Le Tyran des Songes

Le-Tyran-des-songesTitre : Le Tyran des Songes

Auteure : Oren Miller

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions Lynks

Genre(s) : fantasy urbaine mythologique

Nombre de pages : 544

Emma lit dans les âmes : elle voit le vrai visage de ceux qu’elle croise. Et elle déteste ce talent qu’elle subit depuis l’enfance. 

Mais d’autres dans l’ombre l’observent aussi et vont lui montrer que toute sa vie n’est que mensonge et redoutable illusion. Emma plonge alors dans un univers cruel où dieux et déesses antiques, sorciers, magiciennes et autres créatures se disputent une partie d’échec grandeur nature dont elle est l’enjeu. Elle doit alors s’enfuir, éviter les dangers, survivre, coûte que coûte. Et découvrir pourquoi le Marchand de sable d’intéresse autant à elle… 
Excepté que l’un des joueurs de cette folle partie n’est pas comme les autres. 
La Mort n’aime pas perdre, elle n’aime pas non plus attendre. 

Alors quand la Mort se trouve assez proche pour souffler sur votre nuque, vous n’avez que deux options : 
Gagner. 
Ou courir. 
Toujours plus vite.

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Le dernier chant d’Orphée

68512Titre : Le dernier chant d’Orphée

Auteur : Robert Silverberg

Illustrateur : Benjamin « Zariel » Chaignon

Éditeur : ActuSF (collection hélios)

Genre(s) : mythologie

Nombre de pages : 176

On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son cœur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée.

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Holomorphose (2 tomes)

jean.jpgTitre : Holomorphose, tome 1 : Blasphème

Auteur : Jean Vigne

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : fantasy urbaine

Nombre de pages : 444

« En ce bas monde, nous avons tous un fardeau à porter. Il semblerait que nous ayons trouvé le nôtre. À nous de faire en sorte qu’il ne devienne pas celui de l’humanité tout entière. »

Depuis son récent déménagement à Grenoble, Solana est devenue une ado solitaire, sans ami ni attache. Son année de terminale s’avère compliquée, entre un père absent, une mère détachée et une bande de jeunes qui l’a prise pour cible. Difficile de faire pire … et pourtant. La destruction semble s’installer dans les parages, chez Solana plus exactement, qui bientôt ne peut plus bouger le petit doigt sans déclencher une catastrophe. Les cadavres se multiplient en ville, les portes de l’apocalypse sont sur le point de s’ouvrir et Solana pourrait bien en être la clef.

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L’Âme de l’Enfer

12549117_541793092643691_3284301623132899715_nTitre : L’Âme de l’Enfer

Auteur : Westley Diguet

Illustratrice : Alexandra V. Bach

Éditeur : Gloriana Éditions

Genre(s) : romance mythologique

Nombre de pages : 115

Il est le dieu des Enfers. Redouté des Hommes. Honni par les siens. Au fond de son coeur continue de brûler le désir ardent d’être enfin heureux malgré la tâche qui lui a été dévolue.

Hadès n’a pas souhaité régner sur les âmes des mortels. Cependant, rien ne l’empêchera de choisir sa reine. Quand bien même cela déchainerait les puissances des dieux de l’Olympe.

Découvrez le mythe légendaire de Perséphone et son dieu des Enfers dans un récit inédit illustré par Alexandra V Bach.

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L’Empire des Chimères

l-empire-des-chimeres-918811Titre : L’Empire des Chimères

Auteur : Philippe Aurèle Leroux

Illustrateur : Julien De Jaeger (couverture) et Héloïse Goude (illustrations intérieures)

Éditeur : Le Grimoire

Genre(s) : fantasy historique mythologique

Nombre de pages : 318

Le culte de Mithra se propage dans les légions romaines des Alpes. Le vétéran Decimus Valerius n’a d’autre choix que de s’y initier et d’en apprendre les mystères pour devenir, un jour, centurion.
La nuit, Briana, fille cadette du proconsul de Rhétie, observe d’étranges étoiles qui filent vers le Mons Caeli. A force de ténacité et de persuasion, elle parvient à obtenir l’autorisation de s’y rendre sous l’escorte de Decimus. Les ordres donnés à ce dernier sont clairs : la jeune femme ne doit jamais atteindre son objectif.
Gurnt est rejeté par les jeunes guerriers de son village qui n’acceptent pas son étrange apparence féline. Il lutte contre une violence sourde qui lui ronge le cœur, fait bouillir son sang, enchaîne son âme et obscurcit son avenir…
Alors que le Mons Caeli paraît être le point d’orgue de toutes les ambitions et de tous les secrets, se pourrait-il qu’il en soit aussi l’origine ?

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Les Larmes de l’Araignée

larmes-spiderTitre : Les Larmes de l’Araignée

Auteure : Pascaline Nolot

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : jeunesse fantastique

Nombre de pages : 138

Prudenge, ville morose dont tout le monde a oublié le nom et la gloire, jadis cité de la dentelle noire, bordée par une mer couleur de nuit, fouettée par un vent à vous glacer les sangs.

Éloïse, l’apprentie funambule, y fait escale avec la petite troupe itinérante du Cirque d’Opale. Sur place, elle fait la connaissance du jeune Lucas et de son petit frère Gabin, qui se mure dans le silence depuis la mort de leur mère, et dont la seule amie est une mystérieuse araignée.

Ensemble, ils se retrouvent piégés dans l’usine de dentelle désaffectée devenue le repaire de la redoutable Arachné. Les trois enfants parviendront-ils à s’échapper de son antre et à contrecarrer ses funestes projets ?

Mon avis

Après avoir adoré Effroyable Porcelaine, premier titre de la collection Chatons Hantés, je me suis lancée dans le second ouvrage, sorti simultanément. Toujours magnifiquement illustré par Mina M, il est écrit par Pascaline Nolot, auteure dont j’ai pu découvrir la plume dans le recueil Montres enchantées.

Éloïse est enfant-funambule dans un cirque. Elle parcourt les chemins avec sa famille et c’est par hasard que sa route croise la petite ville de Prudenge, un endroit avec une aura sombre et mélancolique. Elle y fait la connaissance de deux garçons, Lucas et son frère Gabin, plongé dans le mutisme depuis la mort de sa mère et qui est lié d’amitié à une étrange araignée argentée. Alors que le trio se réfugie dans le cimetière après une mésaventure, Éloïse est attirée par le bruit de l’eau. Elle découvre une mer noire et un sordide bâtiment désaffecté. C’est alors qu’une vague d’araignées les assaille et ils n’ont d’autre choix que de se réfugier dans la vieille usine. Là, des secrets enfouis depuis trop longtemps refont surface et les enfants découvrent des choses qu’ils auraient préféré ne jamais croiser…

J’ai beaucoup aimé la façon dont le récit mêle mythologie grecque et monde actuel. Je ne connaissais pas l’histoire qui lie Arachné et la déesse Athéna et j’ai été ravie de la découvrir entre ses pages. Le personnage principal de ce mythe a été réveillé et reprend son travail de tissage, mais son matériau principal ne sera plus son fil de soie… Sa soif de vengeance est intarissable et pourrait bien mettre un terme au monde tel qu’on le connait si elle parvient à ses fins.

Ce récit n’est pas à conseiller aux arachnophobes. Les araignées sont partout : dans le texte, comme dans les dessins de Mina M et sur le bas de chaque page ! Même moi qui n’ai pas spécialement peur de ces petites bestioles, j’avais parfois des frissons dans le dos à les imaginer grouiller au sol ou au mur. J’ai aussi trouvé certains éléments du récit assez sinistres, comme par exemple le sort réservé aux « Livides » (Je n’en dis pas plus pour ne pas vous spoiler).

Le mystère est omniprésent : l’usine de dentelle noire, autrefois source de fierté et de richesse pour la ville, a été abandonnée lorsqu’elle est devenue obsolète. L’eau de mer qui l’entoure reste cependant perpétuellement noire, sans que cette tache ne s’étende ou ne se dissipe. L’aura même du bâtiment repousse les visiteurs potentiels. Quand on apprend ce qu’il s’y cache, on comprend pourquoi !

Les dessins de Mina M sont toujours aussi splendides. La couverture est, comme d’habitude avec cette artiste, à tomber. On retrouve au début du livre l’ambiance magique, mais étrange, du cirque, puis on découvre des personnages tels qu’Arachné ou encore Athéna, toutes en beauté, grâce et élégance. La dernière illustration du livre représente une scène assez horrible, mais garde cette sombre beauté dont Mina M a le secret.

Si ce livre traite de thèmes fantastiques, il évoque également des choses qui toucheront plus les enfants, comme le harcèlement à l’école, la difficulté du deuil ou encore l’importance de la famille. La scolarité d’Éloïse se passait bien jusqu’à ce qu’elle rentre à la grande école. Là, les autres enfants ont commencé à se moquer d’elle parce qu’elle faisait partie d’un cirque. Dans chaque nouvelle école, c’était le même refrain qui revenait sans cesse. Cela semble de petites choses sur le moment, mais ça peut user une conscience et détruire une personne sur le long terme. La jeune fille a fait preuve de beaucoup de courage et en a parlé à ses parents pour trouver une solution. De leur côté, Lucas et Gabin doivent surmonter la mort de leur mère et la dépression de leur père. Un lien fort unit les deux frères et on se rend compte au fil de la lecture des sacrifices de Lucas pour aider Gabin à s’en sortir.

Citations

« À peine la pancarte dépassée, l’atmosphère avait changé. La mélancolie pouvait se palper dans l’air. Sous les nuages menaçants qui la dominaient et le vent glacial qui la balayait, l’on devinait aisément que le bonheur s’était depuis longtemps enfui de Prudenge. »

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« Ils savaient leurs parents incapables de croire aux choses un peu trop abracadabrantes. Ce triste état de certitude s’appelait être adulte… »

Conclusion

Un récit plein de mystères, de secrets enfouis et de sombre magie, ancré dans la mythologie grecque, des illustrations plus belles les unes que les autres, des valeurs importantes à transmettre aux plus jeunes, j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de notre trio de choc. Attention arachnophobes s’abstenir, ce livre grouille d’araignées !

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#FungiLumini

Izunas – Kamigakushi

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Titre : Izunas
Sous-titre : Kamigakushi
Saga : La légende des nuées écarlates
Auteurs/dessinateurs : Saverio Tenuta, Bruno Letizia et Carita Lupatteli
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Nombre de pages : 48
Nombre de volumes : 2 (terminé)
Genre : bande dessinée fantasy
Mots-clés : shintoïsme, mythologie, Japon, malédiction, monstres

 

 

Quatrième de couverture

Depuis la nuit des temps, les Loups Izunas sont les protecteurs de l’Arbre Sacré. Ils s’opposent férocement aux démons Noggos, maintenant ainsi une frontière invisible entre le monde des hommes et celui des esprits. L’apparition mystérieuse d’une jeune fille au sein de la meute va bouleverser ce fragile équilibre.

Mon avis

La bande dessinée Izunas a tout pour séduire la grande fan du Japon que je suis ! Quand j’ai posé mes yeux sur sa couverture, j’ai directement pensé au film Princesse Mononoke du Studio Ghibli : les loups Izunas me rappelant les dieux loups et Aki, San. Je n’ai donc pas hésité un seul instant à me procurer cet album ! J’ai réalisé par la suite qu’il s’agit en réalité d’un spin-off à la saga La Légende des nuits écarlates.

La légende qui nous invite à pénétrer dans cette bande dessinée nous explique qu’il existe une sorte de voile empêchant divinités et hommes de se voir : les deux mondes sont donc hermétiquement séparés. Un grand arbre sacré est le gardien du monde divin et se fait protéger par la meute des Izunas, des espèces de grands loups à cornes. Mais l’arrivée des Noggos, des ombres noires, met en danger leur monde paisible et les Izunas sont de plus en plus déstabilisés. Un évènement renversant viendra d’autant plus perturber leurs vies : l’arrivée d’une fille humaine parmi eux. Aki ne sait pas pourquoi elle est née là, elle ne connait pas non plus la mission que semble lui avoir confiée l’arbre sacré et se sent mal acceptée par la meute, qui ne voit en elle qu’une espionne des Noggos. Malgré tous ses efforts pour bien se faire voir, elle causera sans le vouloir la destruction de l’arbre sacré et devra s’enfuir dans le monde humain avec son meilleur ami Izuna, Kenta afin de trouver une manière de sauver le monde divin.

Izunas – Kamigakushi possède un univers très bien construit empli de références au shintoïsme, au Japon féodal et au folklore nippon. On retrouve ainsi les divinités, la prédominance de la nature, les grands chefs de guerre, etc. J’ai particulièrement adoré les Izunas, grands, imposants, féroces, mais également très protecteurs. Ils sont en plus très bien rendus grâce au dessin de Carita Lupatteli et se mélangent merveilleusement bien à la nature ambiante, elle aussi si bien dessinée. L’aventure dans laquelle les auteurs nous plongent est pleine de mystère et nous pousse à tourner les pages rapidement les unes après les autres. On se pose pleins de questions sur la naissance étrange d’Aki, sur la véritable nature des Noggos ou encore sur le devenir du monde divin.

J’ai lu Izunas – Kamigakushi très rapidement et j’ai passé un agréable moment à me plonger dans son folklore. Malheureusement, j’ai trouvé que les évènements s’enchainent beaucoup trop vite, ce qui ne m’a pas laissé le temps de m’attacher aux différents personnages. C’est d’ailleurs un problème que j’ai avec les bandes dessinées en général. Je trouve que raconter une belle et profonde histoire en une cinquantaine de pages est généralement impossible. Dans les mangas, on a parfois plusieurs dizaines de tomes et les auteurs ne se soucient jamais du nombres de pages pour exprimer toutes la puissance des émotions. Ainsi, dans Izunas, je n’ai absolument rien ressentis, ni peur, ni tristesse, ni frisson, ni passion. Et c’est très clairement le point négatif de cette série. J’aurais aimé pouvoir croire que je fais partie de cet univers, mieux connaitre les personnalités de nos personnages et m’attacher à chacun d’eux. Je lirai le deuxième tome pour savoir comment l’histoire se termine, mais je n’ai aucune envie pressante de me le procurer rapidement. De plus, je doute m’intéresser à la saga principale La Légende des nuits écarlates.

Enfin pour terminer, j’ai vraiment beaucoup aimé les dessins de manière générale. Les décors et paysages sont magnifiques, les Izunas particulièrement charismatiques et les humains très réalistes dans leurs expressions. Mon seul hic concerne l’héroïne Aki, que je trouve tout simplement laide. Dommage, mais bon, ce n’est pas cela qui m’a particulièrement dérangé dans cette bande dessinée.

Extrait

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Conclusion

Izunas – Kamigakushi est une bande dessinée sympathique à lire si vous l’avez entre les mains. Malheureusement, elle ne fait que traverser notre vie, sans laisser aucune trace. Dommage…

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