Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (3/4)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Un Noël sans Nom

Éditeur : éditions de l’Homme sans Nom

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J’avais gagné ce recueil l’an passé lors d’un concours de Noël (merci encore à la maison d’édition 🙂 ), mais il était trop tard après les fêtes quand je l’ai reçu pour le chroniquer. J’en profite donc cette année pour vous présenter deux nouvelles (car elles sont assez courtes) de noël et bien sûr une bière belge par semaine. 😉 Ce recueil met en avant les auteurs de la maison d’édition l’Homme sans Nom.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 🙂

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BERTINCHAMPS HIVER

Bière de ferme à l’ancienne, pur malt et houblons, infusion de 6 épices lors du brassage, houblonnage à froid avec du houblon de Nouvelle-Zélande, fermentation haute. Bière ronde et moelleuse, robe légèrement ambrée, les épices apportent une touche chaleureuse et agréable. Saveurs de caramel, d’épices et de biscuit. Brassée uniquement pendant la période hivernale.

ALC. 8.0% VOL. – PLATO 18


Nouvelle 5 : Le Long Sommeil par David Bry

J’étais curieuse de découvrir cette nouvelle, car l’auteur a écrit Que passe l’Hiver, un des titres qui  me tentent le plus dans le catalogue des éditions de l’Homme sans Nom ! C’est une nouvelle que j’ai beaucoup aimée, mais je ne vois que moyennement le rapport entre le titre et la nouvelle :p

Une bande de bûcherons est isolée dans une cabane au fond de sombres bois. Ils attendent la relève qui n’arrive pas, alors qu’une tempête de neige souffle à l’extérieur. Alors que l’ennui s’installe, ils entendent des bruits bizarres à l’extérieur… et découvrent que le Père Noël s’est crashé juste à côté de chez eux ! Vont-ils pouvoir l’aider et sauver Noël?

J’ai bien aimé l’ambiance que l’auteur instille à sa nouvelle : on sent la solitude des hommes, l’envie de rentrer chez eux, mais aussi la beauté de la nature sous la neige. La plupart des personnages sont un peu bourrus, sauf un, qui se révèle être un menuisier et non un bûcheron. On sent tout de suite qu’il possède quelque chose de différent, mais c’est seulement à la fin qu’on sait ce qui le rend unique.

En parlant de cette fin, je l’ai trouvée particulièrement réussie, mais aussi très cruellement triste. Notre cœur se pince et on ne peut qu’espérer une suite plus heureuse. La magie est là, en attente de se réveiller.

 » – Vous avez vu l’étoile filante dans le ciel? Mes rennes en ont eu peur, les pauvres. Ils se sont tant agités que les licols ont cédé !
Le vieillard bedonnant secoue la tête d’un air désolé.
– Ils sont partis au triple galop sur la cime des arbres, et mon traîneau s’est renversé ici ! Mais heureusement, vous êtes là. »

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Nouvelle 6 : Noël sur Catalogue par Roznarho

Je ne vais pas vous étonner en vous disant que je ne connaissais pas encore cette auteure. :p Elle a écrit Rêves d’Utica, roman hybride entre mythologie, post-apocalyptique et cyberpunk, un mélange qui me tente bien maintenant que je le découvre, même si je n’avais pas flashé sur ce livre à cause de sa couverture.

Dans cette nouvelle, le personnage est un peu le Scrooge des temps modernes : il déteste Noël et a décidé de ne pas le fêter cette année. Pas de décorations, pas de cadeaux, pas de fête. C’est sans compter l’Esprit de Noël, petit lutin farceur qui va l’emprisonner dans un catalogue de jouets et qui ne veut pas l’en faire sortir tant qu’il ne croira pas en la magie de Noël.

J’ai adoré me balader dans ce catalogue de jouets ! C’est un monde féerique et enfantin qu’on découvre, mais où les jouets ne sont pas forcément des petits anges gentils. D’ailleurs, l’Esprit de Noël est particulièrement malicieux, facétieux et pas mal énervant pour le protagoniste. :p C’est un univers dans lequel on ne doit pas se nourrir, ni boire, ni mourir, ce qui a des avantages…et des inconvénients !

J’ai bien aimé aussi le protagoniste buté dans sa haine pour Noël. D’un côté, je le comprends, Noël est devenu chez nous une fête ultra commerciale bien loin des valeurs d’antan, et en même temps, je me dis que pour sortir du catalogue, il pourrait faire un effort quand même 😀 (Même si personnellement, j’aurais eu envie d’y rester 😉 ). La fin m’a surprise, on est bien loin du happy ending des films de Noël, mais j’aime beaucoup ce genre de final !

« Page 21, Vincent surgit sur la Piste des aventuriers, sur le dos du cheval Barba de la page 58. Il saisit un pistolet à fléchettes en mousse de chez Nerg et commença à dégommer les robots les uns après les autres. Mais l’homme fut rapidement à court de munitions, et dut se réfugier dans un château Gamobil. Armé d’un sabre laser, il repoussait les assauts de figurines Marbel, venues en renfort depuis la page 27. « 

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#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (1/4)

Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (2/4)

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La Servante Écarlate – Lecture commune 05

To live is the rarest thing in the world. Most people exist, that is all.

Avis de Marty

Nous voici déjà à la dernière lecture de ce roman qui m’a laissée assez perplexe…

La fin de l’histoire s’est grandement accélérée et a été riche en événements. Lors de la dernière lecture nous nous étions arrêtés dans un endroit mystérieux dans lequel le commandant avait emmené l’héroïne. En reprenant l’histoire où nous l’avions laissée, on apprend qu’il s’agit en réalité d’une maison close nommée Jézabel. Les filles qui ont choisi cette alternative à la vie en colonie y travaillent et offrent leur corps à des commandants qui viennent y assouvir des désirs qu’ils ne peuvent avouer à leurs saintes épouses. C’est ainsi que l’héroïne doit se faire passer pour une prostituée louée pour la soirée par son commandant.

Le roman rejoint ici la série puisque l’héroïne y retrouve Moira. Elle a l’occasion de lui parler à deux reprises aux toilettes et c’est ainsi qu’on en apprend davantage sur les raisons de sa présence à cet endroit. Moira a réussi à quitter le camp de formation déguisée en tante et à se rendre chez un couple d’une autre religion dont elle se souvenait l’adresse grâce à son ancien travail. Le couple l’a alors aidée à s’enfuir et elle a ainsi été emmenée de maisons en maisons sur la «route des femmes». Une organisation avait développé ce réseau où les femmes passaient de membres en membres jusqu’à passer la frontière canadienne. Malheureusement, au cours de l’une des dernières étapes, Moira s’est fait rattraper par le système et on lui a alors laissé le choix entre les colonies et Jézabel, et elle a choisi la dernière option… On apprend par l’héroïne qu’il s’agissait là de leur dernière rencontre et qu’elle ne se sont plus jamais vues ensuite, sans doute Moira est-elle morte, contrairement à la série où elle finit par réussir à passer la frontière canadienne.

L’héroïne doit ensuite se rendre dans une chambre d’hôtel avec le commandant et simuler le plaisir, pendant qu’il l’utilise pour le sien. En rentrant, son deuxième bourreau – Serena – vient la chercher pour l’emmener chez Nick avec qui elle doit copuler pour offrir un enfant à la maisonnée. Contre toute attente, elle y prend du plaisir et va même le revoir en cachette pour un peu de chaleur humaine. A partir de ce stade, l’héroïne sombre dans le fatalisme, elle semble accepter son sort et se contenter de son échappatoire sexuelle avec Nick pour apaiser son existence. Elle arrête alors d’essayer de trouver des informations pour la résistance… Jusqu’au jour de la «rédemption des femmes».

Lors de ce rite étrange, toutes les femmes viennent assister à la pendaison de plusieurs d’entre-elles qui ont pêché. On n’explique pas leurs fautes, mais on les pend à la vue de toutes, quelles que soient les castes auxquelles elles appartiennent. Ensuite, vient le tour d’un gardien, accusé d’avoir violé une servante et ainsi tué le bébé qu’elle portait. Mais le gardien n’a pas droit à la pendaison, il doit se faire massacrer par une horde de servantes à qui on ordonne de se déchaîner de contre lui. L’héroïne ne parvient pas à lui faire du mal et observe les autres devenir complètement folles, dont son binôme, Deglen. Elle lui expliquera plus tard qu’il faisait partie de la résistance, qu’il n’a sûrement pas violé une servante mais s’est plutôt fait prendre par ses supérieurs et que c’est pour cela qu’elle a décidé d’abréger ses souffrances.

Mais plus tard dans la journée, quand l’héroïne doit aller faire ses traditionnelles courses, la Deglen qu’elle connaît a disparu et a simplement été remplacée, sans explication, par une autre servante qui a repris son nom. L’héroïne veut savoir ce qu’il est advenu de sa complice et prend le risque de le demander à son nouveau binôme. Elle apprend ainsi qu’un fourgon était venu la chercher et que pour ne pas subir les conséquences de sa résistance, elle avait mis fin à ses jours. La même journée, lorsqu’elle rentre, Serena l’attend et l’informe qu’elle sait pour ses escapades nocturnes avec le commandant. Elle est alors consignée dans sa chambre d’où elle voit arriver un nouveau fourgon. Elle tente de trouver un moyen de se tuer mais il est trop tard. Cependant, quand les gardiens entrent dans sa chambre, ils sont accompagnés par Nick qui lui dit qu’il fait partie du groupe de résistants «Mayday» et qu’il veut l’aider. Elle accepte de lui faire confiance (qu’a-t-elle d’autre comme option?) et elle les suit. Et l’histoire s’arrête brutalement ici!

Le lecteur n’a alors droit qu’à un épilogue où l’on comprend que dans le futur, la dictature a été abolie et qu’on étudie cette société et ses rouages dans les cours d’Histoire. Mais on ne sait rien de plus sur notre héroïne. A-t-elle vraiment existé ? Est-ce une fiction ? A-t-elle pu s’en sortir ? Quand a-t-elle rédigé ce roman ? A-t-elle pu retrouver sa famille ? Toutes nos questions restent sans réponses. Heureusement, la série pourra peut-être nous aider à prendre le relais. En effet, une autre direction a été prise dans l’adaptation à la télévision et on sait déjà qu’une nouvelle saison est prévue en 2018. Peut-être pourrons-nous nous consoler de cette fin étrange grâce à celle-ci…

Avis de Fungi Lumini

La lecture de ces derniers chapitres n’a pas beaucoup éclairé les points sur lesquels je m’interrogeait. J’ai aimé le passage du club clandestin dans lequel le commandant emmène Offred. Cette ambiance qui se voudrait glamour et festive est en fait super glauque : des filles déguisées avec des vieux costumes de l’époque (on passe de la playmate bunny, à la pom-pom girl en passant par les plumes et les paillettes) d’avant attendent leur tour pour divertir les hommes.

« It means you can’t cheat Nature », he says. « Nature demands variety, for men. It stands to reason, it’s part of the procreational strategy. It’s Nature’s plan. » I don’t say anything, so he goes on. « Women know that instinctively. Why did they buy so many different clothes, in the old d ays? To trick the men into thinking they were several different women. A new one each day. »

On va enfin savoir ce qu’est devenu Moïra, cette femme dont on entend parler depuis le début comme d’une légende. On va découvrir le récit de sa fuite, qui était intéressant, passant de famille en famille avec l’espoir de passer la frontière (ça ne vous rappelle rien?…). Par contre, toujours rien sur la société dans laquelle elle évolue, ni sur les relations avec les pays voisins.

Il y a aussi une partie qui m’a énervée : l’auteure ne nous dit déjà pas grand chose et des éléments manquent, mais elle raconte trois fois exactement la scène où Offred arrive chez Nick, car l’héroïne a inventé les deux premières fois (et on est toujours pas sûr que la troisième est la bonne) ! Quel est l’intérêt de cette démarche? Personnellement, j’ai trouvé ça long et frustrant.

« Outside, like punctuation, there’s a flash of lightning; almost no pause and then the thunder. He’s undoing my dress, a man made of darkness, I can’t see his face, and I can hardly breathe, hardly stand, and I’m not standing. His mouth is on me, his hands, I can’t wait and he’s moving, already, love, it’s been so long, I’m alive in my skin, again, arms around him, falling and water softly everywhere, never-ending. I knew it might only be once. »

Je n’ai par contre pas du tout aimé la fin qui m’a grandement frustrée. J’ai eu l’impression que l’auteure avait envie de vite boucler l’histoire. D’ailleurs, rien n’est vraiment fini  et plein de questions restent en suspens, ce que je déteste à la fin d’une lecture pour laquelle il n’y aura pas de suite !

« I’m sorry there is so much pain in this story. I’m sorry it’s in fragments, like a body caught in crossfire or pulled apart by force. But there is nothing I can do to change it. »

J’ai beaucoup aimé le début de ce livre, et je suis d’ailleurs contente au final de l’avoir lu, mais je trouve que la société dystopique proposée est vraiment trop peu développée et que la fin inachevée est vraiment frustrante. Je pense commencer la série sous peu, comme Marty et Yuixem l’ont grandement appréciée !

Avis de Yuixem 

 (À venir)

 


Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

#Marty #Yuixem #FungiLumini

The Dark Gates of Terror

the-dark-gates-of-terrorTitre : The Dark Gates of Terror

Auteur : Frédéric Livyns

Illustrateur : Christophe Huet

Éditeur : Séma éditions

Genre(s) : fantastique/ horreur

Nombre de pages : 134

Dark Gates of terror vous propose, le temps de six histoires, de revisiter l’esprit comics cher aux mythiques Creepy et Eerie.

Affrontez un terrible démon au cœur d’une station spatiale, visitez les légendaires Carpathes, explorez de sombres grottes cachées au cœur de la jungle, fuyez devant vos propres démons… La peur se décline de multiples façons, sur Terre ou dans l’espace.

Chaque histoire est illustrée par Christophe Huet, dans la plus pure tradition du genre, véritable invitation à franchir les Portes Noires de la Terreur.

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Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (2/4)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Un Noël sans Nom

Éditeur : éditions de l’Homme sans Nom

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J’avais gagné ce recueil l’an passé lors d’un concours de Noël (merci encore à la maison d’édition 🙂 ), mais il était trop tard après les fêtes quand je l’ai reçu pour le chroniquer. J’en profite donc cette année pour vous présenter deux nouvelles (car elles sont assez courtes) de noël et bien sûr une bière belge par semaine. 😉 Ce recueil met en avant les auteurs de la maison d’édition l’Homme sans Nom.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 🙂

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Wild Jo

Nos brasseurs ont laissé les levures classiques de côté pour utiliser des souches plus sauvages. Résultat: du rock & roll dans une bouteille. La Wild Jo ne se laisse pas apprivoiser. Bien au contraire. C’est une bière qui évolue en bouteille et qui, au fil du temps, devient de plus en plus impétueuse. Et c’est cela qui est intéressant.Le nom « Wild Jo » convient parfaitement au tempérament de cette bière. Sauvage, ou Wild, à cause des levures sauvages. Et Jo alors ? C’est en honneur de Joseph van de Bogaert : un grand monsieur qui avait l’esprit d’aventure. C’est lui qui après la Première Guerre mondiale a relancé la Brasserie. Il fallait oser et il l’a fait ! Êtes-vous aussi « born to be Wild Jo »?

Blonde dorée, légèrement trouble, avec un généreux col de mousse blanche, une attaque légèrement sucrée et une fin de bouche plus amère, associée à un soupçon d’acidité.


Nouvelle 3 : Enfants Perdus par Nicolas Debandt

Encore une plume que je découvre grâce à ce recueil ! Nicolas Debandt est l’auteur de Xénome et écrit en collaboration avec Marc-Antoine Fardin la saga Iluvendan. Il nous emmène dans une grande ville le jour de Noël,  où un groupement d’enfants, malmenés de la vie, tente de survivre dans la rue en mendiant et en volant. On comprend bien grâce à des petites allusions qu’on se trouve dans un monde différent du nôtre : l’auteur fait notamment référence à un « naalu » qui serait un habitant de la caste favorisée possédant certains pouvoirs, la police est constituée de robots et des technologies encore inconnues sont présentées.

On  voit  vite la référence à Noël dans ce texte, avec des cadeaux distribués aux enfants privilégiés, surprise qui est censée contenir ce dont l’enfant rêve le plus au monde. Une critique par rapport à cette fête qui est censée être pleine d’amour, de partage et de joie, mais qui en fait ne concerne qu’une partie de la population.

Je ne connais pas les œuvres de l’auteur et je ne sais donc pas si cette nouvelle est tirée d’un de ses univers romanesques ou non. Sans que cela pose de problème à la compréhension générale de la nouvelle, j’ai quand même été frustrée par le peu d’informations qu’on nous donne : j’ai eu l’impression de survoler ce monde sans jamais pouvoir vraiment y entrer. Il en va de même pour les personnages : on sent qu’ils ont une histoire touchante, un passé douloureux, mais on n’apprend presque rien sur eux. Il est vrai que la nouvelle est très courte (4 pages et demi), mais j’ai ici un goût de trop peu et c’est dommage, car l’univers semblait vraiment chouette et l’histoire était intéressante.

« Un spectacle affligeant. Comment pouvait-on vivre avec autant d’aisance et être asservis ainsi à un folklore, à une société qui ne cachait plus son désir de contrôle? »

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Nouvelle 4 : Hell, le soleil br… br… br…  par John Ethan Py

C’est l’auteur dont j’attendais le plus de lire la nouvelle, car j’avais eu un énoooorme coup de cœur pour « Le Miroir de Peter » (et « Le Songe d’Adam » attend impatiemment dans ma PAL). J’ai beaucoup aimé cette nouvelle totalement déjantée et surprenante !

Déjà, les deux protagonistes sont des punks. Alors qu’ils fêtent un Noël bien arrosé avec des amis, Frisk et Trish décident de saccager le jardin de leurs voisins, fans de Noël et des décorations assorties. Le carnage commence, et la nouvelle devient vraiment intéressante à partir du moment où les statuettes de jardin vont décider de prendre leur revanche sur le couple d’anarchistes.

J’ai beaucoup aimé les deux protagonistes : je trouve aussi que les gens en font trop pour Noël et qu’il faudrait pouvoir y remédier 😀 Malheureusement pour eux, leur idéal anarchique se retourne contre eux en les personnes des nains de jardin, père noël de décoration et autres guirlandes colorées. J’ai trouvé l’idée assez originale. De plus, l’auteur n’hésite pas à aller dans le trash sanglant, et ça, j’aime beaucoup !

Dans la mise en page, il y a un paragraphe seul à la fin. Je m’étais dit que le punk allait se réveiller après avoir fait un cauchemar et qu’il allait aller s’excuser pour les dégâts causés, mais en fait pas du tout, c’est bien mieux que cela. Je n’en dis pas plus, mais c’était encore une fois totalement inattendu et délirant, j’ai adoré !

« La guirlande démantibulée émettait encore de faibles « Hello ! Le soleil brille brille brille ! » au loin. Frisk, d’un puissant coup de batte, fendit le crâne du nain en céramique. Une longue fissure zébra son visage. Au second coup, le bonnet explosa, et au troisième, tout le visage partit en morceaux dans un bruit de pot de fleurs cassé. »

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#FungiLumini


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Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (1/4)

Miroirs d’Ambre

Miroirs_d_AmbreTitre : Miroirs d’Ambre

Auteur : Denis Labbé

Éditeur : Lokomodo

Genre(s) : recueil de nouvelles de l’imaginaire

Nombre de pages : 344

Une adolescente accompagnée dans sa fugue par sa poupée. Un enfant hyperactif transformé en zombie par des médicaments et un autre qui rêve grâce à une ardoise. Un prêtre tentant d’empêcher la destruction de la France et un templier qui a pour mission de faire échouer un voyage vers la lune. D’étranges êtres émaciés apparaissant dans un jardin et des androïdes de sève et de chair cherchant l’émancipation… Ces récits, souvent mordants, parfois grinçants, sont autant d’études de l’âme humaine et des travers de notre société. Passant du fantastique baroque à la terreur moderne, de l’uchronie à une anticipation humaniste, l’auteur place un miroir devant les yeux du lecteur afin qu’il saisisse ce qui se passe derrière son dos…

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Yzé, tome 2 : le projet Ultima

91II1jNtDALTitre : Yzé, tome 2 : le projet Ultima

Auteur : Florent Marotta

Éditeur : Taurnada éditions

Genre(s) : Fantasy

Nombre de pages : 268

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ? Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

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Livres et Gourmandises : Un Noël sans Nom (1/4)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Un Noël sans Nom

Éditeur : éditions de l’Homme sans Nom

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J’avais gagné ce recueil l’an passé lors d’un concours de Noël (merci encore à la maison d’édition 🙂 ), mais il était trop tard après les fêtes quand je l’ai reçu pour le chroniquer. J’en profite donc cette année pour vous présenter deux nouvelles (car elles sont assez courtes) de noël et bien sûr une bière belge par semaine. 😉 Ce recueil met en avant les auteurs de la maison d’édition l’Homme sans Nom.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

un noel sans nom

 La bière Tripel Karmeliet est encore brassée aujourd’hui selon une recette de bière authentique de 1679, provenant de l’ancien couvent des Carmes à Termonde. Cette recette de bière plus de 3 fois centenaire décrit l’usage de 3 variétés de céréales: le froment, l’avoine et l’orge.

Le nom de Tripel Karmeliet fait donc référence à son origine, mais aussi à sa refermentation en bouteille. De nombreux tests de brassage pour bières triples à multiples céréales entrepris par la brasserie dans les années 90 ont démontré que cette combinaison historique de ces 3 céréales s’avère être encore toujours la composition idéale.


Nouvelle 1 : Un Noël sans Nom de Feldrik Rivat

Feldrik Rivat est l’auteur de la trilogie des Kerns de l’Oubli, de La 25e Heure et du Chrysanthème Noir. Il vient de sortir un ouvrage dont l’objet-livre est splendide : Paris-Capitale, aussi dans l’univers de La 25e Heure. Je découvre sa plume avec cette nouvelle.

On débarque sur une île déserte avec un homme qui tente de survivre comme il peut. On apprend bien vite qu’il s’agit du père Noël qui a eu un accident : ces rennes 2.0 ont percuté un satellite chinois. On assiste ensuite à un déballage systématique de cadeaux sortis de sa hotte assez drôle, puisqu’au final, il se rend compte de l’inutilité de tous les cadeaux qu’il offre aux enfants (une petite critique de notre société consumériste peut-être? 😉 ). Personne ne semble le remarquer sur son caillou : le père Noël va-t-il survivre ou va-t-on le laisser mourir sur son île?

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle, dont le contexte initial ne rappelle pas du tout Noël. Il fait chaud, on rencontre cet homme sur ce rocher qui parle à son compagnon Julenisse et on se dit : mais où est-ce que l’auteur veut en venir? Très vite, on découvre la véritable nature de cet inconnu qui mange des crustacés crus sur son caillou. L’île sur laquelle il se trouve n’en est pas vraiment une : il n’y a presque pas de surface, et pour ainsi dire aucune végétation, ni animaux terrestres. On ressent bien le désespoir du père Noël qui sort inlassablement des cadeaux de sa hotte sans rien trouver d’utile et on se dit quand même que les traditions de Noël ont évolué, et pas forcément pour un mieux. Une très chouette nouvelle originale, bien loin de la magie de Noël,  qui m’a un peu rappelé le film « Seul au Monde ».

« Mais voilà bien longtemps que la colline n’avait plus de place, et que rien ne semblait pouvoir garantir la santé mentale du père Noël. Car il s’agissait bien de lui, de cet homme providentiel et généreux, échoué sur un caillou perdu en pleine mer. Maudit caillou. Voilà bien longtemps que le vieillard avait fait tomber son manteau rouge et troqué ses damarts contre des nippes plus légères. Encore une chance que sa hotte fût sortie intacte du sinistre… »

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Nouvelle 2 : Planète froide de Romain Delplancq

Romain Delplancq écrit la saga du Sang des Princes chez l’Homme sans Nom. Je le découvre également avec cette nouvelle. Je trouvais que le titre évoquait un texte de science-fiction, mais ce n’est pas du tout dans ce genre que l’auteur nous emmène.

On embarque à bord d’un train vers une destination inconnue. Notre protagoniste est un livreur, le meilleur de sa compagnie. Il doit remettre une enveloppe mystérieuse à un client, celui-ci le harcelant par sms en lui donnant des indications qu’il ne devrait pas savoir lui donner et fait en sorte qu’il ne rate pas son arrêt. En tant que lecteur, on a qu’une envie, savoir ce qui se cache dans cette enveloppe ! Mais le professionnalisme de notre livreur fait qu’on ne le saura pas avant la fin. 😉

J’ai beaucoup aimé cette ambiance de voyage : on voit passer les paysages enneigés devant nos yeux et j’imaginais un vieux train dans le style de l’Orient Express, avec ses fauteuils confortables et son bar ancien. Une aura de mystère plane sur le texte : qui est cet employeur oppressant? Qu’y a-t-il dans l’enveloppe? Pourquoi doit-il s’arrêter à un arrêt ou personne ne s’arrête jamais? Il y avait également une petite fille qui semblait étrangement s’intéresser au protagoniste et je n’arrivais pas à me détacher de l’idée qu’elle voulait tenter de voler l’enveloppe. :p C’est à la fin qu’on découvre son contenu de et qu’on comprend le rapport de la nouvelle avec Noël. Une nouvelle qui nous fait voyager !

« Le train cavalait, cavalait, cavalait.
Jano s’ennuyait, s’ennuyait, s’ennuyait.
Son téléphone vrombit dans son manteau. Il tourna un œil vague sur le petit écran si pratique et si envahissant.
Ne vous endormez pas !
Satané vieux schnock. Jano n’était pas du genre à rater ses arrêts. On ne devenait pas le meilleur livreur de la compagnie en ratant ses arrêts. »

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#FungiLumini


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