The Dark Gates of Terror

the-dark-gates-of-terrorTitre : The Dark Gates of Terror

Auteur : Frédéric Livyns

Illustrateur : Christophe Huet

Éditeur : Séma éditions

Genre(s) : fantastique/ horreur

Nombre de pages : 134

Dark Gates of terror vous propose, le temps de six histoires, de revisiter l’esprit comics cher aux mythiques Creepy et Eerie.

Affrontez un terrible démon au cœur d’une station spatiale, visitez les légendaires Carpathes, explorez de sombres grottes cachées au cœur de la jungle, fuyez devant vos propres démons… La peur se décline de multiples façons, sur Terre ou dans l’espace.

Chaque histoire est illustrée par Christophe Huet, dans la plus pure tradition du genre, véritable invitation à franchir les Portes Noires de la Terreur.

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Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (2/4)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Un Noël sans Nom

Éditeur : éditions de l’Homme sans Nom

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J’avais gagné ce recueil l’an passé lors d’un concours de Noël (merci encore à la maison d’édition 🙂 ), mais il était trop tard après les fêtes quand je l’ai reçu pour le chroniquer. J’en profite donc cette année pour vous présenter deux nouvelles (car elles sont assez courtes) de noël et bien sûr une bière belge par semaine. 😉 Ce recueil met en avant les auteurs de la maison d’édition l’Homme sans Nom.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 🙂

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Wild Jo

Nos brasseurs ont laissé les levures classiques de côté pour utiliser des souches plus sauvages. Résultat: du rock & roll dans une bouteille. La Wild Jo ne se laisse pas apprivoiser. Bien au contraire. C’est une bière qui évolue en bouteille et qui, au fil du temps, devient de plus en plus impétueuse. Et c’est cela qui est intéressant.Le nom « Wild Jo » convient parfaitement au tempérament de cette bière. Sauvage, ou Wild, à cause des levures sauvages. Et Jo alors ? C’est en honneur de Joseph van de Bogaert : un grand monsieur qui avait l’esprit d’aventure. C’est lui qui après la Première Guerre mondiale a relancé la Brasserie. Il fallait oser et il l’a fait ! Êtes-vous aussi « born to be Wild Jo »?

Blonde dorée, légèrement trouble, avec un généreux col de mousse blanche, une attaque légèrement sucrée et une fin de bouche plus amère, associée à un soupçon d’acidité.


Nouvelle 3 : Enfants Perdus par Nicolas Debandt

Encore une plume que je découvre grâce à ce recueil ! Nicolas Debandt est l’auteur de Xénome et écrit en collaboration avec Marc-Antoine Fardin la saga Iluvendan. Il nous emmène dans une grande ville le jour de Noël,  où un groupement d’enfants, malmenés de la vie, tente de survivre dans la rue en mendiant et en volant. On comprend bien grâce à des petites allusions qu’on se trouve dans un monde différent du nôtre : l’auteur fait notamment référence à un « naalu » qui serait un habitant de la caste favorisée possédant certains pouvoirs, la police est constituée de robots et des technologies encore inconnues sont présentées.

On  voit  vite la référence à Noël dans ce texte, avec des cadeaux distribués aux enfants privilégiés, surprise qui est censée contenir ce dont l’enfant rêve le plus au monde. Une critique par rapport à cette fête qui est censée être pleine d’amour, de partage et de joie, mais qui en fait ne concerne qu’une partie de la population.

Je ne connais pas les œuvres de l’auteur et je ne sais donc pas si cette nouvelle est tirée d’un de ses univers romanesques ou non. Sans que cela pose de problème à la compréhension générale de la nouvelle, j’ai quand même été frustrée par le peu d’informations qu’on nous donne : j’ai eu l’impression de survoler ce monde sans jamais pouvoir vraiment y entrer. Il en va de même pour les personnages : on sent qu’ils ont une histoire touchante, un passé douloureux, mais on n’apprend presque rien sur eux. Il est vrai que la nouvelle est très courte (4 pages et demi), mais j’ai ici un goût de trop peu et c’est dommage, car l’univers semblait vraiment chouette et l’histoire était intéressante.

« Un spectacle affligeant. Comment pouvait-on vivre avec autant d’aisance et être asservis ainsi à un folklore, à une société qui ne cachait plus son désir de contrôle? »

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Nouvelle 4 : Hell, le soleil br… br… br…  par John Ethan Py

C’est l’auteur dont j’attendais le plus de lire la nouvelle, car j’avais eu un énoooorme coup de cœur pour « Le Miroir de Peter » (et « Le Songe d’Adam » attend impatiemment dans ma PAL). J’ai beaucoup aimé cette nouvelle totalement déjantée et surprenante !

Déjà, les deux protagonistes sont des punks. Alors qu’ils fêtent un Noël bien arrosé avec des amis, Frisk et Trish décident de saccager le jardin de leurs voisins, fans de Noël et des décorations assorties. Le carnage commence, et la nouvelle devient vraiment intéressante à partir du moment où les statuettes de jardin vont décider de prendre leur revanche sur le couple d’anarchistes.

J’ai beaucoup aimé les deux protagonistes : je trouve aussi que les gens en font trop pour Noël et qu’il faudrait pouvoir y remédier 😀 Malheureusement pour eux, leur idéal anarchique se retourne contre eux en les personnes des nains de jardin, père noël de décoration et autres guirlandes colorées. J’ai trouvé l’idée assez originale. De plus, l’auteur n’hésite pas à aller dans le trash sanglant, et ça, j’aime beaucoup !

Dans la mise en page, il y a un paragraphe seul à la fin. Je m’étais dit que le punk allait se réveiller après avoir fait un cauchemar et qu’il allait aller s’excuser pour les dégâts causés, mais en fait pas du tout, c’est bien mieux que cela. Je n’en dis pas plus, mais c’était encore une fois totalement inattendu et délirant, j’ai adoré !

« La guirlande démantibulée émettait encore de faibles « Hello ! Le soleil brille brille brille ! » au loin. Frisk, d’un puissant coup de batte, fendit le crâne du nain en céramique. Une longue fissure zébra son visage. Au second coup, le bonnet explosa, et au troisième, tout le visage partit en morceaux dans un bruit de pot de fleurs cassé. »

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#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (1/4)

Miroirs d’Ambre

Miroirs_d_AmbreTitre : Miroirs d’Ambre

Auteur : Denis Labbé

Éditeur : Lokomodo

Genre(s) : recueil de nouvelles de l’imaginaire

Nombre de pages : 344

Une adolescente accompagnée dans sa fugue par sa poupée. Un enfant hyperactif transformé en zombie par des médicaments et un autre qui rêve grâce à une ardoise. Un prêtre tentant d’empêcher la destruction de la France et un templier qui a pour mission de faire échouer un voyage vers la lune. D’étranges êtres émaciés apparaissant dans un jardin et des androïdes de sève et de chair cherchant l’émancipation… Ces récits, souvent mordants, parfois grinçants, sont autant d’études de l’âme humaine et des travers de notre société. Passant du fantastique baroque à la terreur moderne, de l’uchronie à une anticipation humaniste, l’auteur place un miroir devant les yeux du lecteur afin qu’il saisisse ce qui se passe derrière son dos…

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Yzé, tome 2 : le projet Ultima

91II1jNtDALTitre : Yzé, tome 2 : le projet Ultima

Auteur : Florent Marotta

Éditeur : Taurnada éditions

Genre(s) : Fantasy

Nombre de pages : 268

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ? Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

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Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (1/4)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Un Noël sans Nom

Éditeur : éditions de l’Homme sans Nom

1890459219

J’avais gagné ce recueil l’an passé lors d’un concours de Noël (merci encore à la maison d’édition 🙂 ), mais il était trop tard après les fêtes quand je l’ai reçu pour le chroniquer. J’en profite donc cette année pour vous présenter deux nouvelles (car elles sont assez courtes) de noël et bien sûr une bière belge par semaine. 😉 Ce recueil met en avant les auteurs de la maison d’édition l’Homme sans Nom.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

un noel sans nom

 La bière Tripel Karmeliet est encore brassée aujourd’hui selon une recette de bière authentique de 1679, provenant de l’ancien couvent des Carmes à Termonde. Cette recette de bière plus de 3 fois centenaire décrit l’usage de 3 variétés de céréales: le froment, l’avoine et l’orge.

Le nom de Tripel Karmeliet fait donc référence à son origine, mais aussi à sa refermentation en bouteille. De nombreux tests de brassage pour bières triples à multiples céréales entrepris par la brasserie dans les années 90 ont démontré que cette combinaison historique de ces 3 céréales s’avère être encore toujours la composition idéale.


Nouvelle 1 : Un Noël sans Nom de Feldrik Rivat

Feldrik Rivat est l’auteur de la trilogie des Kerns de l’Oubli, de La 25e Heure et du Chrysanthème Noir. Il vient de sortir un ouvrage dont l’objet-livre est splendide : Paris-Capitale, aussi dans l’univers de La 25e Heure. Je découvre sa plume avec cette nouvelle.

On débarque sur une île déserte avec un homme qui tente de survivre comme il peut. On apprend bien vite qu’il s’agit du père Noël qui a eu un accident : ces rennes 2.0 ont percuté un satellite chinois. On assiste ensuite à un déballage systématique de cadeaux sortis de sa hotte assez drôle, puisqu’au final, il se rend compte de l’inutilité de tous les cadeaux qu’il offre aux enfants (une petite critique de notre société consumériste peut-être? 😉 ). Personne ne semble le remarquer sur son caillou : le père Noël va-t-il survivre ou va-t-on le laisser mourir sur son île?

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle, dont le contexte initial ne rappelle pas du tout Noël. Il fait chaud, on rencontre cet homme sur ce rocher qui parle à son compagnon Julenisse et on se dit : mais où est-ce que l’auteur veut en venir? Très vite, on découvre la véritable nature de cet inconnu qui mange des crustacés crus sur son caillou. L’île sur laquelle il se trouve n’en est pas vraiment une : il n’y a presque pas de surface, et pour ainsi dire aucune végétation, ni animaux terrestres. On ressent bien le désespoir du père Noël qui sort inlassablement des cadeaux de sa hotte sans rien trouver d’utile et on se dit quand même que les traditions de Noël ont évolué, et pas forcément pour un mieux. Une très chouette nouvelle originale, bien loin de la magie de Noël,  qui m’a un peu rappelé le film « Seul au Monde ».

« Mais voilà bien longtemps que la colline n’avait plus de place, et que rien ne semblait pouvoir garantir la santé mentale du père Noël. Car il s’agissait bien de lui, de cet homme providentiel et généreux, échoué sur un caillou perdu en pleine mer. Maudit caillou. Voilà bien longtemps que le vieillard avait fait tomber son manteau rouge et troqué ses damarts contre des nippes plus légères. Encore une chance que sa hotte fût sortie intacte du sinistre… »

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Nouvelle 2 : Planète froide de Romain Delplancq

Romain Delplancq écrit la saga du Sang des Princes chez l’Homme sans Nom. Je le découvre également avec cette nouvelle. Je trouvais que le titre évoquait un texte de science-fiction, mais ce n’est pas du tout dans ce genre que l’auteur nous emmène.

On embarque à bord d’un train vers une destination inconnue. Notre protagoniste est un livreur, le meilleur de sa compagnie. Il doit remettre une enveloppe mystérieuse à un client, celui-ci le harcelant par sms en lui donnant des indications qu’il ne devrait pas savoir lui donner et fait en sorte qu’il ne rate pas son arrêt. En tant que lecteur, on a qu’une envie, savoir ce qui se cache dans cette enveloppe ! Mais le professionnalisme de notre livreur fait qu’on ne le saura pas avant la fin. 😉

J’ai beaucoup aimé cette ambiance de voyage : on voit passer les paysages enneigés devant nos yeux et j’imaginais un vieux train dans le style de l’Orient Express, avec ses fauteuils confortables et son bar ancien. Une aura de mystère plane sur le texte : qui est cet employeur oppressant? Qu’y a-t-il dans l’enveloppe? Pourquoi doit-il s’arrêter à un arrêt ou personne ne s’arrête jamais? Il y avait également une petite fille qui semblait étrangement s’intéresser au protagoniste et je n’arrivais pas à me détacher de l’idée qu’elle voulait tenter de voler l’enveloppe. :p C’est à la fin qu’on découvre son contenu de et qu’on comprend le rapport de la nouvelle avec Noël. Une nouvelle qui nous fait voyager !

« Le train cavalait, cavalait, cavalait.
Jano s’ennuyait, s’ennuyait, s’ennuyait.
Son téléphone vrombit dans son manteau. Il tourna un œil vague sur le petit écran si pratique et si envahissant.
Ne vous endormez pas !
Satané vieux schnock. Jano n’était pas du genre à rater ses arrêts. On ne devenait pas le meilleur livreur de la compagnie en ratant ses arrêts. »

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#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

La Servante Écarlate – Lecture commune 04

To live is the rarest thing in the world. Most people exist, that is all.

Avis de Marty

La fin de cette lecture a été très frustrante! J’ai très envie de lire la suite et fin, mais avant cela, je prends le temps de vous laisser mon avis.

J’ai trouvé cette partie du récit particulièrement lente, ce n’est qu’au moment du dernier chapitre qu’on sent les événements s’accélérer, la fin s’annonce explosive.

La plus grande surprise de cette partie de l’histoire reste le rapprochement entre Serena (l’épouse du commandant) et l’héroïne. L’épouse semble désespérée par l’absence d’enfant dans son foyer et propose un marché tordu et dangereux (comme tout le reste de l’histoire) à sa servante: elle lui propose de coucher avec Nick pour avoir un enfant de lui à l’insu du commandant afin qu’elle puisse enfin remplir sa fonction. En échange, elle lui promet de trouver une photo de sa fille, ce qui la pousse à accepter. Si pour le moment, elle n’est pas passée à l’action, Serena lui a déjà montré la photo de sa fille… et l’héroïne en a été dévastée! Elle est persuadée que sa fille l’a oubliée, c’était un moment très fort en émotions…

Plus tard dans le récit, on assiste à une autre tradition étrange de cette nouvelle société: la «festivoraison des femmes». C’est un événement auquel toutes les femmes assistent pour observer les plus jeunes (certaines n’ont que 14 ans!) être mariées de force à des soldats revenus du front. Mais pour les servantes, c’est surtout l’occasion d’échanger discrètement des informations. Ainsi, on apprend que le bébé de Janine est mort et qu’elle a déjà été réaffectée à une autre famille… Mais surtout, Deglen (le binôme de l’héroïne) lui apprend qu’elle sait qu’elle voit le commandant en secret et lui demande d’en profiter pour obtenir n’importe quel type d’informations.

Enfin un autre épisode est venu accélérer la course du récit. Lors de ses rencontres avec le commandant, l’héroïne comprend que l’inscription en latin se trouvant dans le bas de sa penderie a en fait été écrite par l’ancienne servante et que cette dernière s’est pendue quand Serena a appris sa liaison avec le commandant! Mais plus étonnant encore, le commandant lui offre une robe aguicheuse et du maquillage et veut l’emmener à l’extérieur de la ville «en sortie». Le récit s’arrête après qu’ils sont sortis de la ville de manière clandestine, conduits par Nick, et qu’ils sont arrivés dans un endroit mystérieux interdit aux épouses. L’auteur nous laisse alors vivre un suspense insoutenable quand le commandant dit à l’héroïne que si quelqu’un lui parle, elle doit dire qu’elle a été louée pour la nuit…

L’héroïne vient-elle d’entrer malgré elle dans un réseau de prostitution clandestin? Qu’attend le commandant d’elle? L’héroïne va-t-elle revoir Luke, sa fille et Moïra? Va-t-elle devoir coucher avec Nick? Et Nick, quel rôle joue-t-il exactement? Serena va-t-elle découvrir sa liaison avec le commandant?

Aucun doute, nous aurons toutes les réponses à nos questions lors de la prochaine et dernière lecture commune!

Avis de Fungi Lumini

Offred continue à voir le Commandant en secret. Leur relation est assez ambiguë et j’ai pour ma part du mal à savoir si chacun fait cela pour son plaisir ou pour en tirer quelque chose. La protagoniste ose de plus en plus de choses avec lui et en demande de plus en plus. Ce qu’elle réclame peut nous sembler insignifiant, mais dans sa situation, ces détails peuvent changer la donne. Elle va notamment le questionner sur la signification du « Nolite te bastardes carborundorum », inscription trouvée dans sa chambre qu’elle prenait pour une incantation et un acte de rébellion. Son explication ne va pas être celle à laquelle elle s’attendait.

« Better never means better for everyone, he says. It always means worse, for some. »

Il y a encore ces moments de flash-back, où la protagoniste explique les choses qu’elle et son compagnon ont dû faire pour tenter de s’enfuir, puis la douleur quand ils ont appris qu’on les avait trahis. On ne sait cependant encore rien sur ce que sont devenus la fille et le compagnon d’Offred, ni pourquoi elle a dû endosser son rôle actuel pour une simple tentative de fuite.

« The moment of betrayal is the worst, the moment when you know beyond any doubt that you’ve been betrayed: that some other human being has wished you that much evil.
It was like being in an elevator cut loose at the top. Falling, falling, and not knowing when you will hit. »

On en apprend un peu plus sur la façon dont la société fonctionne au niveau des couples : les mariages sont arrangés lors d’une grande cérémonie pour que plus personne ne se retrouve seul et désespéré à chercher l’amour. Qui aurait pu penser que la société pouvait autant reculer en quelques années?

On ne sait jamais à qui on peut faire confiance et qui croire : la femme du Commandant propose à Offred de tenter de tomber enceinte avec un autre homme que le Commandant, pour satisfaire tout le monde : le couple aurait son bébé, Offred pourrait partir en sachant qu’elle ne serait pas envoyée aux colonies. Mais dans une société sous surveillance, où les secrets n’en restent pas, où la trahison est monnaie courante et où les petits écarts sont durement punis, est-ce que ça vaut la peine de prendre le risque?

On sent Offred de plus en plus blasée par sa situation. Elle prend des décisions risquées, aux potentielles conséquences désastreuses. C’est ainsi qu’elle part avec le Commandant en ville, dans une petite robe à plumes, on ne sait pas encore pour quoi faire. La  transgression de trop? Nous verrons avec la suite !

« I know without being told that what he’s proposing is risky, for him but especially for me; but I want to go anyway. I want anything that breaks the monotony, subverts the perceived respectable order of things. »

J’avoue que cette lecture commence à me frustrer par sa rétention d’information. On approche de la fin et j’ai l’impression qu’on a à peine effleuré cette nouvelle société qu’il aurait été intéressant d’explorer. Il en va de même pour le passé de la protagoniste : on en voit des bribes, mais on ne va jamais au fond des choses. C’est un peu dommage et j’attends donc beaucoup des derniers chapitres de cette lecture.

Avis de Yuixem 

 (À venir)

 


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#Marty #Yuixem #FungiLumini

Les petites morts – retour vers le fémur

dfghn,;Titre : Les petites morts – retour vers le fémur

Auteur et illustrateur : Davy Mourier

Éditeur : éditions Delcourt

Genre(s) : BD fantastique

Nombre de pages : 96

Au début il n’y avait rien. Puis, la divine Yaourtière, autrement appelée « Grand Tout », créa le monde. Mais le temps y était long. L’éternité, c’était bigrement interminable. On s’ennuyait à mourir, mais sans vraiment pouvoir trépasser. La Yaourtière créa donc la mort. C’était pratique pour arrêter de vivre mais très laborieux. Alors la Yaourtière inventa la première faucheuse et lui confia le job…

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