Vilain Chien !

Titre : Vilain Chien !

Autrice : Morgane Caussarieu

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du Chat Noir

Genre(s) : jeunesse fantastique

Nombre de pages : 142

Zachary, dix ans, vit seul avec sa mère au milieu de la forêt canadienne, au Québec. Son père est mort récemment dans un accident de chasse et le petit garçon ne peut accepter sa disparition. Il est persuadé que son papa est encore là, quelque part.Le soir d’Halloween, un homme inquiétant fait don à Zachary d’un adorable petit chien de chasse. Un chiot au regard plus que troublant. Un chiot au comportement étrange…

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Croquemitaines – Livre 2

18222698_1386937771395018_3882428368720344908_nTitre : Croquemitaines – Livre 2

Auteur : Mathieu Salvia

Illustrateur : Djet

Éditeur : Glénat Comics

Genre(s) : BD fantastique

Nombre de pages : 128

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l’ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n’imagine pas à quel point elles vont changer sa vie… Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu’en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l’un des plus puissants d’entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott va se retrouver plongé dans un terrible conflit au cœur d’un univers aussi terrifiant que fascinant et dont il devient l’enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d’Elliott va s’accomplir…

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Croquemitaines – Livre 1

j,bgknl,mTitre : Croquemitaines – Livre 1

Auteur : Mathieu Salvia

Illustrateur : Djet

Éditeur : Glénat Comics

Genre(s) : BD fantastique

Nombre de pages : 102

Mots-clés : croquemitaines, meurtre, rivalité, cauchemar, chien.

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l’ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n’imagine pas à quel point elles vont changer sa vie… Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu’en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l’un des plus puissants d’entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott se retrouve plongé dans un terrible conflit au cœur d’un univers aussi terrifiant que fascinant dont il devient l’enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d’Elliott va s’accomplir…

Mon avis

Le surnaturel et les créatures qui peuplent l’imaginaire populaire m’ont toujours fascinée. Quand j’ai vu le titre de cette bande dessinée, dont je n’avais pas du tout entendu parler auparavant, j’ai été jeter un coup d’œil à l’extrait gratuit proposé sur le site de Glénat et là, ce fut le coup de foudre ! L’univers graphique représentait tout ce que j’aime et j’ai donc directement été commander ce comics pour l’avoir à sa sortie.

Elliott est un petit garçon qui adore lire et qui a une imagination débordante. Quand il affirme à son père que les croquemitaines existent et qu’il en a vu roder près de la maison, celui-ci ne le croit évidemment pas. Cette nuit-là pourtant, les parents d’Elliott subissent l’attaque d’un croquemitaine. Le petit garçon aurait dû mourir aussi, mais c’était sans compter sur l’aide que lui apporte le croquemitaine de sa maison, un vieil homme barbu aux yeux rouges accompagné d’un immense chien/loup ! Ils vont devoir fuir ensemble pour échapper aux autres monstres qui veulent les dévorer.

L’intrigue de cette bande dessinée m’a un peu rappelé les thèmes abordés dans notre lecture commune du moment : American Gods de Neil Gaiman. Une guerre entre des êtres surnaturels représentant les anciennes et les nouvelles croyances se déroulent sous nos yeux, sans qu’on s’en aperçoive. Elliott est le seul à sembler voir les croquemitaines, grâce à son imagination débridée et à son courage.

J’ai eu un peu de mal à tout comprendre au début, car les actions et les explications s’enchaînent rapidement et s’entremêlent. Plus un croquemitaine dévore de petites sœurs, particules noires ressemblant à des vers, concentré de peur, de violence et de misère, plus il devient fort. Si un croquemitaine meurt, toutes ses petites sœurs peuvent être récoltées par un autre, d’où l’intérêt pour les nouveaux monstres de poursuivre l’ancien.

J’ai adoré découvrir les personnages de ce comics. S’il est très intéressant d’essayer de deviner à quelle croyance se raccroche chaque croquemitaine, j’ai eu un véritable coup de cœur pour le trio Elliott/chien-loup/Père-la-mort. Si Elliott est un petit garçon courageux, il n’est pas non plus dépourvu de sentiments et les artistes vont très bien ressentir toute la peine, la peur et le désespoir qui l’habitent après avoir assisté au meurtre de ses parents. Plus d’une fois, il s’écroule en pleurs, mais à chaque fois, le vieux croquemitaine est là pour le relever et le pousser à continuer. On ne sait pas vraiment pourquoi le vieux monstre aide le petit garçon, mais il le fait. Peut-être qu’il cherche à se racheter une conduite pour tous ses méfaits passés? Peut-être en a-t-il marre de perpétuer une vieille tradition? Il y a aussi des moments mignons, où le petit garçon essaie d’expliquer au croquemitaine comment apprivoiser son chien. En tout cas, la relation qui se crée entre les personnages est forte et touchante.

Dernière chose, mais non des moindres : les illustrations. J’ai adoré le style du dessinateur. Que ce soit dans l’esthétique qu’il donne à ses personnages et aux lieux qu’on visite, dans son arrangement original des cases ou dans le travail de son trait de crayon, j’ai tout aimé ! L’univers est sombre et étrange, à la limite de l’horreur. L’apparence des croquemitaines est détaillée et agrémentée d’éléments du folklore. Tout semble être recherché minutieusement.

Un dossier est présenté à la fin du comics, tas de documents censé être toutes les recherches qu’Elliott a réalisées pendant sa vie sur les croquemitaines qui l’ont attaqué cette nuit tragique. Si j’ai adoré les croquis des êtres surnaturels et la mise en page de cette partie, le texte apportait bien peu d’informations supplémentaires à ce qu’on savait déjà. J’ai trouvé cela un peu dommage : j’aurais aimé que cette partie explique par exemple les légendes et croyances associées aux différents croquemitaines qu’on rencontre, ou encore avoir des éléments plus complets sur comment le témoignage  du petit garçon a été perçu par les enquêteurs. J’espère que ces réponses se trouveront dans le tome 2, puisque cette bande dessinée est un diptyque. Le livre se termine sur une interview des deux artistes, qui décrivent leur collaboration sur ce projet.

Citations

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« Ni cris ni pleurs ne te sauveront,

Une fois le pied dans ta maison,

Oublie amis, proches et parents,

Quand sur ton lit, son ombre s’étend. »

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Conclusion

Un univers graphique incroyable, des personnages soit étranges et terrifiants, soit super attachants, une course-poursuite haletante entre les anciens et les nouveaux croquemitaines, j’ai passé un excellent moment de lecture avec Croquemitaines et je suis contente que la suite sorte déjà fin mai, peu de temps après le premier volet, pour pouvoir découvrir la suite et fin de cette histoire !

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#FungiLumini

Bonus

La couverture du tome 2 vient d’être dévoilée ! 😉

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The Curious Incident of the Dog in the Night-time

Titre : The Curious Incident of the Dog in the Night-timethe curious incident

Titre français : Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Auteur : Mark Haddon

Éditeur : Vintage

Genre : Roman

Nombre de pages : 272

Lu en version originale (anglais)

Prix reçus : Prix Costa en 2003, Commonwealth Writers’ Prize en 2004, Guardian Award en 2003, Waverton Good Read Award en 2004

Mots-clés : autisme, enquête, chien, meurtre, syndrome d’Asperger

Quatrième de couverture

Qui a tué Wellington, le grand caniche noir de Mme Shears, la voisine? Christopher Boone, « quinze ans, trois mois et deux jours », décide de mener l’enquête. Christopher aime les listes, les plans, la vérité. Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativité. Mais Christopher ne s’est jamais aventuré plus loin que le bout de la rue. Il ne supporte pas qu’on le touche, et trouve les autres êtres humains… déconcertants. Quand son père lui demande d’arrêter ses investigations, Christopher refuse d’obéir. Au risque de bouleverser le délicat équilibre de l’univers qu’il s’est construit…

Mon avis

J’ai adoré ce livre. Il m’a totalement transportée dans un autre univers et j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. L’histoire est celle de Christopher, garçon de 15 ans atteint du syndrome d’Asperger qui découvre que le chien de sa voisine, Mme Shears, a été tué à l’aide d’une fourche.

Dès les premières pages, nous entrons dans le monde de Christopher et surtout nous découvrons sa vision de l’humanité qui est très singulière. Lorsqu’il découvre le chien, son premier instinct est de lui retirer la fourche de l’abdomen et de le prendre dans ses bras, il faut avouer que, personnellement, ce ne serait pas la première chose qui me serait passée par la tête. De là découle un quiproquo avec la voisine qui croit que Christopher est coupable et qui, par conséquent, appelle la police. Il se retrouve donc au commissariat après avoir frappé un policier (parce que ce dernier lui avait touché le bras, et qu’il déteste ça) et son père vient le rechercher par la suite. À partir de ce moment, Christopher décide d’enquêter sur la mort de Wellington et de tout raconter en écrivant un livre. Nous suivons donc les évènements tels qu’ils sont décrits par Christopher. Cela donne au récit un ton assez sobre, pas très détaillé mais qui traduit très bien les émotions. Je me suis très vite attachée au personnage de Christopher et à tout ce qui fait sa personnalité : le fait qu’il déteste le jaune et le brun mais qu’il adore le rouge, qu’il aime les chiens parce qu’ils ne peuvent pas mentir, qu’il grogne quand il y a trop de monde autour de lui parce que cela l’apaise, etc. Cela dit, certaines réactions quand il est en colère, par exemple le fait qu’il veuille frapper ou poignarder quelqu’un, sont très déconcertantes au début. Heureusement, il a d’autres méthodes pour se calmer 😀 J’ai grandement apprécié le fait que le récit soit raconté par Christopher et non par une tierce personne puisque les émotions telles que la joie, la peur (elle revient très souvent) ou la peine (même s’il n’arrive pas à l’exprimer comme tel) sont décrites d’une manière tellement abrupte qu’on ne peut que le ressentir comme si nous étions à sa place.

J’ai également beaucoup aimé le père de Christopher. Celui-ci est vraiment dévoué à son fils même si ce n’est pas facile tous les jours. Il fait tout ce qu’il peut pour le rendre heureux et respecter ses besoins. Il travaille dur pour offrir le meilleur à son fils et malgré tout, il est toujours présent quand Christopher a besoin de lui. Bon, je vais SPOILER un élément du livre : même si le père de Christopher lui a fait croire que sa mère est morte alors que ce n’est pas le cas, il reste, pour moi, un bon père. Par contre, j’ai détesté la mère. Nous comprenons bien vite qu’en fait, elle est partie avec Mr Shears (oui oui le mari, enfin ex-mari de la femme dont le chien est mort) il y a quelques années et qu’elle a abandonné son fils avec son père. Alors oui, elle lui écrit des lettres mais ça ne change rien au fait qu’elle a préféré fuir parce qu’elle ne pouvait plus supporter les crises de son fils. Évidemment Christopher, lui, ne réagit pas du tout comme moi et ne réalise pas vraiment que sa mère l’a abandonné. Heureusement pour elle et pour lui puisqu’il va vouloir la retrouver mais je vous laisse découvrir vous-mêmes pourquoi et toutes les péripéties qui ont suivi.

Au niveau du style, Mark Haddon utilise parfaitement une écriture concise, simple et répétitive dans ses formulations qui renforce cette impression d’être dans un tout autre univers, éloigné de ce que nous connaissons ou de la façon dont nous pensons.

Citations

« Mrs Alexander didn’t say anything. She walked to the little red box on a pole next to the gate to the park and she put Ivor’s poo into the box, which was a brown thing inside a red thing which made my head feel funny so I didn’t look. »

« I do not like strangers because I do not like people I have never met before. They are hard to understand. […] It takes me a long time to get used to people I do not know. For example, when there is a new member of staff at school I do not talk to them for weeks and weeks. I just watch them until I know that they are safe. Then I ask them questions about themselves, like whether they have pets and what is their favourite colour and what do they know about the Apollo space missions and I get them to draw a plan of their house and I ask them what kind of car they drive, so I get to know them. Then I don’t mind if I am in the same room as them and don’t have to watch them all the time. »

Conclusion

Pour moi, ce livre est un véritable chef d’œuvre, riche en émotions, bien écrit et qui nous transporte du début à la fin. C’est une vraie découverte de l’autre. Il est évident que je le recommande à tout le monde. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion de feuiller la version française et elle a l’air tout aussi bien que la version originale, vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas le lire 😀

coup de coeur

Random Word Challenge

juin route

#Coco

Buck – La nuit des trolls

Buck-C1C4_160401.inddTitre : Buck – La nuit des trolls

Auteur et dessinateur : Adrien Demont

Éditeur : Soleil éditions (Collection Métamorphose)

Genre(s) : bande dessinée, légende nordique, dark merveilleux

Nombre de pages : 78

Mots-clés : chien, troll, bébé, forêt

Une nuit d’été, Buck – un chien perdu – fut frappé par la foudre alors qu’il s’était abrité sous sa niche.
Il ne l’a depuis plus jamais quittée…

Au Nord du monde, l’hiver est rude. Buck remarque dans la neige d’énormes empreintes qui le mènent jusqu’à la demeure d’un fondeur de cloches. Le couple est désespéré : leur petite Olga a été enlevée et remplacée par une horrible petite trolle qui crie, pique et griffe.
Ils voient alors en Buck une lueur d’espoir et lui confient une mission, celle de ramener ce petit monstre d’où il vient et de retrouver leur enfant.
Ainsi commence une véritable épopée qui révélera la naissance d’une amitié improbable, les liens entre humains et trolls, ou encore la légende d’Harald le gelé, immense chasseur de trolls…

Mon avis

Nouveau petit bijou de la collection Métamorphose, ce fut un plaisir d’accueillir Buck au sein de ma bibliothèque. Ce petit chien-niche est tellement mignon qu’il m’a été impossible de résister ! La couverture, en plus d’être très belle, est particulière : tous les motifs de bois sculpté ont une texture différente – pas lisse mais un peu rugueuse, comme la matière représentée – qui donne à cette bande dessinée un cachet authentique et original.

Buck plonge le lecteur dans les légendes nordiques. Le petit chien débarque dans un village de Norvège le soir de la Nuit des Trolls. Vu son allure étrange, le petit chien est rejeté par la population qui croit qu’il est un esprit maléfique. Le chien se réfugie dans une maison et assiste à un drame : une petite fille a été kidnappée et remplacée par un bébé troll. La maman de la fillette va alors demander à Buck de ramener le bébé troll à ses parents et de lui ramener son enfant avant qu’il ne soit trop tard. En courageux héros, Buck va accepter cette quête et partir au plus profond de la nuit la plus longue.

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Je me suis tout de suite attachée à la petite boule de bois qu’est le personnage central de cette BD. Ces mimiques, ces actions et les possibilités qu’offrent sa nature de chien-niche en font un être unique, fascinant et étrange qu’on ne peut qu’apprécier. J’ai beaucoup aimé également la petite troll qui accompagne Buck durant son voyage : on voudrait la trouver hideuse et méchante, mais elle est en fait toute mignonne avec sa petite robe et entraîne Buck dans des situations assez cocasses.

Il n’y a pas beaucoup de texte dans cette bande dessinée. Les incursions du narrateur sont poétiques, racontant la légende de la nuit des trolls à la manière d’un conteur. Les onomatopées ont une place importante dans les cases étant donné que Buck et la petite troll ne parlent pas.

Parlons des dessins : ils sont assez sombres, étant donné que l’histoire se passe la nuit :p La palette de couleurs restent dans les mêmes tons : noir, brun ,blanc, jaune, orange. Les traits sont délicats, fins avec des contours peu visibles. Je n’avais encore jamais rencontré ce genre de dessin en bande dessinée, et ça m’a énormément plu ! Une véritable oeuvre d’art.

Citations

« L’hiver est rude… Il n’y a que la neige et le vent, le vent et la neige… Et tout là-haut, dans les vastes montagnes, des visages en colère se sont changés en pierre. La nuit, dans la pénombre, ils se penchent au-dessus des maisons et hantent les rêves des pauvres gens. »

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Conclusion

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Cette bande dessinée a tout pour plaire : un héros craquant avec une quête épique, un univers sombre et mystérieux qui raconte une belle légende. N’hésitez plus et adoptez ce petit chien-niche, il fera le plaisir de toute la famille ! Un énorme coup de cœur !

 

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