Comment le dire à la Nuit

cldaln-previewTitre : Comment le dire à la Nuit

Auteur : Vincent Tassy

Illustratrice : Délicate Distorsion

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : fantastique gothique

Nombre de pages : 348

La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.

Elle l’enleva.

Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.

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Nocturne

51xu73ab8olTitre : Nocturne

Auteure : Sylvie Ginestet

Éditeur : The Poetic Shivers (auto-édition)

Genre(s) : romance vampirique

Nombre de pages : 228

Bruxelles 1887, 
Nocturne, vampire incroyablement belle et sensuelle, échange ses voluptés contre du sang. Ces hommes scellent un pacte mortel, mais ne leur offre-t-elle pas la plus belle façon de mourir? 
Entre ses rencontres dans la bourgeoisie bruxelloise et ses propres chasses, l’existence de Nocturne se déroule à merveilleuse, jusqu’au jour où elle rencontre Gregor ! 
Quelle émotion sera la plus forte : son amour ou ses instincts?

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Rouge Toxic

64369Titre : Rouge Toxic

Auteure : Morgane Caussarieu

Illustratrice : Alexandra V Bach

Éditeur : ActuSF (collection Naos)

Genre(s) : fantastique vampirique

Nombre de pages : 343

Je m’appelle Faruk, et pour subsister, il me faut boire votre sang. Je vivais tranquillement ma non-vie dans les bas-fonds de San Francisco, quand ce type a débarqué pour me confier une mission difficile à refuser. Me voilà sur les bancs de Mission High School, à suivre comme une ombre Barbie, une orpheline aussi intrigante que réfractaire à mes charmes. Et croyez-moi, survivre dans la jungle du lycée, ce n’est pas de tout repos, même pour un vampire. Surtout pour un vampire… Mais d’elle ou de moi, qui sera le plus toxique ?

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Nechtaànomicon – Saison 2

nechtaanomicon,-tome-2-970803Titre : Nechtaànomicon – Saison 2

Auteure : Manon Elisabeth d’Ombremont

Illustration : Vael

Éditeur : L’ivre-book Fantasy

Genre(s) : dark urban fantasy

Nombre de pages : 184

L’Ar’narakhe Nechtaàn a joué et il a perdu. Bien qu’il soit la créature la plus grandiose de Dis, le voilà retenu prisonnier dans son propre royaume. Inadmissible ! Heureusement, il peut compter sur ses alliés pour le secourir. Quoi que… ? Et si Aleksandr était trop absorbé par sa révolution ? Et si le prince de Valachya se laissait convaincre que, finalement, son existence immortelle se porterait bien mieux sans l’ombre de Nechtaàn pour y jeter son étouffant voile ? Traître. Et si Livia refusait de céder son corps à l’essence démoniaque de l’Ar’narakhe ? Égoïste. Et si un nouvel antagoniste apparaissait, bien décidé à laisser Nechtaàn pourrir dans sa geôle ? Opportuniste. Le conditionnel est un temps qui ne réussit définitivement pas aux habitants de Dis.

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Chroniques des vampires, tome 12 : Prince Lestat et l’Atlandide

Prince-Lestat-et-l-AtlantideTitre : Chroniques des vampires, tome 12 : Prince Lestat et l’Atlandide

Auteure : Anne Rice

Traducteur : Eric Betsch

Éditeur : Michel Lafon

Genre(s) : récit vampirique

Nombre de pages : 528

Lu en numérique.

Un rêve hante Lestat sans relâche, celui d’une ville qui sombre dans les flots… Ce songe viendrait-il d’Amel, l’esprit qui lie tous les vampires de la planète ? Même si Lestat héberge désormais en lui cet être hors du commun et partage ses pensées, sa logique reste incompréhensible, échappant à tous…
Alors que des secrets millénaires sont sur le point d’être révélés, le prince des Enfants de la Nuit va devoir affronter une puissante force qui vient d’au-delà des âges. Prêt à tout pour découvrir l’histoire de ses origines, même à risquer la vie de ses fidèles, jusqu’où ira le vampire ?

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Larmes de Cendres : tome 2 – Cabale

14600974_1506578149370054_7790123798048544121_nTitre : Larmes de Cendres : tome 2 – Cabale

Auteure : Lydie Blaizot

Illustratrice : Miesis

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : fantasy urbaine

Nombre de pages : 292

Rempert et ses précieuses recherches sont tombés aux mains des Sociétés Secrètes, bien décidées à éradiquer les vampires. Darya, forte de sa nouvelle nature, est prête à tout pour le retrouver, y compris à se frotter aux vampires de Sibérie dont le chef, Rulav, a des projets qui la concernent. Entre ce nouvel ennemi, lui-même manipulé par une entité autrement plus dangereuse, et un évènement séculaire, lourd de conséquences, trop  d’éléments échappent à la Coryphée. Elle se lance pourtant dans la bataille, aidée d’alliés inattendus, avec son obstination habituelle dans l’unique but de sauver l’homme qu’elle aime. Quitte à y perdre la vie.

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Octavie d’Urville, tome 1: sous l’ombre du vampire

octavie-coverTitre : Octavie d’Urville, tome 1: sous l’ombre du vampire

Auteure : Esther Brassac

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : urban fantasy young adult

Nombre de pages :374

Quand on est une fée fantôme maigrichonne, de surcroît incapable de se dématérialiser avant 22 h 43, la vie n’est pas facile.
Quand, en plus, une naïade, tellement belle que c’en est choquant, a le toupet d’emménager dans un appartement adjacent au vôtre, les choses se gâtent.
Mais lorsque votre patron et ami, un vampire métamorphe au caractère de cochon, trouve le moyen de se volatiliser sans crier gare alors qu’il attend avec impatience un colis très spécial, là, ça devient franchement invivable.
Octavie d’Urville, la fée fantôme la plus complexée de Londres, est bien décidée à enquêter sur sa disparition. Heureusement, Gloria, sa meilleure amie, et Clyde, démon schizophrène, vont la soutenir.
C’est alors que, submergée par les problèmes à ne plus savoir où donner de la tête, la vie décide de mettre sur sa route un charmant rouquin aux yeux verts qui ne laissera pas notre détective débutante indifférente.

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Larmes de Cendres : tome 1 – Prémices

larmes-de-cendres-tome-1-premices-723084Titre : Larmes de Cendres : tome 1 – Prémices

Auteure : Lydie Blaizot

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : fantasy urbaine

Nombre de pages : 298

Mots-clés : froid, vampire, malédiction, voyage, souvenirs.

En Sibérie, Darya Kovalevski, jeune orpheline, est passeuse de drogue pour un ami mafieux. Ce boulot dur et solitaire lui convient parfaitement car, depuis l’accident de voiture qui a coûté la vie à ses parents, elle souffre d’une étrange affliction : elle voit les vivants tels qu’ils seront le jour de leur mort. Une épreuve difficile à vivre au quotidien, surtout qu’elle s’accompagne des apparitions fréquentes d’un fantôme dont Darya ne comprend pas le langage. Un jour, son patron lui propose un nouvel emploi : servir de guide à un étranger, Rempert Dal Magro. Dès qu’elle le voit, sa différence saute aux yeux de la jeune fille et amène celui-ci à se confier sur sa situation un peu particulière. Il est un vampire dont l’âge altère son mental. Schizophrène, il a tendance à perdre les pédales et sa mémoire s’efface à un rythme inquiétant. Aujourd’hui proche de la folie et de l’amnésie complète, il veut à tout prix achever des recherches entamées plusieurs années plus tôt pour remédier au problème. Les dernières pièces du puzzle se trouvent en Sibérie et il a besoin de Darya pour les retrouver. Mais la jeune fille ne risque-t-elle pas sa vie avec lui ?

Mon avis

J’ai découvert Lydie Blaizot grâce à ses nouvelles, dans le recueil Âme ténébreuse, cœur lumineux – Du sang pour l’adagio – et dans  Vampire malgré lui – Noblesse d’âme. J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteure et les univers qu’elle nous présentait et j’ai donc décidé de me lancer dans un de ses romans avec Larmes de Cendres. Cette série sera composée de deux tomes (1/ Prémices et 2/ Cabale).

Darya, l’héroïne de ce roman est une jeune orpheline qui gagne sa vie en passant de la drogue à travers la montagne. Alors que la météo décide de la fin de ces passages, elle se voit confier une autre mission : aider un dandy italien en lui servant de guide de la région. Darya subit ce qu’elle considère comme une malédiction depuis la mort de ses parents : elle voit les gens tels qu’ils seront au moment de leur mort et elle est hantée par le fantôme d’une femme d’un autre temps. Seulement, les choses sont différentes avec l’italien : Rempert lui apparaît « normalement ». Elle va donc tout tenter pour l’aider dans sa tâche.

Il y a trois perspectives principales dans ce roman : le point de vue de Darya et Rempert, celui d’hommes d’organisations anti-vampires et celui d’un vampire et d’un insoumis (humain qui a résisté à sa transformation en vampire, mais qui en garde de graves séquelles). Leurs chemins vont se croiser à plusieurs reprises, car ils sont tous à la recherche de la même chose : un coffret en bois ainsi que le Vénérable qui pourra les aider à déchiffrer son contenu. Où se trouve la clé du coffre? Quel secret renferme-t-il ?

Le récit se déroule en Russie. On découvre les paysages de la montagne, mais aussi les villes ouvrières, les forêts et le cours de la rivière Tom. La nature y est magnifiquement décrite, mais elle montre aussi son côté sombre, prédateur. Ce n’est pas seulement un bel environnement, c’est aussi un redoutable ennemi pour qui ne sait pas s’y débrouiller. Le froid est omniprésent et s’immisce partout.

J’ai beaucoup aimé les personnages de ce roman et en particulier Darya et Rempert. Elle est une orpheline qui n’arrive pas à se détacher de son passé et qui est asociale à cause de sa malédiction. Lui est un vieux vampire qui perd la mémoire et qui a de nombreux ennemis. L’équipe qu’ils forment est tout à fait atypique, mais fonctionne très bien ! Je me suis tout de suite attachée à ce duo très complice. C’est grâce au chemin qu’ils vont parcourir ensemble qu’ils vont découvrir des secrets sur eux-mêmes qu’ils n’auraient pas soupçonnés auparavant. Par contre, j’ai trouvé que les relations entre les différents personnages du récit – surtout les relations de confiance – évoluaient un peu trop vite. Que ce soit entre Darya/ Rempert, les deux hommes des organisations ou le duo vampire/insoumis, tous ont rapidement instauré un lien de confiance/ d’amitié entre eux en à peine quelques jours, alors qu’ils étaient censés à peine se tolérer pour le bien de leurs missions.

Un élément m’a un peu perturbée dans ma lecture et je ne pense pas avoir déjà vu ça ailleurs : l’auteure appelle ses personnages parfois par leur prénom, parfois par leur nom de famille. La multiplicité des personnages et cette façon d’alterner les prénom/nom d’un même personnage (surtout qu’il s’agit de noms d’origine étrangère) m’a un peu perdue au début. Le fait d’utiliser le nom de famille de Darya pour la désigner mettait une certaine distance, qui a un peu refroidi mon attachement au personnage. Heureusement pour la suite de l’histoire, ce sont les mêmes personnages qui reviennent et on associe plus facilement les noms et prénoms au fil du récit.

J’ai très envie de vous parler de la fin, mais je ne vais pas le faire, car j’ai peur de vous spoiler. Je peux juste dire que j’ai vraiment hâte d’avoir le tome 2 entre les mains ! 😉

Petit détail esthétique : j’ai bien aimé les en-têtes des chapitres, les motifs entre certains paragraphes et la typographie des numéros de page. Je trouve que ces éléments correspondent bien à l’ambiance générale du récit. Ce sont des petites choses comme ça qui font du livre un bel objet et qui augmentent le plaisir de lecture !

Citations

« Kovalevski aimait beaucoup déambuler en ville de nuit. Les passants, peu nombreux, ne s’attardaient guère et avaient une étrange tendance à ne pas approcher leurs congénères, comme si l’obscurité modifiait les aspirations de chacun. La jeune fille s’accommodait très bien de cette situation. »

« Sur le pont de la péniche, assise contre le plat-bord, Darya contemplait les étoiles, une bouteille de Tovaritch à ses côtés. Genoux serrés contre la poitrine, elle buvait à petites gorgées savoureuses. L’alcool sortait droit de la réserve personnelle de Droski et il mettait un point d’honneur à toujours avoir la meilleure vodka à disposition. Non par snobisme, mais uniquement par goût. Et parce que c’était la préférée de sa puce, bien entendu. La jeune fille sourit aux astres, perchés haut dans le ciel. Son patron agissait comme un vrai papa poule, elle en avait parfaitement conscience. Une véritable bouffée d’oxygène dans sa vie chaotique. Un second père. Elle grimaça. »

Conclusion

Un premier tome prometteur dans lequel j’ai apprécié me plonger ! Des duos de protagonistes hors du commun pour une histoire atypique, je recommande ce roman et j’attends la suite avec impatience !

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#FungiLumini

Bonus

La couverture du tome 2 vient d’être dévoilée par les éditions du Chat noir !

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Nechtaànomicon – Saison 1

14199351_1630911693867240_2072753812959895622_nTitre : Nechtaànomicon – saison 1 (L’intégrale)

Auteure : Manon Elisabeth d’Ombremont

Éditeur : L’ivre-Book

Genre(s) : Dark Fantasy urbaine

Nombre de pages : 212

Mots-clés : démon, sorcière, sang, vampire, club, sceaux.

Dans une histoire normale, il incarnerait le sombre méchant supposé mourir à la fin dans un affrontement épique contre un beau et vertueux héros. Mais quelqu’un (qui n’a subi aucune menace…) en a décidé autrement. Il a voulu lui donner le rôle principal dans ce récit. Après tout, le bien, le mal, c’est une affaire de point de vue !
L’Ar’narakhe Nechtaàn est aussi ambitieux qu’égocentrique. Son but : détrôner Bélial et devenir le Sat’han de l’Envie. Son problème : il est scellé dans le corps d’un mortel et son ancestral ennemi choisit justement ce moment pour réapparaître…
Et s’il n’y avait que ça !
En prime, un texte inédit, «Quand Alek rencontre Nechtaàn»

Mon avis

Après avoir dévoré les deux premiers épisodes au format numérique, j’ai craqué pour l’intégrale papier du Nechtaànomicon ! Je ne pouvais pas ne pas connaître la suite des aventures de ce démon humanoïde totalement déjanté !

Nechtaàn est le fils de Bélial, Sat’han du cercle de l’Envie. Seulement, il se met son père à dos et celui-ci décide de l’exiler sur Chtonya, retenu par des sceaux qui l’empêchent d’utiliser ses pouvoirs pleinement. Quand on le rencontre, il semble avoir trouvé une solution à son problème : il a engendré avec une sorcière une enfant, dont il compte bien manger l’âme et investir le corps dès qu’elle sera prête. Tout ne se passe cependant pas comme prévu (vous l’aviez deviné? 😀 ) et les ennuis s’accumulent pour Nechtaàn. Comment va-t-il gérer la disparition de sa sorcière, le retour de son pire ennemi, la naissance de sa progéniture démoniaque, sa vie sexuelle débridée et l’incompétence chronique de ses alliés?

Le premier chapitre est un peu compliqué : on y décrit en (très) bref l’univers du roman. Il faut un peu s’accrocher pour les premières pages, mais ensuite l’histoire est hyper prenante. Une fois que j’ai commencé le deuxième chapitre, je n’ai plus pu m’arrêter ! (c’est à se demander comment j’ai tenu après avoir lu les deux premiers épisodes :p ) La fin de chaque chapitre amène un nouveau retournement, une nouvelle surprise qui nous empêche de refermer le livre. Le style de l’auteure est assez direct et immersif. Elle n’hésite pas non plus à faire des petits commentaires extradiégétiques. Les touches d’humour sont fréquentes et m’ont fait sourire à plusieurs reprises. Après, il faut aimer l’humour noir et l’ironie. 😀

Nechtaàn est un protagoniste incroyable. Il est violent, lunatique, malveillant, manipulateur… la liste pourrait encore être longue. C’est un vrai démon avec tous les comportements malsains et pervers que cela implique ! Son univers est sombre et sanglant. J’ai adoré ce antihéros qui ne fait jamais ce qu’on attend de lui. Il donne au récit un ton totalement inédit et original et c’est un des éléments que j’ai préféré dans Nechtaànomicon !

Le sang coule à flots dans le récit. Une chose m’a un peu surprise : on dirait que Nechtaàn est une fontaine intarissable de sang. En effet, il en donne à tellement de gens pour assoir son pouvoir et les rendre accro qu’on peut se demander comment il ne s’évanouit pas souvent par manque d’hémoglobine dans ses veines. La fin laisse beaucoup de questions en suspens, dont certaines trouvent des réponses dans l’épilogue et la petite nouvelle inédite. Il reste cependant encore pas mal de mystères à éclaircir. J’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Nechtaàn et de ses « amis » !

L’auteure lance beaucoup de petits clins d’oeil à la culture littéraire de l’imaginaire. Rien que le titre est une référence évidente au livre maudit présent dans l’oeuvre de Lovecraft. L’univers littéraire bit-lit est bien représenté avec par exemple  le nom de la boîte de nuit tiré d’Anita Blake ou le nom Tarabotti (Alexia – Sans Âme et ses suites) donné à un personnage. Les indices littéraires sont aussi accompagnés d’instants musicaux – certains douteux comme Britney Spears :D, d’autres qui font du bien comme Rammstein – ainsi que de moments de  cinéma, notamment l’univers Disney, et de séries. Cornelia, la première incarnation de Nechtaàn, m’a fait penser au personnage de Cordelia dans Buffy contre les vampires/ Angel et le beau prince vampire russe s’appelle Aleksandr, comme l’acteur qui joue le vampire viking canon dans True Blood… Coïncidence? :p

J’ai bien aimé la petite nouvelle inédite à la fin du roman, Quand Alek rencontre Nechtaàn. Elle nous raconte un événement clef de la vie de Nechtaàn. Comme l’auteure le précise, cette nouvelle prend place avant notre histoire, mais elle a été forcée de la raconter après, car Nechtaàn n’accepte pas facilement qu’on lui vole la vedette, même pour un bref instant. Alek, prince vampire, veut aider son frère de sang à retrouver son épouse. Il se laisse distraire dans sa quête et doit accepter de pactiser avec le démon Nechtaàn, encore dans le corps de Cornelia, afin de se rattraper. Une nouvelle qui dévoile des éléments centraux de l’histoire, qui sont abordés dans le roman sans pour autant être explicités en détail. Un joli bonus pour conclure cette première saison !

Citations

« Adossée contre une pierre tombale grise et décrépite, elle observait le ciel étrangement clair tout en tirant une latte sur son joint. Gardant la fumée quelques instants dans ses poumons, elle expira lentement. Fébrile depuis son départ du Cirque, elle comptait tout mettre en oeuvre pour répondre aux exigences de Nechtaàn et mériter sa prochaine dose de sang démoniaque. Le pouvoir coulait dans ses veines, pulsant en rythme avec son cœur et lui donnant l’impression d’être ivre. »

« L’auteur décline toute responsabilité concernant les goûts de Nechtaàn en matière musicale et s’excuse auprès des habitants de Dis pour l’affront qu’ils pourraient y voir à leur démoniaque et stéréotypée image de marque. »

Conclusion

Manon Elisabeth d’Ombremont nous conte un univers sombre et sanglant, dont le protagoniste est un démon, un vrai ! Les événements s’enchaînent, plus imprévisibles les uns que les autres, et la fin annonce un excellent démarrage pour la deuxième saison !

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#FungiLumini

Livres et Gourmandises : Vampire malgré Lui (12/12)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Vampire malgré lui

Éditeur : Éditions du Petit Caveau

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Nouvelle : Mademoiselle Edwarda

Auteur : Vincent Tassy

Genre : récit vampirique

Résumé : un transsexuel est transformé en immortel avant son opération de changement de sexe.

Prix Merlin 2013 de la meilleure nouvelle fantastique


Cocktail de la semaine

Il commence à faire froid, c’est le moment de faire son vin chaud maison et de se pelotonner dans une couverture pour lire ! 🙂

Prenez un mélange vin chaud, ajoutez des fruits (moi c’est orange et pomme 😉 ) et des épices à vin chaud en plus si vous le préférez plus fort !

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Après avoir eu un énorme coup de cœur pour Apostasie, j’avais hâte de lire à nouveau Vincent Tassy. J’attendais donc impatiemment d’arriver à la fin de ce recueil pour pouvoir me plonger à nouveau dans l’univers de l’auteur.

On entre dans un monde féminin de plumes et de paillettes. On y fait la connaissance d’un personnage hors du commun : Isidore ou Mademoiselle Edwarda en devenir. Il est né garçon mais sait qu’il ne sera vraiment lui-même que lorsqu’il sera devenu une femme. Isidore est la chenille et il ne deviendra papillon magnifique qu’après son opération pour changer de sexe quelques jours plus tard. Lors de sa dernière nuit en ville, il fait la rencontre de Théodore, un jeune homme envoûtant qui lui promet l’éternité. Ils passent la nuit ensemble, ce qui conclut bien la dernière nuit d’existence d’Isidore. Le lendemain, il se sent fatigué et aperçoit des marques dans son cou, mais seule compte son opération. Il va vite déchanter lorsqu’il se rend compte que son rêve ne pourra finalement pas se réaliser.

Après une entrée dans un monde de couleurs et de légèreté, on se retrouve dans le milieu blanc et aseptisé des hôpitaux. C’est l’endroit où parfois les miracles arrivent mais aussi celui où les rêves se brisent. Isidore ne sera jamais Edwarda, il est perdu, brisé. Il a obtenu l’éternité mais va devoir la passer dans un corps qu’il méprise. L’auteur parvient par ses descriptions à nous faire passer tout le désespoir et la tristesse du protagoniste. Dès le début de l’histoire, on se doute de ce qui va arriver, mais ça nous brise quand même le cœur quand l’évidence nous frappe. On s’attache à Isidore et à ses rêves – le voir échouer si près du but est douloureux.

Vincent Tassy possède une plume incroyable, à la fois poétique et mélancolique, qui fait que j’apprécie énormément le lire. L’histoire ici décrite est bien plus ancrée dans le réel qu’Apostasie, mais elle n’en est pas moins poétique. Le protagoniste vit dans un monde de rêves et d’illusions. Pour lui, la beauté est une valeur essentielle à l’existence et s’il doit mourir, il veut absolument que sa mort soit belle. Il ne veut pas vivre dans ce corps qui va rester à jamais au stade de chrysalide mais ne veut pas non plus mourir si c’est de façon banale, ordinaire. La beauté et l’horreur se côtoient dans ce texte sans pour autant s’opposer.

L’auteur nous introduit beaucoup de référenceslittéraires et musicales – qui donnent un sens plus profond au texte et une ambiance toute particulière. Seul petit bémol pour moi : même si j’ai compris la plupart des allusions, je pense avoir quand même raté quelques subtilités du texte car je n’ai par exemple pas lu  Madame Edwarda de Georges Bataille, ouvrage plusieurs fois cité dans cette nouvelle. Je vais essayer de me rattraper !

Extrait

« Comment ai-je senti que désormais j’étais immortelle? Ce n’est pas juste le cœur qui ne bat plus, le souffle qui n’existe plus, ni les yeux, ni la langue qui ne souffrent plus de leur sécheresse ; c’est en fait ce long vide dans le crâne, cette angoisse d’être comme une pierre creuse, ce vertige d’aller à l’intérieur de soi et de n’y voir plus rien que d’interminables vallons noirs. C’est surtout sentir sur soi les lorgnades des nuages, des murs, des fenêtres, des flaques d’eau, des brindilles d’herbe ou des grains de poussière ; c’est le regard d’un précipice, celui d’une sentence secrète, parfois même celui d’un grand éclat de rire qui vous foudroie jusqu’aux cendres. »

Conclusion

Un très beau texte sur un sujet peu ordinaire mais pourtant tellement prenant, mené par une magnifique plume. Je recommande grandement cette nouvelle !

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#FungiLumini


Me voici à la fin de cette anthologie. Faisons un peu le point sur mes lectures. En résumé :

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Noblesse d’âme

Neverland

Les Naömis

Les dents de Kitty

Dis-moi qui tu manges

Déchéance

Mademoiselle Edwarda

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Comme un cœur qui bat

Pétrus

Cuttle Feesh

Si tous les rois de la terre

pas convaincue

Chapitre Premier

N’arrêtez pas votre lecture si la première nouvelle ne vous a pas plu, le reste de l’anthologie en vaut franchement la peine ! Vous y découvrirez la figure mythique du vampire revisitée de manière originale par l’imagination débridée des auteurs. Plein de chouettes découvertes, dont certains auteurs dont j’ai tellement apprécié la plume que j’ai commandé leurs romans, bref je recommande cette anthologie ! 🙂


La semaine prochaine, je continue le rendez-vous « Livres et gourmandises » du dimanche avec une nouvelle anthologie : Montres enchantées aux éditions du chat noir !

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Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.

Les auteurs : Marie Angel, Marie Lucie Bougon, Esther Brassac, Fabien Clavel, Sophie Dabat, Hélène Duc, Clémence Godefroy, Cécile Guillot, Claire Stassin, Geoffrey Legrand, Lucie G. Matteoldi, Pascaline Nolot, Laurent Pendarias, Marine Sivan, Marianne Stern, Vincent Tassy, Adeline Tosello