Vorrh, tome 2 : Les ancêtres

Titre : Vorrh, tome 2 : Les ancêtres

Auteur : Brian Catling

Illustrateur : Aurélien Police

Éditeur : Fleuve éditions (OutreFleuve)

Genre(s) : fantastique mystique

Nombre de pages : 432

Années 1920. À travers l’Europe, d’étranges créatures reviennent à la vie : ce sont les Ancêtres, les anges qui ont échoué à protéger l’Arbre de la Connaissance. Leur réveil aura des conséquences dramatiques.
En Afrique, la ville coloniale d’Essenwald est en déclin depuis que les ouvriers forestiers ont disparu dans la mystérieuse Vorrh, forêt mythique exploitée par les Européens. Une équipe de spécialistes se déploie pour les retrouver, néanmoins la forêt ne rendra pas si facilement ce qu’elle a pris.
Pendant ce temps, aux abords d’Essenwald, une femme retrouve un bébé enseveli, miraculeusement toujours en vie. Mais lorsqu’un prêtre tente de le baptiser, l’eau bénite se refuse à lui. L’enfant bâtarde et maudite grandit en marge, car elle possède un pouvoir immense destiné à accomplir de grandes choses…
Les tensions montent et le conflit approche, alors que l’ancien et le nouveau monde, les humains et les non-humains se préparent pour la confrontation finale.

Mon avis

Je remercie Laure pour ce service presse qui m’a permis de découvrir la suite du roman hors normes Vorrh ! Comme le premier tome, ce fut une lecture riche, dense, pleine de rebondissements plus étranges les uns que les autres, mais qui m’a aussi pris énormément de temps à lire. Attention, cette chronique contient des spoilers du tome 1.

On retrouve une partie des personnages du premier tome : les protagonistes vivant à Essenwald continuent leur parcours atypiques, toujours entourés par la présence angoissante de la Vorrh. Ismaël s’ennuie de sa vie mondaine avec Cyrena, Ghertrude est sur le point d’accoucher, une expédition se monte pour partir à la recherche des Limboias disparus dans la Vorrh. C’est cette partie du récit qui m’a le plus passionnée, entre les mystérieux « proches » toujours dans l’ombre des sous-sols et la menace invisible constante pesant sur Ismaël. Je regrettais à chaque fois qu’on quittait cette trame narrative !

J’avoue avoir moins accroché au principal nouveau personnage : les péripéties d’Hector Schumann, vieil homme allemand qu’on envoie étudier un ancêtre à Londres, ne m’ont guère passionnée et étaient souvent assez longues. J’ai cependant beaucoup aimé Modesta, bébé trouvé enseveli, mais vivant, elle grandit rapidement et montre des pouvoirs insoupçonnés. C’est un personnage fascinant, duquel on ne sait pas encore grand-chose, mais qui, je l’espère, se révélera pleinement dans le tome final.

Certains personnages font quant à eux des apparitions, parfois sporadiques, parfois récurrentes : ces fameux ancêtres. Avec des apparences et des stades d’évolution divers, je les ai trouvés assez passifs dans ce récit, et je n’ai pas encore bien pu cerner leur rôle. Dans la quatrième de couverture, on nous parle de confrontation finale, de conflits, mais j’en ai au final très peu vu ici, à part les violences que les hommes commettent entre eux. J’espère que le dernier tome nous éclairera plus ces êtres à part, ancrés dans le mysticisme.

La fin de ce tome est étonnante, on peinait à découvrir certains secrets et on a l’impression que cette fin pourrait les ensevelir à jamais…ou justement ouvrir grandes les portes d’un nouveau monde qui voudra se venger de ce qu’il s’est passé. J’ai hâte de découvrir le fin mot de cette saga dans le troisième tome !

Citations

« Thaddeus crut entendre quelque chose. Un bruit semblable à un mécanisme d’horlogerie, mais distant, immense, plus vaste que la ville et toute la Vorrh. C’était une vibration plus qu’un son. Le frémissement creux d’une mise en branle contrôlée, une énergie saturée, assez puissante pour retourner comme un gant la douceur de cet univers grumeleux. »

« Pour qu’une cité coloniale existe et prospère à des milliers de kilomètres de sa mère patrie et sur un continent complètement autre, elle doit réunir deux critères essentiels : le sens inébranlable de son bon droit, manifesté par la constante démonstration d’un sentiment de supériorité aveugle, et un approvisionnement illimité en une matière première de grande valeur. Essenwald possédait les deux. »

Conclusion

Un second tome totalement atypique dans la même veine que le premier : une fresque dense, riche, où tout semble éloigné et lié à la fois, entourée par la présence obscure de la forêt. Une lecture pas forcément facile, mais fascinante à bien des égards. Une œuvre unique en son genre !

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#FungiLumini

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