L’enterrement des étoiles

Titre : L’enterrement des étoiles

Auteur : Christophe Guillemain

Illustrateur : Abel Klaer

Éditeur : Mnémos

Genre(s) : fantasy mystique

Nombre de pages : 304

L’annonce de la fin est proche. À la cité des Héritiers, le roi Jenophon reçoit la visite de l’oracle annonciateur. C’est le moment que choisit un cirque pour s’installer non loin et offrir un moment de joie. Mais face à l’obscurité qui s’étend, cette compagnie de monstres de foire devra trouver la lumière intérieure, l’unité et l’harmonie, ultimes espoirs d’un pays au bord du gouffre. Dans la nuit d’encre, les étoiles éphémères seront portées par ceux que la société rejette pour leurs différences.

Avec ce premier roman, Christophe Guillemain nous embarque dans un récit aux person­nages forts et attachants où les monstres ne sont jamais ceux qu’on croit. L’Enterrement des étoiles est un bestiaire à la fois sublime et horrifique dans une atmosphère gothique de fin du monde.

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Le jour où l’humanité a niqué la fantasy #PLIB2022

Titre : Le jour où l’humanité a niqué la fantasy

Auteur : Karim Berrouka

Illustrateur : Diego Flavio Tripodi

Éditeur : ActuSF

Genre(s) : fantasy

Nombre de pages : 432

#ISBN9782376863199

Au départ, il y a un lutin qui hurle « Vous avez niqué la fantasy ! » alors qu’il retient en otage plusieurs personnes dans une bibliothèque. Et puis il y a le coup d’un soir d’Olga qui se met à déconner et à foutre le feu à son appartement, avant d’aller brouter les pissenlits par la racine. Et il y a aussi les trois punks Jex,
Skrook et Pils qui doivent jouer au Festival du Gouffre tandis qu’il se passe de drôles de trucs dans la forêt d’à côté.

Karim Berrouka, auteur du Club des Punks contre l’apocalypse zombie (prix Julia Verlanger) revient avec Le jour où l’humanité a niqué la fantasy. Membre émérite de la World Grouilleux Academy of Fariboles et professeur de fantasy appliquée à Normal Sub, livre ici un récit autobiographique indispensable pour la compréhension de l’univers et le salut de l’humanité.

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Désolation

desolationTitre : Désolation

Auteur : Jean-Philippe Jaworski

Illustrateur : Melchior Ascaride

Éditeur : Les Moutons électriques

Genre(s) : roman graphique fantasy

Nombre de pages : 144

Dans l’univers du Vieux Royaume, un bel hommage à Tolkien.

Pour une caravane de montagne, c’est une solide bande : vingt guerriers nains bardés de fer, trente gnomes chargés comme des baudets et autant de mules qui croulent sous les paquetages. Pourtant, un calme lugubre fige le camp : ni chanson à boire, ni chamaillerie, ni plaisanterie salace. Ils ont la frousse.

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Rocaille

couva5siteTitre : Rocaille

Autrice : Pauline Sidre

Illustratrice : Cindy Canévet

Éditeur : Projet Sillex

Genre(s) : fantasy

Nombre de pages : 490

Gésill ne dort plus depuis qu’il est mort.

Assassiné puis ramené à la vie par les Funestrelles, des brigands sans scrupules qui voudraient le voir reprendre son trône, l’ancien roi Gésill n’a plus goût à rien.

Son sang vert, autrefois seule source de végétation de la Rocaille, s’est tari. Il pourrit. Seul un représentant des Magistres, ces êtres mythiques exterminés par les ancêtres de Gésill, pourrait y remédier.

Aussi, lorsque les Funestrelles, accompagnés du défunt, se mettent en quête de trouver un jeune homme qu’on dit leur dernier descendant, ils sont loin d’imaginer que leur découverte ébranlera toutes leurs certitudes. Sur la Rocaille comme sur eux-mêmes.

Dans ce premier roman aux allures de fable baroque, Pauline Sidre dépeint un monde où se confrontent le vert et l’aride, jusque dans l’âme des protagonistes. Brillant par son écriture évocatrice et la puissante envie d’émancipation de ses personnages, Rocaille est un enchantement : une émeraude au milieu de la roche.

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Fantasy & Histoire(s)

68829Titre : Fantasy & Histoire(s)

Sous la direction d’Anne Besson.

Éditeur : ActuSF

Genre(s) : actes de colloque

Nombre de pages : 441

La fantasy, ou « l’histoire-fiction » ?

Ce livre rassemble les actes du premier colloque universitaire organisé dans le cadre du Festival des Imaginales, entièrement consacré à la fantasy sous l’angle de ses rapports avec l’Histoire.

Seize articles de spécialistes s’intéressent aussi bien aux romans (Eddison, Tolkien, Le Guin, Rowling) qu’aux formes audiovisuelles ou encore au vaste domaine du jeu de rôle et des reconstitutions historiques.

Érudit mais très accessible, il donne un éclairage nouveau sur ce genre, actualisant sa place dans les littératures de l’imaginaire.

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Légendes Faës, volume 1 : La Chienne de l’Ombre

la-chienne-de-l-ombreTitre : Légendes Faes, volume 1 : La Chienne de l’Ombre

Auteure : Manon Elisabeth d’Ombremont

Illustratrice : Antera

Éditeur : L’Ivre Book

Genre(s) : dark fantasy

Nombre de pages : 228

Faëry, sous le règne de l’Empereur Fenrír.
Melyan est une bâtarde. Mi-fomoire mi-fée, elle a pour unique ambition de devenir une grande guerrière, digne de son héritage.
Elyalë est une banshee. Magicienne aux pouvoirs terrifiants, elle est aussi la martyre de l’Empereur.

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Yzé, tome 2 : le projet Ultima

91II1jNtDALTitre : Yzé, tome 2 : le projet Ultima

Auteur : Florent Marotta

Éditeur : Taurnada éditions

Genre(s) : Fantasy

Nombre de pages : 268

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ? Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

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Véridienne

livre-veridienneTitre : Véridienne

Auteure : Chloé Chevalier

Illustrateur : Melchior Ascaride

Éditeur : Les Moutons Électriques

Genre(s) : fantasy

Nombre de pages : 384

Au bord de l’implosion, le royaume du Demi-Loup oscille dangereusement entre l’épidémie foudroyante qui le ravage, la Preste Mort, les prémisses d’une guerre civile, et l’apparente indifférence de son roi.

Les princesses Malvane et Calvina, insouciantes des menaces qui pèsent sur le monde qui les entoure, grandissent dans la plus complète indolence auprès de leurs Suivantes. Nées un jour plus tard que les futures souveraines auxquelles une règle stricte les attache pour leur existence entière, les Suivantes auraient dû être deux. Elles sont trois. Et que songer de la réapparition inopinée du prince héritier, Aldemor, qu’une guerre lointaine avait emporté bien des années auparavant ? Avec lui, une effroyable réalité rattrape le château de Véridienne, et le temps arrive, pour les Suivantes et leurs princesses, d’apprendre quels devoirs sont les leurs.

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Fleurs au creux des ruines

Fleurs-au-creux-des-ruinesTitre : Fleurs au creux des ruines

Auteure : Chloé Chevalier

Éditeur : Les Moutons électriques (collection Hélios)

Genre(s) : fantasy

Nombre de pages : 128

Près des forêts anciennes où chassent les premiers hommes, dans le roc des montagnes, on creuse les fondations des royaumes à venir. On y rêve de concorde, d’arts et d’amour, on y bâtit palais, ponts et destinées. Les siècles passent. Ores vient la fin des temps, le sol tremble, la mer bout, et s’écroulent les cités qu’on croyait éternelles, en une pluie de poussière plus sombre que le jour. Mais des cendres renaît l’espoir, et s’amorce un nouveau cycle. Fleurs au creux des ruines nous conte l’histoire du Demi-Loup.

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La Passe-Miroir : Les fiancés de l’hiver

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Titre : La Passe-Miroir
Sous-titre : Les fiancés de l’hiver
Auteur : Christelle Dabos
Editeur : Folio
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 608
Mots-clés : Fantasy, romance, pouvoirs, lecture, citadelle, complots

Quatrième de couverture

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

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Avec la sortie du troisième opus de La Passe-Miroir, il était plus que temps que je me lance dans cette série ! Une occasion que j’ai saisie lorsque @fungilumini m’a offert le premier volet – Merciiii ❤ A la lecture de ce roman, je suis redevenue une adolescente passionnée par une série jusqu’au point de ne pouvoir m’empêcher de lire jusqu’à des heures incongrues ! Cela donne déjà le ton de mon avis 😉

Est-il réellement nécessaire de revenir sur l’histoire alors que ma chronique se perdra dans les centaines d’autres déjà disponibles ? :p Je préfère vous parler de cet univers qui m’a conquise, de ces personnages qui m’ont tenue par la main tout le long, de ces retournements de situation qui m’ont surprise plus d’une fois et de toute la passion qui m’a animée entre les lignes de Christelle Dabos.

Parlons donc d’abord de l’univers de La Passe-Miroir. On comprend qu’il s’agit probablement d’un lointain futur de notre planète où Dieu semble avoir fait une bêtise en détruisant le monde en plusieurs morceaux. De celui-ci, il ne reste que des « arches », plus ou moins gouvernées par des êtres immortels et aux pouvoirs fabuleux. De leur descendance sont nés les nouveaux hommes, chacun doté également d’une partie de ces fameux pouvoirs. Sur l’arche d’Anima, les pouvoirs sont tous liés à l’animisme, à la manipulation d’objet. Ophélie, notre héroïne, est une « liseuse » – elle peut lire le passé des objets – et sa tante Roseline peut, elle, réparer toutes formes de papier. Au Pôle, les pouvoirs sont nombreux et divisent la société en plusieurs clans qui se vouent une haine mutuelle : les Dragons, avec leur force inouïe, les Illusionnistes qui modifient à leur gré la réalité, les membres de la Toile qui partagent leurs esprits, … Et l’on sait déjà que sur une autre arche, il existe des architectes incroyables ! Le monde qui nous est dévoilé dans le premier tome n’est donc qu’une petite partie de son étendue réelle ! La fantasy qu’on y retrouve est très bien construite et entre dans les détails, ne laissant la place à aucun doute. Je dois dire que j’ai été charmée par chaque partie de cet univers et qu’il me tarde d’en connaitre davantage ! Tout en voguant entre les pages, j’ai retrouvé les sensations que j’avais lorsque j’étais plus jeune et que je dévorais les Sigrid de Serge Brussolo ou encore les Harry Potter. Il était impossible pour moi de m’arrêter de lire et d’avoir des étoiles dans les yeux en permanence.

Au niveau des personnages, j’ai adoré Ophélie ! Une héroïne loin des clichés qui arbore fièrement qui elle est, avec ses défauts et ses qualités ! Elle n’est pas belle, ne semble avoir aucun charme physique, et ne s’améliore pas spécialement avec le temps. Pourtant, même si on le comprend bien via les descriptions, je n’ai pu m’empêcher de l’imaginer jolie, mais dans toute sa simplicité ; un peu comme Sophie dans Le Château de Hurle de Diana Wynne Jones. J’ai également adoré son caractère ! Un peu gauche dans tout ce qu’elle entreprend, elle se montre tout de même déterminée et rigoureuse. Loin d’être une soumise comme on aimerait nous le faire croire, elle prend son destin en main et est bien décidée à en rester maitre quoiqu’on puisse lui imposer. J’ai particulièrement aimé cet aspect-là, qui fait d’elle une héroïne parfaite pour cette histoire où les complots, les mensonges et les menaces sont ordinaires.

J’aime également beaucoup Thorn, le fiancé d’Ophélie. Il a des allures de Bête, de La Belle et la Bête, ou encore de Laurent dans Prince captif :p Il est froid, distant, calculateur et semble dénué de cœur. Pourtant, on se doute qu’il cache au fond de lui une sensibilité que lui-même ignore. Dans ce premier opus de La Passe-Miroir, on ne découvre encore qu’une once de son passé et de ses objectifs personnels. Ce protagoniste mérite d’être davantage développé dans les tomes suivants et j’ose espérer qu’il l’est !

Les autres personnages secondaires ont également beaucoup d’intérêt. La tante Berenilde, le chevalier, Renard, Gaëlle, Pistache, Archibald, la mère Hildegarde, Farouk, … Ils ont tous leur particularité qui fait qu’on les aime ou les déteste. On se passionne pour l’histoire personnelle de chacun et on s’attache à eux malgré leurs actions qui portent parfois préjudice à notre héroïne. J’aurais simplement aimé que l’écharpe soit un peu plus présente, plus attachante, car il manque très certainement un petit compagnon de route à Ophélie.

Au niveau des évènements qui prennent place tout au long de ce premier roman, il faut dire qu’on est servi. On découvre en même temps qu’Ophélie tout l’univers qui s’étend devant elle et toutes les magouilles qui se déroulent sous son nez. Si j’ai été agréablement surprise devant ces nouveautés et par les nombreux retournements de situations, j’ai tout de même trouvé le temps long par moments. Finalement ce premier tome est plutôt lent et installe davantage la scène de toute l’action future. J’ai davantage dévoré ce tome pour comprendre rapidement les tenants et les aboutissants que parce que l’histoire était fondamentalement passionnante. La relation entre Ophélie et Thorn est d’ailleurs très morne, quasiment inexistante – une petite déception. J’espère que le deuxième tome sera plus chargé en rebondissements et sera à même de me donner envie de me jeter sur le troisième volume !

Si j’ai été séduite par les personnages et par l’univers dans lequel ils évoluent, j’aurais tout de même souhaité avoir plus d’action et avancer plus rapidement dans l’histoire. Pourtant le dernier chapitre m’a réellement tenu en haleine ! J’ai terminé Les fiancés de l’hiver dans le même état d’esprit qu’un dernier épisode de Game of Thrones. Il me fallait la suite immédiatement ! Heureusement que j’avais prévu le coup en achetant la suite ! Malgré le 01h30 du matin qu’affichait mon horloge, cela ne m’a pas empêché de lire le premier chapitre et de mon plonger directement dans Les Disparus du Clairdelune !

J’oublie d’évoquer l’écriture de Christelle Dabos qui m’a fait vibrer tout au long du roman. Riche en vocabulaire, son style est prenant, nous fait voyager dans ses descriptions et nous fait ressentir tension, peur, douleur, étonnement et inquiétude. Pour un premier roman, je trouve qu’elle se débrouille avec brio et sait captiver son lectorat ! J’ai aussi beaucoup apprécié d’avoir un arbre des relations ainsi qu’un plan de la Citadelle, qui donne une meilleure idée de l’environnement.

Citations

« Résignée ? Pour être résignée, il faut accepter une situation, et pour accepter une situation, il faut comprendre le pourquoi du comment. Ophélie, elle, ne comprenait rien à rien. Quelques heures auparavant, elle ne se savait pas encore fiancée. Elle avait l’impression d’aller au-devant d’un précipice, de ne plus s’appartenir du tout. Quand elle risquait une pensée vers l’avenir, c’était l’inconnu à perte de vue. Abasourdie, incrédule, prise de vertiges, ça oui, elle l’était, comme un patient à qui l’on vient de diagnostiquer une maladie incurable. Mais elle n’était pas résignée. »

« Ce fut quand Ophélie s’assit devant son assiette qu’elle prit conscience de la présence de Thorn, attablé en face d’elle. Il s’était tellement fondu dans la pénombre ambiante, qu’elle ne l’avait pas remarqué. Il était méconnaissable.
Sa crinière, courte et pâle, ne batifolait plus comme de la mauvaise herbe. Il avait rasé la barbe qui lui mangeait les joues, de telle façon qu’il n’en restait qu’un bouc taillé en forme d’ancre. La grossière pelisse de voyage avait cédé la place à un étroit veston bleu nuit à haut col, d’où s’évadaient les manches amples d’une chemise impeccablement blanche. Ces habits raidissaient plus encore son grand corps maigre, mais ainsi Thorn ressemblait plus à un gentilhomme qu’à un animal sauvage. La chaîne de sa montre à gousset et ses boutons de manchette accrochaient la lumière des chandelles. »

« – La cour ! souffla Roseline en grattant le papier de sa plume. Un bien joli mot pour désigner une grotesque scène de théâtre où les coups de poignard se distribuent dans les coulisses. »

Conclusion

J’ai adoré ce premier volet de la saga de La Passe-Miroir, la nouvelle série fantasy évènement ! L’univers et les personnages m’ont principalement charmée durant toute ma lecture. Seul petit bémol, la lenteur de l’action. L’histoire met du temps à réellement démarrer, installant davantage des bases solides à un récit plus important. J’ose espérer que le deuxième tome sera plus friand en actions et rebondissements ! Un premier tome qui annonce une série très prometteuse ! Je fonce dévorer la suite !

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#Yuixem