Les questions dangereuses

67600Titre : Les questions dangereuses

Auteur : Lionel Davoust

Illustrateur : Ammo

Éditeur : Hélios (ActuSF)

Genre(s) : roman d’aventures

Nombre de pages : 128

1637 : Qui a assassiné le docteur Lacanne, en plein château de Déversailles ? Pour connaître la réponse à cette question, le mancequetaire Thésard de la Meulière, son libram à la main, est prêt à résoudre les énigmes les plus perfides… jusqu’aux confins de l’indicible.

 Avec Les Questions dangereuses, dans une édition complétée d’une longue interview, Lionel Davoust nous offre un récit haut en couleur dans lequel la moindre énigme peut vous coûter la vie…

« Messieurs, si c’est un mancequetaire que vous cherchez, vous l’avez trouvé ! Allez-vous maintenant sortir de l’ombre ou faut-il que j’y aille vous quérir ? »

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Yzé, tome 2 : le projet Ultima

91II1jNtDALTitre : Yzé, tome 2 : le projet Ultima

Auteur : Florent Marotta

Éditeur : Taurnada éditions

Genre(s) : Fantasy

Nombre de pages : 268

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ? Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

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Nechtaànomicon – Saison 2

nechtaanomicon,-tome-2-970803Titre : Nechtaànomicon – Saison 2

Auteure : Manon Elisabeth d’Ombremont

Illustration : Vael

Éditeur : L’ivre-book Fantasy

Genre(s) : dark urban fantasy

Nombre de pages : 184

L’Ar’narakhe Nechtaàn a joué et il a perdu. Bien qu’il soit la créature la plus grandiose de Dis, le voilà retenu prisonnier dans son propre royaume. Inadmissible ! Heureusement, il peut compter sur ses alliés pour le secourir. Quoi que… ? Et si Aleksandr était trop absorbé par sa révolution ? Et si le prince de Valachya se laissait convaincre que, finalement, son existence immortelle se porterait bien mieux sans l’ombre de Nechtaàn pour y jeter son étouffant voile ? Traître. Et si Livia refusait de céder son corps à l’essence démoniaque de l’Ar’narakhe ? Égoïste. Et si un nouvel antagoniste apparaissait, bien décidé à laisser Nechtaàn pourrir dans sa geôle ? Opportuniste. Le conditionnel est un temps qui ne réussit définitivement pas aux habitants de Dis.

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Juste un peu de cendres

918ckkT194LTitre : Juste un peu de cendres

Auteur : Thomas Day

Illustrateur : Aurélien Police

Éditeur : Glénat Comics

Genre(s) : fantastique

Nombre de pages : 128

 

Le monde est en danger. Problème : ils sont les seuls à le voir…
Ashley Torrance, dix-sept ans, a un secret. Elle voit des choses dont les autres n’ont pas conscience. De ses yeux vairons, elle peut déceler la véritable nature de certains individus. Derrière leur apparence humaine se cachent des êtres effrayants liés entre eux par des filins de cendre et comme habités par un feu obscur. Qui sont ces monstres et quel est leur but ? Sur internet, Ash rencontre Bruce et Sunny, des jeunes gens qui partagent le même pouvoir. Ensemble, ils décident de prendre la route pour retrouver un dénommé Pilgrim. Le seul qui semble savoir la vérité.
Entre road-movie à la Stephen King et fable d’apocalypse crépusculaire, Juste un peu de cendres est un récit à la fois violent et mélancolique, formant le miroir de la société de consommation américaine et de la décadence humaine. Après Wika, Thomas Day revient à la bande dessinée et associe sa plume à Aurélien Police, talentueux graphiste et illustrateur qui signe ici son premier album.

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Le Jarwal

10262261_1154628654561298_7548989299563135348_nTitre : Le Jarwal

Auteure : Patricia Le Sausse

Éditeur : éditions du Riez

Genre(s) : fantastique historique

Nombre de pages : 367

Mots-clés : bourreau, moyen-âge, émotions, pouvoir, contrôle, poursuite.

Basile n’a pas choisi la vie d’exclu qu’il vit à cause du métier de son père, bourreau dans le comté de Provence en cette année 1268. Il n’a pas voulu non plus devenir son apprenti. Quand il découvre qu’il possède le don de ressentir les émotions des gens qui l’entourent, de se les approprier et de les retourner contre ceux qui le méprisent, tout bascule.
Accusé de sorcellerie, poursuivi par un inquisiteur, agressé par des sentiments qui ne lui appartiennent pas, il doit fuir pour retrouver son clan. Tant qu’il n’aura pas réussi à maîtriser cette puissante empathie, il sera menacé.
À moins qu’il ne décide de l’exploiter pour dominer les autres en manipulant leurs émotions…

Mon avis

La magnifique couverture de ce livre – réalisée par David Lecossu – avait déjà attiré mon regard, mais c’est la chronique de Maureen du blog Bazar de la Littérature, puis ma rencontre avec l’auteure à Valjoly’maginaire qui m’ont décidée à tenter l’aventure et à me plonger dans ce roman.

On suit les pas de Basile, jeune homme vivant en France au Moyen-Âge. Fils d’exécuteur, son avenir semble tout tracé. Il commence son apprentissage en tant que bourreau, mais un obstacle de taille l’angoisse : il ressent les émotions des gens qui l’entourent et surtout, il les voit. Tout va changer pour lui le jour de sa première exécution. Il se rend compte petit à petit qu’en plus de voir les émotions, il peut les manipuler à sa guise, tant qu’il en a en réserve. Après un drame familial, il doit fuir sa maison et un long périple commence, dans lequel il découvrira ses pouvoirs tout en apprenant à se connaître lui-même.

Le Moyen-Âge est une période qui m’a toujours fascinée. L’auteure a fait un travail de recherche incroyable pour nous dépeindre au mieux la vie quotidienne de cette époque. Que ce soit le travail, le commerce, les voyages, la religion, tout est décrit en détail pour que le lecteur puisse avoir une image précise de l’organisation de la société et des relations humaines de l’époque. J’ai trouvé que le roman valait déjà la peine d’être lu rien que pour la précision et la rigueur de la fresque historique qui nous y est présentée !

J’ai apprécié suivre Basile dans sa quête et surtout dans sa découverte du mystérieux pouvoir qui l’habite. Il a un parcours assez atypique, puisque c’est un jeune homme lettré, sans pour autant être de la noblesse, qui doit cacher son identité de fils de bourreau à tous pour ne pas être rejeté. À cause de son enfance exclu de la société, il a beaucoup de mal à faire confiance aux autres, ce qui le met dans des situations assez embarrassantes et qui l’empêche de se construire un cercle social. Il a toujours l’impression qu’on veut juste se servir de lui et préfère une vie solitaire à un quotidien de servitude. Une colère contre l’attitude incompréhensible des gens gronde en lui, et c’est en partant de chez lui qu’il va apprendre à s’ouvrir au monde et à le comprendre. C’est un protagoniste très contrasté, qui va énormément évoluer au fil du récit.

L’intrigue est très prenante ! Basile est recherché par beaucoup de gens (pas toujours bien intentionnés) et il doit souvent se cacher. Son pouvoir lui est utile dans sa fuite, mais comme il ne le maîtrise pas encore bien, il ne va pas non plus le sauver à chaque fois. En plus d’un récit rythmé en péripéties, de nombreuses révélations sur Basile et ses origines accentuent la trame narrative, ce qui donne un roman qu’on n’a pas envie de lâcher !

Même si j’ai beaucoup aimé l’histoire de ce roman, j’ai trouvé qu’il y avait parfois un peu trop de « hasards heureux » dans l’intrigue. Basile, tout en étant en fuite et poursuivi par de nombreuses personnes, a toujours beaucoup (trop?) de chance dans les rencontres qu’il fait et dans les lieux qu’il visite. Par exemple, son père lui avait parlé d’un oncle à Arles qu’il pourrait rejoindre : il s’avère que sans connaître ni son visage ni son prénom, il le croise sur la route, alors qu’Arles est une très grande ville pour l’époque et qu’il lui aurait fallu plusieurs jours, voire semaines, pour le retrouver. Ce sont des petits détails qui font avancer l’histoire plus vite, mais j’ai trouvé qu’ils sont un peu trop fréquents.

J’ai aussi beaucoup aimé la plume douce et agréable de l’auteure. Un flux d’émotions n’est pas une chose facile à décrire, mais Patricia Le Sausse n’hésite pas à prendre son temps et à détailler les scènes qui se déroulent sous nos yeux avec précision. Elle arrive aussi à doser parfaitement les moments d’action et de discussion/révélation. À la fin du roman, le lecteur a des réponses à toutes les questions qu’il s’est posées durant le récit, ce qui est trop rarement le cas !

Citations

« Basile était tétanisé. Sa première exécution allait avoir lieu dans quelques heures. Après ça, il ne pourrait plus espérer exercer un autre métier. Il détailla la foule d’un air dégoûté, mais se reprit bien vite quand Gauvin revient vers lui et se planta, bras croisés et jambes espacées, devant son office. Surpris, Basile l’observa fixer la populace avant de comprendre qu’il affirmait ainsi son importance et les défiait de l’insulter à nouveau. L’exécuteur savourait l’instant, attendait son heure, le moment de passer à l’action. »

« La haine de l’homme envers l’exécuteur valait le mépris que celui-ci lui retournait. Basile sentait les deux volontés s’affronter. Surpris, il se rendit compte qu’il pouvait voir les émotions des deux adversaires. Pas simplement les ressentir, mais bel et bien les apercevoir. La colère du volailler, nuage orageux, sombre, se gonflait et se dégonflait au rythme de sa respiration. Elle jaugeait le dédain qui cernait Gauvin et se dressait haut et fier comme un bouclier infranchissable pour lui faire front. Les deux sentiments se défiaient, s’élançaient pour tester leur intensité. L’air tremblait autour d’eux comme par les journées de forte chaleur. La tête lui tourna. Que lui arrivait-il? »

Conclusion

Une belle fresque historique, très documentée, mêlée à une histoire fantastique. J’ai adoré découvrir la société moyenâgeuse et partir sur les routes avec Basile, à la recherche d’explications sur son mystérieux pouvoir et ses origines. Un récit très prenant que je recommande!

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#FungiLumini

Bonus

J’ai eu la chance de rencontrer l’adorable auteure Patricia Le Sausse à Valjoly’maginaire et j’ai eu une jolie dédicace 🙂

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Cosmopolis

CosmopolisTitre : Cosmopolis

Auteur : Don Delillo

Éditeur : Babel

Genre : roman

Nombre de pages : 222 pages

Traduction : traduit de l’anglais (américain) par Marianne Véron

Prix reçus : le National Book Award, le PEN / Faulkner Award et le Jérusalem Prize

Mots-clés : Société contemporaine, argent, pouvoir, classes sociales

Résumé

Eric Packer est un business man américain. Toute l’histoire tourne autour de la journée de ce personnage. Il est riche, excentrique et va passer sa journée à arpenter les rues de New-York dans sa limousine. Il va se retrouver dans des situations improbables et croiser la route de beaucoup d’autres personnages. Ce livre est une réflexion sur la société et son fonctionnement.

Extrait

L’argent falsifie le temps. Autrefois c’était le contraire. Le temps d’horloge a accéléré la montée du capitalisme. Les gens ont cessé de penser à l’éternité. Ils ont commencé à se concentrer sur les heures, les heures d’homme, en utilisant la main-d’œuvre plus efficacement.

Mot sur l’auteur

Don DeLillo est un écrivain américain contemporain.

Mon avis

Le personnage principal de cette histoire est tout simplement détestable. Il décrit tous les événements auxquels il assiste ou participe de manière très détachée, distante, même si certains de ces événements sont parfois brutaux. Ce qui en dit long sur la cruauté et le manque d’empathie du héros. Je n’ai donc pas aimé ce personnage auquel il est franchement difficile de s’identifier et étant donné que l’histoire entière tourne autour de lui, j’ai eu des difficultés à trouver des qualités à ce livre.

Les événements auxquels il assiste au cours d’une journée le changent dans sa personnalité et même si le but de cette démarche semble être de vouloir rendre le héros plus humain aux yeux du lecteur, à mes yeux, il n’en est devenu que plus abjecte. De plus, la suite des événements semble complètement absurde et déstructurée, l’auteur m’a complètement perdue dans son histoire. Parfois, j’ai simplement eu l’impression que le but même du livre était simplement de choquer son lectorat et que c’est la raison pour laquelle certains passages de l’histoire se produisent. Les motivations des personnages ne sont jamais expliquées et même si tout serait justifiable par la folie, une telle explication n’est jamais suggérée dans le texte.

Peut-être que ces problèmes découlent d’une traduction trop approximative, je n’ai pas lu l’ouvrage dans sa langue originale, je ne peux donc pas en juger, mais j’en garde une mauvaise impression générale.

Il faut pourtant admettre que l’ouvrage propose un jugement intéressant sur la société contemporaine : les plus riches et les plus pauvres entrent en collision et le monde nous apparaît alors sous son plus mauvais jour. L’auteur fait ressortir les aspects les plus mauvais de l’homme et la nature humaine nous est montrée sous un jour très peu favorable… Personnellement, ce livre m’a dérangée. Il m’a donné à voir un monde caricaturé et beaucoup trop cynique. Mais même si je n’ai pas aimé le style, la manière de montrer les choses, il faut tout de même avouer qu’il m’a amenée à réfléchir sur l’hypocrisie et les contradictions qui régissent notre société.

Conclusion

Je recommande le livre aux amateurs d’un genre apocalyptique. Ceux qui aiment porter un regard cynique sur notre société aimeront sans aucun doute !

Déception rectangle

#Marty