Fille de Sang

fille-de-sang1Titre : Fille de Sang

Auteure : Arounwadi

Traducteur : Marcel Barang

Éditeur : Gope éditions

Genre(s) : biographie ?fictive?

Nombre de pages : 230

Une jeune provinciale d’à peine vingt ans paie le prix d’une enfance et d’une adolescence misérables. Pour se venger des sévices, privations et humiliations qu’elle a subis ; pour implorer des bribes de tendresse de la part de parents qui rejettent son amour – son père militaire qui la répudie ou, au mieux, la brutalise ; sa mère, qui change d’homme comme de sarong et se défoule sur elle de ses frustrations – ; par esprit d’autodestruction et en se calquant sur la cruauté ordinaire du monde rural qui l’entoure envers les animaux domestiques : de dope en perf, de fil en aiguille, cette provinciale joue avec son sang. Un récit peuplé de types humains criants de vérité ; un texte dérangeant, au style musclé, au verbe dru, qui donne de la Thaïlande de tous les jours une image authentique à mille lieues des clichés touristiques.

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L’espoir de la meute

fghjkTitre : L’espoir de la meute

Auteur : Philippe Devos

Éditeur : Atramenta

Genre(s) : recueil de poèmes

Nombre de pages : 104

La meute, c’est vous, c’est moi.
D’autres peut-être, qui oseront cheminer à nos côtés à travers ces pages.

Quelques textes  pour faire naître en nos cœurs un ailleurs, sublimer l’habitude, s’enivrer d’amertume, apprivoiser ses chimères…

Des landes de vers pour une échappée belle hors du temps et des cités stériles où l’homme moderne dérive parmi les ombres anonymes.
Des poèmes comme autant d’occasion de se retrouver.

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Parents à perpétuité

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Titre : Parents à perpétuité

Auteur : Sophie et Dominique Moulinas

Éditeur : J’ai lu

Genre : Témoignage

Nombre de pages : 313

Mots-clés : meurtre, histoire vraie, procès, viol, maladie mentale

 

Quatrième de couverture

« Nous sommes les parents d’un tueur et d’un violeur. Nous sommes pétris de honte, de chagrin, de culpabilité. Pourtant nous aimons notre fils. Nous restons ses parents. À perpétuité.

Le 16 novembre 2011, Matthieu a violé puis assassiné Agnès Marin. Elle avait treize ans, lui dix-sept. Seize mois plus tôt, il avait violé une camarade de classe puis avait été remis en liberté dans l’attente de son jugement. Nous voulons, ici, essayer de comprendre. En remontant le fil de notre histoire, de nos décisions, bonnes ou mauvaises, sans rien omettre ni cacher. En parlant du système judiciaire et des ratés des expertises psychiatriques. En parlant de notre fils. Car avant de devenir un criminel, il était un enfant malade. »

Mon avis

Quand j’ai vu la couverture, j’ai tout de suite été intriguée. Je l’ai encore plus été en lisant la 4e de couverture, je n’ai donc pas hésité une seule seconde : je l’ai acheté. Aussitôt acheté, aussitôt lu même si ce n’était pas une lecture facile. D’ailleurs,  je tiens, d’avance, à m’excuser auprès des gens que je pourrais choquer par mes propos sur un sujet aussi délicat.

Resituons clairement les faits pour ceux qui n’auraient pas suivi l’histoire à l’époque : Matthieu est un adolescent qui a violé, à l’âge de 16 ans, une de ses camarades puis, un an plus tard, a violé, torturé et tué une élève de son école. Il a été arrêté et inculpé. Il a été condamné à la perpétuité. Dans ce livre, les parents de Matthieu nous explique comment Matthieu était enfant mais aussi surtout comment il était lors des faits. Je crois sincèrement que leur démarche était simplement de comprendre et d’expliquer les choses au grand public. Néanmoins, je comprends également que les parents d’Agnès Marin (la deuxième victime de Matthieu) n’ait pas apprécié qu’un tel livre voit le jour. Je dois d’emblée avouer qu’il y a des moments où, moi-même, je me suis demandée si les parents n’essayaient pas de justifier les faits de leur fils ; ce qui m’a clairement dérangée. Qu’on veuille expliquer les choses, oui, mais justifier des faits aussi graves par une maladie, non. Je reviendrai sur ce point plus tard.

En lisant ce livre, je suis passée par plusieurs émotions mais je pense que le sentiment qui ressort le plus est l’incompréhension. Non seulement je ne comprends pas comment un être humain peut faire subir de telles atrocités à quelqu’un d’autre mais également comment les rouages de la justice ont pu échouer à ce point. Pour moi, avec la vision incomplète – bien évidemment – qu’offre ce livre de la situation, il me semble que les premiers psychologues ont échoué dans leur diagnostic. Bien que je ne sois pas psychologue ou psychiatre, j’ai du mal à comprendre pourquoi le fait que Matthieu ne regrettait pas ses gestes n’ait jamais interpelé les professionnels plus que ça. Ses parents le disent d’ailleurs clairement : « il est apparu clairement que Matthieu ne regrettait pas d’avoir violé et tué une jeune fille sinon pour les conséquences de son crime sur notre vie de famille ». C’est aussi ce manque de regret qui me dérange un peu dans la persuasion de la famille et/ou des médecins à dire que Matthieu est malade parce que je ne pense pas que la maladie mentale puisse justifier un tel carnage. Personnellement, j’ai trouvé ce point très délicat à juger et très honnêtement, je n’aurais pas aimé être à la place des médecins ou des juges dans cette histoire.

Plusieurs questions sont également évoquées à travers de ses pages notamment celle de la deuxième chance. Il s’agit évidemment d’un débat très complexe pour lequel chacun des cas est différent. Il est facile de dire, après la lecture du livre – ou après les faits, que si l’État, les juges et les médecins n’avaient pas laissé de deuxième chance à Matthieu, Agnès serait toujours en vie. Cela dit, la justice et la psychologie devraient tenir compte de ce genre de cas pour traiter les cas futurs qui pourraient y ressembler. La question de la pertinence journalistique est également évoquée. En effet, Dominique Moulinas nous raconte ce que certains journalistes inventaient à leur propos. Personnellement, non seulement, je trouve cela aberrant d’écrire des âneries et profiter de la souffrance de tous – autant les familles des victimes et la famille de Matthieu – pour faire vendre son petit journal mais d’un point de vue éthique et déontologique, c’est juste dégueulasse ! Heureusement que certains journalistes ont encore un peu de décence.

Je dois avouer que j’ai également été choquée de certains propos tenus dans le livre donc celui-ci « L’analyse du médecin est la suivante : « Il ne savait pas s’il aurait le courage de violer sa camarade. » » J’ai envie dire : LOOOOL ! Sérieusement, comment peut-on dire qu’il faut du courage pour violer quelqu’un ?! S’il existe bien un acte de lâcheté, c’est celui-là ! Je n’ai pas non plus apprécié la façon dont le père de Matthieu présente les faits quand il essaie de trouver une nouvelle école à son fils, il répète sans cesse que Matthieu a commis « une agression sexuelle », or, je trouve que par respect pour la victime, il pourrait dire « viol ». Certes le terme est bien pire mais au moins, c’est la vérité. Ici, j’ai eu l’impression qu’il minimisait les faits et ça ne m’a pas du tout plu. Je peux comprendre que ce soit difficile pour les parents de présenter leur fils de cette façon, surtout quand ils cherchaient un établissement pour leur enfant mais vis-à-vis de la victime, ce n’est pas très juste. En parlant d’école, le directeur qui a accepté de donner une chance à Matthieu pour finalement dire qu’il ne savait pas que le garçon était condamné pour « agression sexuelle », quelle grosse blague ! Je comprends qu’il protège son école mais quand même, il faut assumer ce que l’on fait. À la lecture, nous comprenons bien que les parents n’en veulent pas (trop) à ce directeur de fuir ses responsabilités mais, à leur place, je pense que ça m’aurait mis dans une rage folle.

Au final, Matthieu a donc été condamné à perpétuité, et voici ce que dit Dominique Moulinas à ce sujet : «  Perpétuité une fois, perpétuité deux fois, adjugé. Et maitre Szpiner a pu claironner qu’il avait gagné. Apparemment, pour la société, admettre que Matthieu est malade, voire complètement taré, revenait à le disculper. Mais qu’avait-elle à perdre en reconnaissant qu’une pathologie lourde atteint son cerveau, alterne son discernement et le pousse à commettre des horreurs ? Il a vingt-deux ans, il est sous traitement psychiatrique lourd, il suit des thérapies, il bénéficie d’une allocation adulte handicapé. Et la justice a mis sa maladie de côté. Elle a fait comme si elle n’existait pas. » J’ai préféré remettre ici tout le passage parce qu’il m’a marquée. J’ai envie de répondre à Monsieur Moulinas que la société n’a pas voulu l’admettre parce que les crimes sont trop graves et parce que si la maladie peut expliquer les faits, elle ne les justifie en rien. Je sais que les parents répètent dans le livre qu’ils ne veulent pas justifier les atrocités commises par leur fils mais ici, c’est ce qu’il ressort. Il y a plein de malades mentaux qui ne violent, ne torturent et ne tuent pas de pauvres innocentes. Après, je suis d’accord avec eux sur le fait que leur fils devrait être suivi par un corps médical compétent et qu’il ne devrait pouvoir bénéficier d’une libération que si les médecins le jugent guéri et sain d’esprit.

Citations

« Nous sommes tous impardonnables, certainement, aux yeux et au cœur des parents de cette enfant. Nous les comprenons. Nous ne nous pardonnerons jamais, qu’ils en soient bien certains, la mort atroce de leur fille. Leur chagrin nous hante. Pourtant, nous restons les parents du meurtrier d’Agnès. Et cela, cela au moins, qu’ils nous le pardonnent : notre fils, nous l’aimons toujours. Nous ne savons pas ne pas l’aimer. Nous n’essayons même pas. Ce serait peine perdue. »

« […] mais il lui aurait permis d’être en charge en milieu médicalisé plutôt qu’en milieu carcéral. Sa vie n’aurait pas été plus confortable, il n’aurait pas été moins coupable des deux crimes qu’il a commis, mais il aurait été mieux soigné. Et il n’aurait pas eu la moindre chance d’être relâché avant que la médecine le considère comme guéri. »

Conclusion

Cette lecture ne fut pas une lecture facile, plaisante et distrayante mais elle fut enrichissante en bien des domaines. Elle nous fait réfléchir sur la société et ses problèmes, sur la justice, ses compétences et ses incompétences. Elle nous plonge dans l’univers de la famille détruite par les crimes d’un de ses membres. Sophie et Dominique Moulinas nous montre également une autre facette de Matthieu, leur fils aimant et toujours là pour ses sœurs, sans pour autant nous cacher l’adolescent qui a commis des actes ignobles. Je ne peux que recommander ce livre en précisant toutefois que si le livre est évidemment basé sur la famille Moulinas, le respect pour les victimes et leur famille reste indispensable au moment de la lecture.

coup de coeur

#Coco

#74 C’est lundi! Que lisez-vous?

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Ce que j’ai lu

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Ce que je lis en ce moment

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Ce que je lirai ensuite

Je pense lire Dollhouse après ceci, mais je vais aux Halliennales samedi, et donc je verrai en fonction de mes achats là-bas également ! 🙂 Qui d’autre y va? 😉

dollhouse

Et vous?

Quelles sont vos lectures actuelles? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂

TEXT

Livres et Gourmandises : Bal Masqué (16/16)

Le Beffroi

Chroniques des vampires, tome 12 : Prince Lestat et l’Atlandide

Bonne semaine de lectures ! 🙂

#FungiLumini

Le Beffroi

CouvBeffroi-670x1024Titre : Le Beffroi

Scénariste : Simon Spurrier

Illustrateur : Jeff Stokely

Coloriste : André May

Traducteur : Achille(s)

Éditeur : Akileos

Genre(s) : science-fiction, enquête

Nombre de pages : 208

Le Beffroi est une montagne de métal et de pierres, une vaste cité qui se dresse au milieu d’un désert radioactif et dans laquelle se pressent un million de résidents humains et non-humains. Une cité en guerre avec des fanatiques religieux et déchirée par la tension entre une classe dirigeante humaine, les “sculptés” (des hybrides modifiés génétiquement) et des non-humains.
En tant que capitaine des gardes urbains, Shå, une “sculptée” est responsable de la sécurité de ce grand bazar et mène une enquête sur une série de meurtres épouvantables de notables commis au moment même où une nouvelle baronne doit être couronnée et que les conflits internes et externes à la cité arrivent à un niveau des plus critiques…

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Chroniques des vampires, tome 12 : Prince Lestat et l’Atlandide

Prince-Lestat-et-l-AtlantideTitre : Chroniques des vampires, tome 12 : Prince Lestat et l’Atlandide

Auteure : Anne Rice

Traducteur : Eric Betsch

Éditeur : Michel Lafon

Genre(s) : récit vampirique

Nombre de pages : 528

Lu en numérique.

Un rêve hante Lestat sans relâche, celui d’une ville qui sombre dans les flots… Ce songe viendrait-il d’Amel, l’esprit qui lie tous les vampires de la planète ? Même si Lestat héberge désormais en lui cet être hors du commun et partage ses pensées, sa logique reste incompréhensible, échappant à tous…
Alors que des secrets millénaires sont sur le point d’être révélés, le prince des Enfants de la Nuit va devoir affronter une puissante force qui vient d’au-delà des âges. Prêt à tout pour découvrir l’histoire de ses origines, même à risquer la vie de ses fidèles, jusqu’où ira le vampire ?

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Mulo – Crachin Breton

2234_couvTitre : Mulo – Crachin Breton

Auteur : Pog

Illustrateur : Cédrick Le Bihan

Éditeur : Dargaud

Genre(s) : policier animalier

Nombre de pages : 98

Qui es-tu, Mulo ?
Un bâtard, fruit de l’union d’un âne et d’une jument, ayant l’habitude d’ignorer les regards chargés de mépris. Quand on grandit dans un orphelinat, on apprend à encaisser les coups et les railleries.

Qui es-tu, Mulo ?
Ignorant tout de ses origines, il n’a jamais pu répondre à cette question. Une lettre anonyme arrive pourtant un beau matin et prétend qu’il trouvera des éléments de réponse dans le casier d’une ancienne conserverie située sur une île.

Qui es-tu, Mulo ?
Le héros têtu et tenace de ce polar animalier. Une vraie tête de mule.

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