Nuage

NUAGE_couvertureTitre : Nuage

Auteur : Emmanuel Jouanne

Illustrateur : Jef Benech

Éditeur : La Volte

Genre(s) : SF, étrange

Nombre de pages : 334

Drôle de planète que Nuage. Lorsque le long-courrier interstellaire Foyer, doux foyer s’en approche, elle commence par prévenir : petite planète sans/intérêt touristique. S’y attarder serait ridicule.

Puis, comme pour se démentir, Nuage explose de feux d’artifice, projette des tonnes de confiserie dans l’espace et fait surgir de sa surface une fête foraine avec une Grande Roue de dimension planétaire.

Et lorsque le navire en perdition se sera posé à sa surface pour bientôt la traverser, ses passagers vont devoir apprendre à vivre avec l’imprévisible des trente mille étages de ce monde très concentrique : Nuage est une planète volage. Pour la plupart, ce sera dur. Sauf pour Prune, la petite fille folle qui ne fait pas la différence entre une abstruction et une obstruction et dont Washington, capitaine du navire, est secrètement amoureux.

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Papier Noir, Lueur D’espoir

preview-2Titre : Papier Noir, Lueur D’espoir

Auteure et illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : fantastique/ jeunesse

Nombre de pages : 112

Numa, orphelin de 12 ans mystérieux et atypique trouve du réconfort dans le papier qu’il sculpte à longueur de temps et dans son amitié pour Emi.
Un jour, celle-ci chute d’un arbre et tous pensent le garçon coupable.
Désespéré, Numa fuit vers la Forêt Hurlante.
Perdu dans le noir. Brisé par la tristesse, la solitude et la peur. Il fait la connaissance d’une étrange créature : le Corbu.
Trouvera-t-il le chemin vers la paix ou s’abandonnera-t-il complètement au destin cruel que Mélancolie et Bile Noire lui réservent ?

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Le Camp

9782266275255ORITitre : Le Camp

Auteur : Christophe Nicolas

Éditeur : Pocket

Genre(s) : thriller paranormal

Nombre de pages : 416

Un homme sort de terre, décharné, nu, un collier de métal autour du cou. Rassemblant ses dernières forces, il escalade un grillage et fuit, enfin libre. Le lendemain, il est retrouvé mort. Six ans plus tard. Flora emménage dans la maison familiale au lieu-dit La Draille. Cyril est venu l’aider, et Marie, sa compagne, doit les rejoindre le lendemain. Mais à son arrivée, Cyril et Flora ont disparu. Le village est désert. Vidé de tous ses habitants au cours de la nuit. L’armée, une horreur indicible et la lâcheté des hommes séparent désormais Cyril et Marie.

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Curiosities

curiositiesTitre : Curiosities

Auteur et illustrateur : Benjamin Lacombe

Éditeur : éditions Daniel Maghen

Genre(s) : artbook / monographie

Nombre de pages : 304

Curiosities est le premier Art-book de Benjamin Lacombe, illustrateur phare de la nouvelle illustration Française.

Regroupant une grande variété de travaux résumant ses 15 premières années de carrière, ce livre nous permet de rentrer dans l’univers inventif de cet infatigable créateur. Reprenant certaines de ses illustrations les plus célèbres issues de la trentaine de livres et albums qu’il a illustrés, l’ouvrage propose aussi de nombreux dessins totalement inédits pour le grand public provenant de ses recherches, croquis, travaux pour des films d’animation ou projets inaboutis. S’étalant sur un très grand registre graphique allant de la peinture, à l’affiche en passant par le volume, la scénographie de lieux et d’expositions ou la création de collections de vêtements ou d’objets, ce catalogue d’une grande richesse permet de mieux appréhender cet artiste unique.

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Coraline

Coraline-Chris-Riddell-CoverTitre : Coraline

Auteur : Neil Gaiman

Illustrateur : Chris Riddell

Éditeur : Bloomsbury (lu en VO)

Genre(s) : jeunesse fantastique

Nombre de pages : 192

Coraline vient d’emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n’ont pas le temps de s’occuper d’elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant…

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Gravity Falls : Journal 3

61MKoIjoo5LTitre : Journal 3

Auteurs : Alex Hirsch, Rob Renzetti

Illustrateurs : Andy Gonsalves, Stéphanie Ramirez

Éditeur : Disney Press

Genre(s) : Journal graphique fantastique

Nombre de pages : 288

Lu en VO, n’existe pas encore en français.

Journal 3 brims with every page ever seen on the show plus all-new pages with monsters and secrets, notes from Dipper and Mabel, and the Author’s full story. Fans of Gravity Falls will simply love this 288-page full-color jacketed hardcover version of Journal 3! Plus the book jacket doubles as an exclusive poster!

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Billy Brouillard, Les comptines malfaisantes – coffret 1

billy-brouillard-les-comptines-malfaisantes-01Titre : Billy Brouillard, Les comptines malfaisantes – coffret 1

Auteur et illustrateur : Guillaume Bianco

Éditeur : Soleil éditions (collection Métamorphose)

Genre(s) : conte fantastique/ jeunesse

Nombre de pages : 144 (3 livrets)

Les comptines malfaisantes sont au nombre de treize. Leurs origines demeurent mystérieuses… Mais certains prétendent qu’elles auraient été écrites par le Diable lui-même, afin de punir les enfants dissipés. Quatre d’entre elles ont été retranscrites, et vous sont révélées aujourd’hui. Les neuf autres suivront au fil du temps. Ne soyez pas surpris, car comme certains contes populaires, la morale de ces comptines peut s’avérer dure, ironique, et souvent cruelle. Ainsi, à la lecture de La Complainte de la fille de l’eau, vous réaliserez qu’il est très imprudent de défier le Père Noël. Ou encore, La Princesse qui faisait du mal aux gens vous révélera les curieuses origines de la petite vampire qui avait tant séduit Billy dans le premier opus.

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Effroyable porcelaine

porcelaine_prevTitre : Effroyable porcelaine

Auteur : Vincent Tassy

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : jeunesse fantastique

Nombre de pages : 189

Mots-clés : poupée, fantôme, château, étrange, hantise, amitié.

Sibylle Delombre est une collégienne ordinaire. Enfin, si l’on considère qu’il est ordinaire de décorer sa chambre avec des ossements, des peluches chauves-souris, des schémas de dissection et des grimoires. Oui, Sibylle aime bien l’étrange et le mystère. Ainsi, elle a de quoi se réjouir lorsque sa mère lui propose de l’accompagner pour débarrasser un vieux château. Mais tous les objets bizarres qu’elle rêvait d’y découvrir ne sont rien en comparaison de la splendide poupée en robe noire, aux cheveux argentés comme un clair de lune, qu’elle trouve dans une chambre et qu’elle s’approprie aussitôt, séduite par sa beauté vénéneuse. Et si les cauchemars qui se mettent alors à hanter les nuits de Sibylle avaient un lien avec elle ? Et si cette poupée, aux yeux violets, au regard aussi triste que cruel, n’était pas inoffensive ? Quel terrible secret renferme l’effroyable porcelaine ?

Mon avis

Je ne sais pas ce qui m’a le plus fait craquer pour ce livre : le fait que Mina M l’ait illustré ou que Vincent Tassy l’ait écrit. Bref, je devais l’avoir et le lire au plus vite ! Il s’agit du premier ouvrage de la nouvelle collection jeunesse des éditions du Chat Noir chatons hantés, à l’ambiance sombre et aux thèmes gothiques, proches de l’étrange et de l’horreur (épouvante très soft quand même, puisque cette collection est destinée à un public de 9-12 ans :p ).

Sibylle aide sa maman, déménageuse/ dénicheuse de trésor, a vidé un vieux château. Elle y découvre une poupée à la peau de porcelaine, aux yeux violets et à la peau pâle, habillée d’une belle robe noire. Elle tombe littéralement sous le charme de l’objet. Après cette trouvaille, les événements étranges se succèdent : la poupée change de place, Sibylle entend une mélodie dans sa tête, elle fait des cauchemars. Et si tout était lié à cette envoûtante poupée? Avec son meilleur ami Philémon, Sibylle mène l’enquête !

Le livre se déroule sur deux temporalités : dans le présent avec Sibylle, Philémon et la poupée et dans le passé avec Ophélia et la poupée. La plume de Vincent Tassy est toujours aussi belle et envoûtante. J’ai adoré cette histoire, mais j’ai tout de même préféré les parties dans le passé, que j’ai trouvées plus personnelles, plus poétiques.

On retrouve dans ce récit des thèmes qui sont chers à l’auteur et qu’il met déjà en avant dans ses autres créations : des éléments flagrants, comme le personnage de la poupée qu’on trouve dans la nouvelle Malvina Moonlore, mais aussi d’autres aspects, moins évidents, présents dans Apostasie et Mademoiselle Edwarda. Comme vous pouvez vous en douter, la poupée que Sibylle trouve ne va pas rester longtemps à sa place. Le côté horreur de l’histoire est bien présent et vous donnera quelques frissons, sans être excessif. Après, il ne faut pas être arachnophobe ou avoir peur de voir vos jouets s’animer tard le soir. :p

La protagoniste, Sibylle, est un personnage dans lequel je me suis retrouvée. Elle aime tout ce qui est étrange, bizarre. Elle préfère la nuit au jour, l’hiver à l’été. Elle aime les choses brisées, car c’est cette différence qui les rend belles. Et si elle a pu devenir ce qu’elle est aujourd’hui, c’est grâce à sa mère qui, sans l’encourager dans son caractère, n’a jamais non plus essayé de la changer. C’est une très belle relation qui unit les deux femmes.

J’ai été étonnée que Sibylle n’y connaisse pas grand-chose en hantise et possession. C’est pourtant la base quand on aime le surnaturel. 😀 C’est son meilleur ami Philémon qui lui apprend tout sur le sujet. Là aussi, l’auteur a mis en place une très belle amitié, où les deux jeunes s’acceptent tels qu’ils sont. Ils n’ont pas besoin d’avoir plein d’amis différents, tant qu’ils sont là l’un pour l’autre, ils savent que tout ira bien. Je ne vais pas vous parler d’Ophélia pour vous laisser le plaisir de découvrir ce personnage incroyable au fil des pages. 🙂

Si la plume de Vincent est magique, les illustrations de Mina M le sont tout autant ! Déjà, la couverture est absolument sublime. Elle représente la poupée et l’ambiance du livre à merveille, dans les moindres détails. Ensuite, le livre est parsemé d’une dizaine de dessins noir et blanc de l’illustratrice, montrant tour à tour des endroits et des personnages. Dans une ambiance sombre gothique, elle dépeint les scènes importantes du texte avec finesse et beauté. On a l’impression de se retrouver dans un étrange monde enchanté et c’est ce que j’adore avec Mina M : elle nous fait rêver, de sombres songes, plein d’élégance et d’émotions.

La révélation finale fut une totale surprise pour moi et je l’ai adorée. J’ai apprécié le fait que Mina M parvienne à garder le mystère dans ses dessins jusqu’à l’illustration finale. Malgré le fait qu’on n’est peut-être pas comme tout le monde, il ne faut pas essayer d’être quelqu’un d’autre pour plaire. Ce qui compte, c’est de s’aimer soi-même, pour ce qu’on est. J’ai failli verser une petite larme à la fin tellement l’auteur nous prend dans son récit et nous démontre encore une fois la profondeur des liens qui unissent ses personnages. Ce livre comporte une très belle leçon à apprendre aux enfants : ils ont le droit d’être différents et d’être acceptés et aimés comme tel !

Citations

« Les vieilles poupées sont effrayantes parce qu’on ne sait pas trop où elles ont traîné, ni ce qu’elles ont vu. Que diraient-elles, si elles pouvaient parler? Avec leurs yeux figés bordés de cils arachnéens, leur air trop innocent pour être honnête et leurs robes surchargées, elles ont tout pour mettre mal à l’aise, et sans oser se l’avouer, les gens craignent ce qu’elles savent des ténèbres. »

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« Quand on n’a plus rien d’autre que la tristesse, tout ce que l’on peut faire, c’est la transformer en poésie, tu ne crois pas? »

Conclusion

Ce livre a été un véritable coup de cœur : des illustrations magiques de la très talentueuse Mina M, un texte poétique et envoûtant mêlant passé et présent, un mystère autour d’une poupée possédée, une ambiance sombre qui fait frissonner, avec de très belles valeurs : soyez vous-même, même si ça ne plait pas à tout le monde, car c’est ce qui vous rendra heureux !

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#FungiLumini

The Art of Alice : Madness Returns

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Titre : The Art of Alice : Madness Returns

Auteurs : collectif des concepteurs

Éditeur :Dark Horse Books

Genre(s) : artbook, gaming

Nombre de pages : 184

Mots-clés : Alice au pays des merveilles, horreur, étrange, sang, folie.

Legendary game designer American McGee created one of the most visually arresting games of all time in Alice. Eleven years later, McGee returns with a sequel just as groundbreaking as his critically acclaimed classic – Alice: Madness Returns! Just in time for Madness Returns, Dark Horse and Spicy Horse Games invite Alice fans to take a journey through the wonderland of American McGee’s imagination for a look at this magnificent and disturbing world. With text by Madness Returns lead writer and executive producer R. J. Berg, and featuring an introduction by McGee, The Art of Alice offers an intimate look into the artwork behind this blockbuster interpretation of Lewis Carroll’s enduring masterpiece.


Le légendaire créateur de jeu American McGee a créé un des jeux les plus impressionnants de tous les temps visuellement parlant dans l’univers d’Alice. Onze ans plus tard, McGee revient avec une suite aussi révolutionnaire que son précédent classique acclamé par la critique – Alice: Retour au Pays de la Folie ! Juste à temps pour la sortie du jeu, Dark Horse et les studios Spicy Horse Games invitent les fans d’Alice à voyager dans le pays des merveilles tout droit sorti de l’imagination d’American McGee, afin de découvrir ce monde à la fois magnifique et dérangeant. Avec des textes de l’auteur principal et producteur exécutif du jeu R. J. Berg et une introduction par American McGee, The Art of Alice : Madness Returns offre une incursion dans le travail artistique réalisé derrière cette interprétation de l’oeuvre magistrale et intemporelle de Lewis Carroll. (traduction: FungiLumini)

Mon avis

Alice : Madness returns est mon deuxième jeu vidéo préféré, la première place allant à Kingdom Hearts. J’avais essayé de jouer à American McGee’s Alice, le premier opus de ce jeu, mais je n’ai jamais réussi à le finir, le manque de malléabilité du jeu m’ayant découragée. J’avais trouvé cela dommage, car l’univers était incroyable, bien qu’il paraisse de nos jours assez vieux. Dans ce deuxième volet, tout est parfait (selon moi :p ). L’univers est graphiquement impeccable, le jeu est fluide et les combats sont très dynamiques. J’ai fini le jeu il y a quelques années, mais il m’était resté en tête et quand j’ai vu qu’un artbook le concernant était sorti, je n’ai pas hésité à l’ajouter à mon wish-list. Et Père Noël me l’a gentiment apporté. 😀 Ce livre est en anglais, je pense qu’il n’existe malheureusement pas encore de traduction française. :/

Cet artbook présente une partie du travail artistique réalisé sur deux ans pour la conception du jeu vidéo. La plupart des images sont commentées par le créateur de la pièce, ainsi que parfois par le directeur artistique du jeu, Ken Wong. J’ai été impressionnée de voir le nombre d’artistes qui travaillent en même temps sur un projet. Il y a d’abord une partie qui explique l’avant-production du jeu. C’est à ce moment que l’identité graphique ainsi que les différentes étapes de la quête d’Alice ont été décidées. On se rend compte avec les illustrations proposées que le jeu aurait pu prendre bien des directions différentes de ce qu’il est actuellement !

art_of_alice_madness_returns_08aLe deuxième chapitre concerne la création du personnage d’Alice et de ses tenues. C’est un des points qui a demandé le plus de réflexion aux concepteurs, car les artistes avaient tous une vision différente de la protagoniste. Ces robes ont aussi demandé beaucoup de travail, car elles étaient censées à la base lui donner des bonus et changer avec ses armes. Cette idée a dû être abandonnée, mais Alice a tout de même une robe différente dans chaque nouvel univers qu’elle visite !

La troisième partie est la description de la ville de Londres vue par Alice. On y retrouve toute la violence de l’époque. C’est une ville sombre, aux allures un peu steampunk, mais sale et pollué. Les prostituées et les brigands se mêlent aux charlatans et aux « bons citoyens ». La vision d’Alice est assez pessimiste, mais il est intéressant de noter qu’elle retrouve dans la réalité de Londres des détails de son Wonderland.

La partie sur le monde de Wonderland est absolument grandiose. Si j’aime ce jeu, c’est pour son mélange entre l’univers féerique enfantin qu’il propose et qui se mêle à un monde sombre, malsain et sanglant. Le macabre/mignon m’a toujours fascinée et ce jeu en est l’apothéose ! Alice explore plusieurs parties du pays des merveilles, qui a cependant bien changé : un train infernal est en train de le ravager ! Les personnages qu’on connait bien sont revisités mode folie et les univers créés sont juste incroyables ! Voir les artworks des lieux du jeu est impressionnant. Le travail artistique accompli derrière ce jeu vidéo est vaste et magnifique. J’ai adoré me plonger dans ces illustrations et je regrette juste le fait que certaines aient dû être ajoutées en tout petit plutôt qu’en pleine page.

Il y a aussi une toute petite partie concernant les cinématiques du jeu, qui ont un style très particulier et unique. Un mélange d’animation, de collage et d’éléments réels superposés. Le livre se conclut avec quelques artworks d’Alice ainsi que la présentation des artistes qui ont participé au projet. C’est avec plaisir que j’ai été rechercher mon jeu Alice : Madness Returns et que j’y ai rejoué, en difficulté facile pour pouvoir bien profiter des détails et des éléments mentionnés dans le livre. Une toute nouvelle façon de (re)découvrir ce jeu génial !

Citations

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Conclusion

J’ai adoré me replonger dans l’univers incroyable de ce jeu vidéo. Ce livre nous permet de voir l’envers du décor et une petite partie de l’immense travail artistique réalisé pour la conception d’Alice : Madness Returns. Beaucoup d’illustrations de très bonne qualité avec des commentaires des artistes et des introductions à chaque partie pour expliquer le contexte de création. Je recommande ce livre, qui est un must pour  tous ceux qui ont aimé jouer au jeu vidéo !

coup de coeur

#FungiLumini

Bonus

Pour ceux qui n’auraient pas joué au jeu, voici un aperçu (très) rapide de l’univers et des personnages avec le trailer du jeu 🙂

Le Cabinet de Curiosités

12744726_1522299391404910_1994615229046187622_nTitre : Le Cabinet de Curiosités

Auteure : Hilda Alonso

Illustratrice : Alexandra V. Bach

Éditeur : éditions du Riez

Genre(s) : artbook

Nombre de pages : 68

Mots-clés : étrange, créatures, poésie, beauté, catastrophe.

Sous ses allures bohèmes de roulotte fantôme, le Cabinet de Curiosités va par les routes, recueillant sur son passage les objets magiques brisés par l’homme. Dans cet univers clos, ce refuge bercé de lenteur, la vie en suspens, minuscule et fragile, reste menacée…

Yotika, la femme-araignée, gardienne de cette arche assiégée, ne peut plus protéger les siens et assiste, impuissante, à la fin de son monde.

Mais les chemins de perdition ne sont pas ceux que l’on croit…

Mon avis

Ce livre, on peut dire que je l’attendais ! Précommandé en février, j’ai reçu mon ouvrage fin septembre, avec plein de jolis goodies (badge, cartes, dédicaces). Pour faire patienter les lecteurs jusqu’à la sortie officielle du Cabinet, Hilda Alonso et Alexandra V. Bach ont fait un super teasing sur la page facebook du livre, proposant chaque semaine un contenu ou une information sur la création du livre.  On a pu faire la connaissance de certaines des curiosités, découvrir les lieux et les morceaux musicaux qui ont inspiré les artistes ou encore profiter de la belle plume d’Hilda Alonso dans de courts poèmes – et dans une nouvelle !

Le Cabinet de Curiosités est un lieu étrange, magique, hors du temps. C’est un refuge pour tous les êtres qui en ont besoin. Yotika en est la gardienne. De son fil, elle répare et protège les miraculés qui renaissent doucement. Jusqu’au jour où une fissure bien plus grosse apparaît…

Après mon énorme coup de cœur pour le roman Ce dont rêvent les ombres, j’ai été enchantée de retrouver la plume d’Hilda Alonso. J’y ai découvert à nouveau son univers sombre et poétique, complexe, mais brillant. Les thèmes changent, mais le style obscur et rythmé que j’ai tant aimé dans son précédent roman est toujours bien présent. Des références culturelles se glissent entre les lignes, évoquant les artistes chers à l’auteure. Son prochain ouvrage sera un recueil de nouvelles appelé Perspectives du vide et j’ai eu l’impression parfois que quelques phrases faisaient écho à ce titre !

Les illustrations d’Alexandra V. Bach, à la fois sombres et féeriques et d’une rare finesse, accompagnent merveilleusement bien l’univers décrit par l’auteure. Les pages présentent à la fois des portraits de personnages, mais aussi des vues d’ensemble de l’intérieur du cabinet, qui donnent une aura mystique à l’ouvrage. Le ton steampunk est présent sans pour autant prendre le dessus sur la féerie et le fantastique qui habitent ces pages. Des illustrations qui font rêver !

Les portraits proposés sont très beaux, et les descriptions qui les accompagnent portent à la fois sur le physique, mais aussi sur le passé douloureux de chacun, sur ce qui fait que la créature est dans le cabinet. Les émotions passent et nous saisissent. Le personnage qui m’a le plus touchée est la gardienne-araignée. Elle pense aux autres avant de penser à elle-même, elle aime ses protégés plus que tout, mais est contente de les voir partir car cela veut dire qu’ils sont guéris. Elle va travailler ardemment pour tenter de sauver le cabinet alors qu’il est en danger. Le lecteur ressent toute l’ardeur qu’elle met dans sa tâche mais aussi son profond désespoir lorsque ces efforts semblent vains. Les personnages ne sont pas tous des créatures « vivantes ». On retrouve également des objets du quotidien, comme un haut-de-forme hautain, un livre craintif, etc., objets qui ont une âme et une parole.

Une seule chose m’a un peu dérangée : la mise en page du texte. Je trouve les pages un peu trop remplies pour un artbook. Je sais que, vu la quantité de texte, l’espacer voulait dire aussi devoir fournir plus d’illustrations et plus de pages et je me rend bien compte que ce n’est pas toujours possible, mais voilà, j’aurais aimé que le texte soit un peu plus aéré pour pouvoir profiter plus des illustrations en arrière-plan.

La fin du livre est très surprenante et ouvre une nouvelle perspective sur le livre. Des portes qui nous étaient fermées auparavant s’ouvrent et en relisant certains passages, on découvre des éléments qui étaient restés cachés. Petite interrogation de la fin : je serais curieuse de savoir si Hilda a écrit sur base des illustrations d’Alexandra ou inversement ! 🙂

Citations

« Respirer.
Simplement respirer. Ne croire en rien d’autre.
Regarder tomber le lent tourbillon des poussières fugitives.
Découvrir dans les nuances de l’ombre trop dense ce que le vert jalouse au bleu.
Ce que le bleu vole au gris.
Ressort bandé de l’horloge, qui claque.
Respirer.
Simplement respirer. Ne croire en rien d’autre. »

« Car toujours, la magie pour perdurer doit servir. Partout dans le monde, ceux qui souffrent ont besoin de secours. Et pour tous, un seul mot d’ordre ici-bas : s’entraider ou s’éteindre. »

« Le livre portait toujours les stigmates de son martyre : les pages humides, parfois déjà putréfiées, faisaient enfler tout l’objet dont la tranche, brûlée ici et là, rouillait aux abords des renforts de fer cassés. Le cuir lacéré de la couverture béait comme une plaie : la lame l’avait dépossédé de son nom… »

Conclusion

Original et étrange, cet artbook est non seulement un très bel ornement pour votre bibliothèque, mais aussi un magnifique ouvrage, autant au niveau de la plume poétique d’Hilda Alonso qu’à celui des illustrations magiques d’Alexandra V. Bach. Un beau duo d’artistes qui, je l’espère, continuera sa collaboration ! 🙂

#FungiLumini

Bonus

Pendant toute la période de noël, un pack collector du roman illustré, LE CABINET DE CURIOSITÉS, est disponible, comprenant de nombreux goodies :

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– Le roman illustré de 68 pages
– la carte Alkonost au format A5
– le marque-pages Clockwork Fairy
– une carte au choix : Sirin ou la Belle Endormie
L’offre est valable  jusqu’au 15 Décembre !
(frais de port à 0,10€- prix de vente 20€TTC)
Plus d’infos le site des Editions du RIEZ :
http://www.editionsduriez.fr/boutique/nouveautes/3825/