Marie de pluie

Titre : Marie de pluie

Autrice : Pauline Sidre

Illustrateur : Andrey Bakulin

Éditeur : Ogmios

Genre(s) : fantastique/horreur

Nombre de pages : 92

Elsa et Lucas Gréminoir se rendent à la vieille ferme familiale pour la vider suite au décès de leur grand-père. Ils ne savent presque rien de leur famille, à part qu’elle ne compte aucune autre fille qu’Elsa, les autres descendantes étant toutes décédées en bas âge.
Alors qu’ils se promènent sur le domaine de leur grand-père, ils découvrent la sépulture d’une curieuse Marie. Très vite, Elsa est obsédée par cette mystérieuse défunte que personne ne semble connaître, pendant que Lucas, lui, explore les secrets de la vieille bâtisse isolée.

Lire la suite

Géniteurs & Fils

1240619_701320933229117_1470346806_nTitre : Géniteurs & Fils

Auteur : Anthony Boulanger

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : recueil de nouvelles, fantastique

Nombre de pages : 170

Mots-clés : père, pluie, imaginaire

L’union tissée entre un père et son enfant est un lien primordial qui demeure bien au-delà du temps partagé, mais que se passe-t-il lorsque cette relation est non-fonctionnelle, défaillante, dangereuse ? Rabaissées, violentées, ignorées, quel destin attend ces pauvres âmes qui portent les stigmates d’une jeunesse gâchée ? Pourront-ils engendrer une nouvelle génération ou bien les séquelles de leurs traumas ne provoqueront-elles que la répétition de maux profonds ?
À travers les nouvelles de ce recueil, oscillant entre réel et fantasme, des Fils et leur Géniteur se fuient, se pourchassent, se détruisent, volant en éclats de vie et de peur. La plume d’Anthony Boulanger suit l’évolution de cette relation, en quête de compréhension et d’un changement possible afin d’effacer les erreurs vécues par les générations meurtries.

Mon avis

Depuis un petit temps déjà, la couverture de ce livre m’attirait et le titre m’intriguait. J’ai profité d’une promotion chez Chat Noir pour prendre ce titre d’Anthony Boulanger, auteur que je ne connaissais pas encore. J’ai profité de ma venue aux Imaginales pour lire ce recueil. Je n’ai malheureusement pas pu y rencontrer l’auteur, qui a annulé sa venue, mais j’ai cependant passé un bon moment de lecture avec ce recueil  et j’espère avoir l’occasion de voir l’auteur lors d’un autre festival littéraire !

Le livre est divisé en cinq parties – génération première, abandonnée, perdue, sauvée et seconde -, chaque partie contient entre un et quatre nouvelles. Un thème commun lie toutes les nouvelles du roman : la relation père-fils, qu’elle soit bonne, mauvaise, voire désastreuse. Parfois ce sont des pères et fils qui ignorent leur parenté, parfois le lien n’est pas de sang. Le lien qui les unit finit toujours par réapparaître, pour le meilleur ou pour le pire. J’avais l’impression que la pluie était aussi un motif récurrent dans les nouvelles, mais après, je peux me tromper. :p

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce recueil, c’est qu’aucune nouvelle ne se ressemble. Bien qu’ayant un thème récurrent, les univers décrits et les genres de chaque histoire changent radicalement à chaque fois. Il y a du fantastique, du mystique, de la S-F, de la dystopie,de l’horreur (légère :p ), etc. Les nouvelles proposent un nouvel espace imaginaire sur quelques pages et le lecteur rentre dans chacun des textes avec aisance , mais il en ressort aussi trop rapidement à mon goût. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour la nouvelle « Proie et dresseur » qui raconte l’histoire d’un déserteur qui fuit dans l’espoir de revoir sa famille et qui est poursuivi par un homme qui veut le punir pour sa désertion. J’ai aussi beaucoup aimé la nouvelle « Après le mot fin », dans laquelle un petit garçon a le pouvoir de disparaître dans son livre.

J’ai apprécié découvrir la plume d’Anthony Boulanger dans ce recueil. Son écriture est poétique mais sans en faire trop. Le souci du détail dans l’utilisation de la langue est présent. Les événements sont racontés de manière efficace et fluide. J’ai vraiment hâte de découvrir cet auteur dans un texte plus long !

Ma lecture de ce recueil a été rapide, peut-être un peu trop rapide même. J’aurais aimé que certains univers soient plus développés, que certaines nouvelles soient un peu plus longues. Bref, j’en aurais voulu plus !

Citations

« Cela fait maintenant sept mois qu’il ne s’est pas arrêté de pleuvoir. Sous mes bottes, la terre est lourde, grasse. La glaise s’accumule sous mes semelles et me ralentit.J’ai froid, je suis gelé jusqu’aux os. Sept mois de pluie, huit mois de désertion. Sept mois de pluie, huit mois de course-poursuite.Je continue ma route, un pas après l’autre. » Proie et Dresseur

« Contre le feuillage, la pluie frappe et tinte, cristalline. Elle s’accorde parfaitement avec l’odeur de terre mouillée et de végétaux en décomposition empestant le sous-bois. C’est comme un requiem, mais en l’honneur de qui est-il donné?  » Proie et Dresseur

« Rentrer chez soi signifiait accepter ce fait, accepter de passer une nuit supplémentaire et de recommencer un lendemain. Se lever, assister et participer à des prises de tête en tout genre pour commencer. Puis aller en cours, en revenir, traîner dehors, dépérir à petit feu. Se sentir vieux et sale alors qu’on avait même pas encore dix-huit ans. Puis, enfin rentrer, être accueilli par les larmes de la mère et les coups ou les gueulantes du père. Finir la journée en hurlant à son tour puis claquer la porte. dormir. Recommencer. Recommencer. Recommencer. » L’écume des Nuits

Conclusion

Je recommande ce recueil qui m’a fait découvrir une constellation de petits univers, fort différents les uns des autres et très bien écrits. Le thème y est traité de manière originale et variée. Un livre qui peut se dévorer en une fois ou se déguster en plusieurs fois.

12310692_10207042204746367_5255589426605542608_n

#FungiLumini

Je reviendrai avec la pluie

Je-reviendrai-avec-la-pluie-de-ICHIKAWA-TakujiTitre : Je reviendrai avec la pluie
Auteur : Takuji Ichikawa
Editeur : J’ai lu
Genre : romance
Nombre de pages : 315
Mot-clés : saison des pluies, famille, deuil, romance

Résumé

Je reviendrai avec la pluie commence sur l’un des moments les plus difficiles que l’on peut avoir à vivre, celui de la perte d’un proche. Mio est décédée l’année précédente et Takumi se retrouve seul pour élever son fils, Yûji. Touché par un étrange mal qui l’empêche de faire un tas de chose, il s’en sort comme il peut, mais délaisse certaines tâches ménagères, comme la lessive. Avant de mourir, Mio lui avait promis de revenir l’année suivante, aux premières gouttes de la saison des pluies, pour voir comment lui et Yûji vivent sans elle. Lorsqu’ils la retrouvent dans la forêt près d’une usine en ruine, les deux hommes n’en croient pas leurs yeux et sont fous de joie ! Mais la jeune femme ne se souvient plus d’eux… Takumi décide alors de ne pas lui révéler qu’elle est un fantôme et l’aide à se souvenir de leur relation et de leur vie commune. Durant six semaines, Mio devient maman et tombe amoureuse de son mari, qui, malgré tous ses défauts, est probablement l’homme le plus tendre et le plus avenant qu’elle ait jamais connu.

Avis personnel

Ce roman japonais est un véritable bestseller dans son pays puisqu’il s’est vendu à plus de trois millions d’exemplaires. J’avais donc de grandes attentes au sujet de ce livre… qui malheureusement m’a déçue.

Je reviendrai avec la pluie est une merveilleuse lettre d’amour d’un homme à sa femme. A l’aide de la mise en abyme, Takumi écrit le roman que nous sommes en train de lire sur le retour de sa femme, décédée il y a un an. Pendant six semaines, ce tendre mari raconte à Mio leur rencontre, les difficultés qu’il a eues avec sa maladie, la naissance de leur fils, etc. A cela s’ajoutent les petits moments de la vie quotidienne, comme partir en promenade, aller faire les courses, faire la cuisine, nettoyer la maison, etc. Si l’on a l’habitude de lire des romances passionnelles ou des histoires un peu tordue qui mènent à une conclusion amoureuse, Je reviendrai avec la pluie n’est absolument pas dans cette veine. Ce livre est davantage rattaché à la réalité, malgré le fantastique qui s’y introduit. Entre ses lignes, l’amour se révèle quelque chose de simple, qui nait doucement, parfois sans s’en rendre compte, et qui grandit avec le temps auprès de la personne, mais aussi loin d’elle, pour finalement se concrétiser dans les moments du quotidien. Le plus bel amour, c’est celui d’aimer sans condition la personne et être tout simplement auprès de celle-ci.

Cet amour qui lie ces deux êtres est vraiment plus qu’attendrissant et représente l’amour pur et parfait. Takumi n’a rien pour lui, il est maladroit, n’est pas très intelligent, il a aussi cette étrange maladie qui lui donne des attaques et qui l’empêche, entre autre, de prendre les transports en commun. Il est le héros auquel on peut tous s’identifier, car ses maux sont davantage une métaphore de nos défauts. Mio, pour sa part, est une femme aimante, bienveillante et généreuse. Elle incarne le partenaire de couple idéal.

Je reviendrai avec la pluie est donc un roman d’où débordent l’amour et les beaux sentiments en général. On se laisse facilement aller dans l’ambiance sereine, banale et chaleureuse qui ressort du livre. Pourtant, il manque quelque chose du crucial, selon moi, à cette histoire pour qu’elle soit transcendante… Et ceci est tout simplement, l’écriture ! Oui, je n’ai pas du tout aimé le style de l’auteur. Le livre est fait de 80% de dialogues et les parties « descriptions » sont avant tout des pensées de Takumi, énoncées à la première personne, et qui rappellent donc le monologue. J’ai eu l’impression tout au long du livre d’entendre la bande son d’un film, ou de lire uniquement les bulles d’un manga, et qu’il manquait quelque chose… Ainsi, je n’ai, malheureusement, jamais ri ou pleuré, même si certaines scènes auraient dû me procurer ces sentiments.

Citation

« Bonjour », « bonne nuit », « délicieux ! », « Ca va ? », « Tu as bien dormi ? », ou encore « Viens ici », c’est dans tous ces mots sans importance que réside l’amour.

Conclusion

J’ai énormément de mal à donner une appréciation générale de Je reviendrai avec la pluie. L’histoire me plait, mais j’ai trouvé qu’il manquait un « quelque chose » à l’écriture qui la rendrait merveilleuse. Ainsi, je conclurais sur une déception au sujet de ce livre. Mais attention, cette appréciation reste avant tout subjective et je n’aimerais pas que les personnes qui sont tout de même attirées par ce livre passe à côté à cause de ma « déception » !

Si toutefois, vous désirez désirez découvrir le « Pure Love » à la japonaise, je vous conseille davantage Le vent se lève de Tatsuo Hori ou la saga Au coeur du Yamato d’Aki Shimazaki, plus récente.

Déception rectangle