Rebirth

RebirthTitre : Rebirth

Autrice : Johanna Zaïre

Auto-édition

Genre(s) : autobiographie

Nombre de pages : 380

Un jour, j’ai entamé une descente aux Enfers et je me suis perdue. J’ai cherché à partir et je suis restée. Combattre mes démons, essayer de comprendre, me sentir différente, être différente, me battre pour être enfin moi-même et m’en sortir. J’ai longtemps songé à écrire sur ce que j’ai vécu. Me dévoiler sans aucune honte.

Nous avons tous une histoire à raconter. Laisse-moi te conter la mienne.

Découvrez « Rebirth », l’histoire d’une vie aussi sombre que rayonnante d’espoir et de vie.

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Le dernier chant d’Orphée

68512Titre : Le dernier chant d’Orphée

Auteur : Robert Silverberg

Illustrateur : Benjamin « Zariel » Chaignon

Éditeur : ActuSF (collection hélios)

Genre(s) : mythologie

Nombre de pages : 176

On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son cœur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée.

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Régis

41wB0zxFJGLTitre : Régis

Auteur : James Osmont

Éditeur : auto-édition

Illustration de couverture : Laurent Fièvre

Genre(s) : drame/ thriller psychologique

Nombre de pages : 264

Régis aime la littérature et l’automne, les décibels et l’errance. Il n’a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s’accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir… Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d’un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire. Jusqu’au point de non-retour…

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Tragic Circus

tragiccircus_prevTitre : Tragic Circus

Auteurs : Cécile Guillot et Mathieu Guibé

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : fantastique

Nombre de pages : 213

« Mesdames et Messieurs ! Jouvenceaux et jouvencelles ! Petits et grands ! Approchez, approchez ! Venez assister à un spectacle unique en son genre. Notre cirque vous ouvre ses portes et dévoile ses mystères. »

À chaque prestation, les monstres de foire enchantent les spectateurs : l’enfant funambule, le dompteur de fauves et la charmeuse de serpents, clowns et jongleurs, sans oublier l’effroyable homme sans visage…

Mais que se passe-t-il au cirque Andreani une fois le rideau retombé ? Quels sombres tourments agitent les âmes et enflamment les cœurs ? À moins qu’il n’y ait à l’œuvre une magie pernicieuse… Cela, Cătălina, la nouvelle diseuse de bonne aventure, va tenter de le découvrir, mais même les Tarots ne sauraient la prémunir contre l’indéfectible fatalité…

Mon avis

Une magnifique couverture réalisée par Mina M et un duo d’auteurs que j’apprécie énormément, il ne m’en fallait pas plus pour me jeter sur Tragic Circus ! Le thème du cirque (et plus encore celui du Freak Show) m’intéresse particulièrement et j’espérais bien retrouver cette ambiance typée étrange, mais fascinante, dans ce livre.

Le récit se découpe en deux narrations qui se rejoindront plus tard : celle de Pierre, un musicien sans un sou qui rencontre Hortense, une jeune femme de la noblesse avec une voix enchanteresse, et celle de Cătălina, jeune voyante et guérisseuse qui vient d’intégrer la troupe du cirque Andréani.

Le prologue nous plonge directement dans l’univers à la fois enchanteur, mais aussi un peu effrayant, du cirque. On découvre un à un les différents artistes de la troupe Andréani alors qu’ils se produisent sur scène, sous les yeux ébahis d’un petit garçon. Il y fera une rencontre qui le hantera toute sa vie…

Cătălina est une jeune femme qui recherche désespérément le contact humain depuis la mort de sa grand-mère. Elle maîtrise les arts de la divination et de la guérison par les plantes et c’est donc tout naturellement qu’elle va se tourner vers la troupe Adréani pour essayer de fonder un nouveau foyer. Tout ne se passe cependant pas comme prévu : Cătălina est certes belle et intelligente, mais elle est aussi naïve quant aux relations sociales et se laisse trop facilement manipuler par tout le monde. Même si elle vient d’arriver, les artistes ne lui font pas de cadeau et elle va vite déchanter quant à son envie de faire de cette troupe sa nouvelle famille. Son don de voyance va aussi lui faire découvrir de sombres secrets malsains, enfouis depuis longtemps et qui mettent mal à l’aise.

Si ce récit semble au premier abord plutôt réaliste, des petites touches de magie apparaissent au fil de l’histoire et parsèment le texte de moments envoûtants et poétiques. Attention toutefois que la magie n’est pas toujours bénéfique et peut jouer de mauvais tours, surtout à ceux qui ne la maîtrisent pas.

Si j’ai beaucoup aimé la partie concernant le monde du cirque, j’ai trouvé le début de l’histoire concernant le duo Pierre et Hortense un peu simple. C’était certes une histoire d’amour toute mignonne, mais sans plus. J’ai commencé à vraiment apprécier leur récit quand les narrations se rejoignent.

J’ai aussi un peu regretté le fait que les personnages du cirque ne soient pas beaucoup développés. Si on en apprend beaucoup sur la voyante, le directeur ou l’enfant funambule, l’histoire derrière des artistes tels que Ashera la charmeuse de serpents ou encore Adam le ventriloque sont à peine survolées, alors qu’ils semblaient être des personnages fascinants.

On retrouve dans ce texte la douceur de la plume de Cécile, ainsi que sa maîtrise des codes du monde de la sorcellerie, mais aussi la griffe sombre et poétique, parfois cruelle de Mathieu. J’ai aussi beaucoup aimé le final de ce livre, digne d’un bon épisode d’American Horror Story !

Citations

« Dès le premier instant, Pierre l’avait aimée pour son talent. Ne serait-ce que son timbre, avant même de l’avoir vue, de l’avoir rencontrée. Une sorte d’épiphanie que seule l’âme d’un artiste peut ressentir devant le complètement qui l’unit à l’autre. Elle était pour lui sa voix, et à cet instant, il ne voulut que devenir sa musique. »

« Les seules musiques qu’elle connaissait étaient les chansons que lui chantait sa grand-mère ou le violon des Tsiganes. Les histoires gitanes qui y étaient contées avaient souvent une douce amertume. Elle ressentait la même chose à l’écoute de cette mélopée, l’enchaînement des notes était simple, presque de l’ordre d’une berceuse, et c’était peut-être sa simplicité qui lui donnait sa force. Une force ravageuse, qui vous balayait l’âme. »

Conclusion

Le prologue était exactement dans le ton de ce que j’attendais de ce livre. L’histoire s’est ensuite assagie, toujours envoûtante et intrigante, mais plus assez étrange à mon goût, à quelques exceptions près. Le final m’a surprise et énormément plu ! J’ai passé un bon moment au cirque Andréani, j’ai aimé retrouver la plume de Cécile et Mathieu et leurs univers sombres, romantiques et poétiques, même si j’aurais aimé explorer plus encore le côté sombre de chaque personnage.

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#FungiLumini

Le Club des punks contre l’apocalypse zombie

telechargementTitre : Le Club des punks contre l’apocalypse zombie

Auteur : Karim Berrouka

Éditeur : ActuSF

Genre(s) : post-apocalyptique

Nombre de pages : 416

Mots-clés : apocalypse, zombie, punk, musique, survie, révolution.

Paris n’est plus que ruines. 
Et le prix de la cervelle fraîche s’envole. 
Heureusement, il reste des punks. 
Et des bières. 
Et des acides. 
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge. 
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse. 
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie… 
 
Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos ! 
 
Politiquement incorrect, taché de bière et de Lutte finale, Le Club des punks contre l’apocalypse zombie est un condensé d’humour salutaire.

Mon avis

Les zombies sont un thème assez en vogue pour le moment, mais ce n’est pas un sujet qui me tente plus que ça. Par contre, quand on parle de punks contre les zombies, ça titille ma curiosité ! Les zombies amènent déjà pas mal de chaos et d’anarchie là où ils traînent leur carcasse, alors qu’est-ce que ça peut donner avec des punks en plus?

Le Collectif 25 est un squat qui accueille jusqu’à sept punks : Fonsdé et Deuspi, Mange-Poubelle, Eva, Kropotkine, Glandouille et Pustule ainsi que leurs trois chiens. Le jour où l’apocalypse zombie est déclarée, les punks se mettent en tête de partir conquérir Paris en plaçant le drapeau noir de l’anarchie sur le haut de la Tour Eiffel. Va alors commencer une épopée fantastique, pour le meilleur et pour le pire, où chacun va avoir son rôle à jouer pour essayer de mettre en place le monde idéal de demain.

J’ai eu du mal à accrocher au début du livre. J’ai trouvé qu’on était vraiment trop dans le cliché du punk un peu bête qui se drogue et qui ne glande rien de ses journées (après, c’est peut-être moi qui ait une vision idéalisée des punks 😀 ). Heureusement, plus on avançait dans le récit, plus je me suis attachée aux protagonistes et plus j’ai apprécié l’histoire, pour au final être triste d’arriver à la fin de l’ouvrage et de devoir quitter mes punks préférés !

J’ai beaucoup apprécié suivre chacun des personnages. Ils leur arrivent des choses incroyables, parfois totalement impensables et c’est entre autre pour ça que ce livre est génial : on ne s’attend à (presque :p ) aucun des retournements de situation. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que l’auteur utilise un vocabulaire parfois mystique, parfois chevaleresque pour décrire les actions de nos « héros », totalement à l’opposé de la vision punk dont ils sont si fiers. On découvre aussi des lieux cultes/monuments de la ville de Paris après l’invasion zombie : la Tour Eiffel, les studios de la télévision nationale, le château de Vincennes, le zoo, Montmartre et on passe même par le parc de Disneyland ! Une (re)découverte top de la ville mode zombie.

Il y a de nombreuses références à l’univers musical punk, et c’est avec plaisir que j’ai découvert certains groupes que je ne connaissais pas ! L’auteur a su innover dans cette littérature zombie maintenant assez clichée : les zombies sont toujours en putréfaction et le virus Z se transmet encore par morsure, mais il y a un moyen de faire réagir les morts-vivants et de les contrôler plus ou moins : la musique ! Ce roman est un condensé de petits moments drôles et/ou absurdes qui m’ont fait sourire de nombreuses fois. Un roman horreur/ bonne humeur 😀

Citations

« Le lendemain matin.
Enfin, un poil tardif le matin, parce qu’il est presque une heure quand Eva vient réveiller les deux punks destroy qui ont fini par s’endormir sur le toit, et ont continué à roupiller comme des papes malgré la lumière vive et la chaleur. La drogue, c’est peut-être mal, mais ça permet de faire abstraction des rares désagréments de l’été.
Elle jette un coup d’œil dans la rue. Les couillons de la BAC sont toujours retranchés dans leur resto classieux. Enfin pas tous. Il y en a deux qui errent, la gueule arrachée, les membres ballants et l’uniforme déchiqueté, lâchant des borborygmes peu inspirés. Ceux-là n’ont pas tenu la nuit. La faute à Deuspi et à Fonsdé ou à la fatalité? Elle soupire. Rien à foutre. »

« Kropotkine s’accorde quelques minutes de recueillement. Il regarde le tissu noir qui claque, excité par le vent. La main sur le cœur, il se met à chanter : « Debout, debout, vieux révolutionnaire, et l’anarchie enfin a triompher, debout, debout, vieux révolutionnaire, oui l’anarchie a enfin triomphé !  »
Dire qu’il a fallu attendre l’apocalypse zombie pour que le message soit entendu… »

Conclusion

Un roman atypique qui vous fera découvrir la ville de Paris sous un nouveau jour, au rythme de la musique punk et des claquages de dents de zombie ! Des protagonistes délirants et attachants, dont les actions sont guidés par l’idéal punk, vivent des aventures incroyables et surprenantes lors de l’apocalypse zombie. Ce livre vous donnera le sourire malgré l’horreur de la situation dans laquelle nos héros se trouvent !

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#FungiLumini

Bonus

Pendant ma lecture, j’avais deux chansons qui me revenaient toujours en tête !

 

Fugues

Titre : Fugueslewis-shiner-fugues

Auteur : Lewis Shiner

Éditeur : Gallimard

Genre : Science-fiction

Nombre de pages : 489

Traduit de l’américain par Jean-Pierre Pugi

Titre original : Glimpses

Prix reçus : World Fantasy Award en 1994

Mots-clés : Rock, musique, voyage dans le temps, album

Quatrième de couverture

Ray Shackleford, réparateur de matériel hi-fi, se noie dans l’alcool et la musique pour tenter d’oublier une vie de couple chaotique et les brimades de son père. À la mort de ce dernier, sa vie bascule. Il se découvre un don singulier : il a le pouvoir de se projeter dans l’univers de ses groupes de rock favoris, d’enregistrer des versions inédites de leurs chansons. Poussé par Graham Hudson de Carnival Records, il accepte d’enregistrer l’album mythique et inédit des Doors : Celebration of the Lizard. Mais ces fugues vers le passé sont-elles sans conséquence ?

Mon avis

J’ai ENFIN fini ce livre 😀 J’avoue que j’ai pas mal perdu ma motivation à certains moments donc ça a été particulièrement long mais comme je n’aime pas abandonner une lecture, il m’a juste fallu beaucoup plus de temps^^

L’histoire est celle de Ray, réparateur de matériel audio – principalement de vieilles radios – qui, un jour, va se retrouver projeté des décennies en arrière. Il revient alors à l’époque de Morrison et va finir l’album Celebration of the Lizard « avec » lui. Une fois de retour au temps présent, Ray fait découvrir l’album à Graham, un producteur qui le diffusera comme album « piraté » et qui poussera Ray à réitérer l’expérience par la suite. Ce qu’il fera par deux fois. Entre ces « fugues », ces retours dans le temps, Ray vit sa vie du mieux qu’il peut : il essaye de faire le deuil de son père, de la relation conflictuelle qu’ils entretenaient, il voyage et remet en cause son mariage.

Je ne sais pas trop comment me positionner par rapport à ce bouquin… j’ai adoré les passages relatifs à la musique, par contre, j’ai nettement moins apprécié les moments où nous sommes plongés au cœur du quotidien de Ray. Effectivement, ces sessions musicales nous offraient une vision de ce qu’étaient les séances d’enregistrement à l’époque, de comment les artistes se comportaient entre eux et avec le public mais cela permettait aussi d’imaginer ce qu’aurait été le monde de la musique si ces albums avaient été réellement terminés et toute l’influence qu’ils auraient pu avoir sur l’époque actuelle. En tant que grande fan de musique – et encore plus de rock –, j’ai trouvé ce point de vue assez développé et très intéressant. Et malheureusement, c’est la seule chose qui m’a vraiment intéressée dans le bouquin. De fait, pendant le reste de la lecture, je me suis clairement ennuyée. L’auteur nous raconte la vie de Ray qui bien qu’elle soit remplie de voyages, de sport et – parfois – de son travail n’a pas vraiment été passionnante. Personnellement, j’ai trouvé que ces passages tiraient trop en longueur et ne nous brassaient que du vide. De plus, j’ai vraiment détesté le personnage de Ray qui m’est apparu comme un homme lâche qui ne pouvait pas assumer son mariage ou plutôt l’échec de son mariage (je suis désolée mais un gars qui ne sait pas dire à sa femme que cela ne va plus de son côté et qui attend d’avoir couché avec une autre femme dont il est soi-disant tombé amoureux après seulement deux secondes pour enfin partir, il me fallait réellement quelque chose d’extraordinaire pour que je l’aime bien – ce qu’il n’a clairement pas été le cas).

Je dois toutefois souligner que, malgré cet aspect qui m’a bien ralenti dans ma lecture, l’auteur possède une écriture plutôt fluide et qui se prête assez bien à ce récit puisqu’on s’imagine sans problème en compagnie de Morrison, Hendrix et les autres.

Conclusion

Au final, je ne sais pas trop si j’ai aimé ou non ce livre. Je ne dirais pas non plus que j’ai détesté… Les passages qui concernent uniquement la vie privée de Ray ainsi que sa personnalité et son comportement m’ont clairement déplus mais en même temps, ces petits moments où il côtoie les artistes et où la musique domine m’ont transportée. Je ne sais pas si je le conseillerais, j’ai plutôt envie de dire que s’il est dans votre PAL, commencez-le et voyez si ça vous plait et s’il n’y est pas, ajoutez-le seulement s’il vous tente vraiment beaucoup 😀

indécise

#Coco

Eleanor & Park

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Titre : Eleanor & Park
Auteur : Rainbow Rowell
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 378
Genre : romance
Mots-clés : adolescence, premier amour, violence familiale, maltraitance, comics, musique

Quatrième de couverture

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l’habitude de s’asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l’ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

Mon avis

Après avoir lu plusieurs livres de littérature japonaise, j’ai voulu m’échapper un peu de ce monde en lisant une belle romance comme je les aime ! Le roman Eleanor & Park avait attiré mon regard plusieurs mois auparavant grâce à sa jolie couverture et sa quatrième de couverture. Autant vous dire que je n’ai pas été déçue par cette lecture puisque je l’ai terminée en une seule journée !

Ce qu’a dit John Green de ce roman résume parfaitement ce que vous ressentirez en le lisant : « Eleanor & Park me rappelle ce qu’est être fou amoureux d’une fille et fou amoureux d’un livre ! » Enfin, dans mon cas, ce serait plutôt être folle amoureuse d’un garçon 😉 J’ai adoré les deux héros que l’on suit dans ce roman car ils auraient été tous deux des personnes avec qui j’aurais trainer volontiers lorsque j’étais adolescente.

  • Eleanor est une jeune fille un peu à part, très clairement à cause de sa situation familiale désastreuse. Adolescente rondelette à la crinière bouclée de feu, elle se démarque également des autres avec ses vêtements tape-à-l’œil, retapés comme elle a pu ou trouvés dans un magasin de charité. Malgré son apparence qui laisse un peu à désirer, Eleanor a pourtant un cœur d’or. Intelligente, gentille, attentive, courageuse, passionnée de lecture et de musique et possédant un bon sens de la répartie, elle incarne à mes yeux la meilleure amie parfaite.
  • Park, lui, a tout du gamin ordinaire en pleine crise d’adolescence. Élevé dans une famille aimante, il se pose tout de même plusieurs questions vis-à-vis de ses origines coréennes. De plus, forcé d’apprendre le taekwondo que son père adore, Park a du mal à imposer sa personnalité plus féminine, sensible et artistique. Lecteur inconditionnel de comics et grand fan de musique punk, c’est grâce à ses passions que lui et Eleanor finiront par se rapprocher l’un de l’autre.

Ce qu’il y a de plus beau à découvrir dans Eleanor & Park, c’est l’amour innocent et passionnel qui va lier les deux adolescents. Ce fut tellement agréable de lire et de ressentir à nouveau tous les petits papillons dans le ventre du premier réel amour ! Eleanor et Park sont vraiment adorables et touchants : lorsqu’ils se regardent, quand ils se prennent la première fois la main, quand ils se retrouvent à deux dans l’intimité, leur premier baiser, … Et puis surtout toutes les tendresses qu’ils se disent et qu’ils ressentent. Comme ce fut mon cas lors de mon premier amour, on a l’impression que notre relation durera jusqu’à la fin des temps, on est super romantique – limite trop -, on fait des plans sur la comète… et c’est tellement beau !

Mais outre l’amour qui se déverse à flot dans ce roman, on est également gagné par la tristesse, le sentiment d’injustice, la peur, l’angoisse, et par tout de même un peu de reconnaissance. L’histoire d’Eleanor ne se limite en effet pas à un premier amour. Notre jeune adolescence est prisonnière d’une situation familiale difficile, dont nul ne semble pouvoir vraiment l’en tirer. Son beau-père est un alcoolique violent qui n’hésite pas à passer ses nerfs sur sa femme et à terroriser ses enfants. La famille vit dans une extrême pauvreté et lorsque de l’argent entre dans la maison, il est utilisé principalement pour le chef de famille. Eleanor n’a ainsi pas de brosse à dent, pas de shampoing pour ses cheveux indisciplinés et n’a presque pas de vêtements. La jeune fille est en outre obligée de partager sa chambre avec tous ses frères et sœurs, la privant totalement d’intimité. Pour en rajouter encore à ce malheur, elle est également maltraitée à l’école. Dans cet environnement peu charitable, Eleanor trouvera un peu de paix et de liberté auprès de Park et de sa famille.

Si j’ai adoré Eleanor & Park du début à la fin, j’aurais cependant rêvé d’une fin moins ouverte pour une histoire à ce point touchante. Je pense que j’aurais aimé une bêtise du genre : « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » :p Même si ce roman est une romance des plus banales et pleines de clichés, le style de Rainbow Rowell m’a fait outrepasser tout cela. Elle écrit de manière simple, avec un vocabulaire jeune et nous immerge dans le quotidien et les pensées de nos deux personnages. Elle aborde le regard de l’un, puis de l’autre, alternativement. J’ai presque trouvé inutile de diviser le livre en chapitres. Dans tous les cas, on tourne les pages les unes après les autres sans se rendre compte du temps qui passe, et c’est ce qui fait toute la magie d’Eleanor & Park !

Si vous vous lancez dans sa lecture, je vous propose d’écouter les chansons que les deux adolescents écoutent à leurs heures perdues : ICI

 

Citation

« – Je crois que je n’arrive pas à respirer quand on n’est pas tous les deux. En d’autres termes, quand je te vois le lundi matin, ça fait environ soixante heures que je retiens mon souffle. Ça explique peut-être que je sois grognon et que je m’énerve contre toi. Tout ce que je fais quand on est loin, c’est penser à toi, et tout ce que je fais quand on est ensemble, c’est paniquer. Parce que chaque seconde semble si importante. Et parce que je suis vraiment incontrôlable, je ne peux pas m’en empêcher. Je ne m’appartiens même plus, je suis à toi, et qu’est-ce qui se passera si un jour tu décides que tu ne veux plus de moi ? Comment est-ce que tu pourrais me vouloir autant que je te veux ?
Il était silencieux. Il aurait voulu que tout ce qu’elle venait de lui dire soit la dernière chose qu’il entende. il voulait s’endormir avec ce « Je te veux » à son oreille. »

Conclusion

Eleanor & Park fut réellement un coup de fraîcheur pour moi. J’ai dévoré ce roman tellement vite que je suis triste de devoir me séparer de ces deux super personnages. A part la fin un peu brusque, j’ai tout aimé dans ce livre, jusqu’aux références geek liées aux comics ou encore à Star Wars. Avec un arrière fond difficile, Eleanor & Park est avant tout une douce romance qui ravira toutes les fleurs bleus.

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Lost Souls

452244Titre : Lost Souls (Âmes perdues)

Auteur(e) : Poppy Z. Brite

Éditeur : Dell Publishing

Lu en anglais

Genre(s) : roman vampirique/ horreur

Nombre de pages : 355

Mots-clés : vampires, Nouvelle-Orléans, destin, musique, sang

Ils sont les enfants de la nuit, vêtus de noir, le visage blafard. Ils boivent une liqueur au goût de sang, dérivent en quête d’amour, de sexe et de violence, se défoncent au son de riffs lancinants dans les boîtes punks de La Nouvelle-Orléans.
Nothing, Molochai, Twig, Zilliah : la génération des néo-vampires, des prédateurs sans loi qui n’obéissent qu’à leurs instincts. Insatiables, sensuels, sauvages, ils sont nos âmes perdues, nos démons du néant.

Mon avis

Début 2015, je découvrais la plume de Morgane Caussarieu dans Black Mambo : je n’ai pas pu m’empêcher après cette lecture d’acheter et de lire ses deux autres livres. Seulement est arrivé le moment où j’ai eu fini ses livres et j’ai eu envie de quelque chose du même style. Je me suis alors penchée vers cette auteure que Morgane cite souvent dans ses influences : Poppy Z. Brite. J’ai mis son livre le plus connu dans ma wishlist, je l’ai reçu pour mon anniversaire début juin et je l’ai dévoré pendant mes vacances !

Ce que j’ai avant tout apprécié dans ce livre, c’est la manière dont les histoires de différents protagonistes s’entrelacent les unes avec les autres. On sait à un moment que toutes ces destins vont se retrouver à un endroit à un moment ensemble, et l’attente de cet instant n’en est que plus délectable.

Le prologue nous présente les quatre vampires principaux : Zillah ainsi que Molochai et Twig – le trio inséparable – rejoint Christian le soir de Mardi Gras à La Nouvelle-Orléans pour une soirée d’orgie dans le sang. Une jeune femme va se joindre à eux et passera la nuit avec Zillah. Le joyeux trio reprend la route, laissant derrière eux Christian et la jeune fille, qui porte le bébé du vampire.

Dans la première partie du livre, on découvre entre autres le personnage de Nothing, un adolescent sombre qui ne se reconnait pas dans le monde qui l’entoure. Il essaie d’entrer dans le moule de l’époque, expérimentant les pratiques sociales et sexuelles des jeunes sans pour autant se sentir à sa place. Une seule chose le passionne : la musique d’un petit groupe appelé « Lost Souls ? ». Il a l »impression qu’il s’agit de sa véritable famille et part en road trip pour essayer de les retrouver. Les rencontres qu’il fera sur la route vont changer sa vie et sa vision du monde. Les membres du groupe Lost Souls ? sont Steve – un gars ordinaire qui vient de rompre avec l’amour de sa vie – et Ghost, un jeune homme hyper sensible avec un don particulier.

Ce récit est une histoire de vampires, mais ce ne sont pas les êtres que nous connaissons actuellement avec la littérature de Bram Stoker ou d’Ann Rice. Les vampires sont une race à part. Ils ne peuvent pas transformer d’humains. Ils peuvent se reproduire avec eux mais avec des conséquences désastreuses pour la mère. Une certaine folie les habite, folie joyeuse et destructrice qui les entraîne dans des situations incongrues.

L’ambiance de ce récit est particulière en soi. Il y a un mélange de joie – découverte de drogues, d’alcools, de sexualité mais aussi redécouverte d’une identité perdue – et de désespoir profond – tant de solitude, de folie et de tristesse. On s’attache énormément à certains personnages (pour ma part, ce fut à Ghost et Nothing) et les sentiments de ces personnages nous animent, nous transpercent. On rit avec eux comme on a mal pour eux. La soif de vengeance qui les habite semble insatiable. Il faut aller toujours plus loin, toujours plus violemment, verser toujours plus de sang. On voudrait pouvoir les aider mais la trame narrative continue à s’acharner sur eux.

La seule chose qui a un peu perturbé ma lecture est le nom d’un des protagonistes : Nothing. J’ai lu le livre en anglais et quand ce nom commençait une phrase, mon cerveau n’arrivait pas à enregistrer qu’il s’agissait d’un prénom et pas du mot « rien ». Je pense cependant que ce détail ne pose pas de problème en français étant donné que les noms n’ont pas été traduit !

Citations

« Nothing smiled at himself in the window. He was on his way. His journey has begun. He was already a little closer to home. »

« There was magic in his bloodstream, surely, but maybe a sort of magic that should be saved for a while. With the tip of his finger he touched Nothing’s lips. And in his sleep, Nothing smiled. »

Conclusion

Un univers vampirique  à part où se mêle folie, joie et désespoir. L’auteure nous emmène avec les protagonistes dans l’ambiance toute particulière des rues de La Nouvelle-Orléans, à la découverte du monde et de nous-même. Un must pour les adeptes de la littérature vampirique.

coup de coeur

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#FungiLumini

Omega-Thanatos (Livre + CD)

11164839_579771782125656_5104467217852366658_nTitre : Omega-Thanatos

Auteurs : Alain PonceletSkeptical Minds

Éditeur : FYB Productions

Genre(s) : bande dessinée musicale fantastique

Album du groupe Skeptical Minds

Nombre de pages : 55

Mots-clés : bande dessinée, dark, fantastique, musique, identité, crise.

Résumé

Omega-Thanatos est né de l’association d’un groupe de métal belge – Skeptical Minds – et d’un illustrateur de talent – Alain Poncelet – pour la réalisation d’une pochette de CD très particulière : il s’agit en effet d’une bande dessinée qui retranscrit l’univers musical du CD des Skeptical Minds !

Une jeune femme, personnage central de la bande dessinée, a une vision lui prédisant sa mort. Comment va-t-elle réagir face à cette révélation ? Il va falloir lire cette bande dessinée pour le découvrir ! 😉

Note sur la réalisation de ce projet

Le groupe Skeptical Minds a réalisé le scénario de la bande dessinée. Alain Poncelet a ensuite créé les storyboards et les illustrations. Certaines chansons ont dû être recomposées pour mieux coller au dessin. Il ne s’agit donc pas seulement d’un travail de retranscription de la musique en dessin mais bien de l’association de plusieurs talents, travaillant ensemble sur un projet commun.

Mon avis

La couverture de cet ouvrage m’a tout de suite attirée. Elle est sombre, assez épurée et présage un univers obscur, décalé. Ce livre m’a encore plus intriguée quand j’ai su qu’il s’agissait d’une bande dessinée musicale, qui plus est dans un style musical que j’apprécie particulièrement – le métal. J’avais déjà entendu parler de ce concept mais je ne l’avais pas encore testé. Je me suis donc laissée tenter par cette œuvre regroupant plusieurs univers artistiques.

On rencontre la protagoniste dans un univers urbain: c’est une jeune femme qui se pose pas mal de questions sur le sens de son existence et sur la vie en général. Elle décide d’aller se promener et nous emmène dans une nature sombre, ténébreuse et pleine de créatures divines cauchemardesques qui lui révèlent son destin funeste.

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Les illustrations de cette bande dessinée sont magnifiques, très travaillées, avec parfois des traits moins nets qui accentuent le sentiment de malaise durant les visions de la protagoniste. La palette de couleurs s’étire sur tout l’ouvrage : après une première partie aux nuances brunes, on passe à du vert foncé teinté de jaune, puis à des planches dans les tons bleus, suivi du rouge en terminant par des pages avec une dominance de la couleur blanche. Il y a une réelle recherche esthétique dans la mise en place des cases les unes par rapport aux autres qui donne au final un très beau résultat.

Parlons un peu musique, puisqu’en effet, cette bande dessinée a été écrite en collaboration avec le groupe de métal Skeptical Minds. Pour les non-amateurs du genre, il ne faut pas être rebuté par cet aspect ! Le style proposé par le groupe est un métal gothique – donc plutôt soft pour les néophytes –, avec une voix féminine au chant principal. Tout comme la bande dessinée, la musique nous entraîne dans les pensées et expériences de la protagoniste, de façon poétique et mélancolique. En plus du texte de la bande dessinée (écrit par Michel Stiakakis, le guitariste du groupe), on retrouve les paroles des chansons à la fin de l’ouvrage, textes qui amènent une profondeur supplémentaire à l’histoire.

Citations

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« Je ne vois que de la tristesse, de la solitude, aucun espoir… Y-a-t-il quelque chose qui m’attend là dehors ? »

 

 

« Et n’oublie pas : tout commence par un baiser et tout se termine par…un baiser. »

 

 

 

Conclusion

Je recommande ce projet original qui regroupe deux univers que j’adore : la musique métal et le roman graphique sombre. Je conseille d’écouter d’abord un peu le CD pour se mettre dans l’ambiance et puis seulement de lire la bande dessinée. (Après, vous faites ce que vous voulez 😀 )

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#FungiLumini

Bonus

J’ai acheté cette BD musicale lors de mon passage à Mon’s Livre et j’ai eu la chance  de rencontrer l’illustrateur Alain Poncelet qui m’a fait une belle dédicace 🙂

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