Désolation

desolationTitre : Désolation

Auteur : Jean-Philippe Jaworski

Illustrateur : Melchior Ascaride

Éditeur : Les Moutons électriques

Genre(s) : roman graphique fantasy

Nombre de pages : 144

Dans l’univers du Vieux Royaume, un bel hommage à Tolkien.

Pour une caravane de montagne, c’est une solide bande : vingt guerriers nains bardés de fer, trente gnomes chargés comme des baudets et autant de mules qui croulent sous les paquetages. Pourtant, un calme lugubre fige le camp : ni chanson à boire, ni chamaillerie, ni plaisanterie salace. Ils ont la frousse.

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Légendes Faës, volume 2 : Le Déchu

81dP+H5HhWLTitre : Légendes Faës, volume 2 : Le Déchu

Auteure : Manon Elisabeth d’Ombremont

Illustratrice : Antera

Éditeur : L’ivre book

Genre(s) : dark fantasy

Nombre de pages : 270

Faëry, sous le règne de l’Impératrice Elyalë.
Elcmar, désormais libre, arpente les terres faëriques à la recherche de ses sphères et d’une clé, capable de les localiser.
Elkentar, le gwar’dubh est né et sa simple existence fait trembler les mondes. Il se dresse entre Melyan et Elyalë, creusant entre les deux sœurs un gouffre de plus en plus profond.
Dans la Fosse, une ombre du passé s’agite et menace l’équilibre précaire de l’Empire unseelie. Et si la réponse se trouvait dans la mort ?

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Légendes Faës, volume 1 : La Chienne de l’Ombre

la-chienne-de-l-ombreTitre : Légendes Faes, volume 1 : La Chienne de l’Ombre

Auteure : Manon Elisabeth d’Ombremont

Illustratrice : Antera

Éditeur : L’Ivre Book

Genre(s) : dark fantasy

Nombre de pages : 228

Faëry, sous le règne de l’Empereur Fenrír.
Melyan est une bâtarde. Mi-fomoire mi-fée, elle a pour unique ambition de devenir une grande guerrière, digne de son héritage.
Elyalë est une banshee. Magicienne aux pouvoirs terrifiants, elle est aussi la martyre de l’Empereur.

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Orage, petit seigneur des ténèbres

OragePetitSeigneurTenebresTitre : Orage, petit seigneur des ténèbres

Auteur : Julien Hervieux

Illustratrice : Carine M

Éditeur : Poulpe éditions

Genre(s) : merveilleux jeunesse

Nombre de pages : 168

Orage est un petit seigneur des ténèbres. Comme son père et son grand-père avant lui, son destin est tout tracé : il devra un jour enlever une princesse et perdre le combat contre le chevalier qui viendra la sauver. Tout ceci ennuie déjà beaucoup Orage, et plus encore les leçons interminables qu’il reçoit pour devenir un vrai méchant !
Son idée ? Enlever la princesse immédiatement pour être débarrassé et faire enfin ce qui lui plait !

#attentioncata #laprincessenestpasprête #cestpascommeçaquonfait

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Frigiel et Fluffy, tome 1 : Le retour de l’Ender Dragon

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Auteurs : Frigiel Frigiel et Nicolas Digard

Illustrateur : Thomas Frick

Éditeur : Slalom éditions

Genre(s) : fantasy jeunesse geek

Nombre de pages : 302

Mots-clés : cubes, dragon, quête, amitié, danger.

La fête bat son plein pour les 80 ans du roi Llud quand un immense dragon noir apparaît au-dessus du village. Avant de se lancer à l’assaut du dragon, Ernald, le grand-père de Frigiel, lui confie un coffre noir qu’il lui fait promettre de ne jamais ouvrir et d’apporter à son ami Valmar, à Puaba. Propulsé dans une aventure qu’il n’a pas cherchée, Frigiel part sur les routes, ignorant qu’il transporte l’un des objets les plus recherchés au monde, convoité par le terrible sorcier Askar. Or celui-ci vient de s’échapper de sa prison des Farlands.

Mon avis

Je remercie Babelio et les éditions Slalom pour la réception de ce livre ! Je ne savais pas avant de le recevoir qu’il s’agissait d’une fan-fiction Minecraft basée sur les vidéos du Youtuber Frigiel. Je ne joue pas à ce jeu vidéo, car l’univers graphique ne me plait pas particulièrement, par contre, il m’arrive régulièrement de faire un tour sur Terraria ou Starbound, des jeux d’aventure/ construction dans le même style que Minecraft, mais avec un style graphique et un univers que je préfère. Je n’étais donc pas totalement perdue durant ma lecture, lorsque les personnages fabriquaient presque instantanément un abri, un établi ou tout autre objet utile. :p De plus, les éléments propres au monde de Minecraft étaient toujours définis (souvent avec humour) dans une note de bas de page, ce qui permettait une lecture fluide, sans se poser trop de questions ! Une lecture donc où les joueurs tout comme les non-joueurs se retrouveront.

L’objet-livre est très beau : le titre de la saga est en pixel-art brillant et en relief. L’illustration de couverture est top, assez épique, toujours fidèle à l’univers Minecraft, mais avec une meilleure résolution que le jeu. :p Quand on ouvre le livre, il y a des rabats. Quand on les déplie, il y a une carte du monde (très utile pour ceux qui ne connaissent pas le jeu comme moi ! ) ainsi que la présentation des auteurs, et une présentation des personnages en image à la fin. L’intérieur du livre est illustré avec des dessins noir et blanc : un petit à chaque en-tête de chapitre et parfois des grandes illustrations pleine page.

Le récit commence en force : alors que la fête du roi se prépare, le village est attaqué d’abord par les soldats du roi, bien vite dépassés par l’arrivée d’un dragon ! Ernald, le grand-père de Frigiel, confie un coffre à son petit-fils et lui donne pour mission d’amener l’objet à son vieil ami Valmar dans la ville de Puaba, pendant qu’il fait diversion. Frigiel, en compagnie de Fluffy, va devoir affronter mille dangers alors qu’il n’a presque jamais quitté son village : des zombies, des magiciens, des soldats, etc. Quand la nuit se lève sur le monde de Minecraft, c’est le moment où les monstres sortent ! Il vaut mieux avoir de quoi se construire un abri ou de quoi se défendre. Frigiel va d’abord croiser Abel, puis Alice, qui deviendront ses compagnons de route. Mais tous cachent des secrets. Le grand-père de Frigiel a-t-il survécu? Est-ce vraiment l’Ender Dragon, le plus terrible des dragons, qui les a attaqués? L’histoire officielle du royaume est-elle véridique? Quels autres dangers vont devoir affronter nos héros? Beaucoup de questions, dont certaines resteront sans réponse dans ce premier tome. Heureusement pour nous, le deuxième tome est déjà disponible !

L’histoire est très dynamique, on ne s’arrête pas une seconde ! Que ce soit pour une découverte, un monstre qui jaillit ou une rencontre improbable, l’action est toujours présente dans ce livre, avec des petits moments drôles qui m’ont fait sourire. 🙂 J’ai beaucoup aimé suivre les péripéties des personnages, et j’ai particulièrement apprécié Fluffy, toujours mignon, même s’il n’écoute rien de ce qu’on lui dit. :p On a rencontré le personnage d’Alice vers la fin du tome, mais j’ai envie d’en savoir plus sur cette jeune femme et sur son parcours.

J’avais parfois du mal à me représenter certains monstres (je pense notamment à l’Enderman que j’imaginais comme un grand détraqueur :p ) avec les descriptions fournies. J’aurais parfois aimé un petit dessin dans le corps du texte pour me montrer les créatures Minecraft. Si l’histoire est destinée à un public jeunesse, je me suis beaucoup amusée à la lire et je pense qu’elle peut plaire à un public adulte également. La fin de ce tome nous tient en haleine quant à la suite de l’aventure. Les joueurs de Minecraft doivent déjà voir dans quel nouveau paysage on va évoluer, mais j’ai personnellement hâte de découvrir ce nouvel environnement et les dangers qui attendent nos héros !

Un élément qui m’a intriguée est une note en tout petit sur la quatrième de couverture. Il est mis que ce livre n’est ni autorisé, ni commandité par les créateurs de Minecraft. Comme j’ai fait mes études en édition, je me pose quand même quelques questions : qu’en est-il des droits d’auteur pour ce livre et surtout, peut-on publier un livre en citant clairement le nom d’un jeu et en utilisant son univers sans que cela ne pose de problème de propriété intellectuelle? Si jamais un des éditeurs passe par là, je suis très intéressée par des réponses pour ma culture sur le monde de l’édition ! 🙂

Citations

« Alors qu’il allait perdre son calme, et lancer le plus long juron de tous les temps, une vision inattendue changea sa colère en éclat de rire. Au milieu de cette catastrophe, il y avait un heureux : son chien Fluffy, son seul véritable ami dans ce village où vivaient peu d’enfants de son âge. La langue pendante, il courait en zigzaguant de gauche à droite, aboyait joyeusement, tout à l’excitation que cette pagaille de poulets géants réveillait en lui. Alors Frigiel reprit courage, saisit son épée de bois et se joignit à la chasse aux autruches. »

« Ce paysage ne pouvait donc être une création humaine. Que s’était-il passé ici?
Et il y avait cette force.
Une force qui ressemblait à celle qu’il avait ressentie en touchant le cube ocre. Mais plus douce, presque agréable. C’était la seule chose agréable d’ailleurs, car le vent produisait un sifflement incessant en soufflant dans ce maillage de branches rigides. Les herbes, devenues des aiguilles plus solides que le diamant lui perforaient les bottes. Il faillit tomber en se prenant les pieds dans un pissenlit. »

Conclusion

Un très beau livre-objet rempli d’illustrations noir et blanc, une histoire pleine d’action et de mystères destinée en premier lieu à un public jeunesse, mais qui plaira également aux adultes, une incursion dans l’univers de Minecraft rendu accessible aux non-initiés. J’ai passé un bon moment de lecture avec Frigiel et Fluffy et j’ai hâte de connaître la suite de leurs aventures dans le tome 2 !

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#FungiLumini

Bonus

Le tome 2 vient de sortir !

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La Trilogie du Voile – tome 1 : Souvenirs Volés

CVT_La-trilogie-du-Voile-T1-Souvenirs-Voles_350Titre : La Trilogie du Voile – tome 1 : Souvenirs Volés

Auteure : Selina Fenech

Traductrice : Cécile Guillot

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : fantasy

Nombre de pages : 333

Mots-clés : princesse, mémoire, dragon, magie, fuite.

Perdue dans un monde aux fééries monstrueuses, une ado troublée doit découvrir qui elle est et pourquoi ses souvenirs ont été volés, avant d’être rattrapée par ceux qui veulent sa mort. Elle se choisit le nom de « Memory » et n’a plus qu’un seul but : retrouver le chemin de sa maison où qu’elle puisse être. Mais ces contrées sont étranges, aucune technologie à l’horizon et l’acier est banni, en raison d’un pacte entre les humains et les créatures magiques qui cohabitent dans ce royaume aux codes du passé. Avec son t-shirt et son jean déchiré, Memory sait qu’elle est différente. Hantée par son passé, chassée par un dragon, désirée par le roi et suivie par un mystérieux et beau sauvage qui semble la connaitre, tout le monde est après elle ; et elle suspecte que ce n’est pas juste pour sa tenue décalée. Sa mémoire perdue renferme de dangereux secrets qui remettront en cause tout ce qu’elle connait et menaceront tous ceux qu’elle aime.

Mon avis

Je n’aime pas vraiment lire de la fantasy. Mais voilà, quand c’est les éditions du chat noir qui en publient, ça m’intrigue, puisque ce genre ne fait habituellement pas partie de leur catalogue. De plus, comme c’est Cécile Guillot, une auteure dont j’apprécie énormément la plume, qui est à la traduction, je ne pouvais que me laisser tenter. L’ouvrage contient de magnifiques illustrations pleine page réalisées par l’auteure Selina Fenech, des petites illustrations mignonnes à chaque en-tête de chapitre, ainsi que d’élégants détails graphiques dans la mise en page !

On entre dans l’histoire en plein dans l’action : Memory, qui n’a pas encore de nom à ce moment-là, atterrit dans un monde étrange aux côtés d’une jeune fille blonde poursuivie par une horde de soldats et un dragon. Elle n’a plus aucun souvenir et doit suivre cette fille – Eloryn – puisqu’elle a été vue avec elle et qu’elle est donc considérée comme sa complice. Après s’être sorties de justesse de cette situation grâce à la magie interdite, elles font la rencontre de Roen, un jeune voleur fidèle à l’ancienne monarchie, qui reconnait en Eloryn la princesse disparue des années auparavant. Malheureusement, le but de chacun diverge : Roen veut ramener la famille Maellan sur le trône du royaume à la place de l’horrible Thayl, Eloryn veut retrouver son tuteur le mage Alward et Memory espère que le magicien pourra l’aider à récupérer ses souvenirs.

J’ai eu peur en commençant le livre, car le récit est vraiment très axé fantasy. Un monde où la magie est présente, ainsi que les fées, les trolls, un dragon, etc., une société dirigée par un méchant magicien, un conseil de mages caché. C’est Memory qui apporte une touche plutôt fantasy urbaine au récit. Elle ne se souvient de rien et a donc beaucoup de mal à faire confiance aux autres, mais aussi à se fier à elle-même. Au final, elle pourrait très bien avoir été au service de Thayl ou être une entité maléfique sans le savoir ; elle possède après tout des pouvoirs magiques puissants, qu’elle ne maîtrise évidemment pas. J’ai trouvé que l’auteure arrivait à faire douter le lecteur jusqu’au bout sur la nature de Memory et c’est un gros point positif ! Où que la jeune femme mette les pieds, elle est regardée de haut et mise de côté, comme si elle n’était personne ou une nuisance, alors que tout le monde se plie aux moindres requêtes d’Eloryn. J’ai trouvé cela désolant et assez triste. Memory est un personnage auquel on s’attache assez facilement et la voir être rejetée ou rendue invisible après tout ce qu’elle doit déjà endurer est difficile.

Un autre personnage auquel je me suis beaucoup accrochée est celui du mystérieux homme sauvage qui suit Memory partout où elle va et qui apparaît aux moments où elle a besoin d’aide. Si cette présence est perçue comme néfaste au début, on se rend vite compte que tout ce que l’homme désire, c’est aider Memory. Le mystère autour de ce personnage disparaît au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire et les raisons pour lesquelles il suit Memory sont très touchantes. Il est souvent accompagné de créatures magiques, les fées, mais son lien avec elles n’est pas encore très clair et j’espère qu’on en découvrira plus dans le prochain tome !

Je n’ai cependant pas pu me rattacher aux deux autres personnages principaux. Eloryn est une princesse qui rentre très bien  dans son rôle cliché : elle est naïve, incapable de se défendre correctement malgré le fait qu’elle possède de supers pouvoirs magiques, elle s’évanouit quand elle vit des émotions trop fortes, on a l’impression qu’elle ne mange jamais :p et parfois, comme les autres, elle prend Memory de haut, ce qui m’a énervée. Elle est aussi assez égoïste, puisqu’elle ne pense qu’à sauver son tuteur, alors qu’elle met de nombreuses vies en danger lors de sa quête, dont celles de gens qui lui sont proches. Roen m’était assez sympathique au départ, mais au fil du récit, il prend un côté sombre, funeste et mystérieux qui m’a empêchée de cerner le personnage et j’espère qu’on en apprendra plus dans le tome suivant sur les raisons qui l’ont poussé à se ternir ainsi.

L’histoire aurait pu se conclure avec ce premier tome. On en découvre plus sur les origines de Memory, sur Eloryn et sur l’histoire du royaume. Je me demande ce que le tome 2 nous réserve ! Peu de questions restent en suspens à la fin, mais beaucoup de possibilités sont ouvertes pour la suite du récit.

Citations

« Elle se rappela avoir dégringolé du Voile, s’être tournée pour attendre Alward et avoir vu la fille à sa place. Criant. Oscillant entre les deux mondes. Comment avait-elle pu apparaître là, passer le Voile ainsi? Rien de tout cela n’avait de sens. »

« Un peu plus tôt, au marché, Memory avait pioché dans ses poches pour trouver quelque chose la concernant. Beaucoup de choses lui venaient naturellement – des mots, des actions, des connaissances générales – mais pas un seul souvenir de sa vie passée ne lui était revenu. Elle avait l’impression de devoir tout réapprendre de zéro. Je ne sais même pas à quoi je ressemble. »

Conclusion

Un récit peut-être un peu trop ancré dans la fantasy pour que je l’apprécie pleinement. J’ai aimé l’univers proposé par l’auteure, l’aura de mystère qui plane sur le récit ainsi que les magnifiques illustrations qui parsèment le livre et le duo Memory/ homme de la forêt ! Une lecture agréable 🙂

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#FungiLumini

Bonus

La couverture du tome 2 est déjà disponible et elle est trop belle !

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Dragon de glace

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Titre : Dragon de glace
Auteur : George R.R. Martin
Illustrateur : Luis Royo
Editeur : Flammarion
Genre : nouvelle, fantasy
Nombre de pages : 116
Mots-clés : Dragon, glace, guerre, enfance

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Adara est une petite fille née durant un hiver glacial et rigoureux. On dit que l’hiver est entré en elle, ce qui expliquerait pourquoi elle est toujours froide autant au niveau de la température de son corps, que de sa personnalité. Sa mère étant décédée à sa naissance, elle vit entourée de son père, de son frère et de sa soeur dans une ferme au nord du pays. Alors qu’ils aiment plus que tout l’été, Adara, elle, n’attend que le retour du froid et du dragon de glace. Unique personne à pouvoir approcher la bête et à le monter, la petite profite de ces rares moments pour survoler le pays, malgré les conséquences. En effet, plus longtemps le dragon de glace perdure sur les terres, plus longtemps dure l’hiver, au grand dam des fermiers. Mais cette vie paisible prend fin avec la guerre qui s’approche petit à petit et avec l’arrivée des dragons cracheurs de feu.

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Dragon de glace est mon premier livre de George R.R. Martin. Choquant ? Je dévore la série d’HBO de Game of Thrones, mais je n’ai jamais eu le courage de me lancer dans la lecture des romans… C’est donc avec cette nouvelle que je découvre pour la première fois le style de l’auteur surnommé « le Tolkien américain ».

Mon avis est assez mitigé du point de vue de l’histoire. Celle-ci prend en effet la forme d’un récit initiatique plutôt banal. La petite fille grandit et se retrouve plongée dans un conflit, malgré elle. On se doute rapidement que l’issue de l’intrigue se trouve entre ses petites mains et dans le souffle glacial du dragon de glace. Si ce n’était que cela, je n’aurais pas trouvé grand-chose à redire – j’adore les histoires classiques -, mais la fin m’a déçue. Elle n’a rien de très excitant, j’aurais préféré une fin plus ouverte qui inviterait le lecteur à imaginer la suite des aventures d’Adara.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié le style d’écriture. Les phrases sont généralement courtes et percutantes. L’emploi d’un vocabulaire varié offre un certain rythme à la lecture et rend l’histoire très poétique. Avec de belles descriptions des phénomènes naturels et des diverses sensations ressenties par les personnages, on s’imprègne sans difficultés des terres du nord où vivent Adara et sa famille : tout en s’imaginant parfaitement l’environnement, on a, par exemple, l’impression d’avoir froid au contact de la bête légendaire.

En réalité, on se laisse transporter dans Dragon de glace par le biais des magnifiques illustrations de Luis Royo. Si j’ai une chose à retenir de ce livre, ce sera bien cet illustrateur ! Ses dessins sont vraiment sublimes et offrent une autre dimension au récit. Toutes bleues, les illustrations se mélangent aux mots et nous immergent profondément dans l’ambiance froide et tendue de la guerre. Outre les dragons qui prennent une grande place dans ses dessins, Luis Royo a un réel talent pour tout ce qui concerne également les décors, tels que les racines des arbres ou les pièces de la maison.

Le livre Dragon de glace est un objet qui ravira les bibliophiles. Sa couverture dure est enveloppée d’une couverture en papier où l’on trouve sur le recto les informations concernant le livre – titre en relief, nom de l’auteur, quatrième de couverture, etc. -, mais c’est principalement le verso qui nous marquera puisqu’il nous offre une grande illustration de Luis Royo. A l’intérieur du livre, on trouve à nouveau des dessins,  mais cette fois avec davantage de couleurs. Le travail de la mise en page est également fort recherché et agréable à l’œil : chaque chapitre est présenté sur une double page avec son titre entouré d’un dragon et les premières pages nous offrent à chaque fois une belle illustration où une enluminure travaillée introduit le texte.

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« De toutes les saisons, Adara préférait l’hiver car, lorsque le froid envahissait le monde, le dragon de glace surgissait. D’un blanc cristallin, ce blanc dur et froid, presque bleu, le dragon de glace était couvert de givre ; quand il se déplaçait, sa peau se craquelait telle la croûte de neige sous les bottes d’un marcheur et des paillettes de glace en tombaient. Il avait des yeux clairs, profonds, glacés. Il avait de grandes ailes de chauve-souris, couleur azur, translucides. A travers, Adara discernait les nuages, et parfois la lune et les étoiles, lorsque la bête tournoyait dans le ciel. Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche. Le dragon de glace insufflait la mort au monde, la mort, le silence et le froid. Mais Adara n’avait pas peur. Elle était fille de l’hiver, et le dragon de glace était son secret. « 

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Je ne retiendrai pas grand-chose de l’histoire. Ce fut une lecture agréable, mais sans plus. Par contre, j’ai par son biais connu l’illustrateur Luis Royo et je m’intéresserai dorénavant à son travail.

Je pense que Dragon de glace est un livre à avoir pour tous les fans de Georges R.R. Martin, mais aussi pour les amoureux des beaux livres. Outre cela, si vous le lisez à haute voix, je pense que l’effet de l’histoire accompagnée des illustrations vous fera passer un moment plus agréable.

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Underwater – Tome 1

Underwater-1-ki-oon.jpgTitre : Underwater – Le Village immergé –
Auteur : Yuki Urushibara
Editeur : Ki-Oon
Collection : Latitudes
Genre : Seinen manga
Nombre de pages : 246
Nombre de tomes : 2
Mots-clés : génération, barrage, drame, famille, fantastique, dragon

Résumé éditeur

Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, la jeune Chinami s’évanouit pendant un entrainement d’athlétisme. Mais lorsque la collégienne se réveille, elle se trouve sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines.

Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets…

Avis personnel

Lorsqu’on a un coup de coeur, on ne peut faire autrement que de le crier haut et fort ! Ce manga est une perle qu’il vous faut absolument découvrir ! ❤

Lorsqu’on le voit dans les rayons de la librairie, il attire immédiatement le regard. Il a un format plus grand que celui des mangas classiques et sa couverture épurée, en relief et qui semble peinte à l’aquarelle séduit du premier coup d’œil. La collection Latitudes de Ki-Oon est un véritable bijou d’édition ! Le seul défaut (qui n’en est pas un) est de ne pas avoir sorti les deux volumes en un ! Je n’ai aucune patience !

Quand je l’ai acheté, j’avoue n’avoir même pas jeté un coup d’œil à la quatrième de couverture. Ayant adoré la série Mushishi de la même auteure, je n’ai pas hésité un seul instant ! De plus, le sous-titre « Le village immergé » m’a tout de suite intriguée. J’adore les histoires de villes englouties où tout est imaginable ! On peut penser à des civilisations anciennes et détruites, telle l’Atlantide, ou à des êtres humains aquatiques, comme les sirènes…

Underwater commence d’ailleurs d’une manière très fantastique où le réel et les rêves se mélangent. Chinami rêve d’un village où il pleut tout le temps et où vivent un vieil homme et un petit garçon. Intriguée par ses songes qui se révèlent d’une réalité surprenante, elle en parle à sa mère, puis à sa grand-mère, qui lui raconte comment son village d’origine ressemble étrangement à ses descriptions. A partir de cette révélation, nous, lecteurs, découvrons l’histoire de la famille de Chinami sur trois générations : celle de la grand-mère, de la mère et enfin de l’héroïne. Un drame familial est au centre de l’attention auquel se mêle l’importance du lieu où l’on vit et qui regorge de tous nos précieux souvenirs. En effet, durant l’adolescence de la mère, le village en question doit est immergé afin de créer un barrage, forçant les familles à abandonner tout derrière eux.

En 246 pages, on se prend d’affection pour cette famille, pour leur histoire et pour le village. Au gré des doux dessins de Yuki Urushibara, beaucoup plus artistiques que le style manga habituel, on découvre le quotidien durant la Seconde Guerre mondiale, une histoire d’amour très pure à la japonaise, puis la modernisation du pays, la vie de famille qui comble de bonheur et enfin les difficultés de la vie lorsque ce que l’on a de plus cher nous est retiré. J’ai eu plusieurs fois des pincements au coeur et en refermant le livre, j’avais une envie inexplicable de pleurer. Ceci fait indéniablement le charme de ce manga : il y a énormément de sentiments contenus dans l’histoire, mais aussi dans les dessins.

Conclusion

Je ne ferai donc que me répéter : Underwater est un énorme coup de cœur ! ❤ J’attends avec impatience le second volume, qui sort le 10 mars prochain ! Si ce manga vous tente, n’hésitez pas à attendre la sortie du dernier tome afin de les dévorer l’un à la suite de l’autre !

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