuité. Dans ce livre, les parents de Matthieu nous explique comment Matthieu était enfant mais aussi surtout comment il était lors des faits. Je crois sincèrement que leur démarche était simplement de comprendre et d’expliquer les choses au grand public. Néanmoins, je comprends également que les parents d’Agnès Marin (la deuxième victime de Matthieu) n’ait pas apprécié qu’un tel livre voit le jour. Je dois d’emblée avouer qu’il y a des moments où, moi-même, je me suis demandée si les parents n’essayaient pas de justifier les faits de leur fils ; ce qui m’a clairement dérangée. Qu’on veuille expliquer les choses, oui, mais justifier des faits aussi graves par une maladie, non. Je reviendrai sur ce point plus tard.

En lisant ce livre, je suis passée par plusieurs émotions mais je pense que le sentiment qui ressort le plus est l’incompréhension. Non seulement je ne comprends pas comment un être humain peut faire subir de telles atrocités à quelqu’un d’autre mais également comment les rouages de la justice ont pu échouer à ce point. Pour moi, avec la vision incomplète – bien évidemment – qu’offre ce livre de la situation, il me semble que les premiers psychologues ont échoué dans leur diagnostic. Bien que je ne sois pas psychologue ou psychiatre, j’ai du mal à comprendre pourquoi le fait que Matthieu ne regrettait pas ses gestes n’ait jamais interpelé les professionnels plus que ça. Ses parents le disent d’ailleurs clairement : « il est apparu clairement que Matthieu ne regrettait pas d’avoir violé et tué une jeune fille sinon pour les conséquences de son crime sur notre vie de famille ». C’est aussi ce manque de regret qui me dérange un peu dans la persuasion de la famille et/ou des médecins à dire que Matthieu est malade parce que je ne pense pas que la maladie mentale puisse justifier un tel carnage. Personnellement, j’ai trouvé ce point très délicat à juger et très honnêtement, je n’aurais pas aimé être à la place des médecins ou des juges dans cette histoire.

Plusieurs questions sont également évoquées à travers de ses pages notamment celle de la deuxième chance. Il s’agit évidemment d’un débat très complexe pour lequel chacun des cas est différent. Il est facile de dire, après la lecture du livre – ou après les faits, que si l’État, les juges et les médecins n’avaient pas laissé de deuxième chance à Matthieu, Agnès serait toujours en vie. Cela dit, la justice et la psychologie devraient tenir compte de ce genre de cas pour traiter les cas futurs qui pourraient y ressembler. La question de la pertinence journalistique est également évoquée. En effet, Dominique Moulinas nous raconte ce que certains journalistes inventaient à leur propos. Personnellement, non seulement, je trouve cela aberrant d’écrire des âneries et profiter de la souffrance de tous – autant les familles des victimes et la famille de Matthieu – pour faire vendre son petit journal mais d’un point de vue éthique et déontologique, c’est juste dégueulasse ! Heureusement que certains journalistes ont encore un peu de décence.

Je dois avouer que j’ai également été choquée de certains propos tenus dans le livre donc celui-ci « L’analyse du médecin est la suivante : « Il ne savait pas s’il aurait le courage de violer sa camarade. » » J’ai envie dire : LOOOOL ! Sérieusement, comment peut-on dire qu’il faut du courage pour violer quelqu’un ?! S’il existe bien un acte de lâcheté, c’est celui-là ! Je n’ai pas non plus apprécié la façon dont le père de Matthieu présente les faits quand il essaie de trouver une nouvelle école à son fils, il répète sans cesse que Matthieu a commis « une agression sexuelle », or, je trouve que par respect pour la victime, il pourrait dire « viol ». Certes le terme est bien pire mais au moins, c’est la vérité. Ici, j’ai eu l’impression qu’il minimisait les faits et ça ne m’a pas du tout plu. Je peux comprendre que ce soit difficile pour les parents de présenter leur fils de cette façon, surtout quand ils cherchaient un établissement pour leur enfant mais vis-à-vis de la victime, ce n’est pas très juste. En parlant d’école, le directeur qui a accepté de donner une chance à Matthieu pour finalement dire qu’il ne savait pas que le garçon était condamné pour « agression sexuelle », quelle grosse blague ! Je comprends qu’il protège son école mais quand même, il faut assumer ce que l’on fait. À la lecture, nous comprenons bien que les parents n’en veulent pas (trop) à ce directeur de fuir ses responsabilités mais, à leur place, je pense que ça m’aurait mis dans une rage folle.

Au final, Matthieu a donc été condamné à perpétuité, et voici ce que dit Dominique Moulinas à ce sujet : «  Perpétuité une fois, perpétuité deux fois, adjugé. Et maitre Szpiner a pu claironner qu’il avait gagné. Apparemment, pour la société, admettre que Matthieu est malade, voire complètement taré, revenait à le disculper. Mais qu’avait-elle à perdre en reconnaissant qu’une pathologie lourde atteint son cerveau, alterne son discernement et le pousse à commettre des horreurs ? Il a vingt-deux ans, il est sous traitement psychiatrique lourd, il suit des thérapies, il bénéficie d’une allocation adulte handicapé. Et la justice a mis sa maladie de côté. Elle a fait comme si elle n’existait pas. » J’ai préféré remettre ici tout le passage parce qu’il m’a marquée. J’ai envie de répondre à Monsieur Moulinas que la société n’a pas voulu l’admettre parce que les crimes sont trop graves et parce que si la maladie peut expliquer les faits, elle ne les justifie en rien. Je sais que les parents répètent dans le livre qu’ils ne veulent pas justifier les atrocités commises par leur fils mais ici, c’est ce qu’il ressort. Il y a plein de malades mentaux qui ne violent, ne torturent et ne tuent pas de pauvres innocentes. Après, je suis d’accord avec eux sur le fait que leur fils devrait être suivi par un corps médical compétent et qu’il ne devrait pouvoir bénéficier d’une libération que si les médecins le jugent guéri et sain d’esprit.

Citations

« Nous sommes tous impardonnables, certainement, aux yeux et au cœur des parents de cette enfant. Nous les comprenons. Nous ne nous pardonnerons jamais, qu’ils en soient bien certains, la mort atroce de leur fille. Leur chagrin nous hante. Pourtant, nous restons les parents du meurtrier d’Agnès. Et cela, cela au moins, qu’ils nous le pardonnent : notre fils, nous l’aimons toujours. Nous ne savons pas ne pas l’aimer. Nous n’essayons même pas. Ce serait peine perdue. »

« […] mais il lui aurait permis d’être en charge en milieu médicalisé plutôt qu’en milieu carcéral. Sa vie n’aurait pas été plus confortable, il n’aurait pas été moins coupable des deux crimes qu’il a commis, mais il aurait été mieux soigné. Et il n’aurait pas eu la moindre chance d’être relâché avant que la médecine le considère comme guéri. »

Conclusion

Cette lecture ne fut pas une lecture facile, plaisante et distrayante mais elle fut enrichissante en bien des domaines. Elle nous fait réfléchir sur la société et ses problèmes, sur la justice, ses compétences et ses incompétences. Elle nous plonge dans l’univers de la famille détruite par les crimes d’un de ses membres. Sophie et Dominique Moulinas nous montre également une autre facette de Matthieu, leur fils aimant et toujours là pour ses sœurs, sans pour autant nous cacher l’adolescent qui a commis des actes ignobles. Je ne peux que recommander ce livre en précisant toutefois que si le livre est évidemment basé sur la famille Moulinas, le respect pour les victimes et leur famille reste indispensable au moment de la lecture.

coup de coeur

#Coco

Mr. Mercedes

MrmercedesTitre : Mr. Mercedes

Auteur : Stephen King

Éditeur : Lgf – Le livre de Poche

Genre : Thriller/policier

Nombre de pages : 661

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Océane Bies et Nadine Gassie

Titre original : Mr. Mercedes

Prix reçu : Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur roman en 2015

Mots-clés : tueur, meurtre de masse, crime, policier, retraité, attentat, voiture bélier

Quatrième de couverture

Midwest, 2009. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue devant le salon de l’emploi. Soudain, une Mercedes fonce sur la foule, causant huit morts et quinze blessés dans son sillage. Le chauffard, lui, a disparu dans la brume, sans laisser de traces. Un an plus tard, Bill Hodges, flic à la retraite qui n’a pas su résoudre l’affaire, reste obsédé par ce massacre. Une lettre du « tueur à la Mercedes » va l’empêcher de sombrer dans la dépression qui le guette.

Mon avis

Décidément, je ne me lasse pas des Stephen King. Encore une fois, j’ai dévoré ce livre et je n’ai pas pu le lâcher des mains avant de l’avoir terminé. L’histoire est celle de l’ex-officier Bill Hodges, parti à la retraite il y a quelques temps. Mais comme beaucoup d’ex-policiers, il ne peut s’empêcher de penser aux enquêtes non résolues et en particulier celle du tueur à la Mercedes. Et dans ce cas particulier, le criminel ne peut pas non plus oublier Bill Hodges. Il va donc le recontacter et de là découlera une enquête officieuse mais passionnante.

Le personnage de Bill est exactement ce qu’on imagine quand on pense au vieux policier à la retraite. Il fait partie de ces catégories de personnes qui n’arrêtent jamais vraiment de travailler tellement ils ont leur travail dans la peau mais c’est un homme bienveillant et surtout intelligent. Jerome est un jeune homme noir qui effectue parfois quelques tâches pour Hodges mais qui semble toujours ravi de le faire. Il est également intelligent et plein de ressources, raison pour laquelle il va se retrouver à aider Bill sur l’enquête. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le second degré dont il fait preuve, notamment vis-à-vis de sa couleur de peau. Le tueur est, somme toute, un criminel assez « banal » étant donné sa personnalité. Je m’explique : l’homme a souffert depuis tout petit de mauvais traitement tout en entretenant une relation malsaine avec sa mère. Puis un jour, un terrible « accident » est arrivé et depuis ce jour, la personnalité de l’homme n’a fait que se détériorer jusqu’au moment où il a décidé de commettre son attentat à la voiture bélier. Une chose que j’ai beaucoup appréciée est justement le fait qu’on sache qui était le tueur dès le début mais également l’insertion dans son esprit par laquelle King nous dévoile ce qui l’a transformé en meurtrier de masse mais qui nous permet aussi de comprendre ou du moins essayer de comprendre ces motivations.

Malheureusement, les évènements cités dans le livre – l’attaque avec la voiture bélier et l’attentat dans un concert pour jeunes filles/adolescentes – ne font que nous rappeler les tristes drames de l’actualité même si les revendications sont différentes. Sachant que le livre a été publié en 2015 (pour la VO), nous voyons encore à quel point King peut être visionnaire mais aussi à quel point il vit avec son temps.

Malgré l’évocation de faits aussi tragiques et bien que la résolution de l’enquête ne soit pas surprenante – dans le style policier – j’ai été totalement happée par l’histoire. L’écriture de Stephen King est toujours un réel bonheur à lire et à redécouvrir. Le style est fluide, les chapitres bien construits et surtout nous ne nous perdons pas dans le l’histoire. Un vrai plaisir.  

Conclusion

Je recommande ce livre à tous, en signalant toutefois que si vous n’êtes pas très fan du style policier, il se peut que vous ne soyez pas aussi emballés que moi par cette lecture. Par contre, tous les amateurs du genre et de King seront, à n’en pas douter, ravis de leur lecture.

coup de coeur

#Coco

#62 C’est lundi! Que lisez-vous?

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Ce que j’ai lu:

cave

13 reasons why

Shadow house

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Comme beaucoup, j’ai été pas mal occupée ces derniers temps et ça fait longtemps que je n’ai pas écrit, je vais essayer de m’y remettre vu que j’ai tout de même quelques romans à chroniquer 😀

Ce que je lis en ce moment:

parents à perpet

project viper rising

brooklyn-paradis-saison-2-chris-simon

Ce que je compte lire:

Je ne sais pas trop ce que je compte lire, j’ai toujours envie de lire « Le piège de Lovecraft » et la « Fille d’avant » mais mon avis pourrait changer selon ce que je vois de beau en librairie 😀

Et vous?

Quelles sont vos lectures actuelles? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂

TEXT

Le Bureau des Jardins et des Etangs

Asylum

La fille derrière la porte

Livres et Gourmandises : Bal Masqué (2/16)

#Coco

 

 

La Horde du Contrevent – Lecture commune 06

twitter-post

« L’éruption a duré vingt-cinq à trente secondes, guère plus. Ce que j’ai eu peur, mon vif… J’ai cru que nous n’avions pas assez reculé. La ligne de crête a été amputée d’un mètre cinquante. Arval était déjà mort asphyxié avant que la contre-avalanche l’emporte, à cause de la pulvérulence des particules. Il n’a pas eu le temps d’avoir peur, encore moins celui de souffrir… »

Avis de FungiLumini

Après un passage tendu pour traverser un passage étroit et glissant, la Horde se retrouve devant un cratère de neige. Il semble facile à traverser, mais cet endroit s’avère être un volcan de vent, où le souffle violent rend la traversée impossible. J’ai trouvé le fonctionnement du volcan captivant et original : il est régi par un équilibre fragile, que la présence d’un ou plusieurs vifs met à mal. C’est ce déséquilibre qui créé les tempêtes, les avalanches, etc. Pas mal de hordiers y passent, certains de manière tragique, d’autre ridicule. La tension est palpable dans ce chapitre et les actions s’enchaînent. Les chrones sont nombreux, et un de ceux-ci dédoublent deux hordiers ! Un effet qui aurait pu être drôle s’il n’avait pas amené un mort de plus.

L’Extrême-Amont était censé se trouver derrière le volcan, mais c’est une immense plaine déserte que la Horde a devant elle. J’ai trouvé cette partie assez déprimante et ennuyeuse. Les hordiers sont peu nombreux et tous abattu par la déception de ce qu’ils ont découvert. Oroshi apprend aussi à Sov ce qu’elle sait sur le vif. Le sujet est très intéressant en soi, mais à ce moment de l’histoire, on se fiche d’avoir des explications, on veut juste savoir ce qu’il y a en Extrême-Amont et donc cette partie parait extrêmement longue. On apprend qu’Oroshi est enceinte de Sov…et de Caracole ! On sait aussi ENFIN qui était vraiment Caracole !

* Spoiler * La Horde est arrivée. Elle ne trouve cependant qu’une falaise qui donne sur un vide dont on ne voit pas le fond à cause de nuages. Oroshi affirme qu’ils sont arrivés en Extrême-Amont, mais les autres ne veulent pas la croire et décident de longer la falaise pour trouver le chemin pour continuer. Je les comprends tellement ! Arriver à son but ultime et ne rien trouver d’autre que le vide doit être tellement frustrant ! Ils vont devoir affronter la neuvième forme du vent, qui les met face à leurs plus grandes peurs, leurs échecs. Comme Caracole l’avait prédit, il ne reste que Sov au final (et le bébé d’Oroshi, constitué de vent, mais ce n’est pas un membre de la Horde, donc il ne compte pas vraiment), qui marche sans arrêt pour finalement apercevoir un espèce de cerf-volant géant. Il descend le long de ses cordes… et se retrouve en Extrême-Aval ! La boucle est bouclé, mais c’est frustrant après tant d’aventures d’en arriver là. * Fin du spoiler*

En conclusion, j’ai été très contente de lire La Horde du contrevent. Certes, il y avait des incohérences dans l’histoire, l’équilibre entre les moments d’action et de réflexion n’était pas toujours bien dosé, le récit était fort fragmenté et je ne vois toujours pas non plus l’intérêt d’avoir mis les différents points de vue avec des symboles puisque n’importe qui parlait dans les divers passages, mais l’univers et les personnages proposés à eux seuls valent le détour. C’est un nouvel imaginaire et un monde hors du commun et fascinant que Damasio a créé pour nous. C’est un livre unique en son genre et dans la littérature en général. Golgoth reste pour moi le personnage phare de la Horde : malgré son mauvais caractère, c’est grâce à lui que la Horde a atteint son but, grâce à sa folie et à sa détermination. C’est pour moi un personnage incroyable qui restera gravé dans ma mémoire de lectrice !

Avis de Coco

Mais quelle énooooooooorme déception ! Je n’ai même pas envie de m’exprimer tellement je suis déçue – et un peu énervée – mais bon, je vais quand même le faire.

Je ne vais pas re-raconter ce qu’il se passe puisque Fungi Lumini s’en est brillamment chargée^^ Si ça commençait bien avec le premier chapitre de cette dernière partie, les deux derniers chapitres ont littéralement été un calvaire à lire ! Autant pour les explications que pour le peu d’actions auxquelles on a pu assister. Je n’ai pas du tout adhéré à tout ce blabla sur le vif qui vient BEAUCOUP trop tard dans l’histoire et encore moins au destin funeste de la Horde – même si on savait ce qui allait se passer grâce à Caracole.

D’ailleurs en parlant de lui, je n’ai qu’un mot qui me vient : LOL. Bon d’accord, c’est de l’imaginaire, de la fiction et tout mais je-ne-sais-plus-qui a dit qu’« une bonne fiction était réussie quand le lecteur arrivait à y croire », je ne dis pas que le livre est mauvais – pas du tout, au contraire – mais ici, Caracole, ça n’a juste pas de sens ! Personnellement, ça n’a pas pris, et de nouveau quelle déception ! Autre déception : Oroshi ! Je l’ai trouvée vraiment égoïste dans ces derniers chapitres, elle savait tout et elle n’a rien dit, et pourquoi ? Pour s’assurer qu’elle avait bien raison tout en laissant toute la Horde crever et ne rien trouver mais quelle grosse blague ! Sans parler de l’« enfant » qu’elle a eu avec Caracole (oui parce que bon, dire à Sov qu’il est de lui pour épargner ses sentiments alors qu’elle s’en contrefout, ça va deux minutes mais pas 30 pages)… La blague de l’Extrême-Amont, je m’y attendais donc ça va, ça passe même si franchement, j’ai bien envie de dire « tout ça pour ça ». Sorry, je suis un peu remontée mais je n’ai vraiment pas apprécié cette fin.

En conclusion, on va dire que j’ai moyennement apprécié ce livre. J’ai beaucoup aimé le début, les personnages – à quelques exceptions près, oui je déteste toujours Golgoth – ainsi que l’univers créé par l’auteur. Cependant, la fin est trop décevante pour moi et me laisse un goût beaucoup trop amer pour pouvoir affirmer que j’ai vraiment aimé le livre. Dommage.

Avis de Yuixem

Voilà, comme l’a dit FungiLumini, la boucle est bouclée, autant pour nos hordiers que pour nous autres, lecteurs. J’ai personnellement adoré et dévoré les trois derniers chapitres de La Horde du Contrevent. Je n’arrivais plus à m’arrêter, au point de lire en marchant ! Bien sûr, j’ai eu quelques déceptions, mais de manière générale, j’ai beaucoup aimé la fin de cette épopée.

L’épisode du volcan de Krafla fut le plus passionnant car l’action était au centre du récit, et l’on se demandait en permanence comment ils allaient bien faire pour passer. Les morts qui se suivent les uns après les autres sont à la fois stupide, choquante et touchante. J’ai beaucoup apprécié l’espèce de chant mortuaire du vent qui suivait à chaque fois. Je trouvais que cela rendait parfaitement l’image du vif qui s’échappe du corps.

En parlant du vif, j’ai trouvé comme Coco qu’il était plus que temps qu’on ait ces explications, que je trouve toujours très compliquées même après lecture. Le poids de la destinée que pose Oroshi sur les épaules de Sov m’a aussi paru un peu gros. Caracole avait déjà fait sa prophétie depuis longtemps, elle aurait pu prendre le temps de tout enseigner à son amant depuis de nombreuses années. L’histoire de son bébé m’a plutôt surprise également, car à aucun moment dans le roman l’on se rend compte de ce rapprochement entre l’aéromaîtresse et le troubadour. Cela me pose alors une fois de plus la question de ces changements de point de vue, car il faut avouer qu’il n’apporte pas grand-chose au récit. Mais dans ce chapitre, j’ai à nouveau aimé l’apparition des chrones, ces êtres que je trouve fascinant. Enfin, l’éclatement de la véritable forme de Caracole m’a également étonnée et en soi plutôt plue. J’aurais cependant aimé en savoir davantage, comme souvent dans ce roman.

Pour terminer, le dernier chapitre fait bien transparaitre la solitude de Sov et on se demande jusqu’au bout s’il atteindra quelque chose de plus concret. La chute finale est celle que j’espérais donc je l’ai adorée. Leur quête aura donc bien été veine, outre le fait que le scribe aura expérimenté les neuf formes du vent. Malgré tout, j’ai trouvé cela dommage que l’auteur ne rende pas plus impressionnant ou plus touchant le fait que Sov possédait maintenant en lui la plupart des vifs de la horde…  et aussi qu’il ne développe pas davantage l’enfant qui suit son « père » sans se faire réellement remarquer.

Pour conclure, j’ai tout de même apprécié cette lecture. L’univers de La Horde du Contrevent m’a plu et je suis triste de le quitter en refermant ce livre. Les conceptions et la plume de Damassio m’ont également convaincue de son talent d’auteur. Cependant, plusieurs points négatifs parcourent les pages et, de manière générale, j’aurais apprécié avoir plus d’actions, plus d’informations sur des concepts ou sur les gaps de temps qui pouvaient y avoir entre les chapitres, et avoir, enfin, plus de liens avec les différents personnages. Je pense qu’une série de deux ou trois tomes aurait sans doute été un meilleur format pour offrir une histoire complète et satisfaisante en tout point. Malgré tout, je garderai un fabuleux souvenir de cette lecture commune !

 » – Je ne sais pas ce que vous affronterez. Vous seuls le saurez. Je ne le sais même pas pour moi. Les aerudits affirment que la neuvième forme est l’envers de la quête. Sa doublure intime. Elle est ce que vous avez fui, conjuré, à force d’énergie et de combats, votre vie durant. »


Les blogs qui participent 

Voyages imaginaires

A touch of blue Marine

Lectoplum

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂

#Yuixem #FungiLumini #Coco