Yellow Jessamine

Titre : Yellow Jessamine

Autrice : Caitlin Starling

Illustratrice : Robin Ha

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : gothique fantastique

Nombre de pages : 188

Lady Evelyn Perdanu, magnat des transports maritimes, contrôle la ville de Delphinium grâce à son sens des affaires et aux informations qu’elle récolte à propos de ses habitants.
Un jour, une maladie inconnue frappe la population provoquant une étrange obsession qui conduit inéluctablement à la mort. Convaincue d’être impliquée dans l’épidémie, Evelyn se retire dans sa demeure, entre paranoïa et secrets empoisonnés, résolue à déraciner ce fléau avant qu’il ne détruise tout ce qu’elle a construit.

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Vilain Chien !

Titre : Vilain Chien !

Autrice : Morgane Caussarieu

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : jeunesse fantastique

Nombre de pages : 142

Zachary, dix ans, vit seul avec sa mère au milieu de la forêt canadienne, au Québec. Son père est mort récemment dans un accident de chasse et le petit garçon ne peut accepter sa disparition. Il est persuadé que son papa est encore là, quelque part.Le soir d’Halloween, un homme inquiétant fait don à Zachary d’un adorable petit chien de chasse. Un chiot au regard plus que troublant. Un chiot au comportement étrange…

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Ghost Love

Titre : Ghost Love

Auteur : Loïc Le Borgne

Illustrateur : Zariel

Éditeur : ActuSF

Genre(s) : young adult

Nombre de pages : 316

La vie de Mathis a pris un tournant bien sombre depuis que son frère s’est tué en voiture. Oscillant entre soirées alcoolisées avec sa bande d’amis et job étudiant au journal du coin, son été s’étire dans la chaleur et la culpabilité.

Il dérive jusqu’à Éléonore, jeune femme pleine de charme et de mystères. Ses goûts, ses paroles, ses passions s’accordent à merveille à ceux du jeune homme, bien qu’elle refuse tout contact physique…

Sans cesse ramené au manoir abandonné du coin, Mathis s’embarque dans une histoire qui le dépasse, mais qui pourrait bien l’aider à panser quelques plaies.

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L’Esprit de Lewis – Acte 1

Couv_312568Titre : L’Esprit de Lewis – Acte 1

Auteur : Bertrand Santini

Illustrateur : Lionel Richerand

Éditeur : Soleil (Collection Métamorphose)

Genre(s) : BD fantastique

Nombre de pages : 72

Lewis Pharamond est un jeune écrivain en plein deuil. Bouleversé par la mort récente de sa mère, il traverse l’Angleterre pour s’installer à Childwickbury, le manoir de son enfance où il espère pouvoir écrire son premier roman d’inspiration gothique. Mais hanté par le chagrin, il n’arrive pas à écrire une ligne…

Bientôt, des phénomènes étranges se produisent… et une nuit, la responsable de ces événements apparaît. Elle se nomme Sarah, fantôme d’une Française à la beauté remarquable. Au fil des jours, Lewis et Sarah apprennent à se connaître, et en échange d’une promesse d’amour éternel, le fantôme offre au jeune homme le don de l’écriture.

Un acte qui ne sera pas sans conséquences pour Lewis…

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Elvira Time³ – Back in Time

couv67854254Titre : Elvira Time³ – Back in Time

Auteur : Mathieu Guibé

Illustratrice : Diane Özdamar

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : urban fantasy

Nombre de pages : 184

Il fut une époque pas si lointaine où Elvira Time n’était pas encore la chasseuse de vampires radicale, mais une ado normale. Enfin de qui se moque-t-on ? Elvira n’a jamais été normale, mais elle incarnait une joie de vivre palpable. Elle abordait l’aube du lycée en parfaite reine des élèves, fière et forte comme son père, l’impayable mercenaire qui surprotégeait sa fille, qu’il avait pourtant élevée au rang de tueuse. Une tueuse avec une soif de sang trop grande – un comble pour une chasseuse de vampires me direz-vous. L’impatience et l’impulsivité d’Elvira ont mis en marche des rouages qui n’étaient pas encore bien huilés, écrasant bon nombre de grains de sable dans l’opération… 
Je fus le témoin de sa descente aux enfers, un acteur de son combat pour ne pas sombrer, le spectateur de sa renaissance. Ces pages sont mes mémoires, le récit de ma vie, allié de la plus badass des héroïnes. Hier et à jamais, je serai son meilleur soutien. 
Je me nomme Jericho Kaynes et je serai toujours présent pour rattraper le Temps perdu.

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Le Bureau des Jardins et des Etangs

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Titre : Le Bureau des Jardins et des Etangs
Auteur : Didier Decoin
Editeur : Stock
Genre : roman historique
Nombre de pages : 396
Mots-clés : Japon, époque Heian, histoire, littérature, romance, deuil

Quatrième de couverture

Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n’empêche pas Katsuro de se noyer. C’est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu’à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa. Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de riz, Miyuki entreprend un périple de plusieurs centaines de kilomètres à travers forêts et montagnes, passant de temple en maison de rendez-vous, affrontant les orages et les séismes, les attaques de brigands et les trahisons de ses compagnons de route, la cruauté des maquerelles et la fureur des kappa, monstres aquatiques qui jaillissent de l’eau pour dévorer les entrailles des voyageurs. Mais la mémoire des heures éblouissantes vécues avec l’homme qu’elle a tant aimé, et dont elle est certaine qu’il chemine à ses côtés, donnera à Miyuki le pouvoir de surmonter les tribulations les plus insolites, et de rendre tout son prestige au vieux maître du Bureau des Jardins et des Étangs.

Mon avis

Le Bureau des Jardins et des Etangs m’a principalement attiré par sa quatrième de couverture. Une histoire qui se déroule durant l’époque Heian (12e siècle) est plutôt rare, et encore plus de la part d’un écrivain français ! J’ai donc été intriguée par ce roman et par les quelques critiques que j’ai entendues à son propos.

C’est donc dans un lointain passé et dans un pays bien reculé de notre vieille Europe, que Miyuki vient de perdre brutalement son mari, l’homme de sa vie, Katsuro. Pêcheur de carpes attitré pour les étangs de la cité impériale, Heiankyô, il entreprenait chaque année un voyage vers la capitale pour remettre aux nobles ses plus belles prises. Miyuki se voit donc obligée de suivre les traces de son mari pour honorer le contrat qui existe entre son petit village de province et le Bureau des Jardins et des Etangs. Sur le long chemin qui la sépare de sa destination, elle vivra diverses situations, généralement plutôt désagréables. Cependant, rien ne pourra l’empêcher de mener à bien sa tâche et de découvrir une part de la vie de son mari qu’elle ignorait jusqu’alors.

Si ce roman est loin du genre de la romance, l’histoire d’amour entre Miyuki et son mari tient une place centrale dans le récit. Le voyage qu’elle entreprend équivaut également à son deuil et lui donne l’occasion de repenser à toute sa vie avec Katsuro. A la manière des auteurs japonais, on découvre une vie amoureuse plutôt simple où l’importance de la relation se situe dans la quotidienneté plutôt que dans les effusions de sentiments et d’attentions. On y trouve également un côté érotique qui évoque d’autant plus le lien profond qui unissait ces deux êtres.

Miyuki est donc très touchante à voir son mari dans tous les petits détails de son voyage. Elle se révèle un personnage pleine de naïveté et de pureté. Elle ne voit le mal nul part, est prête à aider son prochain, se montre respectueuse de tout à chacun et finalement ne tient qu’à honorer l’âme de son tendre époux. J’ai beaucoup aimé ce personnage et son chemin initiatique.

Mais ce qui m’a le plus marquer durant toute ma lecture est de très loin le style de Didier Decoin. L’auteur a mis pas moins de 12 ans pour écrire ce roman… et ça se sent ! La quantité d’informations au sujet de l’époque Heian est vraiment incroyable ! L’écrivain a étudié son sujet, sa période et sa littérature pour pouvoir nous offrir son histoire. On trouve d’ailleurs à la fin une bibliographie des ouvrages qui lui ont permis de se documenter. Plus que le simple périple de Miyuki, on voyage – nous lecteur – au coeur du Japon et de sa culture. Les nombreuses et détaillées descriptions nous immergent dans cet univers unique et étranger. On a l’impression de se trouver réellement dans la forêt, de sentir la pluie sur notre peau, de percevoir les différentes odeurs et être ébloui devant la beauté de la capitale. Didier Decoin nous dépeint avec un grand réalisme les diverses saynètes de la vie quotidienne des pêcheurs, des paysans et puis des divers personnages que l’on rencontre au fur et à mesure. De ces descriptions ressort une impression de vision d’estampes japonaises, à la manière des Cents vues d’Edo de Hiroshige, qui a d’ailleurs accompagné l’auteur tout au long de la rédaction de son roman. J’ai donc été particulièrement séduite par la plume de l’auteur qui a su me faire voyager et déployer mon imagination.

J’ai pourtant été gênée par un aspect. J’ai eu l’impression que l’auteur avait fait une liste de ce qu’il voulait mettre dans son roman. Un peu comme :

  • Parler de la vie paysanne – Check
  • Rendre le sexe à la manière japonaise – Check
  • Parler du bouddhisme – Check
  • Parler des conflits historiques de la période – Check
  • etc.

La fin m’a d’ailleurs paru comme étant le check de trop et ne m’a donc de ce fait pas trop plue… J’ai également été un peu perturbée par l’importance de la sexualité et du rapport à l’odeur. Il y avait un aspect sans doute un peu trop pervers pour moi, même si c’était extrêmement bien rendu. Tout cela a eu un impact sur les émotions qui m’ont traversée tout au long de ma lecture. Je n’en ai vécu aucune. Je me suis plutôt sentie comme une étrangère et une simple observatrice de cette histoire ; un sentiment qui ne fera pas de ce roman un coup de coeur.

Citations

« Depuis la mort de Katsuro, la jeune femme vivait dans un brouillard qui assourdissait les sons, détrempait les couleurs. Mais elle pressentait que cette opacité se dissiperait dès qu’elle prendrait la route, et qu’elle verrait alors le monde tel qu’il est en réalité, avec ses aspects positifs et ses pentes néfastes. Puis, lorsqu’elle aurait livré ses poissons, lorsqu’ils glisseraient dans les bassins des temples, sa vie s’empâterait de nouveau, l’obscurité la reprendrait. »

« Les volutes grises du brouillard matinal s’accrochaient aux ronces et aux arbustes dont les rameaux piquetés de fleurs d’un blanc cireux évoquaient des parterres de petites bougies votives. »

Conclusion

Le Bureau des Jardins et des Etangs est un grand roman, surtout pour son écriture magnifique ! L’auteur arrive à nous faire voyager dans le Japon de l’époque Heian et de nous peindre de belles estampes des situations quotidiennes. Sa documentation est juste et impressionnante. Ce voyage se déroule aussi au coeur de l’amour et du deuil auquel l’héroïne doit faire face avec la mort de son mari. J’ai malheureusement eu quelques petites gênes au niveau des différentes thématiques abordées, de la présence importante de la sexualité et du manque d’émotions ressenties.

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Je reviendrai avec la pluie

Je-reviendrai-avec-la-pluie-de-ICHIKAWA-TakujiTitre : Je reviendrai avec la pluie
Auteur : Takuji Ichikawa
Editeur : J’ai lu
Genre : romance
Nombre de pages : 315
Mot-clés : saison des pluies, famille, deuil, romance

Résumé

Je reviendrai avec la pluie commence sur l’un des moments les plus difficiles que l’on peut avoir à vivre, celui de la perte d’un proche. Mio est décédée l’année précédente et Takumi se retrouve seul pour élever son fils, Yûji. Touché par un étrange mal qui l’empêche de faire un tas de chose, il s’en sort comme il peut, mais délaisse certaines tâches ménagères, comme la lessive. Avant de mourir, Mio lui avait promis de revenir l’année suivante, aux premières gouttes de la saison des pluies, pour voir comment lui et Yûji vivent sans elle. Lorsqu’ils la retrouvent dans la forêt près d’une usine en ruine, les deux hommes n’en croient pas leurs yeux et sont fous de joie ! Mais la jeune femme ne se souvient plus d’eux… Takumi décide alors de ne pas lui révéler qu’elle est un fantôme et l’aide à se souvenir de leur relation et de leur vie commune. Durant six semaines, Mio devient maman et tombe amoureuse de son mari, qui, malgré tous ses défauts, est probablement l’homme le plus tendre et le plus avenant qu’elle ait jamais connu.

Avis personnel

Ce roman japonais est un véritable bestseller dans son pays puisqu’il s’est vendu à plus de trois millions d’exemplaires. J’avais donc de grandes attentes au sujet de ce livre… qui malheureusement m’a déçue.

Je reviendrai avec la pluie est une merveilleuse lettre d’amour d’un homme à sa femme. A l’aide de la mise en abyme, Takumi écrit le roman que nous sommes en train de lire sur le retour de sa femme, décédée il y a un an. Pendant six semaines, ce tendre mari raconte à Mio leur rencontre, les difficultés qu’il a eues avec sa maladie, la naissance de leur fils, etc. A cela s’ajoutent les petits moments de la vie quotidienne, comme partir en promenade, aller faire les courses, faire la cuisine, nettoyer la maison, etc. Si l’on a l’habitude de lire des romances passionnelles ou des histoires un peu tordue qui mènent à une conclusion amoureuse, Je reviendrai avec la pluie n’est absolument pas dans cette veine. Ce livre est davantage rattaché à la réalité, malgré le fantastique qui s’y introduit. Entre ses lignes, l’amour se révèle quelque chose de simple, qui nait doucement, parfois sans s’en rendre compte, et qui grandit avec le temps auprès de la personne, mais aussi loin d’elle, pour finalement se concrétiser dans les moments du quotidien. Le plus bel amour, c’est celui d’aimer sans condition la personne et être tout simplement auprès de celle-ci.

Cet amour qui lie ces deux êtres est vraiment plus qu’attendrissant et représente l’amour pur et parfait. Takumi n’a rien pour lui, il est maladroit, n’est pas très intelligent, il a aussi cette étrange maladie qui lui donne des attaques et qui l’empêche, entre autre, de prendre les transports en commun. Il est le héros auquel on peut tous s’identifier, car ses maux sont davantage une métaphore de nos défauts. Mio, pour sa part, est une femme aimante, bienveillante et généreuse. Elle incarne le partenaire de couple idéal.

Je reviendrai avec la pluie est donc un roman d’où débordent l’amour et les beaux sentiments en général. On se laisse facilement aller dans l’ambiance sereine, banale et chaleureuse qui ressort du livre. Pourtant, il manque quelque chose du crucial, selon moi, à cette histoire pour qu’elle soit transcendante… Et ceci est tout simplement, l’écriture ! Oui, je n’ai pas du tout aimé le style de l’auteur. Le livre est fait de 80% de dialogues et les parties « descriptions » sont avant tout des pensées de Takumi, énoncées à la première personne, et qui rappellent donc le monologue. J’ai eu l’impression tout au long du livre d’entendre la bande son d’un film, ou de lire uniquement les bulles d’un manga, et qu’il manquait quelque chose… Ainsi, je n’ai, malheureusement, jamais ri ou pleuré, même si certaines scènes auraient dû me procurer ces sentiments.

Citation

« Bonjour », « bonne nuit », « délicieux ! », « Ca va ? », « Tu as bien dormi ? », ou encore « Viens ici », c’est dans tous ces mots sans importance que réside l’amour.

Conclusion

J’ai énormément de mal à donner une appréciation générale de Je reviendrai avec la pluie. L’histoire me plait, mais j’ai trouvé qu’il manquait un « quelque chose » à l’écriture qui la rendrait merveilleuse. Ainsi, je conclurais sur une déception au sujet de ce livre. Mais attention, cette appréciation reste avant tout subjective et je n’aimerais pas que les personnes qui sont tout de même attirées par ce livre passe à côté à cause de ma « déception » !

Si toutefois, vous désirez désirez découvrir le « Pure Love » à la japonaise, je vous conseille davantage Le vent se lève de Tatsuo Hori ou la saga Au coeur du Yamato d’Aki Shimazaki, plus récente.

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