Sorcières, sorcières, tome 1 : Le mystère du jeteur de sorts

album-cover-large-19233Titre : Sorcières, sorcières, tome 1 : Le mystère du jeteur de sorts

Auteur : Joris Chamblain

Illustratrice : Lucile Thibaudier

Éditeur : Kennes éditions

Genre(s) : BD jeunesse fantastique

Nombre de pages : 48

Mots-clés : magie, sorts, balai, citrouille, méchanceté.

Pamprelune est un petit village où tous les habitants sont des sorciers et des sorcières et où magie et sortilèges font partie du quotidien. Quand trois fillettes sont victimes d’un mystérieux jeteur de sorts, tous les regards se tournent vers celle qui a toutes les raisons de leur en vouloir : Harmonie.

Mon avis

Sorcières Sorcières est une série de BDs qui me faisait envie depuis longtemps. Quand Kennes a proposé son premier tome pour 3.95€, je me suis dit que c’était le moment de tenter l’expérience ! La couverture avec une simili reliure de grimoire est très réussie et colle bien à l’univers de cette série. L’auteur de cette bande dessinée est aussi connu pour avoir scénarisé Les Carnets de Cerise dans la Collection Métamorphose, que je n’ai pas encore lus, mais dont j’entends beaucoup de bien.

L’histoire se découpe en trois parties : le récit principal, une histoire annexe et un petit album photo de famille. Harmonie menace les jeunes sorcières qui se moquent de sa petite sœur Miette de changer leur tête en citrouille. Seulement, le lendemain matin, une des filles se retrouve avec une tête de citrouille! Les malheurs continuent de pleuvoir sur la ville sous forme d’envoûtements lancés de nuit. Harmonie, que tout le monde accuse, décide de mener l’enquête. Dans l’histoire secondaire, le balai magique de la maison tente de venir en aide à ses voisins instruments de ménage (et surtout la jolie balai avec un tablier), coincés sous le joug d’un balai tyran du nettoyage.

J’ai adoré l’univers graphique de cette bande dessinée ! Déjà, les dessins sont très beaux. Il y a vraiment beaucoup de petits détails, très mignons, qui rappellent le monde de la sorcellerie, que ce soit des peluches chauve-souris, des sonnettes citrouilles ou des poufs dragons ! J’ai beaucoup aimé le mur ouija dans l’entrée de la maison, qui doit sûrement servir à recevoir des messages 😀 Un univers très détaillé que les enfants (et les plus grands :p ) adoreront observer !

J’ai trouvé la superposition des deux histoires très bien mise en place, par contre, le deuxième récit m’a un peu moins passionné que le premier. L’album photo final est très mignon : on y découvre des images de la jeunesse des filles. Elles ont l’air d’avoir vécu pas mal de petites aventures ensemble et cette complicité est un bel exemple d’amitié entre sœurs.

Les personnages principaux sont super attachants. Harmonie et Miette forment un duo intéressant, toujours prêtes à se défendre l’une l’autre et à se réconforter quand quelque chose va mal. Les petits animaux qui accompagnent les personnages sont aussi super chou : le dragon qui mord et bave sur tout, le doudou hibou, le balai domestique et les chauves-souris.

Les autres jeunes sorcières (de l’âge d’Harmonie) se moquent de Miette parce qu’elle n’a pas encore développé sa magie. Je n’ai pas trop aimé cet aspect de l’histoire. ça peut paraître bête, mais ce harcèlement constant sur une petite fille faible et sans pouvoir m’a pesé. Un autre élément que je n’ai pas trop apprécié, c’est qu’il n’y avait pas vraiment d’indices pour nous lecteurs trouver la solution à l’enquête de l’histoire principale. Harmonie préfère faire ses recherches seule, c’est un peu frustrant.

Citations

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Conclusion

Une bande dessinée toute mignonne, avec des protagonistes attachantes et un univers graphique envoûtant, où les détails magiques foisonnent. Une bonne découverte !

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#FungiLumini

La Horde du Contrevent – Lecture commune 05

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« Et nous nous mîmes à courir, à courir, à courir comme des enfants fous, à courir vers les seules personnes au monde qui pouvaient comprendre la valeur de ce que nous avions fait, vers les seules dont on pouvait être certain qu’elles nous avaient attendus depuis toujours. Je ne pouvais pas à ce moment-là imaginer leur émotion à eux. Moi j’avais six ans et je courais vers mon passé. »

Avis de FungiLumini

J’avais vraiment hâte de reprendre ma lecture après avoir laissé la Horde aux portes de Urle. L’auteur a fait ici un choix de narration qui m’a paru assez étrange : il a choisi de ne pas raconter l’épisode de la porte. Nous retrouvons donc notre groupe 2 ans plus tard, moins nombreux (les morts nous sont vaguement expliquées) en train d’observer un chrone qui a une capacité spéciale : montrer la véritable forme d’une personne quand elle rentre dedans. Le plus impressionnant à découvrir est évidemment Golgoth, qui vit en continu avec le vif de son frère, mais c’était également intéressant d’observer les autres hordiers. Caracole reste le plus mystérieux. On en a pas vraiment appris plus sur sa nature après le chapitre de la tour et quand il entre dans le chrone, il y a juste le vide, ce qui m’a plus interloquée qu’aidée à comprendre ce qu’il est réellement !

Dans le deuxième chapitre, les familles des hordiers qui faisaient eux-même partie de Hordes les retrouvent. C’est un moment très émouvant pour les gens qui se retrouvent, mais également très triste pour ceux qui cherchent leurs enfants dans le groupe et qui ne les trouvent pas. Ils font un bout de chemin ensemble, jusqu’au camp Boban, qui se trouve aux portes de Norska. Ils vont élaborer leur stratégie, se préparer, écouter les conseils et les avertissements des précédents hordiers. Certains parents vont essayer de dissuader leurs enfants de partir. J’ai trouvé ça un peu faux et égoïste de leur part. Après tout, eux aussi ont tenté la traversée et ne devraient pas casser le chemin de vie de leur progéniture parce qu’ils n’ont pas été capable de réussir. Ces deux parties étaient assez calmes, mais c’était pour mieux rentrer dans le passage de Norska.

Malgré un temps assez clément (aussi clément qu’il peut être à Norska :p ), la Horde a du mal à avancer. La tension est présente à chaque instant de ce chapitre : dans les interactions entre les personnages, dans les actions qui se passent, dans les paysages qu’ils rencontrent. Cette partie du texte m’a aussi parue plus hachée, comme si l’auteur tentait l’écriture de son journal de contre comme Caracole le suggérait au début du livre, pas seulement avec de la ponctuation, mais bien avec des phrases incluant cette ponctuation. Des révélations sont faites qui ne laissent pas indemnes. Il y a aussi pas mal d’attente dans ce chapitre quant à un verdict : ce personnage va-t-il mourir? Vont-ils réussir à passer la nuit? Vont-ils trouver à manger? Et le plus important, vont-ils réussir à passer le pont, qui les emmènera plus loin que les autres Hordes ? Grâce à une idée saugrenue de Larco, ils y parviennent et c’est donc dans un paysage inédit et sûrement incroyable que nous les retrouverons la prochaine fois ! J’ai vraiment hâte de savoir ce qu’ils vont découvrir plus loin et si l’Extrême-Amont est à portée ou non !

Avis de Coco

Après une longue pause, on reprend la lecture des aventures de la Horde. Je dois vous avouer que je n’étais pas franchement enthousiaste ni même impatiente de retrouver les hordiers. Néanmoins, je pense que cette pause m’a fait du bien puisque j’ai trouvé ces trois chapitres un peu moins pénibles à lire que les trois précédents (mais je suis tout de même de moins en moins convaincue).

De nouveau, l’auteur nous fait subir des sauts temporels, du coup, exit le passage de la porte et bonjour, la rencontre avec une nouvelle forme de chrone et les morts non expliquées (oui, elles le sont mais tellement brièvement que c’est un peu de la blague). Je ne sais pas si c’est parce qu’il n’a pas l’imagination pour nous le raconter ou s’il s’est tout simplement dit que ce serait trop répétitif mais franchement, je lui en veux un peu pour ça. Et je lui en veux encore plus d’avoir fait passer les morts de Callirhoé et Léarch comme si ce n’était pas grave. Ou je suis totalement à côté de la plaque ou faut que l’auteur arrête de nous dire que la Horde sont comme des frères, une vraie famille, blablabla,… parce que bon, être aussi peu atteint par la mort de l’autre (sauf s’ils ont eu des relations sexuelles entre eux), grosse blague. Exception : les filles. Et j’ai bien envie de dire « évidemment » ! C’est bien connu, seules les femmes sont sensibles comme ça (mais oui, merci les idées préconçues). Mais là, je m’emballe, désolée. Cela étant dit, j’ai apprécié ledit passage avec le véramorphe qui nous a permis de voir les véritables formes des hordiers. Seule déception : Caracole, on aimerait en savoir plus mais évidemment l’auteur ne nous donne pas encore ce plaisir.

Le deuxième chapitre marque la rencontre de la Horde avec la Horde précédente, c’est-à-dire leurs parents. Je n’ai pas trouvé ce chapitre très intéressant, je dois bien l’avouer. J’ai l’impression qu’on apprend pas grand-chose, oui, ils leur disent que le passage de Norska est impossible, ils leur donnent des conseils mais j’ai envie de dire « c’est tout ? ». Mon impression que la Horde ne sert à rien n’a fait que se renforcer durant ce chapitre puisque même la Horde précédente a abandonné et se satisfait de ça. Certains prétendent que l’Extrême-Amont n’existe pas (ce qui est surement le cas mais entre nous, si on n’apprend qu’il n’y a réellement pas d’Extrême-Amont et qu’ils ont fait ça pour rien, je serai vraiment déçue), mais ça n’a pas l’air de les déranger plus que ça. Genre, j’ai passé ma vie à contrer pour rien mais c’est cool. Euhhh… ouais bonjour l’ambition. Du coup, je rejoins Fungi Lumini sur le fait que les parents sont culottés de vouloir empêcher leurs progénitures d’aller plus loin parce qu’ils ont, eux aussi, essayé (même s’ils ont l’air satisfaits d’avoir arrêté) et en plus, ils ont quand même abandonné leurs gosses pour faire partie de la Horde (sans parler du fait qu’ils ont laissé leurs enfants subir des traitements atroces pour devenir hordiers eux aussi).

Le troisième chapitre nous raconte le fameux passage de Norska. Encore une fois, je rejoins Fungi Lumini, j’ai trouvé ce chapitre très décousu mais au moins, il y avait un peu d’actions. Évidemment, il y a encore des morts (mais si on se fie à Caracole, il n’en restera qu’un donc c’est prévisible) mais aussi des abandons dont celui d’Aoi qui retourne au Camp Bòban pour élever son fils. J’ai particulièrement apprécié le moment où l’auteur nous raconte le combat de l’autour contre le vent. Maintenant que ce qui reste de la Horde a fini par passer grâce à Larco, on va bientôt savoir si tout cela en valait la peine ou non.

Avis de Yuixem

Ce retour à La Horde du Contrevent fut plutôt dur pour moi aussi après toutes ces semaines de pause. De plus, comme j’étais en retard d’un chapitre par rapport à l’échéance précédente, j’ai dû me replonger d’abord dans la joute verbale de Caracole et la fin de l’épisode de la porte d’Urle, ce qui ne m’a pas aidé dans l’immersion.

Au fur et à mesure que j’avance dans ce roman, j’ai de plus en plus l’impression que l’auteur avait davantage d’idées d’épisodes indépendants pour son roman plutôt qu’une histoire complète. On dirait qu’il a collé chaque chapitre les uns aux autres et a ensuite rajouté certains détails pour donner à son récit un fil rouge constructeur. C’est ce que j’ai particulièrement ressenti dans le passage entre la joute de Caracole et la bibliothèque ou encore celui entre la porte d’Urle et le veramorphe. Chaque fois que je me rends compte de ce vide d’action ou d’explication, je me retrouve comme expulsée du récit et cela me frustre énormément. J’aimerais tant pouvoir en savoir plus et m’attacher davantage aux différents personnages – dont j’ignore encore l’utilité ou même le nom !

Bien cette déception, j’ai adoré tous les chapitres pris indépendamment les uns des autres. La conception de la bibliothèque m’a charmée, découvrir les véritables formes de Golgoth, de Sov et de Caracole m’a envouté, les retrouvailles entre les deux hordes et l’histoire d’amour d’Aoi-Steppe m’ont touchée, et enfin la tension qui règne au coeur de Norska a complètement happé toute mon attention. Je n’ai plus qu’une hâte maintenant, découvrir l’Extrême-Amont, qu’il existe réellement ou soit davantage de l’ordre spirituel ! Quoiqu’il arrive maintenant, je suis certaine que suivre la Horde jusque-là en vaudra le coup !

 » – Fais ce que tu veux, Sov, vas-y puisque tel est ton destin, le destin de toute horde. Tu ne te pardonneras jamais de ne pas y être allé, sache-le. Au moins d’avoir essayé. Mais n’y va que si tu as décidé, au plus profond de toi, que tu es prêt à mourir pour l’Extrême-Amont. Et surtout : à voir mourir. »

« – Il faut que deux personnes se dévouent pour dormir dehors dans les hamacs. On va pitonner dans la fissure et les suspendre. Avec les surduvets en peau de yack, ça devrait être supportable. En espérant que le vent reste tranquille… Sinon…
– Sinon?
– Sinon nous aurons deux morts de plus. »


Les blogs qui participent 

Voyages imaginaires

A touch of blue Marine

Lectoplum

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

#Yuixem #FungiLumini #Coco

Du Feu de l’Enfer

9782258115699Titre : Du Feu de l’Enfer

Auteur : Sire Cédric

Éditeur : Presses de la Cité

Genre(s) : thriller/ polar

Nombre de pages : 560

Mots-clés : secte, meurtres, rituel, course, enquête.

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Sire Cedric revient en chef d’orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d’horreur moderne allie à la justesse d’une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

Mon avis

Après mon énorme coup de cœur pour la plume de l’auteur et les univers magiques développés dans Dreamworld, j’ai voulu lire un autre titre de l’auteur. J’ai été directement à la source pour le choisir, puisque j’ai rencontré Sire Cédric à la Foire du livre de Bruxelles et je lui ai demandé lequel de ses livres il me conseillerait en tenant compte du fait que j’aimais le surnaturel, le fantastique, mais pas du tout le policier/thriller. Il m’a proposé De fièvre et de sang ou son nouveau titre Du Feu de l’Enfer, en me disant que c’est celui qu’il considère comme le plus abouti à ce jour. Après la Foire du Livre, je n’ai lu que d’excellentes critiques sur ce livre et je me suis donc lancée dans cette lecture, qui n’a malheureusement pas su me convaincre.

Manon est une jeune femme ordinaire, avec une vie tranquille quand son frère Ariel ne s’en mêle pas. Seulement voilà, il est venu frapper à sa porte au milieu de la nuit, et elle n’a encore une fois pas su dire non. Le lendemain matin, elle découvre que son voisin s’est suicidé. Ariel, qui a déjà eu pas mal de démêlés avec la justice, la laisse tomber dès qu’elle appelle la police. Dans la rue, il se sent suivi, épié. Quand il cherche à entrer en contact avec son meilleur ami, celui-ci ne lui répond pas. Quand il arrive à son garage, il le trouve crucifié à un pont élévateur de voitures. On apprend qu’Ariel et son meilleur ami ont profité d’une étrange soirée privée entre bourgeois dans un château en campagne pour voler une de leurs voitures. Les gens sont venus récupérer la voiture au garage en punissant le vol sévèrement, mais le problème reste qu’Ariel a toujours une valise qui leur appartient, qu’il avait trouvé dans la voiture. Il demande de l’aide de Manon, qui ne peut rien lui refuser. Une course contre la montre commence : poursuivis par des gens d’une secte qui n’ont pas peur de torturer et tuer pour leurs intérêts, Manon et Ariel vont devoir se battre pour tenter de survivre à ce cauchemar.

J’ai bien aimé suivre l’enquête en général. L’action est toujours présente, les éléments se mettent bien en place. Parfois même un peu trop bien, car j’avais deviné pas mal des choses qui se sont déroulées durant le récit. (C’est une des raisons pour laquelle je n’aime pas lire des enquêtes policières ancrées dans la réalité, je devine presque à chaque fois ce qu’il va se passer.) La plume de l’auteur est fluide et addictive, même si je l’avais préférée dans Dreamworld. J’ai trouvé le culte de la secte très intéressant, mais j’aurais aimé en connaître davantage encore.

J’ai du mal à dire si j’ai aimé le personnage de Manon ou pas. J’ai trouvé que c’était une jeune femme indépendante, qui n’hésite pas à faire des choix hors normes et à les assumer pleinement. Par contre, elle se laisse faire par tout le monde et ça, ça m’a énervée :p Surtout quand elle se laisse marcher sur les pieds par son frère, qui est le pire des lâches et faible d’esprit. (Je ne l’aimais pas beaucoup, lui :p). Au final, j’ai préféré les personnages plus extrêmes de la secte, plutôt que les protagonistes.

J’ai découvert cette super chanson grâce à ce livre et je trouve qu’elle correspond parfaitement à l’ambiance du récit. Ce qui m’a fait rire, c’est que Manon l’écoute pour se détendre après le travail : même si la voix de la chanteuse est envoûtante, je trouve personnellement les premiers accords angoissants et la musique de fond oppressante, ça ne me relaxerait pas d’être en train de rouler seule au milieu de la forêt la nuit avec cette chanson comme ambiance sonore. 😀

J’avais lu qu’il fallait avoir le cœur bien accroché, car l’auteur nous décrivait des choses absolument atroces. C’est peut-être moi qui suis insensible, mais j’ai trouvé le tout assez soft. Presque toutes les scènes de tortures ont été passées sous silence, seul le résultat final du meurtre est montré. Même au sein de la secte, je m’attendais à des scènes beaucoup plus visuelles, plus trash, alors qu’au final, on en apprend beaucoup sur leurs méthodes, leurs déviances, mais on les voit très peu faire.

Je ne pense pas me tourner à nouveau vers un des thrillers de Sire Cédric. Ce n’est juste pas un genre qui me convient et cette nouvelle tentative d’incursion dans cet univers me l’a prouvé. Si je veux lire à nouveau cet auteur, j’essayerais de trouver un de ses anciens titres Angemort ou Déchirures, malheureusement plus édités, dans lesquels le fantastique est bien plus présent. Je trouve dommage que l’auteur ne sorte plus que des ouvrages dans la veine du policier. Même s’il semble avoir rencontré son public dans ce genre, il avait vraiment réussi à me toucher avec ses nouvelles magiques et sombres et ça me rend un peu triste de me dire qu’il n’y en aura pas d’autres.

Citations

« C’était un cauchemar.
Un cauchemar atroce dans lequel elle avait sombré et dont elle ne pouvait plus sortir.
Elle n’aurait jamais dû chercher à savoir. Si seulement elle n’avait pas contacté cet homme pour obtenir des réponses. Si seulement elle n’avait pas cru ses belles paroles… »

« – Toi qui connais les rivages du Styx et le parfum des chairs en décomposition, continua le masque noir de sa voix suave et vicieuse. Toi qui fréquentes la mort au quotidien. Toi qui as joui, en secret, du plaisir de prendre une vie de tes propres mains…
La pointe de métal appuya contre sa peau, tout près de la veine jugulaire. Manon sentit qu’elle allait s’évanouir pour de bon.
– Sous ta mue mal ajustée de créature fragile, je vois la bête affamée qui cherche à sortir. »

Conclusion

J’avais peut-être trop d’attentes par rapport à ce livre. L’enquête m’a plu, mais ne m’a pas surprise. J’ai aimé découvrir la secte présentée par l’auteur et la mythologie autour. Ce livre était beaucoup plus soft que prévu (du moins pour moi) et n’a pas su m’emmener dans l’Enfer que j’attendais. Une lecture certes intéressante, mais qui ne m’a pas transcendée.

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#FungiLumini

Bonus

J’ai rencontré Sire Cédric à la Foire du Livre de Bruxelles et il m’a dédicacé ce livre, ainsi que Dreamworld ! Un auteur adorable !

#51 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

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Ce que j’ai lu

J’ai lu pas mal de romans…

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…mais aussi des BDs !

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Ce que je lis

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Ce que je lirai ensuite

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La semaine prochaine, je commence une nouvelle lecture commune avec Marty pour découvrir un classique de littérature anglaise, bientôt adapté en série : American Gods de Neil Gaiman ! Si ce livre vous tente aussi, n’hésitez pas à nous rejoindre 😉

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Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


Ce week-end, c’est Trolls et Légendes ! Qui y sera? 😉 J’y vais le samedi !

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De nombreuses chroniques ont été publiées cette semaine ! N’hésitez pas à les (re)découvrir !

Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (1/10)

Big Mushy Happy Lump

Zizi Chauve-Souris, tome 2 : 700 000 aventures par seconde

Lecture Commune – American Gods

The November Criminals

Frigiel et Fluffy, tome 1 : Le retour de l’Ender Dragon

 

Bonne semaine à tous et à toutes !

#FungiLumini

Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (1/10)

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Recueil : La clé d’argent des contrées du rêve

Éditeur : éditions Mnémos 

« Tout ce que j’ai écrit, je l’ai d’abord rêvé. »

Voici onze clés oniriques, onze histoires enchantées, magiques, fantastiques, horrifiques qui vous permettront d’explorer encore plus loin, encore plus profondément les fabuleuses et dangereuses Contrées du Rêve.

Descendez les soixante-dix marches qui mènent à la caverne de la flamme, vénérez comme il se doit les deux prêtres barbus Nasht et Kaman-Thah et alors, vous entrerez dans l’un des univers de fantasy les plus originaux et les plus mystérieux de la littérature, révélé à l’origine par H. P. Lovecraft et exploré par l’alter-ego de l’écrivain, Randolph Carter dont nous publions pour la première fois les fragments de son carnet de voyage onirique.

Les auteurs, confirmés comme jeunes pousses, rendent hommage à l’extraordinaire découverte de Lovecraft en arpentant les Contrées du Rêve pour nous en rapporter onze textes qui vous conduiront avec délice auprès des merveilles et des démons de ces territoires oniriques.

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Nouvelle : Urjöntaggur

Auteure : Fabien Clavel

Résumé : un lieutenant en mission en Afrique fait des cauchemars dans lesquels il visite une étrange ville.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

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Averbode

Ingrédients : eau, pilsner malt et malt de Munich (dit orge maltée), avoine, épeautre, houblon (quatre types), sucre (2 espèces) et levure.

Production : Averbode est une bière d’abbaye blonde 7,5% d’alcool en volume (en bouteilles), gedry-houblonnée et fermentation en bouteille.

Couleur : or (ou légèrement voilée par la fermentation en bouteille).

Odeur : floral, pommes vertes, un soupçon de douceur et délicat arôme de houblon.

Goût :  malt doux et un caractère de saut agréable en houblon soigneusement sélectionnés. Un arrière-goût frais, riche et amer en font une véritable expérience de la bière.


Dès que ce recueil a été annoncé, je savais que j’allais finir par le lire : avec des noms comme Fabien Clavel, Morgane Caussarieu ou encore Vincent Tassy, je ne pouvais que craquer ! De plus, l’univers Lovecraftien m’a toujours intriguée. De nombreuses références à son oeuvre parcourent l’univers culturel, que ce soit en livres, BDs, jeux vidéo, jeux de société, etc. C’est un monde qu’on a l’impression de connaître, mais qui mérite, je pense, d’être approfondi. Je n’ai encore presque rien lu de Lovecraft, mais je compte bien me rattraper, puisque je lis en parallèle de ce recueil Les contrées du rêve et que Démons et Merveilles se trouve dans ma PAL.

Fabien Clavel, de qui j’ai adoré Feuillets de cuivre, ouvre le bal de ce recueil de nouvelles. La composition du texte est assez atypique : il s’agit d’une suite de documents (articles de journaux, lettres, dossiers, retranscriptions de rouleaux) concernant le protagoniste de l’histoire. Le Lieutenant A. Desplagnes est en mission en Afrique, lorsqu’une série de maladies frappe les habitants de la région. Il commence à faire des rêves étranges, dont il sort plus fatigué que lorsqu’il s’est endormi. Il cherche désespérément un traitement à ce mystérieux mal qui le ronge. Son seul indice : l’Ayers Rock, un monument australien, apparaît dans son cauchemar.

Fabien Clavel a donné un style particulier à chaque personnage à qui il donne la parole. La compagne du protagoniste a un accent anglais et mélange des mots de sa langue au français, le psychanalyste décrit d’un ton expert les symptômes de la maladie, l’ami (probablement éditeur) rappelle délicatement à son confident qu’il est sensé lui rendre un manuscrit bientôt, même s’il est malade. Les documents que j’ai le moins aimés sont les compte-rendus de la police privée internationale. Je ne sais pas pourquoi, l’auteur a glissé volontairement une flopée de fautes d’orthographe dans le texte et je n’ai pas pu profiter autant de ses parties, car mon attention allait aux fautes. Après, connaissant l’auteur et sa passion pour la littérature et la langue française, il y avait sûrement une raison à ce choix (un élément caché ou une référence à l’oeuvre lovecraftienne), mais je ne l’ai personnellement pas saisie.

Si le Lieutenant A. est central à la nouvelle, le lecteur n’a cependant jamais directement accès à ses pensées ou ses réactions. Tout passe par des intermédiaires. Ce qui nous rapproche le plus de lui est la retranscription sur rouleaux de ce qu’il dit en rêve. C’est aussi grâce à cela qu’on entre un peu plus dans l’univers de Lovecraft. Avec les analyses de rêves, ce sont les parties que j’ai préférées !

On découvre dans ce texte le paysage global de la ville de Kadath ainsi que certaines de ses coutumes.  Ceux qui n’ont pas lu Lovecraft ne seront pas totalement perdus, puisque l’auteur décrit à chaque fois rapidement les lieux et les personnages qu’on rencontre, même si certaines subtilités resteront je pense cachées aux néophytes. Ce qui manque un peu à ce livre est une petite introduction de l’auteur à la nouvelle, qui expliquerait à la fois son rapport à l’oeuvre de Lovecraft et le contexte dans lequel il a inscrit son texte. Ce recueil commence très fort, et j’ai hâte d’en découvrir la suite !

Extrait

« Je suis partout et de toujours…
Je suis le crépuscule du soir et du matin…
Je suis l’Inconnu noir…
Je régnais sans partage sur la terre tandis que mes semblables erraient dans leurs cités sous-marines… Peu à peu, on m’a exilé des consciences… On a refoulé les hommes noirs en même temps que mes écailles… On m’a réduit à l’impuissance… Relégué… Proscrit… Ostracisé… Mon corps s’étale auprès du lac huileux où se déversent tous les déchets de la ville basse… Je me nourris d’ordures… Je n’existe dès lors que dans la Cité des rêves, l’onirique Kadath… J’y prépare mon retour… »

Conclusion

Un format de texte atypique, une variété de styles d’écriture qui prouve la maîtrise de la langue de l’auteur, un protagoniste auquel on n’a pas « d’accès direct » (peut-être pour ne pas sombrer nous aussi dans sa folie?), une brève incursion dans la légendaire cité de Kadath et une rencontre avec des Grands Anciens. Cette première nouvelle m’a convaincue que j’ai bien fait de me lancer dans ce recueil !

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#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

Big Mushy Happy Lump

Titre : Big Mushy Happy LumpBig mushy happy lump

Auteur : Sarah Andersen

Éditeur : Andrews McMeel Publishing

Genre : Comic strip humoristique

Nombre de pages : 125

Lu en VO (anglais)

Mots-clés : humour, vie sociale, différence, fille

 

Quatrième de couverture

Swimsuit season is coming up ! Better get beach-body ready ! Work on those abs ! Lift those butts ! Um… non. Forget all that and just be a lump. A Big Mushy Happy Lump !

Mon avis

J’avais adoré le premier tome dont Fungi Lumini vous avait fait la chronique et j’attendais avec grande impatience la suite. Force est de constater que je n’ai pas été déçue par ce nouvel opus, certes différent du précédent.

En effet, si les dessins restent dans la même veine graphique et reflètent tout aussi bien la réalité du monde d’aujourd’hui, il y a un peu moins d’humour au travers des pages. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas du tout parce qu’il y en a, personnellement, j’ai beaucoup ri notamment grâce au petit personnage représentant l’utérus de Sarah (toutes les femmes comprendront à quel point ces dessins sont vrais^^) mais je trouve que les planches sont ici plus matures. Cette impression vient peut-être du fait que dans le premier livre, elle nous parle de l’âge adulte qui n’existe pas alors qu’ici, l’auteure s’est un peu plus axée sur la vie sociale. Elle nous confie ici comment il peut être difficile pour certaines personnes d’interagir avec le monde qui nous entoure, de parler à des inconnus sans avoir peur de passer pour quelqu’un d’étrange,… je pense que même en étant une personne sociable, on peut très bien se sentir concerner par ses dessins, et c’est vraiment une des choses que j’aime le plus chez Sarah Andersen.

J’ai particulièrement aimé la fin – ou plutôt la deuxième moitié du livre – puisque non seulement Sarah nous livre des dessins toujours très réalistes mais en plus, elle nous livre des informations dans des petits textes explicatifs qui se situent juste au-dessus de la planche. De cette façon, je trouve qu’on apprend à connaitre beaucoup mieux l’auteur mais aussi les problèmes que certains peuvent ressentir comme l’anxiété sociale, le stress, etc. Cela rend le livre beaucoup plus personnel que le premier, et personnellement, j’ai adoré. Puis, il y a aussi une histoire de chat qui est juste trop mignonne et drôle (et juste pour ça, vous devriez lire ce livre 😀 )

Citations

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Conclusion

Je ne suis pas la plus grande amatrice de BD/comics mais je recommande vivement ce livre (et le premier^^) parce que même s’il contient moins d’humour que le premier tome, il est rempli de réalisme et on ne peut s’empêcher de se reconnaitre dans ce petit personnage qu’est Sarah.

coup de coeur

#Coco

Zizi Chauve-Souris, tome 2 : 700 000 aventures par seconde

81pVUxcHytLTitre : Zizi Chauve-Souris, tome 2 : 700 000 aventures par seconde

Auteur : Lewis Trondheim

Illustrateur : Guillaume Bianco

Éditeur : Dupuis

Genre(s) : BD jeunesse fantastique

Nombre de pages : 48

Mots-clés : fillette, chauve-souris, malédiction, école, loser.

La vie n’est toujours pas simple dans le monde de Zizi, où les chauves-souris sont des barrettes à cheveux, où les nuits de pleine lune, les petites filles deviennent des grandes et où, en cas de brouillard, il faut se préparer à affronter de terribles fourmis zombies. Mais le plus gros problème reste toujours les adultes, qui n’ont décidément rien compris. Surtout la maîtresse, qui passe son temps à tenter de lui apprendre à se taire plutôt qu’à comprendre, ou encore le nouveau petit-ami de sa mère, qui a l’air sacrément plus coriace que les précédents !

Mon avis

Après mon coup de cœur pour le tome 1 de cette série et le suspense à la fin du livre précédent, je ne pouvais que me jeter sur ce tome 2 ! Zizi est devenue adulte pour une nuit et décide d’aller en boite. Elle y rencontre le nouveau compagnon de sa mère qui la drague ouvertement. Elle va alors tout faire pour le faire déguerpir, mais ce n’est pas facile ! Elle doit en plus continuer à aller à l’école, à suivre ses cours de défense avec une vieille dame et à s’aventurer dehors la nuit avec sa chauve-souris. Tout un programme !

J’aime toujours autant le personnage de Zizi : c’est une petite-fille intelligente, parfois un peu naïve, super chou et attachante. Elle a une imagination débordante et vit des aventures incroyables sans même quitter son village. Bien qu’elle ne soit encore qu’une petite fille, elle a des réactions parfois bien plus sensées et matures que les adultes qui l’entourent. Par exemple, elle aide sa maman en essayant  de se débarrasser du loser avec qui elle sort. Seule Zizi voit à quel point c’est un profiteur je-m’en-foutiste et un infidèle. Une fillette hors du commun !

Il m’a semblé que l’élément fantastique était beaucoup plus présent que dans le tome précédent. On y rencontre plus de créatures fantastiques et le fait que Zizi devienne une adulte à chaque pleine lune ajoute encore un peu de magie au récit. Il y a aussi un peu de romance, puisque notre petite chauve-souris se trouve une amoureuse toute mignonne ! Et bien sûr, il y a toujours beaucoup de moments drôles, qui m’ont donné le sourire tout au long de ma lecture.

Au niveau de l’histoire, même s’il s’agit toujours de petits strips d’environ quatre cases, j’ai trouvé que le fil rouge du récit était plus visible que dans le premier tome, ce qui n’est pas plus mal. On a moins de fragments de vie, et l’histoire s’en trouve renforcée. Je suis aussi toujours aussi fan des illustrations de Guillaume Bianco : un univers graphique à la fois enfantin et sombre, bizarre juste comme il faut !

A la fin de ce tome, Zizi part avec sa maman rendre visite à ses grands-parents qu’elle n’a plus vus depuis une éternité. J’ai hâte de découvrir ses nouveaux membres de la famille et l’endroit dans lequel ils vivent !

Citations

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Conclusion

Je suis toujours aussi fan de cette série : une petite fille super attachante avec sa chauve-souris toute mignonne, un univers graphique unique et bizarre. Ce tome 2 ressemble plus à un récit complet plutôt qu’à des fragments de quotidien. J’adhère totalement à cette série qui me donne le sourire à chaque lecture ! Un coup de cœur !

coup de coeur

#FungiLumini

Lecture Commune – American Gods

Bonjour à tous et à toutes !

Nous sommes heureuses de vous proposer une nouvelle lecture commune ! Comme vous le savez peut-être, une série basée sur le livre American Gods de l’auteur anglais Neil Gaiman se prépare. Le premier épisode devrait arriver début mai, c’est pourquoi nous avons décidé de lancer cette lecture commune. Neil Gaiman, connu pour des ouvrages comme Coraline, L’étrange vie de Nobody Owens ou encore Stardust, développe des univers originaux, assez sombres mais teintés de magie. Pouvoir comparer les mondes étranges que l’écrivain a imaginé avec l’adaptation graphique de la série devrait être super intéressant ! Ce livre est une grosse brique, puisqu’il fait 750 pages. On s’est donc dit que ça serait plus sympa de le lire ensemble, pour se motiver à avancer dans ce pavé, classique de la littérature anglaise. Marty lira ce livre en français et Fungi Lumini en anglais. Nous vous proposons de découvrir le livre dans cet article et de nous rejoindre dans cette lecture, si vous le souhaitez. 🙂


Résumé

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A peine sorti de prison, Ombre rencontre Voyageur, un personnage intrigant. Dieu antique, comme le suggèrent les indices énigmatiques qu’il sème à longueur de temps, fou furieux ou bien simple arnaqueur ? En quoi consiste le travail qu’il propose à Ombre ? En acceptant d’entrer à son service, ce dernier plonge au cœur d’un conflit qui le dépasse, opposant héros mythologiques de l’Ancien Monde et nouvelles idoles profanes de l’Amérique. Mais comment savoir qui tire véritablement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l’aube des temps ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit le mystérieux M Monde.

Bande-annonce de la série


Les étapes de la lecture commune

American Gods comporte 20 chapitres. Voici les dates auxquelles nous vous donnons rendez-vous pour découvrir les différentes étapes de ce livre :

Chapitres 1-4 : 21 avril

Chapitres 5-7 : 5 mai

Chapitres 8-10 : 19 mai

Chapitres 11-13 : 2 juin

Chapitres 14-17 : 16 juin

Chapitres 18-20 : 30 juin

Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à participer, à partager l’image ci-dessous sur votre blog et à commenter à tout moment les différentes étapes de cette lecture commune ! Si vous regardez la série, n’hésitez pas non plus à nous dire en commentaire ce qui vous a plu ou ce qui vous choque dans l’adaptation !

Nous vous donnons donc rendez-vous le 21 avril pour découvrir les premiers chapitres d’American Gods. 🙂

Cargo

#Marty #FungiLumini

The November Criminals

Titre : The November Criminalsnovember-criminals

Auteur : Sam Munson

Éditeur : Hachette

Genre : roman

Nombre de pages : 286

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Noam Cochin

Titre original : The November Criminals

Mots-clés : adolescent, enquête, herbe, drogue, meurtre, amitié, amour

Quatrième de couverture

Qui je suis ?

Addison Schacht, 18 ans. Je deale un peu d’herbe, mais bon, à mon échelle, rien de bien méchant. Je ne glande rien au lycée, mais à mon niveau, ça n’a rien d’étonnant. De toute façon, ce qui vous intéresse, c’est ce qui s’est passé. Tout a commencé le jour où Kevin Broadus, un type du lycée, a été abattu. Le jour où, parce que tout le monde s’en foutait, j’ai décidé d’enquêter, avec Pelle, ma pote « et plus si affinités ». Après, si vous voulez connaitre la suite, il va falloir vous accrocher…

Mon avis

Après avoir enfin fini ce roman, je dois avouer que je suis très mitigée. Je n’ai pas adoré ni vraiment détesté mais je ne dirais pas non plus que « j’ai lu et approuvé ».

En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais clairement à lire une enquête policière, certes menée par des adolescents mais qui était tout de même axée sur le côté « on veut découvrir le coupable ». Or, cela n’a pas du tout été le cas. L’histoire est celle d’Addison Schacht, petit dealer d’herbe, qui ne fait pas grand-chose de ses journées à part aller à l’école (pour se concentrer uniquement sur le cours de latin), lire l’Énéide et coucher avec Pelle. Jusqu’au jour où un autre adolescent, Kevin, un afro-américain se fait tuer dans la rue. Dès ce moment, Addison et Pelle (qui s’est laissée entrainer) veulent enquêter sur cette mort tragique et bizarre. Jusque là, nous respectons le résumé. Sauf qu’en réalité, à la place d’une enquête, nous avons juste un accès direct à la vie d’Addison. Il nous raconte ce qu’il fait de ses journées, ses petits ravitaillements en herbe, ses relations avec son fournisseur Noël, etc. Il y a bien un moment où il croit savoir qui a tué Kevin mais finalement, ce n’était pas le bon coupable. Personnellement, j’ai trouvé que l’enquête était relayée au second plan tout le long du roman et ça m’a un peu dérangée puisque c’est tout de même l’élément principal de la 4ème de couverture. Je pense comprendre l’idée de l’auteur qui voulait plus développer des propos sur diverses thématiques (le mal-être adolescent, la drogue, le racisme, le crime en général) afin de nous faire réfléchir mais je ne m’attendais pas à cela et je n’ai clairement pas acheté (enfin on me l’a offert mais vous comprenez ce que je veux dire^^) le livre pour cela non plus.

Concernant les personnages, on ne connait réellement qu’Addison puisque c’est le narrateur et que tous les autres personnages nous sont présentés à travers son regard. Je vous avoue que je ne sais pas trop non plus si j’aime ou non Addison. Il a parfois des attitudes et un langage qui me dérangent profondément mais à côté de ça, il reste juste un ado de 18 ans qui est un peu paumé et ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Par contre, je n’ai pas du tout aimé Noël, le fournisseur d’herbe d’Addison, il incarnait parfaitement le stéréotype de l’américain lourdaud et franchement, les passages dans lesquels il était présent étaient un peu pénibles à lire. Pelle, quant à elle, ne m’a fait ni chaud ni froid. Elle couche avec Addison, et d’un commun accord, ils ont décidé de ne pas sortir ensemble parce qu’aucun d’eux ne voulait mêler les sentiments au sexe. Sauf qu’on comprend bien que ça a changé pour Pelle et elle ne dit rien à Addison, elle cesse juste de lui parler… j’ai trouvé cette réaction très gamine et même si on parle d’une adolescente, l’auteur aurait pu lui accorder plus de crédit.

Je dois dire que j’ai mis un peu de temps à finir ce livre, et cela est en partie dû au fait que j’ai arrêté ma lecture pendant un petit moment parce que, très sincèrement, le style est un peu éprouvant. Il est assez brouillon et part souvent dans tous les sens – à tel point que je n’ai même pas saisi certains dialoguent qui passaient du coq à l’âne en un instant (et pourtant je peux vous assurer que je suis très douée moi-même pour faire cela donc j’aurais dû comprendre^^). Cela dit, cette pause m’a fait du bien puisque j’ai pu terminer le livre d’une seule traite après même si je ne suis toujours pas fan du style.

Citation

Si vous ne pigez pas, c’est normal. Il n’y a rien à comprendre, et c’est ça qu’il faut comprendre.

Conclusion

Je suis assez perplexe quant à ce livre, par conséquent, je ne sais pas trop si je le recommanderais ou non. Globalement, je suis assez déçue. Les personnages ne sont pas attachants, le style est très bizarre et parfois très lourd et finalement, l’enquête est reléguée au trente-sixième plan… je pense comprendre l’idée de l’auteur qui souhaite nous offrir une réflexion et surtout un moyen de pousser notre propre réflexion sur des sujets importants mais réalisé de cette façon, ça ne fonctionne pas.

indécise        Déception rectangle

Bonus

Pour ceux qui ne voudraient pas lire le livre, sachez tout de même qu’il va être adapté en film et que ce dernier devrait sortir dans le courant du mois (je ne pense pas que j’irai le voir même si j’aime bien comparer les deux en général^^).

#Coco

Frigiel et Fluffy, tome 1 : Le retour de l’Ender Dragon

51U9djpztnL._SX316_BO1,204,203,200_Titre : Frigiel et Fluffy, tome 1 : Le retour de l’Ender Dragon

Auteurs : Frigiel Frigiel et Nicolas Digard

Illustrateur : Thomas Frick

Éditeur : Slalom éditions

Genre(s) : fantasy jeunesse geek

Nombre de pages : 302

Mots-clés : cubes, dragon, quête, amitié, danger.

La fête bat son plein pour les 80 ans du roi Llud quand un immense dragon noir apparaît au-dessus du village. Avant de se lancer à l’assaut du dragon, Ernald, le grand-père de Frigiel, lui confie un coffre noir qu’il lui fait promettre de ne jamais ouvrir et d’apporter à son ami Valmar, à Puaba. Propulsé dans une aventure qu’il n’a pas cherchée, Frigiel part sur les routes, ignorant qu’il transporte l’un des objets les plus recherchés au monde, convoité par le terrible sorcier Askar. Or celui-ci vient de s’échapper de sa prison des Farlands.

Mon avis

Je remercie Babelio et les éditions Slalom pour la réception de ce livre ! Je ne savais pas avant de le recevoir qu’il s’agissait d’une fan-fiction Minecraft basée sur les vidéos du Youtuber Frigiel. Je ne joue pas à ce jeu vidéo, car l’univers graphique ne me plait pas particulièrement, par contre, il m’arrive régulièrement de faire un tour sur Terraria ou Starbound, des jeux d’aventure/ construction dans le même style que Minecraft, mais avec un style graphique et un univers que je préfère. Je n’étais donc pas totalement perdue durant ma lecture, lorsque les personnages fabriquaient presque instantanément un abri, un établi ou tout autre objet utile. :p De plus, les éléments propres au monde de Minecraft étaient toujours définis (souvent avec humour) dans une note de bas de page, ce qui permettait une lecture fluide, sans se poser trop de questions ! Une lecture donc où les joueurs tout comme les non-joueurs se retrouveront.

L’objet-livre est très beau : le titre de la saga est en pixel-art brillant et en relief. L’illustration de couverture est top, assez épique, toujours fidèle à l’univers Minecraft, mais avec une meilleure résolution que le jeu. :p Quand on ouvre le livre, il y a des rabats. Quand on les déplie, il y a une carte du monde (très utile pour ceux qui ne connaissent pas le jeu comme moi ! ) ainsi que la présentation des auteurs, et une présentation des personnages en image à la fin. L’intérieur du livre est illustré avec des dessins noir et blanc : un petit à chaque en-tête de chapitre et parfois des grandes illustrations pleine page.

Le récit commence en force : alors que la fête du roi se prépare, le village est attaqué d’abord par les soldats du roi, bien vite dépassés par l’arrivée d’un dragon ! Ernald, le grand-père de Frigiel, confie un coffre à son petit-fils et lui donne pour mission d’amener l’objet à son vieil ami Valmar dans la ville de Puaba, pendant qu’il fait diversion. Frigiel, en compagnie de Fluffy, va devoir affronter mille dangers alors qu’il n’a presque jamais quitté son village : des zombies, des magiciens, des soldats, etc. Quand la nuit se lève sur le monde de Minecraft, c’est le moment où les monstres sortent ! Il vaut mieux avoir de quoi se construire un abri ou de quoi se défendre. Frigiel va d’abord croiser Abel, puis Alice, qui deviendront ses compagnons de route. Mais tous cachent des secrets. Le grand-père de Frigiel a-t-il survécu? Est-ce vraiment l’Ender Dragon, le plus terrible des dragons, qui les a attaqués? L’histoire officielle du royaume est-elle véridique? Quels autres dangers vont devoir affronter nos héros? Beaucoup de questions, dont certaines resteront sans réponse dans ce premier tome. Heureusement pour nous, le deuxième tome est déjà disponible !

L’histoire est très dynamique, on ne s’arrête pas une seconde ! Que ce soit pour une découverte, un monstre qui jaillit ou une rencontre improbable, l’action est toujours présente dans ce livre, avec des petits moments drôles qui m’ont fait sourire. 🙂 J’ai beaucoup aimé suivre les péripéties des personnages, et j’ai particulièrement apprécié Fluffy, toujours mignon, même s’il n’écoute rien de ce qu’on lui dit. :p On a rencontré le personnage d’Alice vers la fin du tome, mais j’ai envie d’en savoir plus sur cette jeune femme et sur son parcours.

J’avais parfois du mal à me représenter certains monstres (je pense notamment à l’Enderman que j’imaginais comme un grand détraqueur :p ) avec les descriptions fournies. J’aurais parfois aimé un petit dessin dans le corps du texte pour me montrer les créatures Minecraft. Si l’histoire est destinée à un public jeunesse, je me suis beaucoup amusée à la lire et je pense qu’elle peut plaire à un public adulte également. La fin de ce tome nous tient en haleine quant à la suite de l’aventure. Les joueurs de Minecraft doivent déjà voir dans quel nouveau paysage on va évoluer, mais j’ai personnellement hâte de découvrir ce nouvel environnement et les dangers qui attendent nos héros !

Un élément qui m’a intriguée est une note en tout petit sur la quatrième de couverture. Il est mis que ce livre n’est ni autorisé, ni commandité par les créateurs de Minecraft. Comme j’ai fait mes études en édition, je me pose quand même quelques questions : qu’en est-il des droits d’auteur pour ce livre et surtout, peut-on publier un livre en citant clairement le nom d’un jeu et en utilisant son univers sans que cela ne pose de problème de propriété intellectuelle? Si jamais un des éditeurs passe par là, je suis très intéressée par des réponses pour ma culture sur le monde de l’édition ! 🙂

Citations

« Alors qu’il allait perdre son calme, et lancer le plus long juron de tous les temps, une vision inattendue changea sa colère en éclat de rire. Au milieu de cette catastrophe, il y avait un heureux : son chien Fluffy, son seul véritable ami dans ce village où vivaient peu d’enfants de son âge. La langue pendante, il courait en zigzaguant de gauche à droite, aboyait joyeusement, tout à l’excitation que cette pagaille de poulets géants réveillait en lui. Alors Frigiel reprit courage, saisit son épée de bois et se joignit à la chasse aux autruches. »

« Ce paysage ne pouvait donc être une création humaine. Que s’était-il passé ici?
Et il y avait cette force.
Une force qui ressemblait à celle qu’il avait ressentie en touchant le cube ocre. Mais plus douce, presque agréable. C’était la seule chose agréable d’ailleurs, car le vent produisait un sifflement incessant en soufflant dans ce maillage de branches rigides. Les herbes, devenues des aiguilles plus solides que le diamant lui perforaient les bottes. Il faillit tomber en se prenant les pieds dans un pissenlit. »

Conclusion

Un très beau livre-objet rempli d’illustrations noir et blanc, une histoire pleine d’action et de mystères destinée en premier lieu à un public jeunesse, mais qui plaira également aux adultes, une incursion dans l’univers de Minecraft rendu accessible aux non-initiés. J’ai passé un bon moment de lecture avec Frigiel et Fluffy et j’ai hâte de connaître la suite de leurs aventures dans le tome 2 !

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#FungiLumini

Bonus

Le tome 2 vient de sortir !

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