Vorrh, tome 2 : Les ancêtres

Titre : Vorrh, tome 2 : Les ancêtres

Auteur : Brian Catling

Illustrateur : Aurélien Police

Éditeur : Fleuve éditions (OutreFleuve)

Genre(s) : fantastique mystique

Nombre de pages : 432

Années 1920. À travers l’Europe, d’étranges créatures reviennent à la vie : ce sont les Ancêtres, les anges qui ont échoué à protéger l’Arbre de la Connaissance. Leur réveil aura des conséquences dramatiques.
En Afrique, la ville coloniale d’Essenwald est en déclin depuis que les ouvriers forestiers ont disparu dans la mystérieuse Vorrh, forêt mythique exploitée par les Européens. Une équipe de spécialistes se déploie pour les retrouver, néanmoins la forêt ne rendra pas si facilement ce qu’elle a pris.
Pendant ce temps, aux abords d’Essenwald, une femme retrouve un bébé enseveli, miraculeusement toujours en vie. Mais lorsqu’un prêtre tente de le baptiser, l’eau bénite se refuse à lui. L’enfant bâtarde et maudite grandit en marge, car elle possède un pouvoir immense destiné à accomplir de grandes choses…
Les tensions montent et le conflit approche, alors que l’ancien et le nouveau monde, les humains et les non-humains se préparent pour la confrontation finale.

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Vorrh

Titre : Vorrh

Auteur : Brian Catling

Éditeur : Outrefleuve (Fleuve éditions)

Genre(s) : fantastique mystique

Nombre de pages : 484

La Vorrh est une forêt merveilleuse et effrayante. Tous ceux qui y pénètrent y trouvent soit la mort, soit l’oubli. Néanmoins, elle exerce une fascination quasi magnétique et un attrait irrésistible. On dit que le jardin d’Éden est dissimulé en son cœur. Personne ne l’a jamais explorée en entier, elle serait sans fin.
Pourtant, un homme a entrepris le périple. Un ancien soldat qui a tout abandonné pour suivre sa bien-aimée, Este. À sa mort, il a, suivant d’antiques rituels, emprisonné son esprit dans un arc et, écoutant ses murmures, s’est lancé sur la route…

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Le Songe d’Adam

74dde39f-edc9-472c-8729-f0e643276e06_1.bafc7e9cb54d48735f90ec6729d2c4a0Titre : Le Songe d’Adam

Auteur : John Ethan Py

Illustratrice : Magali Villeneuve

Éditeur : L’Homme sans Nom

Genre(s) : fantastique

Nombre de pages : 398

Une vieille légende raconte qu’il existerait, dissimulé au plus profond de la Forêt-Noire, un arbre d’une telle puissance qu’il serait capable de ressusciter les morts.

L’ancestrale abbaye de Gottenberg, reconvertie en bibliothèque pour érudits, est le théâtre de vols étranges de manuscrits. Et lorsque Hugo Wagner, hanté par le souvenir de sa défunte épouse, et sa fille, Morgane, emménagent dans un petit chalet isolé au cœur de la Forêt-Noire, tous deux sont loin de se douter du cauchemar qui les attend.

Très vite, Morgane est assaillie de visions terrifiantes… Quant à Hugo, sa rencontre avec un pasteur obsédé par le poète Novalis va le conduire sur la piste d’une vieille légende aussi incroyable qu’effrayante. Confrontés à d’antiques mythes germaniques, Hugo et sa fille vont devoir comprendre les puissances qui sont à l’œuvre sur ces terres de ténèbres pour avoir une chance de s’en protéger.

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L’Enfant et le Maudit – 1 et 2

 

Titre : L’Enfant et le Maudit – 1 et 2

Auteur : Nagabe

Éditeur : Komikku éditions

Genre(s) : conte fantastique japonais/ manga

Nombre de pages : 196

Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays… « L’intérieur’ où vivaient les humains, et « l’extérieur’, où habitaient des créatures monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction. Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’auraient jamais dû se croiser…
Ils sont aussi différents que le jour et la nuit… Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux…

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Buck – La nuit des trolls

Buck-C1C4_160401.inddTitre : Buck – La nuit des trolls

Auteur et dessinateur : Adrien Demont

Éditeur : Soleil éditions (Collection Métamorphose)

Genre(s) : bande dessinée, légende nordique, dark merveilleux

Nombre de pages : 78

Mots-clés : chien, troll, bébé, forêt

Une nuit d’été, Buck – un chien perdu – fut frappé par la foudre alors qu’il s’était abrité sous sa niche.
Il ne l’a depuis plus jamais quittée…

Au Nord du monde, l’hiver est rude. Buck remarque dans la neige d’énormes empreintes qui le mènent jusqu’à la demeure d’un fondeur de cloches. Le couple est désespéré : leur petite Olga a été enlevée et remplacée par une horrible petite trolle qui crie, pique et griffe.
Ils voient alors en Buck une lueur d’espoir et lui confient une mission, celle de ramener ce petit monstre d’où il vient et de retrouver leur enfant.
Ainsi commence une véritable épopée qui révélera la naissance d’une amitié improbable, les liens entre humains et trolls, ou encore la légende d’Harald le gelé, immense chasseur de trolls…

Mon avis

Nouveau petit bijou de la collection Métamorphose, ce fut un plaisir d’accueillir Buck au sein de ma bibliothèque. Ce petit chien-niche est tellement mignon qu’il m’a été impossible de résister ! La couverture, en plus d’être très belle, est particulière : tous les motifs de bois sculpté ont une texture différente – pas lisse mais un peu rugueuse, comme la matière représentée – qui donne à cette bande dessinée un cachet authentique et original.

Buck plonge le lecteur dans les légendes nordiques. Le petit chien débarque dans un village de Norvège le soir de la Nuit des Trolls. Vu son allure étrange, le petit chien est rejeté par la population qui croit qu’il est un esprit maléfique. Le chien se réfugie dans une maison et assiste à un drame : une petite fille a été kidnappée et remplacée par un bébé troll. La maman de la fillette va alors demander à Buck de ramener le bébé troll à ses parents et de lui ramener son enfant avant qu’il ne soit trop tard. En courageux héros, Buck va accepter cette quête et partir au plus profond de la nuit la plus longue.

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Je me suis tout de suite attachée à la petite boule de bois qu’est le personnage central de cette BD. Ces mimiques, ces actions et les possibilités qu’offrent sa nature de chien-niche en font un être unique, fascinant et étrange qu’on ne peut qu’apprécier. J’ai beaucoup aimé également la petite troll qui accompagne Buck durant son voyage : on voudrait la trouver hideuse et méchante, mais elle est en fait toute mignonne avec sa petite robe et entraîne Buck dans des situations assez cocasses.

Il n’y a pas beaucoup de texte dans cette bande dessinée. Les incursions du narrateur sont poétiques, racontant la légende de la nuit des trolls à la manière d’un conteur. Les onomatopées ont une place importante dans les cases étant donné que Buck et la petite troll ne parlent pas.

Parlons des dessins : ils sont assez sombres, étant donné que l’histoire se passe la nuit :p La palette de couleurs restent dans les mêmes tons : noir, brun ,blanc, jaune, orange. Les traits sont délicats, fins avec des contours peu visibles. Je n’avais encore jamais rencontré ce genre de dessin en bande dessinée, et ça m’a énormément plu ! Une véritable oeuvre d’art.

Citations

« L’hiver est rude… Il n’y a que la neige et le vent, le vent et la neige… Et tout là-haut, dans les vastes montagnes, des visages en colère se sont changés en pierre. La nuit, dans la pénombre, ils se penchent au-dessus des maisons et hantent les rêves des pauvres gens. »

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Conclusion

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Cette bande dessinée a tout pour plaire : un héros craquant avec une quête épique, un univers sombre et mystérieux qui raconte une belle légende. N’hésitez plus et adoptez ce petit chien-niche, il fera le plaisir de toute la famille ! Un énorme coup de cœur !

 

coup de coeurovni

#FungiLumini

Apostasie

apostasie_webTitre : Apostasie

Auteur : Vincent Tassy

Éditeur : éditions du chat noir (Collection Griffe Noire)

Genre(s) : fantastique, gothique

Nombre de pages : 333

Mots-clés : solitude, forêt, magie, beauté, noirceur

Anthelme croit en la magie des livres qu’il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s’offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d’arbres écarlates, qu’il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.
Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s’est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge.
Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l’invite dans son donjon pour lui conter l’ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?

Mon avis

Comment résister à cette couverture de Marcela Bolivar, à la fois mystérieuse et poétique, alliant à merveille noirceur et beauté? Elle représente selon moi parfaitement l’univers proposé dans ce livre. Je connaissais Vincent Tassy pour son travail de chroniqueur dans Obsküre Magazine et ce fut un véritable plaisir que de découvrir sa plume d’auteur à travers ce roman.

Anthelme, le protagoniste d’Apostasie, est un être solitaire qui se nourrit de littérature. Il erre pendant un temps à travers le monde puis découvre un endroit magnifique où il décide de s’installer. Ce lieu est peuplé d’arbres rouges, d’une faune et d’une flore étranges au charme surprenant. Il y fait la rencontre de Lennox, un petit chat pas comme les autres. La découverte d’un mystérieux livre l’amène à la Maison des Effraies. Il y trouve un monde à la fois ténébreux et merveilleux, horrible mais plein d’espoir, où l’étrange Aphelion règne en maître accompagné de son serviteur Alvaron.

Le propriétaire des lieux nous conte la légende teintée de magie et d’amour meurtri de la princesse Apostasie. On passe d’histoire en histoire, digressions enchanteresses qui rappelle l’enchâssement de récits des contes des « Mille et une nuits ». On sort envoûté de cette fable dont on aurait voulu ne jamais voir la fin. Après avoir écouté cette histoire, Anthelme n’a plus qu’une idée en tête : retrouver la princesse disparue et la libérer de l’enchantement qui l’emprisonne depuis des siècles… Va-t-il y parvenir?

L’auteur nous propose un récit poétique et mélancolique. Le roman est peuplé de valeurs antagonistes qui pourtant s’y marient parfaitement : l’horreur et la beauté, l’espoir et la désillusion, le monde réel et le rêve. Le personnage principal m’a énormément touchée par sa sensibilité, sa fragilité et son obstination dans sa quête de l’impossible. Je me suis sentie proche de lui, de son amour pour la nature, pour la littérature de l’étrange, de son besoin de s’éloigner du monde pour mieux se retrouver.

Ce roman est – entre autres – un récit vampirique. Il se dégage des vermines – nom donné par l’auteur à son nid de vampires – une tristesse mélancolique, une envie profonde de mort, une folie qui les rend attachants et fascinants. L’éveil du premier d’entre eux est énigmatique, voire mystique. Après des siècles de vie, ils n’ont qu’une envie : pouvoir enfin mourir. Leur nature d’immortels le leur refuse. Leur quête de mort est intrinsèquement liée à la recherche d’Anthelme de la princesse disparue.

Citations

« – Est-ce nécessaire?

-Voyons, Anthelme. Tu aurais dû oublier le sens de ce mot. C’est une histoire. Rien ne doit être nécessaire dans une histoire. Ainsi tout le devient. Tout est surprise. »

« Ça faisait mal de la regarder, si mal. Mais on ne pouvait pas détacher son regard d’elle, non ; il fallait la regarder, longue et brisée dans sa robe noire, et avoir mal avec elle ; parce qu’elle semblait porter en son sein toutes les tristesses du monde, et pourtant elle était là, bien là, face à nous. Revêtue comme une oriflamme du noir qui la rongeait. Vivante. »

« C’est ce qu’il faut faire, étreindre ce qu’on ne reverra plus, étreindre ce qui va tomber en poussière, étreindre ce qui me tue. Étreindre l’ombre, le corps enfoncé dans sa propre nuit, et fermer les yeux, comme lui, et se fermer le cœur, comme lui; que tout se taise. »

Conclusion

Je recommande ce récit magique et poétique, qui m’a totalement envoûtée : une lecture qui sort de l’ordinaire et qui emmène le lecteur dans un endroit unique qu’il voudrait ne jamais quitter. Le retour à la réalité après le séjour dans la Sylve Rouge est aussi dur pour le lecteur que pour Anthelme !

coup de coeurovni

#FungiLumini

Bonus:

Découvrez l’univers musical de l’auteur avec « Moonflower » d’Angellore, chanson en lien avec Apostasie : https://www.youtube.com/watch?v=EFPvcqnnkS4

Wytches

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Titre : Wytches (tome 1)

Scénariste : Scott Snyder

Dessinateur : Jock

Coloriste : Matt Hollingsworth

Éditeur : Urban Comics (collection Urban Indies)

Genre(s) : roman graphique fantastique/ horreur

Nombre de pages : 200

Traduit de l’américain par Jérôme Wicky

Mots-clés : comics indépendant, sorcières, magie, horreur, malédiction, aquarelle, forêt.

 

Après un épisode tragique durant lequel leur fille Sailor fut victime de harcèlement, la famille Rooks choisit de déménager et de se reconstruire en paix, loin de cette pénible expérience. Leur proximité avec la forêt environnante va cependant les exposer à un mal plus ancien que l’humanité…

Résumé

La famille Rooks vient d’emménager dans une jolie maison au milieu de la forêt. Ce déménagement est dû aux récents évènements tragiques qui ont touché deux membres de cette famille. Ils espèrent ainsi prendre un nouveau départ mais Sailor, l’adolescente de la maison, semble touchée par des visions. Le soir où elle se fait mordre par une des créatures de ses visions, tout va basculer…

Mon avis

Quand j’ai vu le titre de cette série de romans graphiques, j’ai eu envie de les lire, même si je préfère habituellement les one-shots. Le titre « mal » orthographié m’a intriguée. Je trouvais également la couverture très belle tout en étant assez abstraite, ne révélant pas beaucoup d’éléments de l’histoire.

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Au niveau de l’histoire, j’ai été positivement surprise : les sorcières qu’on rencontre sont bien différentes des personnages auxquels le folklore nous a habitués. Ce sont des créatures difformes, tout droit remontées des enfers et assoiffées de sang humain (surtout celui des enfants 😀 ). La famille Rooks se retrouve au cœur de rituels et croyances millénaires et va devoir essayer de s’en sortir. Attention, certaines scènes relèvent du domaine de l’horreur et pourraient choquer un public sensible.

L’ambiance du livre est assez sombre, voire malsaine par moment. La chronologie des scènes est diffuse et met parfois la compréhension du lecteur à mal : tout se met en place petit à petit pour former un tout cohérent au final. On est promené entre la réalité de l’histoire, les souvenirs du papa et les visions de Sailor, parfois joliment étranges et parfois horriblement ténébreuses. L’utilisation d’une technique de dessin mêlant traits fixes et aquarelle donne aux visions un caractère mystique particulier. Les légères traces d’aquarelle dans certaines planches nous font douter : est-ce la réalité ou une autre incursion dans l’imaginaire ?

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Citations

« Maman et papa pensent que je suis devenue folle. Ils ont peut-être raison. Pourvu que ça soit ça. »

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« Tu sais, Sail, moi aussi j’étais un gamin nerveux, mais pas comme toi. J’ai peur pour toi. J’ai peur tout le temps, putain, et ça m’empêche même d’écrire, de dessiner, de vivre… »

Petit bonus : je vous conseille l’écoute de la chanson Dogma de Marilyn Manson lors de  votre lecture de la descente dans le nid des sorcières pour vous mettre dans l’ambiance 😉

Conclusion

Je recommande cet ouvrage que je trouve très chouette au niveau du scénario, de l’univers et des choix artistiques. Ce comics n’est cependant pas à mettre entre toutes les mains car certaines scènes sont violentes et sanglantes.

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