Les questions dangereuses

67600Titre : Les questions dangereuses

Auteur : Lionel Davoust

Illustrateur : Ammo

Éditeur : Hélios (ActuSF)

Genre(s) : roman d’aventures

Nombre de pages : 128

1637 : Qui a assassiné le docteur Lacanne, en plein château de Déversailles ? Pour connaître la réponse à cette question, le mancequetaire Thésard de la Meulière, son libram à la main, est prêt à résoudre les énigmes les plus perfides… jusqu’aux confins de l’indicible.

 Avec Les Questions dangereuses, dans une édition complétée d’une longue interview, Lionel Davoust nous offre un récit haut en couleur dans lequel la moindre énigme peut vous coûter la vie…

« Messieurs, si c’est un mancequetaire que vous cherchez, vous l’avez trouvé ! Allez-vous maintenant sortir de l’ombre ou faut-il que j’y aille vous quérir ? »

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La quête onirique de Vellitt Boe

Couve La Quête 1e et 4eTitre : La quête onirique de Vellitt Boe

Auteure : Kij Johnson

Illustrateur : Nicolas Fructus

Traductrice : Florence Dolisi

Éditeur : Le Bélial

Genre(s) : Fantastique

Nombre de pages : 200

Clarie Jurat a disparu. Nul ne sait où, mais il semblerait qu’elle se soit enfuie en compagnie d’un homme… un homme venu du monde de l’éveil. Au sein du Collège de femmes d’Ulthar, c’est la consternation : pareille fugue pourrait remettre en cause l’existence même de l’institution. Pour Vellitt Boe, le temps est venu d’abandonner ses atours confortables de professeure vieillissante au profit de sa défroque oubliée de voyageuse émérite ; retrouver son élève est impératif. Une quête qui la conduira loin, bien plus loin qu’elle ne l’imagine, d’Ulthar à Celephaïs, au-delà même de la mer Cérénarienne, jusqu’au trône d’une ancienne connaissance, un certain Randolph Carter…

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Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (7/10)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : La clé d’argent des contrées du rêve

Éditeur : éditions Mnémos 

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Nouvelle : Le Tabularium

Auteur : Laurent Poujois

Résumé : un Grand Rêveur part à la recherche d’un endroit qu’il a rêvé, mais qu’il ne parvient plus à atteindre seul.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

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Achel

Brassée au monastère de Notre-Dame de Saint-Benoît en Belgique, la Achel Blonde est l’une des rares bières trappistes au monde. En effet, pour avoir le privilège d’être considérée comme telle, la bière doit être brassée au sein d’une abbaye sous la vigilance de la communauté monastique de tradition cistercienne. Ce sont des conditions aujourd’hui extrêmement dures à réunir et seules 9 brasseries dans le monde peuvent prétendre à cette appellation très contrôlée mais synonyme d’une grande qualité et d’un respect total des traditions et du patrimoine brassicole. Comparé aux autres bières trappistes, le goût de la Achel blonde est simple et moins caractériel mais se laisse apprécier. Elle apparait dans le verre drapée d’une robe ambrée et présente ainsi un nez aromatique, rond et doux où l’on retrouve aisément la présence des esters, et les senteurs de malt assez doux qui évoquent des raisins bien mûrs de vendanges tardives. En bouche, l’entrée est agréable, franche, ronde, veloutée, douce avec une pointe d’amertume et d’âcreté évoquant une pelure de pamplemousse rose bien mûr. L’ampleur en bouche est longue avec un corps ample et on note une post-amertume pas trop sèche toutefois. Une douceur maltée miellée domine l’ensemble. A découvrir aussi, toujours dans le domaine des bières trappistes, la Westvleteren. Pour les amateurs, cette bière est une bière trappiste considérée comme une des meilleures au monde. Elle est donc forcément une des bières à goûter au moins une fois dans la vie d’un amoureux de la bière.

Blonde 8%

À l’oeil : robe ambrée avec une fine mousse couleur blanc cassé.
Au nez : aromatique et fruité, arômes de malts.
À la bouche : corps rond et velouté, saveurs douces d’agrumes.


Je ne connaissais pas l’auteur avant de lire cette nouvelle, et j’ai grandement apprécié sa plume. Le récit se déroule sur deux narrations : dans les Contrées des Rêves et dans la réalité. Si on oscille souvent entre les deux lieux et qu’on change également régulièrement de narrateur, j’ai trouvé que le tout était très bien mené. À aucun moment je ne me suis sentie perdue (même si on arpente le Dédale :p ) et j’ai fait un très agréable voyage aux côtés des personnages.

Le premier récit est celui d’un arpenteur qui a été engagé pour une expédition spéciale par un Grand Rêveur. Nous lisons son carnet de voyage. Le groupe explore le Dédale, partie des Contrées du Rêve dont personne n’est jamais revenu. L’arpenteur espère bien être le premier de son clan à réussir cet exploit et ramener ainsi nombre de connaissances inédites. Les motivations du Grand Rêveur ne sont cependant pas très claires. Qu’est-ce que ça cache?

La deuxième histoire se situe dans la réalité. Un homme relate à son médecin son aventure dans les Contrées du Rêve et sa quête pour retrouver une bibliothèque qu’il a vu une fois en rêve, mais qu’il ne parvient pas à atteindre à nouveau. L’auteur nous affirme qu’un rêveur peut mourir plusieurs fois dans les Contrées du Rêve, mais ces morts, parfois sans conséquence, peuvent également avoir de graves séquelles. On peut donc légitimement se poser la question de l’état de santé mentale du patient.

J’ai beaucoup aimé préparer l’expédition et découvrir le Dédale, un labyrinthe gigantesque dans lequel le moindre faux pas entraîne une mort certaine. Seul le Grand Rêveur s’y retrouve. Plus on avance, et plus le récit se fait sombre. Des tragédies surviennent, et la peur est de plus en plus présente chez les membres de l’expédition. J’ai apprécié cette ambiance particulière, lourde de croyances et de peurs ancestrales.

Certains événements sont racontés sous deux angles différents – celui du Grand Rêveur et celui de l’arpenteur -, mais je n’ai jamais eu d’impression de répétitions. Chaque partie ajoute un élément nécessaire et j’ai aimé la façon dont les deux parties s’entrecroisaient sans cesse. Ce n’est qu’à la fin que le titre de la nouvelle se dévoile et prend tout son sens.

Extrait

« Les rares éléments dont nous disposons pour décrire le Dédale proviennent donc des légendes échangées entre caravaniers autour des feux nocturnes. Elles racontent que la terre y est marquée d’immenses balafres au fond desquelles se tapissent des rêves oubliés et de plateaux inaccessibles où dansent des créatures amnésiques. Rien qui puisse être d’une quelconque utilité pour guider une caravane ! « 

Conclusion

J’ai particulièrement aimé découvrir le travail du clan des arpenteurs, partir en expédition dans le Dédale – terre méconnue des Contrées du Rêve – et parcourir ses sentiers obscurs et dangereux. Une double narration maîtrisée, entre Contrées du Rêve et réalité. Un très bon moment de lecture !

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Nouvelle 7/10

#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

  1. Urjöntaggur par Fabien Clavel
  2. Le rêveur de la cathédrale par Sylvie Miller et Philippe Ward
  3. De Kadath à la Lune par Raphaël Granier de Cassagnac
  4. Caprae Ovum par Alex Nikolavitch
  5. Les chats qui rêvent par Morgane Caussarieu
  6. Le Baiser du Chaos Rampant par Vincent Tassy

Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (6/10)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : La clé d’argent des contrées du rêve

Éditeur : éditions Mnémos 

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Nouvelle : Le baiser du Chaos Rampant

Auteur : Vincent Tassy

Résumé : une femme cherche à trouver le Chaos Rampant afin d’obtenir un baiser.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

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Dark Sister

Le Brussels Beer Project – en quelques mots ? Un projet participatif mettant la co-création en avant pour sortir des sentiers battus et amener une bonne dose de fraîcheur sur la scène brassicole belge !

L’idée est de puiser dans la co-création et de sortir du copy-paste du passé. Ce projet est fier d’être né en 2013 et non en l’an de grâce 1492 ! On respire un Bruxelles contemporain, cosmopolite qui bouge & évolue. La force de la Belgique était justement sa soif d’exploration gustative – ce serait dommage de s’endormir sur ses lauriers. Depuis quelques années, une nouvelle vague prend vie – audacieuse, collaborative – et challenge l’idée du goût.

La Dark Sister a commencé comme une blague lors de l’hiver 2013. On voulait faire une Christmas Beer sans bourrer d’alcool et d’épices et on a donc imaginé cette « evil twin » de la Delta avec plusieurs variétés de malt toastés/torréfiés pour assombrir son âme 😉  Les réactions de la communauté étaient sans appel : on ne pouvait pas ne pas la rebrasser ! La Vox Populi a triomphé et la Dark Sister est revenue d’outre terre !

Alc.: 6.66% vol
IBU 45
Amertume 3/4
EBC 120
Couleur : noire aux légers reflets rouges
CO2: 6.5 g/l
Effervescence 4/4

IBU = BITTERNESS The higher, the bitterer!

EBC = COLOUR The higher, the darker!

Co2CARBONATION The higher, the more bubbles!


Dois-je vraiment encore vous présenter Vincent Tassy, talentueux auteur d’Apostasie et d’Effroyable Porcelaine qui ont été d’énormes coups de cœur pour moi? Si j’ai commencé ce recueil, c’est avant tout pour pouvoir lire cette nouvelle en particulier, et je n’ai pas été déçue, loin de là !

La protagoniste de l’histoire parcourt les Contrées du Rêve dans l’espoir de trouver Kadath l’inconnue, son château d’onyx et plus précisément le Chaos qui rampe. Elle n’a qu’un rêve, que ce prince ténébreux l’embrasse et lui dise qu’il l’aime. Si elle convoite la même destination que Randolph Carter dans l’univers de Lovecraft, elle ne prendra cependant pas le même chemin pour atteindre la cité des Autres Dieux. Elle ressent au fond d’elle-même une connexion aux lieux qu’elle visite, mais aussi au messager des Dieux. Elle a des intuitions qui la guident dans son périple. Va-t-elle parvenir jusqu’à son bien-aimé? Quel accueil lui réservera-t-il? Il faudra lire la nouvelle pour le savoir 😉

La première chose qui m’a totalement séduite dans cette nouvelle est la plume de l’auteur. Ses phrases ont un rythme particulier, envoûtant et poétique, que je n’ai encore jamais retrouvé nulle part ailleurs et qui me fascine. Il décrit notamment des lieux des Contrées du Rêve, mais là où Lovecraft nous présente de magnifiques cités et des sous-sols angoissants, Vincent Tassy nous plonge au cœur de jolies ténèbres, nous faisant préférer le doux silence d’un cimetière au faste lumineux des villes féeriques.

Si l’auteur parvient à nous faire aimer les ténèbres plus que les rayons du soleil, il arrive également à faire passer Nyarlathotep pour un être désirable. Oui, je parle bien de l’horreur aux mille visages, le chaos rampant, être qui n’est absolument pas censé faire fantasmer (bien au contraire, vous devriez plutôt avoir envie de fuir en le voyant, voire vous perdriez la raison 😀 ). Et pourtant, il représente tout ce que la protagoniste recherche. C’est sa version du prince charmant, qui l’embrassera et l’emmènera loin de sa misère actuelle. L’auteur nous prouve encore une fois que la beauté est subjective et particulière à chacun.

On reconnait beaucoup d’éléments de l’univers de Lovecraft, qui sont assez décrits pour qu’un néophyte du monde Lovecraftien ne se perde pas, mais aussi pour que les fans retrouvent les créatures et les endroits qui les ont fait rêver (ou cauchemarder 😉 ). Mais cette nouvelle ne s’arrête pas à l’espace littéraire de Lovecraft, puisqu’elle explore également des éléments de sa vie, fictifs ou non.

Extrait

« Ce rêve, ce n’était pas le mien. C’était un songe de lumière, de douceur, de poésie, et je n’avais que faire de cela. J’étais venue, moi, pour le vertige et l’abîme. J’étais venue pour être glacée, écrasée par la nuit d’un atroce baiser. J’étais venue pour épouser les ténèbres. « 

Conclusion

La plume envoûtante de l’auteur nous guide à travers les endroits les plus sombres des Contrées du Rêve, dans une histoire qui aurait pu être un doux conte de fées, si le prince charmant n’avait pas été l’horreur aux mille visages. Une très belle ode à l’univers de Lovecraft !

coup de coeur

Nouvelle 6/10

#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

  1. Urjöntaggur par Fabien Clavel
  2. Le rêveur de la cathédrale par Sylvie Miller et Philippe Ward
  3. De Kadath à la Lune par Raphaël Granier de Cassagnac
  4. Caprae Ovum par Alex Nikolavitch
  5. Les chats qui rêvent par Morgane Caussarieu

Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (5/10)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : La clé d’argent des contrées du rêve

Éditeur : éditions Mnémos 

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Nouvelle : Les chats qui rêvent

Auteure : Morgane Caussarieu

Résumé : un chaton tente de rejoindre la cité d’Ulthar.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉 Cette semaine, je vous présente la bière de ma ville !

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Mam’zelle Bibiche

C’est dans le petit village belge de Romerée, aux confins de la province de Namur, que la Brasserie des Eaux Vives a vu le jour à la fin de l’année 2015. Près de quatre années de travaux ont été nécessaires à la restauration d’une vieille grange du début du XVIIIe siècle. C’est sous cette charpente multicentenaire, dans ce berceau qui ne cesse d’embellir, qu’à l’aube de 2016, nous avons porté sur les fonts baptismaux notre petite première qui porte désormais le doux nom de Mam’Zelle Bibiche.

Notre Mam’Zelle Bibiche est une bière blonde qui titre environ 7°. Avec sa belle couleur dorée, fruit d’une recherche passionnée, elle est brassée sans ajouts d’épices, de sucres ou d’adjuvants. 100% pur malt, elle s’enrichit d’un houblon élevé à quelques kilomètres de la brasserie qui lui confère un authentique ancrage local. Refermentée en bouteille, elle se sert en ne négligeant pas les levures qui tapissent le fond de la bouteille et se déguste de préférence vers 8 à 10 °C. Cette fraîcheur, une jolie mousse dense et un nez fruité et floral annoncent une dégustation prometteuse se terminant par une belle amertume rafraîchissante.


J’ai découvert la plume de Morgane Caussarieu grâce à sa novella « Les Enfants de Samedi » dans Black Mambo, puis je n’ai pas pu m’empêcher de dévorer Je suis ton ombre et Dans les veines. J’avais donc hâte de lire cette nouvelle pour me replonger dans l’univers sombre et dérangeant de l’auteure.

La nouvelle commence avec la mort de toute une portée de chatons. (Histoire de donner le ton :p ) Le Vieil Homme tue les nouveau-nés pour éviter leur prolifération dans son appartement. Comment le narrateur échappe à ce triste sort, on ne le sait pas. Le Vieil Homme ne s’occupe plus vraiment de ses chats depuis qu’il a trouvé un mystérieux grimoire et qu’il est allé dans le trou au fond de la cave. C’est dans cette atmosphère de mort et de famine, où chaque jour est un combat pour survivre, que le chaton rescapé grandit. Il espère un jour pouvoir rejoindre Ulthar, la cité où on ne tue pas les chats, mais il n’y parvient pas par le rêve. Une seule issue lui semble possible : le trou dans la cave que le Vieil Homme tente de sceller depuis qu’il y a pénétré.

Vu les antécédents des personnages animaux dans les livres de Morgane (je repense notamment à ce pauvre poney dans Je suis ton ombre 😮 ), je ne m’attendais pas à ce que les chats présentés aient vécu une vie heureuse. Ils sont dans un environnement sale, hostile, où celui qui prend la nourriture aux autres est celui qui survit. Les scènes de cannibalisme ne sont pas rares. Le Vieil Homme les nourrit à peine et n’hésite pas à les frapper à mort lorsqu’il est contrarié. Le narrateur est dans une situation miséreuse dès le départ, où la mort est au rendez-vous quotidiennement. On se dit que ça ne pourrait pas être pire pour lui, mais ça serait mal connaître Morgane Caussarieu ! De sa plume sombre et cruelle, elle explore les ténèbres de l’univers de Lovecraft et on n’en ressort pas indemne.

La vie des chats s’organise comme une mini-société où chacun joue son rôle : la plus vieille, Bastet, est également la plus sage et on la respecte, car elle est la mémoire vivante de l’appartement. Elle a arpenté les Contrées du Rêve et connait les chemins vers Ulthar. Les chatons boivent ses paroles et ne rêvent que d’une chose : aller dans la merveilleuse cité où les chats sont respectés, quoi qui leur en coûte. N’importe quoi leur semble mieux que leur vie actuelle.

Le protagoniste n’a jamais quitté l’appartement, il ne sait pas ce qu’est le monde extérieur. J’avais de la peine pour ce petit chat qui n’a jamais rien connu d’autre que la misère et qui se laisse bercer par les illusions qu’on lui insuffle. Il est naïf et courageux, c’est ce qui le poussera à tenter sa chance et à prendre tous les risques pour rejoindre un monde un tant soit peu meilleur. Il en voit d’ailleurs des choses dans cette cave ! Arrivera-t-il a son but? Quels obstacles rencontrera-t-il pour y parvenir? À vous de le découvrir 😉 Je peux juste vous dire que ça vous donnera des frissons dans le dos !

Extrait

« Les Hommes torturent, affament, et éliminent les chats, me serinait ma mère comme une vérité, une règle. C’était notre lot. Voilà pourquoi il nous fallait nous reproduire vite, en cachette, dissimuler les petits sous l’évier, sous le canapé râpé par plusieurs générations de griffes, à peine étaient-ils nés. Mais il existait une cité où les Hommes, conformément à une loi ancestrale, n’avaient pas le droit de tuer les chats et cette cité s’appelait Ulthar. Les chats couraient librement dans les rues, les chats étaient les rois. »

Conclusion

Une nouvelle qui m’a beaucoup plu : un chaton naïf, mais courageux qui tente une quête vers l’impossible, une atmosphère ténébreuse et angoissante, un monde cruel et violent, une écriture à l’encre sombre des Contrées du Rêve.

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Nouvelle 5/10

#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

  1. Urjöntaggur par Fabien Clavel
  2. Le rêveur de la cathédrale par Sylvie Miller et Philippe Ward
  3. De Kadath à la Lune par Raphaël Granier de Cassagnac
  4. Caprae Ovum par Alex Nikolavitch

Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (4/10)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : La clé d’argent des contrées du rêve

Éditeur : éditions Mnémos 

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Nouvelle : Caprae Ovum

Auteur : Alex Nikolavitch

Résumé : la quête d’un rêveur.


Bière de la semaine

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Nostradamus

Fermentation haute – spéciale – brune légèrement voilée – 9,5% – Brasserie Caracole Mousse abondante, tenant bien, de couleur crème aux bulles serrées et dégagement gazeux important déterminent l’aspect visuel de cette brune. Au nez, elle développe un fruité complexe empreint d’une certaine douceur et souligné par des notes de moka, de réglisse et d’anis. Piquante, ronde et pleine en bouche, elle dégage une amertume équilibrée, prolongée en fin de bouche où elle s’accompagne d’accents de moka et de réglisse.


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Je ne connaissais pas la plume d’Alex Nikolavitch avant de lire cette nouvelle, mais j’étais très intriguée par sa prochaine  publication (sortie prévue le 4 mai) aux Moutons Électriques : L’Île de Peter. Cette nouvelle m’a permis de découvrir un peu son style d’écriture et m’a confortée dans l’idée que j’allais me procurer son roman ! 🙂

Le titre de la nouvelle est intriguant : Caprae Ovum, l’œuf de la chèvre. Si on se réfère à la mythologie Lovecraftienne, Shub-Niggurath (nommé « la chèvre noire (ou le bouc noir) des bois aux mille chevreaux ») est la déité qui se rapproche le plus de la chèvre. Par contre, par la description que l’auteur en fait, on a plutôt l’impression de se retrouver face à une incarnation du Diable de notre réalité, plutôt qu’à une masse en ébullition pleine de tentacules et portée par des pattes de bouc. Le dessin présenté à la fin de la nouvelle rappelle également l’image de Satan plutôt qu’une abomination Lovecraftienne.

On ne sait pas qui est le narrateur du récit, par contre, on se rend vite compte qu’on se trouve dans les contrées du rêve et que le protagoniste est un rêveur qui maîtrise aisément les codes de ce monde. Il semble même pouvoir contrôler son rêve, aller aux endroits qu’il veut visiter en y pensant très fort. Il ne peut cependant éviter certains pièges et rencontres malvenues. J’ai apprécié que l’auteur décrive les chats sous leur vrai visage : des êtres manipulateurs et antipathiques qui dédaignent les humains. 😀

J’ai beaucoup aimé me promener dans les contrées du rêve avec le personnage principal. On en découvre des lieux importants, mais aussi des petits recoins cachés. On rencontre aussi sa faune. Les descriptions proposées présentent assez bien le monde, sans s’éterniser non plus. J’ai aussi apprécié le mystère qui plane sur tout le récit. Au départ, on a juste l’impression d’errer sans but au milieu d’endroits étranges, mais petit à petit, les éléments se mettent en place et l’objet de la quête se dévoile. Ce n’est qu’à la toute fin qu’on découvre enfin les intentions du narrateur !

La fin est assez frustrante, puisque le personnage principal trouve ce qu’il cherchait, mais il lui reste encore à la sortir des contrées du rêve et à parvenir à l’utiliser à ses propres fins. On s’arrête un peu trop vite à mon goût, tellement de choses auraient encore pu se passer ! Cela laisse néanmoins beaucoup de possibilités à explorer pour notre imagination.

Extrait

« Mentalement, il se représenta l’atlas et la carte, aussi précisément qu’il le pouvait. Méridiens et lignes de crêtes lui revinrent avec clarté, et il entreprit de les convertir en paysages. Bientôt, le paysage vu par son œil intérieur coïncida trait pour trait avec celui qui se déployait au-dessous de lui. Disparus, les reliefs de grès rose du bord de mer, disparue la mer elle-même. Au pied de hautes montagnes escarpées s’étalait le lac maudit dont les eaux noires reflétaient le dais de la nuit. »

Conclusion

Un titre intrigant, une visite atypique des contrées du rêve orchestrée par un rêveur qui peut contrôler ses déplacements dans les songes, une quête dont le but se dévoile petit à petit, j’ai passé un très bon moment de lecture avec cette nouvelle !

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Nouvelle 4/10

#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

  1. Urjöntaggur par Fabien Clavel
  2. Le rêveur de la cathédrale par Sylvie Miller et Philippe Ward
  3. De Kadath à la Lune par Raphaël Granier de Cassagnac

Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (3/10)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : La clé d’argent des contrées du rêve

Éditeur : éditions Mnémos 

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Nouvelle : De Kadath à la Lune

Auteur : Raphaël Granier de Cassagnac

Résumé : le narrateur quitte Kadath pour retrouver son amour perdu.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉 Cette semaine, je vous présente la bière de ma ville !

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La communauté étudiante de Gembloux a la particularité de commercialiser sa propre bière. Une équipe de six jeunes, beaux et forts étudiants sont en charge de la « Bière de l’Abbaye de Gembloux ».

Ce divin nectar est une bière ambrée à 8% alcool/vol. Elle est vendue en bouteilles de 75 cl, 33 cl et même en fût (15 l). Elle est brassée par la brasserie Lefebvre avant d’être amenée au sein de la Faculté de Gembloux où elle est stockée. Elle est ensuite vendue aux étudiants ou aux grandes surfaces et petits commerces de Gembloux.

Naturelle et sans colorants, la Bière de l’Abbaye de Gembloux est brassée selon une méthode ancestrale, avec les meilleurs malts et houblons, elle refermente dans sa bouteille. Lentement mais sûrement, le dépôt de levure se forme. Il est la preuve de la richesse et de la qualité de cette bière au goût exceptionnel.

Qu’elle soit fraîche, aux environs de 5°, ou légèrement chambrée, vers 10°, servez-la dans son verre et laissez la mousse s’épanouir généreusement, éclatante de tous ses parfums…


De Kadath à la Lune est la plus courte nouvelle du recueil : elle fait seulement 5 pages ! Sa troisième page est ornée en arrière-plan d’une Lune géante. Le narrateur part de Kadath et parcoure les contrées du rêve pour retrouver son amour perdu.

Je n’ai pas particulièrement apprécié cette nouvelle. Je pense que je manque encore de culture Lovecraftienne pour en comprendre tous les aspects. J’ai pour le moment lu la plupart des nouvelles de Lovecraft concernant les contrées du rêve, mais il me reste la Quête Onirique de Kadath l’inconnue à lire, qui est quand même un gros morceau. :p

Quand le narrateur voyage dans les contrées du rêve au début du texte, j’ai eu l’impression que l’auteur nous faisait une liste de tous les lieux et personnages qu’il connaissait dans l’univers Lovecraft. Je n’ai pas découvert ses lieux étranges, j’ai l’impression de les ai juste effleurés, puis d’avoir passé mon chemin et cela m’a un peu frustrée.

Ce texte m’a un peu rappelé la nouvelle Le bateau blanc de Lovecraft, avec ce personnage qui quitte son village pour voyager sur un bateau avec un inconnu et qui découvre des villes plus merveilleuses les unes que les autres, mais qui veut toujours aller plus loin, pour voir des choses encore plus extraordinaires. Il finit par revenir à son point de départ, plus mal qu’avant et sans espoir de retour dans les contrées qu’il a tant aimées. C’est exactement pareil ici : le narrateur quitte sa place de choix pour retrouver son amour perdu qu’il idéalise. Il va toujours plus loin pour la récupérer, mais finit privé de contrées du rêve, condamné à errer dans la réalité.

À partir du moment où on se trouve dans la réalité, je n’ai plus trop compris ce qu’il se passait. Le protagoniste cherche toujours son amour, mais c’est une ombre qu’il trouve. Je n’ai pas du tout compris la fin de la nouvelle non plus. :/ Le texte est signé l’Innomé, mais je n’ai pas encore rencontré ce personnage et n’y ai pas trouvé de lien avec un autre texte de Lovecraft… Si quelqu’un peut m’aider à comprendre tout ça ou du moins m’aiguiller vers les textes de référence, je suis preneuse !

Extrait

« Je n’aurais jamais dû quitter Kadath. Jamais. Je te le dis. Jamais. Jamais je n’aurais dû quitter Kadath. Quelle folie me prit ce jour-là, d’embarquer sur la nef du capitaine Omen, au port du Bout du Monde? Que ne restai-je plutôt en plein essor, au faîte de mon éminence? Pourquoi quittai-je mes rêveurs, de plus en plus nombreux? »

Conclusion

Une nouvelle très (trop?) courte, une énumération de lieux et de personnages de Lovecraft sans se plonger dans l’univers, un retour à la réalité brutal et une fin que je n’ai pas trop comprise, cette nouvelle ne m’a pas convaincue. :/

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Nouvelle 3/10

#FungiLumini


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  1. Urjöntaggur par Fabien Clavel
  2. Le rêveur de la cathédrale par Sylvie Miller et Philippe Ward