Livres et Gourmandises : Montres enchantées (16/17)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Montres enchantées

Éditeur : Éditions du Chat Noir

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Nouvelle : Le cimetière des heures perdues

Auteure : Pascaline Nolot

Résumé : journal d’un jeune homme lorsqu’Édimbourg perdit ses heures.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

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La robe est dorée et profonde. La mousse est fine et aérienne. Le bouquet est très parfumé; on y distingue nettement l’influence des houblons aromatiques, ainsi que l’apport d’une note fruitée (agrumes), conférée par l’usage d’épices. Le corps est marqué par une amertume intense mais distinctive et par une dominante maltée s’exprimant par sa plénitude en bouche. Le fini est cependant sec et houblonné. L’ensemble de ces caractéristiques en font une excellente bière digestive.

Disponible en bouteilles de 33cl, 75cl (7,5 % alc. vol.) et en fût de 20L (6% alc. vol.)

 


larmes-spiderJe ne connaissais pas encore Pascaline Nolot avant de lire cette nouvelle, mais j’allais la découvrir bientôt grâce à la nouvelle collection des éditions du Chat Noir – Chatons Hantés – dans laquelle elle va publier Les Larmes de l’Araignée (que j’ai déjà précommandé :p ).

On rencontre notre protagoniste Logan, étendu dans l’herbe, qui fixe les nuages et les dirigeables qui passent. Il s’endort et une jeune femme prend le carnet qu’il a entre les mains et commence à le parcourir. Il s’agit d’abord d’une narration de son passé : enfant unique, il rêve de devenir écrivain dans une grande ville. Tout ne se passe cependant pas comme prévu quand il arrive à Édimbourg : sa prose ne plait pas, il doit faire des petits boulots de journalisme, jusqu’au jour où une étrange malédiction touche la ville. Les aiguilles des horloges ont disparu, et le temps est sans dessus dessous. Seul Logan peut rompre le sort, mais il devra pour cela résoudre une énigme

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle. La plume de Pascaline Nolot est douce et légère et nous entraîne avec elle à la découverte de la ville et du temps. Le format journal est un style de narration que j’apprécie tout particulièrement, parce qu’il permet une identification presque instantanée avec le personnage. Découvrir le passé de Logan était très plaisant, même si ces éléments ne sont pas indispensables pour la compréhension de la suite. La malédiction qui frappe la ville est aussi fascinante : chacun est touché différemment par ce mauvais sort. Des vieilles personnes gambadent à nouveau alors que les jeunes deviennent ridés et se meurent.

A un moment du récit, le héros visite un endroit qui m’a fascinée : une bibliothèque de verre. Le bibliothécaire est un vieil homme à qui ont a assigné des « rats » de bibliothèque mécaniques qui l’assistent dans ses tâches quotidiennes de gestion. C’est un lieu à la fois magnifique et dangereux. Les rats sont là pour aider, mais surtout pour maintenir l’ordre, qu’importe le prix.

Le récit nous plonge d’abord dans un univers steampunk, mais nous emmène aussi à travers le passé douloureux de la ville d’Édimbourg, au moment où des sorcières, tout comme des innocentes, étaient massacrées, noyées, brûlées pour un geste de travers. Le destin tragique de ces femmes nous touche. La fin est assez étrange, car on ne sait décider si elle est juste ou non et surtout s’il aurait pu en être autrement.

Extrait

« Destin cruel ou mérité, je t’en laisserai seul juge, ami lecteur. Car avant que la Faucheuse ne m’emporte à jamais, je m’en vais te narrer mes péchés et ceux de ma cité. Il me faut donc te relater les faits par le commencement, même si cette sombre affaire prend ses racines bien avant le début de ma propre histoire… »

« C’est sur les ruines de mon cœur que repose le cimetière des heures perdues… « 

Conclusion

Une très jolie nouvelle, mêlant steampunk, sorcellerie et mystère. Le temps se meurt et seul le protagoniste peut le sauver, mais à quel prix? Une belle mise en bouche pour le prochain roman de l’auteure qui sort ce 8 avril !

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16/17

#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

  1. Et depuis, je compte les heures – Geoffrey Legrand
  2. Comment meurent les fantômes – Sophie Dabat
  3. Le Toquant – Clémence Godefroy
  4. Allergène – Hélène Duc
  5. Tourbillon aux Trois Ponts d’Or – Fabien Clavel
  6. The Pink Tea Time Club – Cécile Guillot
  7. Je reviendrai – Laurent Pendarias
  8. Le Club des érudits hallucinés – Marie-Lucie Bougon
  9. When time drives you insane – Lucie G. Matteoldi
  10. Derrière les engrenages – Marie Angel
  11. Pacte mécanique – Esther Brassac
  12. La mécamonstruosité de Monsieur Helpiquet – Adeline Tosello
  13. L’agonie des aiguilles – Marine Sivan
  14. Da Sidaniya Rossiia ! – Marianne Stern
  15. Au Fil du Temps – Claire Stassin

Delitoon

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Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la plateforme Delitoon que je viens tout juste de découvrir ! Ça ne fait même pas une semaine que je suis tombée sur ce site et je ne me souviens déjà plus comment cette rencontre s’est déroulée… Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un site internet qui propose de lire des « webtoons », autrement dire des bandes dessinées numériques !

Comme vous devez sans doute le savoir maintenant, je suis une grande adepte de ce format. Je n’ai donc pas hésité un instant pour tenter l’expérience proposée par Delitoon de découvrir des manhwa, les mangas coréens. S’ils sont en majorité, le site publie également une BD française et prévoit d’ajouter à son catalogue des titres chinois… et qui sait peut-être un jour japonais ! On trouve sur le site plusieurs bandes dessinées prépubliées légalement et à un rythme plus ou moins soutenu. Pour les lire, il suffit de dérouler la page en « scrollant » de haut en bas. Rien de plus simple donc, pas besoin de java à jour ou de se tordre les cheveux avec un lecteur numérique en ligne où on ne voit rien :p La lecture se fait de manière simple et rapide, offrant un agréable moment.

En quelques mots, comment fonctionne l’offre de Delitoon. Comme dit précédemment, il s’agit d’une offre légale et donc partiellement payante. Le site propose pour chaque série quelques chapitres gratuits, allant de 2 à 8 en général, afin de permettre au lecteur de découvrir un extrait. Ici, on n’achète pas « un volume » mais « un chapitre ». Un chapitre coûte entre 2 et 3 crédits, la monnaie du site. Comme nous ne sommes pas habitués à ce mode de payement, cela parait cher au premier abord. Mais en réalité, le chapitre ne coûte que 0,50 € si l’on opte pour le rechargement de crédit le plus bas. Autant vous dire que plus vous en achetez d’un coup, moins cher vous reviendra le chapitre ! Voici d’ailleurs les packs disponibles :

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L’offre m’a donc semblé très attractive, surtout lorsqu’on se met à recevoir des crédits bonus !

Pour tenter l’expérience, j’ai donc choisi cinq titres parmi le catalogue qui comporte plusieurs genres différents tels que l’aventure, le drame, le fantastique, la romance ou encore le thriller. Bien que je n’en aie pas lu, Delitoon propose également du contenu pour adultes auquel vous ne pourrez accéder qu’en fonction de votre âge. J’ai personnellement opté pour une lecture sur l’ordinateur, mais sachez qu’il existe également une application pour Android et qu’une pour Apple est en cours de création.


Je vais maintenant vous présenter les cinq séries que j’ai découvertes gratuitement sur la plateforme !

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Complexé par sa petite taille, Jeong Kyeom, 20 ans désespère de rencontrer l’amour. Jusqu’à ce qu’il retrouve une ancienne amie, Minjae. La jeune femme est une forte personnalité, mais tellement séduisante… Reste, pour chacun, le plus difficile : s’avouer qu’ils ont – peut-être – trouvé l’âme sœur. 

Première histoire que j’ai lue en arrivant sur la plateforme, Qui prendra soin du chat jaune m’a tout de suite accroché le regard par son dessin. Très épuré, j’ai tout de suite senti la romance venir. Jeong Kyeom, notre héros masculin, est sans aucun doute adorable, non seulement par sa taille mais aussi, et surtout, par son caractère si doux. Il n’a donc malheureusement pas la cote auprès des filles qui cherchent plutôt des hommes grands et forts pour les protéger. Mais la roue du destin tourne pour notre personnage lorsqu’il retrouve Minjae, son premier amour. La jeune fille a bien changé et, à cause de son franc-parler, n’a malheureusement pas beaucoup d’amis. C’est l’occasion pour nos deux protagonistes de se rapprocher l’un de l’autre et de faire naître – sans aucun doute – une belle romance. L’histoire est finalement assez classique et en seulement quatre chapitres on ne voit pas encore quelle ligne directrice prendra la suite. Si j’ai aimé cette introduction, elle ne m’a pas assez convaincue pour penser à m’acheter de ce pas la suite…

La série est en cours actuellement et compte pour l’instant 7 chapitres !

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Traitée de sorcière parce que sa mère est chamane, Naerim subit en silence les brimades des autres élèves de sa classe de lycée. Mais une sortie scolaire va tout bouleverser. Involontairement, l’adolescente réveille un vampire et découvre qu’elle le contrôle. Que va-t-elle bien pouvoir en faire ? 

Voilà pour le pitch ! Naerim m’a fait beaucoup penser à Sawako de la série manga du même nom : elle est gentille, chaleureuse, avenante et enthousiaste, mais due à son physique la rapprochant à Sadako, héroïne du film d’horreur The Ring, et à l’activité de sa mère, elle est malmenée par ses camarades de classe. Dans les quatre premiers chapitres disponibles gratuitement, on découvre effectivement le vampire mais on ignore encore que notre personnage sera capable de le contrôler. Ceci intrigue ainsi mon intérêt pour la série, même si j’aurais souhaité en avoir un petit avant-goût. On sent également venir un triangle amoureux… et peut-être la naissance d’une meilleure amie avec la nouvelle élève ? Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur que ce soit vis-à-vis de l’histoire ou du dessin ! La touche de fantastique et d’humour m’a également séduite au point de me pousser à craquer mon portefeuille !

La première saison de ce manhwa est déjà entièrement sortie et est constitué de 44 chapitres. Pour la lire entièrement, il faudra donc compter 19,99€ !

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Sa rencontre avec une étrange créature de la nuit a transformé le jeune prince Baek Ri Jin, 11 ans, en hybride surpuissant. De retour parmi les hommes alors qu’on l’avait cru mort cinq années durant, il revendique l’héritage familial et se révèle, face aux dangers, un combattant presqu’invincible. 

Ma première impression en découvrant le prologue c’est : WAOU ! Le dessin et la mise en page sont tout bonnement incroyables ! Je suis sous le charme complet ! Le scénario est plutôt dark dès l’entrée avec ce pauvre enfant qui se fait attaquer par un monstre en pleine nuit. Avec seulement deux chapitres de disponible gratuitement, on ne comprend pas encore réellement la nature de cette rencontre et de ce qu’elle a engendré comme transformation chez le jeune prince. Outre le fait qu’il a changé physiquement, on n’a malheureusement encore aucune démonstration de force. Il rentre chez lui et découvre que bien des choses ont bougé en 5 ans. Les terres appartenant jadis à son père sont désormais occupées par une reine et ses vassaux et domestiques sont devenus des esclaves de l’empereur. Baek Ri Jin semble bien décidé à récupérer ce qui lui est dû ! Notre héros possède un charisme fou avec son corps musclé, son sérieux, son aura destructrice, mais aussi sa candeur et sa chaleur ! Avec ce scénario captivant et ce trait magnifique, je ne peux que vouloir me lancer dans la suite de la série !

La première saison est terminée en 33 chapitres pour lesquels il faudra compter au minimum 13,98 euros, sauf si vous optez pour des crédits plus importants !

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Un jeune malfrat surnommé Dokgo, combattant surdoué, se fait passer pour son frère jumeau Hu au lycée Taesan. Souffre-douleur des petits caïds du lycée, Hu est mort des sévices qu’il a subis, mais son décès est resté caché. Hyuk, aka Dokgo, a pris sa place pour le venger. Il est seul contre tous… 

Le dessin est beaucoup plus dur et haché dans ce manhwa-ci. On sent directement qu’on change d’univers pour une histoire bien plus noire et violente ! Dans Dokgo, le thème principal est la maltraitance scolaire. Il faut croire que les Coréens aiment ce sujet, qui doit faire partie de la vie de nombreux collégiens et lycéens. On y découvre d’ailleurs une certaine hiérarchie avec des boss, des bras droits et des sous-fifres qui font toutes les tâches imaginables comme annoncer la météo, préparer les plateaux-repas à la pause de midi ou entraîner les personnages des jeux vidéos du boss. Les punitions pour ces pauvres élèves sont des humiliations continues sous menace de tout révéler aux parents. C’est dans cet univers terrible qu’a dû survivre Hu avant de décéder des suites de maltraitance. La narration est réalisée avec brio car elle nous offre d’abord le point de vue de Dokgo, le frère jumeau de Hu, analysant la situation actuelle, avant de revenir ensuite sur les événements passés. La tension est dès le départ palpable et la violence est au rendez-vous, peut-être un peu trop pour la fleur bleue que je suis. Mais je suis tout de même intriguée par la suite de cette histoire…

Dokgo est terminé en 90 chapitres. Un préquel à son histoire existe également et est composé de 11 chapitres ! Pour tout lire, il faudra donc aussi compter 19,99 € et profiter des crédits bonus !

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Le jeune Adrian Velba est heureux. Après avoir travailler dur toute l’année dans l’école de combat de Maître Jansen, il va enfin pouvoir participer au grand tournoi annuel parrainé par le roi Virgil et la reine Efira. Hélas, à quelques heures de la clôture des candidatures, son partenaire déclare forfait. Lastman a reçu le Prix de la meilleure série au FIBD d’Angoulême en 2015. 

Lastman est une bande dessinée française à la sauce manga. En plus d’être prépubliée chez Delitoon, elle existe également en version papier publiée chez Casterman et compte à ce jour 9 tomes. Je ne connaissais absolument pas cette série avant de la lire sur ce site. J’ai sauté sur l’occasion de découvrir ce titre parce qu’il est déjà bien fourni et qu’il a surtout remporté un prix littéraire ! Si au début j’étais un peu rebutée par les dessins, je m’y suis fait rapidement, les trouvant à présent très beaux dans leur simplicité. J’ai également adhéré à l’histoire que les auteurs nous proposent. Lastman m’a beaucoup fait penser aux shônen mangas, et particulièrement à Dragon Ball ou encore à Naruto, tout en ajoutant une sauce européenne qui apporte une sorte de rafraîchissement au genre. J’ai donc hâte de lire la suite pour découvrir ce que devient notre paire lors du tournoi. Cependant, je me tâte encore de continuer à lire la série sous forme numérique ou de plutôt acheter la version papier…

#Yuixem

 

Le Guide du Voyageur Galactique – Lecture commune 11

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Nous voilà enfin à la fin du tome 5 – Globalement Inoffensive (Mostly Harmless) et par conséquent, à la fin de notre lecture commune !

Avis de Coco

Ça y est, c’est la fin ! Et je vous le dis très franchement : heureusement ! Je n’en pouvais plus de ce livre, c’était long, sans intérêt et très pénible. Comme Fungi Lumini, je suis contente que ce soit fini mais pas parce que j’étais impatiente de connaitre la fin. Je suis tellement déçue par ce tome que je ne sais même pas si j’ai envie de m’exprimer dessus…

Commençons tout de même par ce que j’attendais de la fin de ce tome : les retrouvailles d’Arthur et de Ford. C’était plus ou moins agréable à lire. Je m’explique : j’ai trouvé leurs dialogues assez absurdes et ça m’a rappelé le premier tome, ce qui m’a fait plaisir. Par contre, ça a tiré en longueur, ce qui a tué ma lecture. En ce qui concerne Random, quelle énorme déception ! J’en attendais beaucoup plus. Ici, elle se comporte juste comme une gamine qui n’en fait qu’à sa tête, qui n’écoute personne, bref, qui est très pénible. Elle essaye de trouver sa place dans ce monde mais sincèrement, ça n’apporte rien à l’histoire, on s’en fiche. Tout comme cette histoire avec le « Bird », cette espèce de nouveau guide qui en fait se comporte comme un virus (selon Ford). C’est bien joli tout ça mais qu’est-ce que c’est mal exploité. L’histoire Trillian/Tricia est devenue un tel n’importe quoi, qu’essayer de comprendre nous donne juste un mal de tête incroyable.

Autre énorme déception : l’absence de Zaphod. J’espérais qu’il revienne au moins à la fin pour faire une petite apparition dont il a le secret mais non, rien, nada ! Après tout, ce n’est pas comme s’il était un personnage principal… -_- On n’en sait pas plus non plus sur Fenny, je ne sais pas trop ce qu’elle est devenue et Arthur n’a pas l’air de s’en soucier, comme c’est sympathique d’oublier aussi vite son grand amour (oui, j’aime bien le sarcasme quand quelque chose ne m’a pas plu).

Je ne dirais que quelques mots sur la fin : c’était nul ! Sérieusement ?! Tout ça pour ça ?!

Globalement, je suis déçue par cette trilogie en cinq tomes. Je m’attendais à tellement mieux pour un tel classique. Je pense très sincèrement que Douglas Adams aurait pu se contenter de trois tomes. Les deux premiers sont vraiment géniaux et je les conseille vivement ; le troisième n’est pas terrible mais il passe ; les quatrième et cinquième sont à bannir. C’est tellement dommage de finir sur une aussi mauvaise note.

Avis de Fungi Lumini

Voilà un livre que je suis contente d’achever ! Non pas parce que j’avais très envie de connaître la fin, mais parce que je n’arrivais plus à trouver du plaisir dans cette lecture. Les événements qui se déroulent dans cette dernière partie sont à l’image du reste de la trilogie en cinq tomes de Douglas Adams. Il y a de longues explications qui ne servent pas à grand chose, les actions se succèdent sans vraiment de sens et au final, on en apprend pas beaucoup plus que ce qu’on savait déjà au départ.

Random, la fille d’Arthur, ouvre le colis reçu et découvre un petit oiseau argenté aux pouvoirs incroyables. Elle va grâce à lui aller sur Terre, pour essayer de trouver sa place parmi « les siens ». Une quête futile qui aboutira, mais qui n’amènera rien à l’histoire tellement l’auteur en fait un élément secondaire. Ford et Arthur la poursuivent et la retrouvent. Voilà. Il n’y a qu’une chose que j’ai bien aimée dans cette partie et qui m’a fait sourire : la rencontre des deux personnages avec le King.

On n’apprend presque rien sur toutes les grandes questions qu’on se pose. Fennchurch a toujours disparu et personne ne s’inquiète plus pour elle. Elle n’est même plus mentionnée, alors que les bestioles cutes du début de ce tome le sont… J’ai vraiment l’impression que Douglas Adams a créé un personnage et qu’il ne savait plus quoi en faire, alors il l’a juste supprimé. Dommage, c’était une des personnages que je préférais. D’ailleurs, on ne reparle pas non plus de Zaphod.

C’est donc une fin assez décevante pour une si longue saga. Beaucoup de choses inutiles dans la narration, du non-sense à n’en plus finir. Au final, les deux premiers tomes m’ont bien plu, mais la suite était vraiment de trop, pour pas grand chose. Une lecture qui n’a pas su me convaincre, même si je suis quand même contente d’avoir lu jusqu’au bout ce grand classique de la littérature anglaise de science-fiction.


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Avez-vous déjà lu ce livre? Connaissez-vous l’univers de Douglas Adams? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂

#FungiLumini  #Coco

Fils de l’eau

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Titre : Fils de l’eau
Auteur : Gu Byeong-mo
Editeur : Philippe Picquier
Genre : roman contemporain
Nombre de pages : 185
Mots-clés : eau, fantastique, poisson, vie quotidienne

Quatrième de couverture

Pour échapper à la noyade, un enfant développe des branchies qui vont lui permettre de respirer, de survivre dans le monde des hommes et de nager dans la solitude de l’eau et le bonheur d’être libre au milieu des poissons. Cet épisode sera pour lui comme une seconde naissance car il ne se souvient de rien de ce qui s’est passé avant. Recueilli par un vieil homme et son petit-fils, il mène avec eux une vie fruste et innocente au bord du lac où ils vivent, forcé de cacher sa singularité aux yeux des autres.

Profondément ancré dans la réalité de la Corée d’aujourd’hui, ce roman distille un charme secret. Imprégné de l’odeur de l’eau et des algues, de la violence de la pluie, il conte l’histoire d’un être à part, dont la différence est à la fois un malheur et une grâce, avant de devenir le moyen de sauver les autres.

Mon avis

Depuis que je suis au Japon et que je me suis fait des amis coréens, je m’intéresse de plus en plus à ce pays. Je ne pouvais donc passer à côté de leur littérature ! Cependant,  je ne savais pas trop quoi choisir comme premier livre. Du coup, à la librairie, je me suis laissée aller pour un ouvrage dont la couverture me plaisait 🙂 C’est ainsi que Fils de l’eau est entré dans ma PAL !

Ce court roman raconte l’histoire de Gon, un homme qui a une particularité singulière : en échappant à la noyade étant enfant, il a développé des branchies ! Celles-ci lui permettent ainsi de respirer sous l’eau, tel un véritable poisson. Dû à son corps également constitué d’écailles, il est plus ou moins forcé de vivre à l’écart de la société afin de ne pas être pris pour une bête de cirque. C’est à travers le prisme d’une femme qu’il a sauvée de la mort, que l’on découvre la vie de cet être fantastique.

Quand j’ai acheté ce livre, je m’attendais à découvrir une histoire plutôt magique, belle, pleine de rêverie. Non pas que j’ai été déçue, mais ce ne fut absolument pas le cas :p Certes, le héros possède des branchies, ce qui n’est pas naturel. Mais plus qu’un élément fantastique, il s’agit davantage d’une métaphore représentant toutes personnes étant ou se sentant différentes et exclues de la société et de ses canons. L’ambiance générale est donc plus difficile qu’attendue.

La question du suicide est ainsi au coeur de la première partie du récit. C’est suite à cet acte que notre narratrice est sauvée et que Gon a développé son aptitude. Par chance, celui-ci est retrouvé et pris en charge par un vieil homme et son petit-fils. De peur qu’il soit traité comme un animal de laboratoire, ils décident de le cacher chez eux plutôt que de le livrer à la police. Reclus dans la campagne, loin des regards, Gon grandit sous les maltraitances de son nouveau grand-frère, Kangha. La vie de Gon n’est donc pas facile, mais il se satisfait de celle-ci, remerciant chaque jour ses sauveurs et se faisant le plus discret possible pour ne pas les gêner.

Fils de l’eau ressemble davantage à un conte, tels Le Petit Prince, mais raconté de manière beaucoup plus moderne. A travers les différents personnages qui orbitent autour de Gon, l’auteur nous offre une critique de la société, toute en douceur. Kangha et Haeryu, la narratrice, incarnent chacun à leur manière un visage de cette société si difficile avec ceux qui sont différents. Le jeune homme est le digne représentant de ceux qui se montrent extrêmes face à la différence : il porte un intérêt quelque peu malsain à Gon ; il se montre violent sans réelle raison ; il est possessif envers cet être si singulier ; il a également pitié de lui ; son aspect le dégoûte ; et sans réellement vouloir se l’avouer, il semble jaloux de la liberté dont jouit Gon grâce à sa différence. Pourtant, à plusieurs reprises, son côté humain resurgit car il ne peut s’empêcher de tout de même aider son ami. Haeryu, pour sa part, incarne cette personne de la société qui a été déçue par une expérience et qui commence à se poser des questions et à être plus ouverte aux différences. Découvrir l’histoire via son prisme permet ainsi de découvrir l’histoire de Gon sans préjugés, sans a priori ou trop d’émotions personnelles.

Tout cela donne l’impression que le récit est plutôt froid, triste, voire même violent. Pourtant, il n’en est rien et c’est ce qui m’a le plus agréablement surprise. Tout au long du livre, je n’ai ressenti que de la chaleur, de la poésie, du calme et de la pureté. Le style de l’auteur est simple, il met les mots justes et doux sur la vie de Gon, il n’ajoute aucun fioriture aux descriptions ou à la narration. De plus, avec le champ lexical de l’eau qui occupe tout le roman, on a cette image perpétuelle de bleu profond, calme, berçant, éblouissant et qui s’écoule lentement… Enfin, outre tous les aspects difficiles abordés dans Fils de l’eau, il est important de noter que la valeur de la famille est au cœur de tout le récit, offrant une certaine chaleur sans comparaison possible.

Du début à la fin, j’ai donc été séduite par ce récit plus classique qu’il n’y paraissait. Fils de l’eau est un réel bijou littéraire venu du pays du matin calme. Je suis bien décidée à découvrir d’autres œuvres de cet auteur et plus largement des écrivains coréens.

Citations

« Leur chute résonna d’autant plus fort que la nuit était enveloppée d’un lourd silence. Le fracas du choc, d’abord amorti par les arbres et les rochers, se répandit en échos aux douces vibrations avant de se répercuter en mille morceaux dans les airs. »

« Tu te rends compte, maman, j’ai vu un homme-sirène ! Ce doit être un prince qui vit dans un palais au fond de la mer. S’il a deux jambes comme nous, c’est qu’il a avalé la potion magique d’une sorcière. Pour quel amour ce prince-sirène a-t-il voulu avoir des jambes ? Est-ce qu’un jour il se transformera en écume, avant de s’évaporer au soleil du matin ? »

(…) « il ne suffit pas d’avoir le nez et les poumons solides pour pouvoir respirer quand on est enfermé comme un ver à soie dans son cocon de fils ; nous avons tous besoin d’être entourés de ces êtres qui sont pour nous aussi indispensables que les branchies aux poissons » (…) (Un mot de l’auteur)

Conclusion

Fils de l’eau est un court roman se présentant comme un conte moderne qui critique la société et rappelle ses valeurs importantes. Dans ce récit, nous suivons notre héros qui a miraculeusement développé des branchies et qui est perçu comme une tare dans la société si carrée, rejetant tout ce qui est différent. C’est à travers le prisme d’une femme qu’il a sauvée que nous découvrons son histoire si singulière et pourtant si classique. Fils de l’eau est également très poétique et chaleureux malgré tous les durs thèmes abordés au fil des pages.

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#Yuixem

La Maison des Morts

91d87stljblTitre : La Maison des Morts

Auteure : Sarah Pinborough

Éditeur : Milady

Traductrice : Florence Moreau

Genre(s) : dystopie

Nombre de pages : 384

Mots-clés : maison, maladie, drogue, attente, amour.

C’est une maison sur une île déserte où des jeunes attendent de savoir s’ils vont mourir. Arrachés à leur famille à la suite d’un diagnostic, ils vivent dans la crainte du moindre symptôme, car alors on les emmènera en pleine nuit au sanatorium d’où personne ne revient.
Au dortoir 4, Toby et ses copains trompent l’angoisse comme ils peuvent, repliés sur leurs souvenirs d’avant la condamnation à mort. Jusqu’au jour où l’arrivée d’une nouvelle patiente va tout changer et redonner brusquement à Toby une raison de profiter de chaque jour et même d’espérer.
Car on va tous mourir un jour ; ce qui compte, c’est comment on choisit de vivre.

Mon avis

J’avais lu pas mal de chroniques mitigées sur cet ouvrage, mais j’avais envie de me faire ma propre opinion. L’objet-livre en lui-même est juste magnifique : une illustration de couverture superbe, avec un effet brillance qui lui donne un air mystérieux, une tranche noire, un design intérieur soigné et surtout une couverture cartonnée. C’est un peu bête, mais j’adore lire des livres avec une couverture épaisse, ça augmente mon plaisir de lecture rien que de tenir le livre ! 😀

Toby est le narrateur de notre histoire. Il fait partie du dortoir 4. Il est dans la Maison des Morts depuis un petit temps déjà. Sa philosophie : ne pas s’attacher. Après tout, ils sont tous là parce qu’ils vont mourir. Les symptômes de la maladie sont variés : ça peut être une toux, de la fièvre, des taches sur le corps. Les infirmières donnent des somnifères à tous avant de dormir et, quand le moment est venu, viennent la nuit chercher l’enfant mourant. Toby est le seul à ne pas prendre sa « vitamine » le soir et à profiter de moments de solitude la nuit. Seulement, l’arrivée de Clara va tout changer. Elle est pleine de joie de vivre et d’optimisme et redonne espoir aux habitants de la maison.

J’ai eu un peu de mal en commençant le roman avec le style de l’auteure. N’ayant jamais rien lu d’elle, je ne sais pas s’il s’agit d’un problème de traduction ou juste de style auquel je n’accroche pas. Je l’ai trouvé haché, assez froid et impersonnel. Après un certain temps cependant, on se laisse porter par les événements et la lecture prend tout son intérêt !

J’ai beaucoup aimé le mystère qui plane sur la maison tout au long du récit. On nous donne des informations, mais juste assez pour qu’on ne soit pas perdu. Ce qui se révèle un peu frustrant à la fin quand on n’a que très peu de réponses sur l’étrange maladie et ses implications. Il y a cependant bien des mystères non liés à la maladie dans la maison et c’est sur ces éléments que la trame principale va se construire. Au final, ce livre ne se focalise pas sur son aspect dystopique effrayant, mais bien sur l’attente de la mort pour des enfants qui n’ont encore rien vécu. Certains se réfugient dans la solitude, d’autres dans l’amitié, et certains même se tournent vers la religion. Chacun à leur façon, avec dignité ou non, ils font face à la mort.

La mort est omniprésente dans cet ouvrage. Ce qui importe ici, c’est la façon dont chacun va vivre ses derniers instants. Ces enfants sont laissés à eux-mêmes. Il y a bien des infirmières et des professeurs, mais ils n’interagissent que très peu avec les enfants, les laissant seuls, sans amour, ni affection alors que certains n’ont même pas 10 ans. Ce livre m’a touchée car c’est une belle ode à l’amitié, à l’entraide et l’amour. On ne peut s’empêcher d’éprouver un sentiment d’injustice pour tous ses enfants à qui on s’est attaché et dont la vie arrive à son terme.

Je n’ai pas particulièrement apprécié les personnages de Toby et Clara, que j’ai trouvé assez peu crédibles, autant dans leurs changements de comportement que dans la relation qu’ils entretiennent, mais j’ai adoré le duo Will/ Louis. Un petit rêveur et un intellectuel qui se serrent les coudes et qui deviennent presque des frères. C’est avec eux que j’ai vécu les plus grands moments et les plus belles émotions dans ce livre.

Citations

« Tels des anges de la mort, elles ne surgissent que la nuit et viennent chercher les enfants malades et endormis. Parfois, j’imagine le sanatorium comme une affreuse créature qui se nourrit de nous. En un sens, c’est presque préférable à l’inconnu du néant. »

« J’ai du mal à les imaginer dans leurs propres habits. Dans mon esprit, elles sont directement sorties d’une usine, vêtues de leurs uniformes amidonnés, avec des horloges à la place du cœur, et des visages coulés dans des moules d’impassibilité. Elles n’ont rien d’humain, à l’exception, peut-être, de celle qui nous a adressé la parole. »

Conclusion

J’ai bien aimé cette lecture. Elle ne se base pas comme on pourrait le croire sur l’aspect dystopique, mais bien sur les émotions et l’importance des choix de vie quand on sait que la mort n’est qu’à quelques pas de nous. Une lecture prenante, pleine de beaux sentiments, mais aussi de rivalité et d’injustice. Même si j’ai aimé cette histoire atypique, comme le style de l’auteure ne m’a pas particulièrement marquée, je ne pense cependant pas me lancer dans d’autres récits de sa plume.

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#FungiLumini

#46 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

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Encore une nouvelle semaine qui commence ! Ce « C’est lundi ! Que lisez-vous » sera le dernier pour moi avant un bon gros mois 🙂 J’ai la chance de pouvoir partir en voyage ! Et je n’aurai malheureusement pas beaucoup accès à internet. J’espère revenir de mes voyages avec pleins de souvenirs, de photos et de lectures terminées à chroniquer !

En attendant, voici mes lectures passées, actuelles et futures !


Ce que j’ai lu

Voici déjà les chroniques disponibles, les autres ne tarderont pas à arriver :

Ce que je lis

J’avance doucement mais sûrement dans La couleur des sentiments. Je pense que comme le film et le livre se ressemblent parfaitement, je ne suis pas pressée de découvrir la suite. Je le lis davantage quand j’ai besoin de me reposer :p

Je n’ai pas pu m’empêcher de craquer pour Ronces blanches et roses rouges, le premier titre des Editions Magic Mirror. Jusqu’à présent, j’adore !

La prochaine étape de La Horde du Contrevent arrive la semaine prochaine ! Et une nouvelle chronique sur le recueil Une femme nommée Shizu, cette semaine !

Ce que je lirai

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Je pense toujours lire ce livre-ci, si rien de nouveau ne me donne envie d’ici-là :p

Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


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Le Syndrome du papillon

Livre et Gourmandises : Une femme nommée Shizu (3/10)

Pourquoi j’ai mangé mon pèrePourquoi j’ai mangé mon père

La Horde du Contrevent – Lecture commune 03

Gregory Sand – tome 1 : Le Gardien des Rêves

Livres et Gourmandises : Montres enchantées (15/17)

Bonne semaine livrèsque !

#Yuixem

Livres et Gourmandises : Montres enchantées (15/17)

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Recueil : Montres enchantées

Éditeur : Éditions du Chat Noir

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Nouvelle : Au Fil du Temps

Auteure : Claire Stassin

Résumé : un homme découvre une horlogerie qui allie mécanique et botanique.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

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Quintine Ambrée

Le 26 octobre 1610, un bûcher fût dressé à Ellezelles pour la sorcière Quintine âgée de 38 ans. Dans son grimoire, transmis de génération en génération, nous avons retrouvé ses recettes « magiques ». Nous les partageons aujourd’hui avec vous.

Si vous vous promenez dans notre belle région, n’oubliez pas de frotter la tête de Quintine en répétant avec le bon accent

« Houp, houp, riki, riki, rikete, padzeur les haies et les bouchons voles au diable et co pu lo ».

Formulez un vœu et il sera exaucé.


  • Alcool 8.5%
  • T° de services 4°C
  • Couleur Ambrée voilée
  • Arômes de malt sec et de caramel
  • Saveur caractère moelleux avec une légère amertume

Je ne connaissais pas l’auteure de cette nouvelle et je n’ai pas trouvé d’autres publications de sa part. C’est dommage, parce qu’elle a une très jolie plume et surtout, elle a su me séduire grâce au monde qu’elle a créé de toutes pièces.

Un temps inconnu, dans une ville de métal. Un homme aperçoit une boutique qu’il n’avait encore jamais vue auparavant. Il entre et découvre un monde enchanteur, où mécanismes horlogers et nature florissante se partagent l’espace disponible. La tenancière lui offre une montre étrange : elle ressemble à un bourgeon. Après cette rencontre bizarre, l’homme se rend à son travail et oublie la montre sur son bureau. Quand il revient le lendemain, son quartier se transforme sous ses yeux. Des arbres et des fleurs ont apparus, de la mousse pousse sous ses pieds, et quand il récupère la montre, il remarque que le bourgeon est en train de s’ouvrir. Que va-t-il se passer une fois que la fleur sera entièrement éclose? Quand il retourne à la boutique pour demander ds explications, elle n’est cependant plus là…

Le texte est composé de beaucoup plus de descriptions que de dialogues. L’auteure nous propose un univers absolument génial. Elle nous emmène d’abord dans un monde typiquement steampunk, avec du métal, de la vapeur et de la pierre partout. Mais au fil de l’histoire, ce décor assez froid prend vie petit à petit. La végétation le recouvre progressivement pour le faire devenir féerique ! Le personnage part à l’exploration de la ville ravagée par la flore, et j’ai trouvé dommage qu’on passe si vite dans les décors sans les parcourir plus, car c’est personnellement le genre d’endroit où je pourrais passer des heures à flâner et à explorer chaque recoin.

Beaucoup de mystères parsèment le texte, certains sont résolus à la fin, d’autres pas. J’ai particulièrement aimé le concept de cette horlogerie un  peu magique, qui apparaît et disparaît au gré du récit. Les femmes qui l’habitent ont aussi un côté intrigant, fascinant. Les descriptions de l’intérieur m’ont fait rêver et je n’avais qu’une envie, que la porte de la boutique apparaisse près de chez moi ! Même si je parle de magie et de féerie, l’histoire n’en est pas moins tragique. La nature regagne sa place dans une civilisation qui l’en  avait totalement éradiquée et ce n’est pas sans victimes ! Comme quoi, là où il y a de la lumière se cache toujours une part sombre.

La seule chose que je regrette un peu, c’est la froideur du protagoniste. Je ne me suis pas attachée à lui, car il me semblait froid, distant par rapport à ce qui se déroulait autour de lui. On se demande pourquoi il est un peu dégouté par la montre florale alors qu’elle semble si belle et élégante. On se questionne aussi sur son manque d’empathie pour ses concitoyens lorsque la ville est noyée sous les plantes. Heureusement, on comprend au final pourquoi il est ainsi.

Extrait

« Toute la cité vivait ainsi sans vivre, immense corps de pierre et de métal où les âmes disparaissaient dans les émanations cendreuses de ces machines. Pourtant, dans ce chaos de sons et de matières, lui n’avait d’yeux que pour ce minuscule établissement blotti entre deux immeubles. La vitrine dispensait un reflet ambré et chaud, vaguement rassurant ; les panneaux de bois sombre qui ornaient le haut de la devanture étaient peints de lettres raffinées couleur caramel : Au fil du temps. Une horlogerie. »

Conclusion

Une nouvelle très descriptive qui nous emmène dans un univers entre magie et mécanique, entre nature et métal, avec une idée de montre enchantée très originale. Je recommande ! 🙂

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15/17

#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

  1. Et depuis, je compte les heures – Geoffrey Legrand
  2. Comment meurent les fantômes – Sophie Dabat
  3. Le Toquant – Clémence Godefroy
  4. Allergène – Hélène Duc
  5. Tourbillon aux Trois Ponts d’Or – Fabien Clavel
  6. The Pink Tea Time Club – Cécile Guillot
  7. Je reviendrai – Laurent Pendarias
  8. Le Club des érudits hallucinés – Marie-Lucie Bougon
  9. When time drives you insane – Lucie G. Matteoldi
  10. Derrière les engrenages – Marie Angel
  11. Pacte mécanique – Esther Brassac
  12. La mécamonstruosité de Monsieur Helpiquet – Adeline Tosello
  13. L’agonie des aiguilles – Marine Sivan
  14. Da Sidaniya Rossiia ! – Marianne Stern

Gregory Sand – tome 1 : Le Gardien des Rêves

gregory-sand-01Titre : Gregory Sand – tome 1 : Le Gardien des Rêves

Auteur : Romain Mobias

Illustrateur : Josselin Billard

Éditeur : Wanga comics

Genre(s) : fantasy urbaine mythologique

Nombre de pages : 130

Mots-clés : rêve, costume, dieux, sacrifice.

Gregory Sand est un héros des plus singuliers. Son domaine : nos rêves. Ou plutôt nos cauchemars. Monstres sous le lit, monstres du placard, Terreurs Nocturnes et bien pire encore…

Pour les affronter, Gregory Sand endossera chaque nuit le costume de nos héros préférés. C’est le quotidien du marchand de sable, Gardien des Rêves. Mais qui est-il vraiment ? Sera-t-il capable de défendre le monde des Rêves ainsi que notre réalité face aux démons de son passé ?

Mon avis

gregory-sand-2C’est grâce à un concours organisé sur la page Gregory Sand que j’ai découvert ce comics. Je ne connaissais pas l’univers ni les artistes, mais j’ai flashé sur la couverture et je me suis dit, pourquoi ne pas tenter? J’ai bien fait puisque j’ai remporté l’exemplaire du tome 1 dédicacé ! 😀

Gregory Sand – alias Hypnos le dieu du sommeil – est le héros de notre histoire. On le rencontre alors qu’il aide une petite fille qui fait des cauchemars récurrents et qui ne peut plus dormir. Il se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’un simple mauvais rêve, mais d’une épreuve lancée par un nouvel ennemi, Nightmare. Gregory va devoir affronter mille dangers, alors qu’il a déjà perdu une grande partie de ses pouvoirs, et revenir aux sources du mal pour régler la situation et sauver le monde des humains. Avec tant d’adversaires et si peu d’alliés, parviendra-t-il à veiller sur le monde des rêves ou se fera-t-il écraser par lui?

L’histoire est très bien menée : il y a un bon équilibre entre les scènes d’action et les scènes de révélation d’informations importantes. Le thème de la mythologie est central au récit, mais on retrouve aussi d’autres motifs, comme les contes de fées ou les superhéros ! Les pouvoirs de Gregory résident dans les rêves qu’il visite. Par exemple, avec la petite fille, il porte d’abord un costume d’ours en peluche, puis une armure de chevalier blanc. Cela donne une infinité de possibilités d’univers différents que les auteurs n’hésitent pas à exploiter ! Même si certains passages sont légers grâce à ces costumes et au monde des rêves, le ton général est plutôt sombre, inquiétant.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Gregory Sand. C’est un peu l’alter ego masculin d’Elvira Time : les cheveux noirs avec juste une mèche blanche à l’avant, un passé sombre, une préférence marquée pour la solitude, même s’il se retrouve involontairement avec des coéquipiers, et un style de combat totalement badass. Il fait passer le bonheur et la sécurité des autres (surtout des humains) avant les siens. Il peut se montrer tendre et aimant, mais aussi impitoyable et intransigeant avec ceux qui le trahissent.

L’esthétique de cette bande dessinée m’a énormément plu. Déjà la typographie utilisée pour le nom du comics et des chapitres est très belle, alliant élégamment les symboles des différents astres et le style art nouveau. J’ai bien aimé le coup de crayon de l’illustrateur. J’ai surtout été bluffée par la variété dans les techniques de dessin et dans les arrangements des planches qu’il utilise ! Je vous mets quelques exemples ci-dessous.

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Vu la fin de ce premier tome, j’ai vraiment hâte de me procurer la suite ! (qui vient tout juste de sortir 😉 )

Citations

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Conclusion

Une très bonne découverte avec ce comics sur le monde des rêves et son dieu ! Un personnage principal à la fois attachant et énigmatique, un univers plein de possibilités, des planches aux graphismes originaux et osés, je recommande grandement ce premier tome 100% français !

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#FungiLumini

Bonus

J’ai gagné le premier tome de cette bande dessinée dédicacé. J’ai pu choisir le thème de ma dédicace et je voulais un lapin. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement, je l’adore, il est parfait ! ❤

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La Horde du Contrevent – Lecture commune 03

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« Demain était annulé – jusqu’à nouvel ordre. »

Avis de Fungi Lumini

La Horde doit prendre une décision : contourner la flaque de Lapsane ou la traverser, ce qui leur ferait gagner de précieux mois de voyage. Cependant, le périple ne serait pas de tout repos : ils devraient affronter entre autres leurs ennemis, le vent, l’eau qui s’infiltre partout, les siphons, les chrones, etc. Le fait qu’aucune autre Horde qui a tenté la traversée n’en est ressortie vivante pèse aussi sur leur conscience. Seulement voilà, une fois que Golgoth a pris la décision de traverser, rien ne peut le faire changer d’avis et la Horde se lance dès lors dans cette folle entreprise.

L’ambiance du début de la traversée est pesante. Dans le discours de chacun, on sent l’eau qui imprègne tout en continu, le froid qui s’immisce partout, leur moral qui s’enfonce dans les sables mouvantes. On a qu’une envie, qu’ils sortent enfin de là ! Mais ce n’est que le début… et un événement tragique est annoncé par la venue de Te Jerkka : le Corroyeur – l’ennemi de Erg mentionné dans les chapitres chapitres précédents – est en route et sera bientôt sur eux.

Le combat qui oppose le Corroyeur au combattant-protecteur et à son maître est épique ! On en apprend plus sur cet ennemi qui est hors du commun et fascinant, voire envoûtant, de par la complexité de sa composition et de sa fonction. Ce n’est pas vraiment un être vivant mais une chose qui doit en continu transformer la matière qui l’entoure. Par contre, j’ai trouvé ça un peu bizarre que personne ne l’ai remarqué lors du combat précédent de Erg contre Silène, vu les dégâts qu’il fait ici. :p L’équilibre entre le vif de chacun et la puissance des sons sont d’importance capitale lors de ce combat. On est un peu comme un des membres de la Horde : on attend l’issue de cette bataille sans pouvoir rien faire, et cette attente est presque insoutenable ! J’ai personnellement été prise dans l’action et je n’ai pu lâcher le livre avant de connaitre le sort de la Horde.

La Horde se repose et se remet de sa rencontre avec le Corroyeur. Elle trouve une tour au milieu de l’eau et l’explore. Firost trouve une inscription et la lit à voix haute, ce qui provoque l’apparition d’un chrone qui le fait se vider de son eau. Commence alors une course contre la montre pour sauver le pilier (et Arval l’éclaireur qui n’a rien trouvé de mieux que de prononcer aussi le mot maudit :p ). Cette scène m’a à la fois passionnée et fait beaucoup rire. Encore une fois, la force et le pouvoir des sons/des mots sont mis en avant. On ne peut s’empêcher de se dire que les membres de la Horde sont un peu bêtes quand même , puisqu’après avoir résolu la situation, ils passent leur temps à redire le mot ensorcelé et son contraire :p Ce petit moment est aussi détendant pour le lecteur que pour la Horde : ils passent un peu de bon temps à rire et à se reposer et ça fait du bien après ce qu’ils ont vécu, et surtout avant ce qui les attend ! On s’arrête encore à un moment critique, vu qu’ils vont commencer la partie centrale de la flaque, la plus profonde !

Avis de Coco

Je suis un peu mitigée après la lecture de ces trois chapitres… je ne sais pas trop si j’ai aimé ou non. Le chapitre 7 m’a paru extrêmement long pour pas grand-chose… la Horde doit choisir si elle va traverser ou contourner la flaque de Lapsane mais au final, Golgoth prend la décision et tout le monde le suit, dans ce cas-là, je me demande un peu pourquoi faire autant de débat si c’est pour qu’un seul personnage décide du sort de tous. Cela dit, maintenant qu’ils ont « choisi » de la traverser, ils ont enfin quitté les Fréoles et j’avoue que je suis assez contente parce que Sov commençait sérieusement à me taper sur les nerfs à ressasser sans cesse sa relation ou absence de relation avec Nouchka. Autre point positif de ce chapitre : Callirhoé ! Sincèrement, je suis contente qu’on en ait appris un peu plus sur elle puisqu’elle restait très mystérieuse jusqu’à présent.

Au contraire du chapitre 7, les chapitres 8 et 9 sont très courts mais pas forcément plus intéressants. Ils ont commencé leur traversée et on sent bien que c’est une épreuve pour tout le monde. On aimerait bien que ça aille mieux pour eux, histoire de détendre l’atmosphère mais évidemment, ce ne sera pas le cas. Et pour cause, on rencontre ENFIN le Corroyeur dont on nous parle depuis des dizaines et des dizaines de pages, et là, c’est tout de même une petite déception. Je ne sais pas à quoi je m’attendais mais je ne m’attendais pas à ça. Autant je trouve l’explication de cette Chose, compliquée et très intéressante autant, le combat qui oppose le Corroyeur à la Horde, enfin en particulier à Te Jerkka ne m’a pas du tout fascinée. Personnellement, je trouve que tout est allé beaucoup trop vite. Je rejoins Fungi Lumini sur le fait que ce soit bizarre que personne n’ait remarqué le Corroyeur vu sa puissance destructrice. Je suis aussi assez déçue qu’on ait perdu un des membres sans le connaitre plus que cela mais j’attends de voir quelles seront les répercussions (s’il y en a) sur le reste de la Horde.

Dans le chapitre 9, la Horde atteint la tour Fontaine dans laquelle ils trouvent une inscription qui va faire apparaitre un minichrone très dangereux puisqu’il fait en sorte que son hôte se vide de son eau en quelques minutes. Oroshi, Sov et Caracole finissent par découvrir le remède à ce chrone, et par conséquent à sauver Firost et Arval. On en apprend encore plus sur les chrones, et ça, c’est intéressant. Ceci dit, j’avoue que je me pose énormément de questions sur Caracole et qui il est réellement, il semble vraiment connaitre beaucoup de détails sur de nombreux sujets. J’avoue que je suis très dubitative à son propos. Par contre, je suis outrée et même scandalisée de la réaction de la Horde face à la brutalité de Golgoth ! Sérieusement sous prétexte que c’est le Goth, il se permet de tabasser les filles comme ça et on lui dit juste « tu exagères »?! Grosse blague ! Dommage qu’il ait un rôle aussi important dans l’histoire sinon je trouve que c’est bien un personnage dont l’auteur aurait pu se débarrasser il y a au moins 10 chapitres (oui, j’éprouve une grande haine envers lui 😀 ). Néanmoins, j’ai apprécié Oroshi et le partage de son savoir, je trouve qu’on commence à entrevoir son rôle de façon un peu plus précise, et ça, ça fait plaisir.

Je ne dirai pas que je suis impatiente de lire les prochains chapitres mais je suis tout de même assez curieuse de connaitre la suite et de savoir quelles surprises la Horde nous réserve.

Avis de Yuixem

J’ai eu beaucoup de mal à me relancer dans cette lecture commune. N’ayant pas accroché jusqu’alors à l’histoire, j’ai retardé au plus possible ma lecture. Mais j’ai eu tort, car j’ai cette fois-ci beaucoup aimé ces trois chapitres !

Tout au long de cette étape, j’ai été particulièrement marquée par la capacité d’imagination de l’auteur. Il a créé un monde extrêmement riche avec un savoir nouveau qu’il est capable de nous expliquer dans ses moindres détails. Si parfois je me demande s’il a bien réfléchi à tous les tenants et les aboutissants des évènements (comme celui qu’ont soulevé FungiLumini et Coco), il faut bien avouer qu’il a un certain génie concernant toute la genèse du Vent et des êtres fantastiques. J’ai été ainsi fascinée face à l’explication de la vie de Te Jerkka, le combat avec le Corroyeur et le moment de frayeur avec michrone dans la tour.

La suite de mon avis ressemble beaucoup à celui Coco, car j’ai apprécié que l’auteur s’attache enfin à nous présenter le point de vue d’autres personnages. Découvrir Callirhoé et un peu Aoi m’a permis d’entrevoir un nouveau côté de la Horde et d’autres compétences, tout de même vraiment plus pratiques et impressionnantes que juste l’aura de Golgoth ! Concernant ce personnage d’ailleurs, alors que je commençais à me faire à son caractère, je l’ai à nouveau haï plus que tout lors de l’épisode dans la tour. J’en viens presque à détester l’auteur d’avoir créé un personnage important aussi misogyne. Dans tous les cas, j’espère que nous aborderons d’autres points de vues par la suite afin de faire connaissance avec les autres membres de la Horde et nous permettre ainsi de nous attacher à eux. Car, à nouveau comme Coco, j’ai été choquée de mon manque d’émotion face à la mort de Karst.

En conclusion, j’ai l’impression d’être enfin entrée dans La Horde du Contrevent avec cette étape. J’ai vraiment hâte de découvrir le reste de leur traversée de La Flaque et puis la suite de leurs aventures !

« Ne dites jamais : fontaine, je ne boirai pas de ton eau. »


Les blogs qui participent

A touch of blue Marine

Voyages Imaginaires

Lectoplum

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#Yuixem #FungiLumini #Coco