Noces d’écailles

Ds9KfPdW0AIMXScTitre : Noces d’écailles

Auteur : Anthelme Hauchecorne

Illustrateur : Loic Canavaggia

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : roman graphique fantastique

Nombre de pages : 104 (couleurs)

Octobre 1345, Comté de Bourgogne.

Fuyant la colère du baron, Aymeric Jodelet, peintre et coureur de jupons, doit s’exiler de son village. L’artiste trouve refuge dans la forêt voisine, au mépris des superstitions. Selon les paysans, un monstre y rôderait : la Vouivre, dont les griffes déchireraient les intrus.

Une fable, rien de plus ?

À l’automne, les sentiers sylvestres mènent n’importe où. Parfois jusqu’à l’inconnu.

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L’Ombre de l’Ankou

ankouTitre : L’Ombre de l’Ankou

Auteur : Jean Vigne

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : jeunesse fantastique

Nombre de pages : 128

Lotie, petite Parisienne de 11 ans, déménage pour la Bretagne. Une terre de légendes, lui disait-on. En guise de légende, la voilà dans un vieux manoir perché tout au bout du monde. Une bâtisse poussiéreuse, perdue sur une lande désertique. Pas de quoi enchanter la jeune fille. Elle va s’ennuyer ferme ici, sans ses amies, c’est certain. S’ennuyer ? C’est sans compter sur l’arrivée d’une étrange créature. Une silhouette encapuchonnée, armée de son immense faux, dressée sur ce bateau illuminé par cette seule lanterne. Qui est ce redoutable inconnu ? Pourquoi revient-il chaque nuit sur cette plage de galets ?

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L’espoir de la meute

fghjkTitre : L’espoir de la meute

Auteur : Philippe Devos

Éditeur : Atramenta

Genre(s) : recueil de poèmes

Nombre de pages : 104

La meute, c’est vous, c’est moi.
D’autres peut-être, qui oseront cheminer à nos côtés à travers ces pages.

Quelques textes  pour faire naître en nos cœurs un ailleurs, sublimer l’habitude, s’enivrer d’amertume, apprivoiser ses chimères…

Des landes de vers pour une échappée belle hors du temps et des cités stériles où l’homme moderne dérive parmi les ombres anonymes.
Des poèmes comme autant d’occasion de se retrouver.

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L’Enfant et le Maudit – 1 et 2

 

Titre : L’Enfant et le Maudit – 1 et 2

Auteur : Nagabe

Éditeur : Komikku éditions

Genre(s) : conte fantastique japonais/ manga

Nombre de pages : 196

Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays… « L’intérieur’ où vivaient les humains, et « l’extérieur’, où habitaient des créatures monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction. Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’auraient jamais dû se croiser…
Ils sont aussi différents que le jour et la nuit… Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux…

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To Your Eternity (Tomes 1 et 2)

 

Titre : To Your Eternity

Scénariste et illustrateur : Yoshitoki Oima

Éditeur : Pika edition

Genre(s) : shonen, aventure fantastique

Nombre de pages : 192 pages par tome

Quatrième de couverture

“C’est à l’épreuve de la réalité que je saurai ce que je suis… Voilà pourquoi mon voyage commence.”
Un être immortel a été envoyé sur Terre. Il rencontre d’abord un loup puis un jeune garçon vivant seul au milieu d’un paysage enneigé. Ainsi commence le voyage de l’Immortel, un voyage fait d’expériences et de rencontres dans un monde implacable…

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Apostasie

apostasie_webTitre : Apostasie

Auteur : Vincent Tassy

Éditeur : éditions du chat noir (Collection Griffe Noire)

Genre(s) : fantastique, gothique

Nombre de pages : 333

Mots-clés : solitude, forêt, magie, beauté, noirceur

Anthelme croit en la magie des livres qu’il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s’offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d’arbres écarlates, qu’il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.
Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s’est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge.
Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l’invite dans son donjon pour lui conter l’ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?

Mon avis

Comment résister à cette couverture de Marcela Bolivar, à la fois mystérieuse et poétique, alliant à merveille noirceur et beauté? Elle représente selon moi parfaitement l’univers proposé dans ce livre. Je connaissais Vincent Tassy pour son travail de chroniqueur dans Obsküre Magazine et ce fut un véritable plaisir que de découvrir sa plume d’auteur à travers ce roman.

Anthelme, le protagoniste d’Apostasie, est un être solitaire qui se nourrit de littérature. Il erre pendant un temps à travers le monde puis découvre un endroit magnifique où il décide de s’installer. Ce lieu est peuplé d’arbres rouges, d’une faune et d’une flore étranges au charme surprenant. Il y fait la rencontre de Lennox, un petit chat pas comme les autres. La découverte d’un mystérieux livre l’amène à la Maison des Effraies. Il y trouve un monde à la fois ténébreux et merveilleux, horrible mais plein d’espoir, où l’étrange Aphelion règne en maître accompagné de son serviteur Alvaron.

Le propriétaire des lieux nous conte la légende teintée de magie et d’amour meurtri de la princesse Apostasie. On passe d’histoire en histoire, digressions enchanteresses qui rappelle l’enchâssement de récits des contes des « Mille et une nuits ». On sort envoûté de cette fable dont on aurait voulu ne jamais voir la fin. Après avoir écouté cette histoire, Anthelme n’a plus qu’une idée en tête : retrouver la princesse disparue et la libérer de l’enchantement qui l’emprisonne depuis des siècles… Va-t-il y parvenir?

L’auteur nous propose un récit poétique et mélancolique. Le roman est peuplé de valeurs antagonistes qui pourtant s’y marient parfaitement : l’horreur et la beauté, l’espoir et la désillusion, le monde réel et le rêve. Le personnage principal m’a énormément touchée par sa sensibilité, sa fragilité et son obstination dans sa quête de l’impossible. Je me suis sentie proche de lui, de son amour pour la nature, pour la littérature de l’étrange, de son besoin de s’éloigner du monde pour mieux se retrouver.

Ce roman est – entre autres – un récit vampirique. Il se dégage des vermines – nom donné par l’auteur à son nid de vampires – une tristesse mélancolique, une envie profonde de mort, une folie qui les rend attachants et fascinants. L’éveil du premier d’entre eux est énigmatique, voire mystique. Après des siècles de vie, ils n’ont qu’une envie : pouvoir enfin mourir. Leur nature d’immortels le leur refuse. Leur quête de mort est intrinsèquement liée à la recherche d’Anthelme de la princesse disparue.

Citations

« – Est-ce nécessaire?

-Voyons, Anthelme. Tu aurais dû oublier le sens de ce mot. C’est une histoire. Rien ne doit être nécessaire dans une histoire. Ainsi tout le devient. Tout est surprise. »

« Ça faisait mal de la regarder, si mal. Mais on ne pouvait pas détacher son regard d’elle, non ; il fallait la regarder, longue et brisée dans sa robe noire, et avoir mal avec elle ; parce qu’elle semblait porter en son sein toutes les tristesses du monde, et pourtant elle était là, bien là, face à nous. Revêtue comme une oriflamme du noir qui la rongeait. Vivante. »

« C’est ce qu’il faut faire, étreindre ce qu’on ne reverra plus, étreindre ce qui va tomber en poussière, étreindre ce qui me tue. Étreindre l’ombre, le corps enfoncé dans sa propre nuit, et fermer les yeux, comme lui, et se fermer le cœur, comme lui; que tout se taise. »

Conclusion

Je recommande ce récit magique et poétique, qui m’a totalement envoûtée : une lecture qui sort de l’ordinaire et qui emmène le lecteur dans un endroit unique qu’il voudrait ne jamais quitter. Le retour à la réalité après le séjour dans la Sylve Rouge est aussi dur pour le lecteur que pour Anthelme !

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#FungiLumini

Bonus:

Découvrez l’univers musical de l’auteur avec « Moonflower » d’Angellore, chanson en lien avec Apostasie : https://www.youtube.com/watch?v=EFPvcqnnkS4

Hiver Noir

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Titre : Hiver Noir

Auteure : Céline Rosenheim

Éditeur : Flammèche éditions, collection Flamm’blanche

Genre(s) : fantastique, dark

Nombre de pages : 117

Mots-clés : solitude, Islande, voyage, amitié, volcan, maladie

 

 

 

Voilà longtemps que Mélisande rêvait de découvrir les vastes paysages glacés d’Islande. Accompagnée de Liv, sa meilleure amie, l’étudiante espère que ce voyage lui permettra de panser les blessures laissées par ses récents échecs.

Mais le destin ne semble pas vouloir lui accorder de répit. Dehors, la terre tremble tandis que des cendres noires viennent couvrir la lande. Le caractère de Liv change brusquement, sans raison apparente, et Mélisande s’inquiète. Qui est cette jeune femme qu’elle seule semble voir ? Peuvent-elles vraiment faire confiance à Ármann, ce jeune homme qui leur offre l’hospitalité ?

Troublée, déboussolée, Mélisande cherche un bref soulagement dans les antidépresseurs. Elle ne sait plus ce qu’elle doit faire ni ce qu’elle doit croire. Car comment savoir où s’arrête la réalité et où commence la folie ?

Mon avis

J’avais déjà lu Diabolus in Musica (paru aux éditions du Chat Noir) de Céline Rosenheim, ouvrage qui m’avait énormément plu. Quand j’ai vu Hiver Noir sur le stand des éditions Flammèche (ouvrage qui a tout de suite attiré mon regard grâce à la magnifique couverture d’Antera), j’ai sauté sur l’occasion pour me replonger à nouveau dans l’univers de l’auteure.

Mélisande, jeune femme fragile physiquement et psychologiquement,  rate ses examens pour l’agrégation. Liv, une amie proche,  lui propose de faire le voyage de ses rêves pour lui remonter le moral. Elles partent toutes les deux pour ce qui s’annonce comme un magnifique périple dans la nature islandaise. Elles découvrent ensemble les splendides sites naturels de l’Islande. Les soucis commencent lorsque le volcan se réveille. Elles décident de continuer leur voyage malgré tout mais une panne de voiture les en empêche. Elles sont recueillies par Ármann, un jeune islandais mystérieux qui ressemble à un elfe.

Les tensions au sein du trio augmentent au fur et à mesure de l’histoire: Liv tombe éperdument amoureuse d’Ármann et ne veut plus partir alors que Mélisande – ne sachant pas déterminer la nature de ses sentiments pour Ármann – voudrait continuer son périple islandais. L’amitié des deux femmes va être mise à rude épreuve. J’ai cependant trouvé que la situation évoluait beaucoup trop vite au sein de cette relation: d’amies très proches, il ne faut que deux-trois jours pour que les deux héroïnes s’éloignent totalement l’une de l’autre. Le comportement d’Ármann est très ambigu et nous laisse perplexe.

L’ambiance instaurée par l’auteure dans ce livre est très sombre, elle m’a même semblé oppressante à certains moments. On a l’impression que l’héroïne se vide petit à petit de son énergie (qu’elle n’a déjà pas en grande quantité) et on plonge avec elle dans la tristesse et la mélancolie. Une dame fantomatique lui apparaît alors qu’elle visite des sites naturels mais personne ne la croit lorsqu’elle parle de l’apparition, à part Ármann qui refuse cependant d’en discuter avec elle.

Le livre est assez fin et il n’y a pas beaucoup d’actions: le psychologique tient une place prépondérante dans la trame de ce livre. Ça ne m’a personnellement pas dérangée car j’aime beaucoup la plume de l’auteure et les sentiments qu’elle arrive à transmettre par son écriture. On profite d’autant plus de la nature islandaise et de l’ambiance si particulière de ce livre. C’est une lecture de laquelle on ne sort pas indemne.

Citations

« Comme je l’espérais, l’endroit représentait tout ce que l’Islande pouvait avoir d’unique et de fascinant. La nature y était sauvage et tourmentée, les chutes d’eau bouillonnantes succédaient aux formes écorchées des roches volcaniques. »

« Était-ce vraiment l’hiver noir qui venait nous envelopper? L’angoisse commençait à prendre le dessus. Le sang, les cendres… c’était trop pour mes nerfs fragiles. »

Conclusion

Ce livre décrit de très belle façon les paysages islandais et plaira dès lors aux lecteurs voyageurs, ainsi qu’aux amateurs de mythologie scandinave. Je ne le recommande cependant pas pour les gens facilement déprimés car il transmet des émotions fortes, mais négatives, qui laissent un sentiment de mélancolie après la lecture.

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#FungiLumini

Bonus

J’ai rencontré Antera à Valjoly’maginaire 2015 et elle m’a dédicacé mon ouvrage 🙂

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Willow Hall

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Titre : Willow Hall

Auteure : Cécile Guillot

Illustratrice: Mina M

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : conte gothique/ fantastique

Nombre de pages : 48

Mots-clés : conte, gothique, papillon, lettre, gouvernante, sombre, solitude.

Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire.

Résumé

L’héroïne de ce conte est Emily, une jeune femme engagée comme gouvernante par la famille Andrews pour s’occuper de leur fille Lorena. Cette dernière semble constamment dans un autre monde et ne remarque pas la présence de sa gouvernante. Emily va découvrir les secrets que renferme le sinistre manoir et se rapprocher petit à petit de Lorena, une enfant pas comme les autres qui va lui ouvrir les yeux sur un monde à la fois effrayant et extraordinaire.

Mon avis

Avant même de lire la quatrième de couverture, je savais que Willow Hall se retrouverait dans ma bibliothèque. Je connaissais déjà la plume de Cécile Guillot, que j’apprécie énormément, et j’ai découvert les illustrations de Mina M grâce à cet artbook – travail que j’ai tout de suite adoré! Le livre en lui-même est un petit bijou : la couverture aux nuances sombres donne tout de suite le ton de ce conte  fantastique.

Le livre se présente comme un recueil de lettres écrites à la main et envoyées par Emily à son fiancé. Elle y explique les évènements étranges  qui se produisent dans le manoir de la famille Andrews et les diverses émotions qui la traversent durant son séjour. Tout comme Emily, on ressent le malaise présent dans ces lieux et on s’attache petit à petit à la fillette d’apparence fragile qu’est Lorena.

Cécile Guillot séduit le lecteur avec un style d’écriture épistolaire à la fois sombre et poétique, ainsi que grâce à l’instauration d’une ambiance toute particulière, typique du roman gothique anglais, qui m’a rappelé par moment Edgar Allan Poe et sa Chute de la Maison Usher.

Les lettres sont associées à des articles de presse et aux illustrations de Mina M, celles-ci mettant parfaitement en valeur le texte de Cécile Guillot. La plupart des illustrations sont des portraits des personnages principaux du conte. Elles sont délicates, tout en finesse et en douceur, malgré l’ambiance sombre et angoissante du texte. Les traits du dessin sont fins et raffinés, la palette de couleurs restant dans des tons assez sombres. L’association de ces deux artistes donne un résultat magnifique, un véritable plaisir pour les yeux.

Le seul petit bémol de ce conte illustré est sa longueur : il m’a paru assez court. Les pages tournent, plus belles les unes que les autres, la fin de l’ouvrage arrivant cependant beaucoup trop vite. J’aurais aimé en apprendre plus sur les drames survenus entre les murs de la sinistre demeure.

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Citations

« Tant de peur…tant de douleur…et pourtant tellement de splendeur. »

« La nuit autour de moi se fait plus obscure,
Les vents sauvages soufflent plus froids,
Mais un charme tout puissant me lie,
Et partir, partir, je ne le peux. »

Conclusion

L’association de la plume de Cécile Guillot et du talent d’illustratrice de Mina M est pour moi une totale réussite ! Je recommande vivement ce conte gothique qui sortira sûrement régulièrement de ma bibliothèque afin de dévoiler encore et encore ses magnifiques illustrations. 🙂

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#FungiLumini

 

Bonus

Parce que les éditions du Chat Noir aiment faire plaisir à leurs lecteurs, j’ai bénéficié avec ma précommande d’une dédicace de l’auteure ET d’une dédicace de l’illustratrice dans mon exemplaire de Willow Hall ! 🙂

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