La Horde du Contrevent – Lecture commune 04

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« La folie n’est plus folle, dès qu’elle est collective. Je crois que j’aurais pu faire n’importe quoi, le plus absurde, tant que nous le ferions ensemble ; ensemble, je sens la puissance de chacun, physique et mentale, j’avais confiance en nous, et j’éprouvais cette profondeur du lien qui nous cousait à même la vague. »

Avis de FungiLumini

On retrouve notre Horde en plein milieu de la flaque. Un courant léger commence à les entraîner et le pire se profile : un siphon est en train de se former ! La Horde va devoir faire face à cette catastrophe naturelle en n’ayant aucun appui, aucun point où se retirer pour attendre que la tempête passe. Et au fond du siphon, des ombres se profilent… Ce chapitre a vraiment été génial ! La tension qui y règne, l’attente de voir le siphon se résorber alors qu’il semble avancer sans fin vers eux, et surtout ce sentiment d’impuissance face aux forces de la nature. Un instant de lecture d’une grande intensité, j’ai adoré !

Le chapitre suivant est au départ plutôt désolant: la Horde a subi de lourdes blessures et des pertes humaines depuis les derniers mois et cela se ressent sur le moral du groupe. Or, c’est cette volonté, ce courage qui fait tenir le contre et qui fait avancer les hordiers. Ce passage est triste, déprimant, mais grâce à Caracole et à sa théorie sur le vif, un nouvel espoir naît, qui va donner la force à la Horde de continuer et de finalement sortir de la flaque. Ils sont les premiers à y parvenir, mais cet instant mémorable , voire historique, est cependant un epic fail parce que personne ne les attend à l’arrivée : ils sont sortis au mauvais endroit et doivent encore marcher des kilomètres avant la prochaine ville. C’est dans ces moments qu’on se dit que Damasio a quand même un sacré sens de l’humour :p

Arrivés en ville, le caractère impulsif et violent de Golgoth leur attire les fougues de l’Exarque, maître des lieux. Pour se venger, celui-ci ne leur donnera accès à la porte d’Urle, leur chemin vers l’Extrême-Amont, que s’ils réussissent trois épreuves. Golgoth et Erg passent leurs épreuves sans qu’on nous les raconte. C’est la joute verbale de Caracole contre Sélème le Stylite qui va être contée dans ce chapitre, un exercice des plus compliqués qui  m’a personnellement bluffée. Une telle maîtrise du phrasé est incroyable, même si on se doute que l’auteur a mis plus de temps à écrire ces vers que Caracole déclame en quelques instants. Les deux artistes se lancent des phrases plus incongrues les unes que les autres, on se croirait à certains moments dans une battle de rap. :p On sent cependant bien que la Horde n’a pas que des amis dans la ville et que le combat s’annonce serré.

Dans le dernier chapitre de cette lecture, Oroshi et Sov vont visiter un lieu absolument incroyable : une tour bibliothèque qui est formée par les ouvrages qui la composent. Les briques sont les « livres », des tablettes d’argile ou d’autres matériaux où sont inscrites les sagesses du monde. Ils vont essayer d’en apprendre plus sur ce qui les attend en Extrême-Amont et sur la neuvième forme de vent. La vérité est parfois dure à appréhender et on se rend compte qu’une phrase peut changer la vision du monde d’une personne. Comment nos héros vont-ils continuer leur voyage avec ce qu’ils ont appris dans la tour? Vont-ils le révéler aux autres membres de la Horde? Il y a aussi un énorme suspense à la fin de ce chapitre sur qui est vraiment Caracole, et le plus frustrant est que je ne suis pas sûre que nous aurons la réponse dans les pages qui suivent. J’ai passé un super bon moment de lecture avec cette partie et ça va être dur d’attendre un mois pour la suite !

Avis de Yuixem

Mon avis se confirme, je suis à fond entrée dans l’histoire et j’adore ! J’ai beaucoup apprécié ces trois nouveaux chapitres et devoir mettre en pause cette lecture commune sera plus difficile que je ne l’aurais imaginé.

La Horde aura particulièrement souffert dans la flaque après avoir affronté le Corroyeur, mais aussi après avoir peiné face à un énorme siphon. Le chapitre concernant cet évènement fut vraiment passionnant, bien que je pense que cette rencontre aurait pu être évitée si Golgoth avait davantage écouté ses compatriotes. Tout en pensant qu’ils aillaient tous y passer et qu’ils apercevaient déjà l’au-delà, j’ai été marquée par la narration et l’explication philosophique voire spirituelle que l’auteur nous donne.

La dernière ligne droite pour quitter la flaque n’a pas non plus été de tout repos. Un de nos braves amis s’est laissé piéger par une île-méduse et Callirhoé, blessée, est au bout de ses forces physiques et morales. Je continue d’être choquée par le non-respect des femmes qui règne dans cette troupe. Seule Oroshi est traitée différemment, mais ce n’est pas pour autant qu’elle vient en aide à ses camarades. Sinon, j’ai beaucoup aimé l’arrivée des loutres dans la Horde qui a apporté à nos personnages, ainsi qu’au récit une certaine fraîcheur.

Enfin, après avoir regagné la terre, nous avons un gros saut dans le temps de quelques jours qui nous amène à une série d’épreuves opposant la Horde aux divers champions d’Alticcio. Dans cet épisode, plutôt que de nous conter une course ou un combat, l’auteur a choisi de nous présenter une joute de déclamations ! Lire ces échanges fut plus que divertissant ! Je n’ai pu décrocher mes yeux des pages, époustouflées par les phrases qui s’enchaînent les unes après les autres. Encore une fois, j’ai été bluffée par Alain Damassio !

Le final du dernier chapitre nous laisse sur un beau cliffhanger, donnant envie de poursuivre sur le champ ma lecture pour en découvrir plus sur le passé de Caracole et sur l’étrange assassin qui vient de faire son entrée ! Vivement la prochaine étape !

Avis de Coco

J’étais déjà mitigée lors des chapitres précédents et ce ne fut guère mieux ici. Contrairement à Fungi Lumini et Yuixem, j’ai eu vraiment beaucoup de mal à poursuivre ma lecture.

Après avoir affronté le Corroyeur, la Horde toujours dans la flaque, doit faire face à un autre ennemi : un siphon. Je ne dirais pas que je n’ai pas apprécié lire comment ils se sont débrouillés pour faire face à cet évènement mais sincèrement, je les ai trouvés très longs à repérer ce qu’il se passait ! Pour des gens si entrainés, si connaisseurs, ils auraient sincèrement pu réagir plus rapidement quand ils ont senti les changements de courant. Encore une fois, la Horde perd un de ses membres qu’on ne connaissait pas très bien, ce qui fait qu’on s’en fiche un peu. Après ce passage, il leur reste encore un dernier effort à fournir pour sortir de la flaque mais évidemment, ils vont encore perdre quelqu’un. Et là, je suis vraiment en colère contre l’auteur ! Certains personnages de la Horde ont vu à travers le siphon ce qu’il pouvait se passer (dans un avenir direct blablabla) mais PERSONNE ne réagit et du coup, Barbak meurt bêtement comme la vision l’avait montré. Intérêt ? Aucun. Merci, j’adooooore ce genre de passage. Au final, ils sont sortis de là, et ils ont perdus trois hordiers : Karst, Sveziest et Barbak, merci Golgoth et ses idées brillantes (pourquoi l’auteur n’a-t-il pas encore tué ce personnage sérieusement ?!).

Fungi Lumini et Yuixem ont déjà résumé les chapitres qui suivent donc je vais me contenter de dire ce que j’en ai pensé : beaucoup, beaucoup, beaucoup trop longs pour pas grand-chose. En commençant cette lecture commune, j’avais justement peur de ces passages à rallonge qui décrivent, décrivent, décrivent à n’en plus finir et dans lesquels on se perd totalement et malheureusement, ces chapitres n’ont été, pour moi, que de longs paragraphes avec peu d’intérêts. Si la joute verbale paraît impressionnante – même avec des mots inventés ne signifiant rien – je me demande combien de temps l’auteur a pris pour l’écrire. Enfin, bravo à lui pour ça. Par contre, de nouveau, énorme coup de gueule (et je rejoins Yuixem !) pour toute la misogynie présente dans ces pages et incarnée dans sa forme la plus pure par cet abruti de Golgoth. Je ne sais pas si vous trouvez ça agréable à lire mais personnellement, lire le mot « pute » toutes les deux phrases à la place de « fille » ou de « femme » quand le Traceur parle, ça me met sur les nerfs et ça ne me donne pas du tout envie de continuer à lire. Heureusement qu’il n’est pas seul.

Cela dit, je continue d’aimer le fait qu’on en apprenne plus sur des personnages comme Callirhoé, Aoi ou encore Steppe et Silamphre mais aussi qu’on leur laisse plus la parole. D’ailleurs, j’ai trouvé que le « craquage » de Callirhoé est un des seuls vrais moments de réaction à la mort des autres personnages. Et encore une fois, comme Yuixem, j’ai apprécié la venue des loutres qui a apporté beaucoup de calme et de joie à la fois dans ma lecture et dans le Horde.

J’attends – et encore plus après la lecture de ces chapitres – d’en apprendre plus sur Caracole mais aussi sur Oroshi qui m’intrigue de plus en plus.

« Tu ne cesses de mourir, de te disloquer, de perdre consistance, de ralentir. Et tu ne cesses de te répéter. Ça te tue. Ça tue tout le monde d’ailleurs! »


Les blogs qui participent 

Voyages imaginaires

A touch of blue Marine

Lectoplum

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

#Yuixem #FungiLumini #Coco

Calendar Girl – Mars

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Titre : Calendar Girl – Mars
Auteur : Audrey Carlan
Editeur : Hugo Roman
Genre : romance érotique
Nombre de pages : 155
Mots-clés : homosexualité, nourriture italienne, escort-girl, romance, amitié

Quatrième de couverture

Avant de s’envoler vers sa prochaine mission, Mia fait un petit séjour à Las Vegas où elle retrouve sa soeur et sa meilleure amie. Elle en profite pour aller rendre visite à son père qui est toujours dans le coma. Elle a rendez-vous avec son usurier pour lui remettre le deuxième versement, et cette rencontre n’est pas des plus sympathiques ! Mais la voilà à nouveau dans un avion, direction Chicago, pour y retrouver le bel Anthony Fasano, propriétaire d’un restaurant italien.

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Après avoir terminé le deuxième tome de Calendar Girl, j’étais plus que mitigée concernant cette série. Ce troisième tome était donc décisif sur ma décision de continuer ou non ces romans ! Bonne nouvelle pour l’auteure, l’éditeur et mon libraire, j’ai beaucoup aimé cet épisode-ci !

Au mois de mars, Mia quitte son beau Frenchie pour rencontrer son client italien, Anthony. Comme toujours, c’est un beau mec qui l’attend, prêt à lui faire vivre mille fantasmes… Ou pas ! Quelle surprise quand elle découvre que ce riche propriétaire d’une chaîne de restaurant italien est homosexuel et en couple ! Mais Tony n’a pas encore fait son coming out. En effet, il craint de blesser sa mamma et de mettre en péril l’image de sa compagnie. C’est pour se débarrasser un temps de toutes ces sources de tension que lui et Hector, son ami, ont décidé d’embaucher Mia, afin qu’elle se fasse passer pour sa fiancée. Mais Hector ne le vivra pas aussi bien qu’il ne l’imaginait… La jeune femme fera alors tout en son pouvoir pour aider ses deux nouveaux amis.

Pour le coup, j’ai été aussi surprise que Mia de voir les deux hommes ensemble ! Je ne m’attendais pas du tout à cette tournure d’évènement et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié ! Good job à l’auteure ! Tony et Hector sont en plus un couple adorable. L’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre est très fort et ne demande qu’à briser tous les préjugés qui se mettent en travers de leur bonheur. Mais les choses ne sont pas aussi faciles, surtout que Tony est issu d’une famille catholique et qu’il se doit de perpétuer le nom de famille. Avec cette thématique très forte du coming out, on a eu droit à toute une effusion de sentiments : amour, courage, confiance, fidélité, pardon… En une petite centaine de pages, on est ainsi gâté !

Mais on ne l’est pas seulement avec nos nouveaux amis. En effet, Mia aura aussi droit à sa petite surprise romantique et à ses petits moments intimes ❤ J’ai beaucoup aimé son évolution dans ce tome-ci d’ailleurs. Après son expérience avec Wes et Alec, elle semble plus posée, avoir pris une certaine maturité et semble enfin prête à assumer ses choix. Le début du roman où l’on découvre son quotidien auprès de sa famille et de sa meilleure amie nous a également offert une nouvelle facette de notre héroïne qui m’a plutôt plue.

Pas grand-chose à dire en plus ! Le style de l’auteur est toujours en adéquation avec son roman et je continue d’aimer autant ce format court qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. J’ai à nouveau hâte d’être en avril pour découvrir le prochain volume !

Extrait

Le valet m’ouvre la porte, puis il me guide à travers l’énorme penthouse situé au quarantième étage de l’immeuble. L’ascenseur a mis tant de temps à monter jusqu’en haut que je me suis crue sur une attraction de fête foraine. L’homme pose mon sac au pied d’un grand lit, puis il tourne les talons et disparaît, me laissant seule à écouter le bruit d’une douche couler. Merde, merde, merde. Je n’ai pas vraiment envie de rencontrer mon client à poil. Je remonte l’anse de mon sac à main sur mon épaule, me préparant à déguerpir de là, lorsque la porte s’ouvre. Une silhouette imposante émerge d’un nuage de vapeur et de lumière, créant autour de lui une image surréelle qui aurait sa place sur grand écran. Fascinée, je ne bouge plus. Mon client entre dans la chambre, « vêtu » d’une minuscule serviette nouée autour de la taille, son corps musclé recouvert de minuscules gouttelettes qui ruissellent sur lui. Ma bouche est sèche, tout à coup, et mon cœur semble avoir cessé de battre, cependant ça ne m’inquiète pas, car c’est plutôt une belle mort, non ? J’ai vingt-quatre ans et j’ai enfin vu la perfection masculine. – Doux Jésus, je murmure. Je crois qu’un filet de bave coule sur mon menton. Wes et Alec sont tous les deux magnifiques. Or, la beauté d’Anthony Fasano est au-delà de tout entendement. Il est immense, une véritable armoire à glace. De ce que je vois sous sa serviette, ses cuisses font la taille de deux troncs d’arbre. Ses pecs sont carrés et ses abdos rectangulaires, fermement dessinés sur son torse. Quant à ses bras… j’en perds la tête, tant j’ai envie de les toucher, de les sentir autour de moi pour me faire oublier les deux derniers mois.

Conclusion

L’opus de mars de Calendar Girl m’a donc bien convaincue ! J’ai été surprise par l’auteur qui a invité un couple homosexuel dans son histoire et qui ainsi ne centre pas son récit autour de l’unique plaisir physique de son héroïne. Tony et Hector sont vraiment un couple adorable et sont devenus des amis importants pour Mia. Cette dernière a d’ailleurs gagné en assurance dans ce tome-ci, plus sûre d’elle et de ses choix. Calendar Girl – Mars m’a permis de renouer avec la série que je pensais arrêter suite à ma déception du deuxième volume. Vivement avril !


Découvrez mon avis sur les autres tomes de la série Calendar Girl !

Calendar Girl – Janvier
Calendar Girl – Février
Calendar Girl – Mars
Calendar Girl – Avril (à venir)
Calendar Girl – Mai (à venir)
Calendar Girl – Juin (à venir)
Calendar Girl – Juillet (à venir)
Calendar Girl – Août (à venir)
Calendar Girl – Septembre (à venir)
Calendar Girl – Octobre (à venir)
Calendar Girl – Novembre (à venir)
Calendar Girl – Décembre (à venir)

Delitoon

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Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la plateforme Delitoon que je viens tout juste de découvrir ! Ça ne fait même pas une semaine que je suis tombée sur ce site et je ne me souviens déjà plus comment cette rencontre s’est déroulée… Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un site internet qui propose de lire des « webtoons », autrement dire des bandes dessinées numériques !

Comme vous devez sans doute le savoir maintenant, je suis une grande adepte de ce format. Je n’ai donc pas hésité un instant pour tenter l’expérience proposée par Delitoon de découvrir des manhwa, les mangas coréens. S’ils sont en majorité, le site publie également une BD française et prévoit d’ajouter à son catalogue des titres chinois… et qui sait peut-être un jour japonais ! On trouve sur le site plusieurs bandes dessinées prépubliées légalement et à un rythme plus ou moins soutenu. Pour les lire, il suffit de dérouler la page en « scrollant » de haut en bas. Rien de plus simple donc, pas besoin de java à jour ou de se tordre les cheveux avec un lecteur numérique en ligne où on ne voit rien :p La lecture se fait de manière simple et rapide, offrant un agréable moment.

En quelques mots, comment fonctionne l’offre de Delitoon. Comme dit précédemment, il s’agit d’une offre légale et donc partiellement payante. Le site propose pour chaque série quelques chapitres gratuits, allant de 2 à 8 en général, afin de permettre au lecteur de découvrir un extrait. Ici, on n’achète pas « un volume » mais « un chapitre ». Un chapitre coûte entre 2 et 3 crédits, la monnaie du site. Comme nous ne sommes pas habitués à ce mode de payement, cela parait cher au premier abord. Mais en réalité, le chapitre ne coûte que 0,50 € si l’on opte pour le rechargement de crédit le plus bas. Autant vous dire que plus vous en achetez d’un coup, moins cher vous reviendra le chapitre ! Voici d’ailleurs les packs disponibles :

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L’offre m’a donc semblé très attractive, surtout lorsqu’on se met à recevoir des crédits bonus !

Pour tenter l’expérience, j’ai donc choisi cinq titres parmi le catalogue qui comporte plusieurs genres différents tels que l’aventure, le drame, le fantastique, la romance ou encore le thriller. Bien que je n’en aie pas lu, Delitoon propose également du contenu pour adultes auquel vous ne pourrez accéder qu’en fonction de votre âge. J’ai personnellement opté pour une lecture sur l’ordinateur, mais sachez qu’il existe également une application pour Android et qu’une pour Apple est en cours de création.


Je vais maintenant vous présenter les cinq séries que j’ai découvertes gratuitement sur la plateforme !

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Complexé par sa petite taille, Jeong Kyeom, 20 ans désespère de rencontrer l’amour. Jusqu’à ce qu’il retrouve une ancienne amie, Minjae. La jeune femme est une forte personnalité, mais tellement séduisante… Reste, pour chacun, le plus difficile : s’avouer qu’ils ont – peut-être – trouvé l’âme sœur. 

Première histoire que j’ai lue en arrivant sur la plateforme, Qui prendra soin du chat jaune m’a tout de suite accroché le regard par son dessin. Très épuré, j’ai tout de suite senti la romance venir. Jeong Kyeom, notre héros masculin, est sans aucun doute adorable, non seulement par sa taille mais aussi, et surtout, par son caractère si doux. Il n’a donc malheureusement pas la cote auprès des filles qui cherchent plutôt des hommes grands et forts pour les protéger. Mais la roue du destin tourne pour notre personnage lorsqu’il retrouve Minjae, son premier amour. La jeune fille a bien changé et, à cause de son franc-parler, n’a malheureusement pas beaucoup d’amis. C’est l’occasion pour nos deux protagonistes de se rapprocher l’un de l’autre et de faire naître – sans aucun doute – une belle romance. L’histoire est finalement assez classique et en seulement quatre chapitres on ne voit pas encore quelle ligne directrice prendra la suite. Si j’ai aimé cette introduction, elle ne m’a pas assez convaincue pour penser à m’acheter de ce pas la suite…

La série est en cours actuellement et compte pour l’instant 7 chapitres !

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Traitée de sorcière parce que sa mère est chamane, Naerim subit en silence les brimades des autres élèves de sa classe de lycée. Mais une sortie scolaire va tout bouleverser. Involontairement, l’adolescente réveille un vampire et découvre qu’elle le contrôle. Que va-t-elle bien pouvoir en faire ? 

Voilà pour le pitch ! Naerim m’a fait beaucoup penser à Sawako de la série manga du même nom : elle est gentille, chaleureuse, avenante et enthousiaste, mais due à son physique la rapprochant à Sadako, héroïne du film d’horreur The Ring, et à l’activité de sa mère, elle est malmenée par ses camarades de classe. Dans les quatre premiers chapitres disponibles gratuitement, on découvre effectivement le vampire mais on ignore encore que notre personnage sera capable de le contrôler. Ceci intrigue ainsi mon intérêt pour la série, même si j’aurais souhaité en avoir un petit avant-goût. On sent également venir un triangle amoureux… et peut-être la naissance d’une meilleure amie avec la nouvelle élève ? Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur que ce soit vis-à-vis de l’histoire ou du dessin ! La touche de fantastique et d’humour m’a également séduite au point de me pousser à craquer mon portefeuille !

La première saison de ce manhwa est déjà entièrement sortie et est constitué de 44 chapitres. Pour la lire entièrement, il faudra donc compter 19,99€ !

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Sa rencontre avec une étrange créature de la nuit a transformé le jeune prince Baek Ri Jin, 11 ans, en hybride surpuissant. De retour parmi les hommes alors qu’on l’avait cru mort cinq années durant, il revendique l’héritage familial et se révèle, face aux dangers, un combattant presqu’invincible. 

Ma première impression en découvrant le prologue c’est : WAOU ! Le dessin et la mise en page sont tout bonnement incroyables ! Je suis sous le charme complet ! Le scénario est plutôt dark dès l’entrée avec ce pauvre enfant qui se fait attaquer par un monstre en pleine nuit. Avec seulement deux chapitres de disponible gratuitement, on ne comprend pas encore réellement la nature de cette rencontre et de ce qu’elle a engendré comme transformation chez le jeune prince. Outre le fait qu’il a changé physiquement, on n’a malheureusement encore aucune démonstration de force. Il rentre chez lui et découvre que bien des choses ont bougé en 5 ans. Les terres appartenant jadis à son père sont désormais occupées par une reine et ses vassaux et domestiques sont devenus des esclaves de l’empereur. Baek Ri Jin semble bien décidé à récupérer ce qui lui est dû ! Notre héros possède un charisme fou avec son corps musclé, son sérieux, son aura destructrice, mais aussi sa candeur et sa chaleur ! Avec ce scénario captivant et ce trait magnifique, je ne peux que vouloir me lancer dans la suite de la série !

La première saison est terminée en 33 chapitres pour lesquels il faudra compter au minimum 13,98 euros, sauf si vous optez pour des crédits plus importants !

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Un jeune malfrat surnommé Dokgo, combattant surdoué, se fait passer pour son frère jumeau Hu au lycée Taesan. Souffre-douleur des petits caïds du lycée, Hu est mort des sévices qu’il a subis, mais son décès est resté caché. Hyuk, aka Dokgo, a pris sa place pour le venger. Il est seul contre tous… 

Le dessin est beaucoup plus dur et haché dans ce manhwa-ci. On sent directement qu’on change d’univers pour une histoire bien plus noire et violente ! Dans Dokgo, le thème principal est la maltraitance scolaire. Il faut croire que les Coréens aiment ce sujet, qui doit faire partie de la vie de nombreux collégiens et lycéens. On y découvre d’ailleurs une certaine hiérarchie avec des boss, des bras droits et des sous-fifres qui font toutes les tâches imaginables comme annoncer la météo, préparer les plateaux-repas à la pause de midi ou entraîner les personnages des jeux vidéos du boss. Les punitions pour ces pauvres élèves sont des humiliations continues sous menace de tout révéler aux parents. C’est dans cet univers terrible qu’a dû survivre Hu avant de décéder des suites de maltraitance. La narration est réalisée avec brio car elle nous offre d’abord le point de vue de Dokgo, le frère jumeau de Hu, analysant la situation actuelle, avant de revenir ensuite sur les événements passés. La tension est dès le départ palpable et la violence est au rendez-vous, peut-être un peu trop pour la fleur bleue que je suis. Mais je suis tout de même intriguée par la suite de cette histoire…

Dokgo est terminé en 90 chapitres. Un préquel à son histoire existe également et est composé de 11 chapitres ! Pour tout lire, il faudra donc aussi compter 19,99 € et profiter des crédits bonus !

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Le jeune Adrian Velba est heureux. Après avoir travailler dur toute l’année dans l’école de combat de Maître Jansen, il va enfin pouvoir participer au grand tournoi annuel parrainé par le roi Virgil et la reine Efira. Hélas, à quelques heures de la clôture des candidatures, son partenaire déclare forfait. Lastman a reçu le Prix de la meilleure série au FIBD d’Angoulême en 2015. 

Lastman est une bande dessinée française à la sauce manga. En plus d’être prépubliée chez Delitoon, elle existe également en version papier publiée chez Casterman et compte à ce jour 9 tomes. Je ne connaissais absolument pas cette série avant de la lire sur ce site. J’ai sauté sur l’occasion de découvrir ce titre parce qu’il est déjà bien fourni et qu’il a surtout remporté un prix littéraire ! Si au début j’étais un peu rebutée par les dessins, je m’y suis fait rapidement, les trouvant à présent très beaux dans leur simplicité. J’ai également adhéré à l’histoire que les auteurs nous proposent. Lastman m’a beaucoup fait penser aux shônen mangas, et particulièrement à Dragon Ball ou encore à Naruto, tout en ajoutant une sauce européenne qui apporte une sorte de rafraîchissement au genre. J’ai donc hâte de lire la suite pour découvrir ce que devient notre paire lors du tournoi. Cependant, je me tâte encore de continuer à lire la série sous forme numérique ou de plutôt acheter la version papier…

#Yuixem

 

Fils de l’eau

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Titre : Fils de l’eau
Auteur : Gu Byeong-mo
Editeur : Philippe Picquier
Genre : roman contemporain
Nombre de pages : 185
Mots-clés : eau, fantastique, poisson, vie quotidienne

Quatrième de couverture

Pour échapper à la noyade, un enfant développe des branchies qui vont lui permettre de respirer, de survivre dans le monde des hommes et de nager dans la solitude de l’eau et le bonheur d’être libre au milieu des poissons. Cet épisode sera pour lui comme une seconde naissance car il ne se souvient de rien de ce qui s’est passé avant. Recueilli par un vieil homme et son petit-fils, il mène avec eux une vie fruste et innocente au bord du lac où ils vivent, forcé de cacher sa singularité aux yeux des autres.

Profondément ancré dans la réalité de la Corée d’aujourd’hui, ce roman distille un charme secret. Imprégné de l’odeur de l’eau et des algues, de la violence de la pluie, il conte l’histoire d’un être à part, dont la différence est à la fois un malheur et une grâce, avant de devenir le moyen de sauver les autres.

Mon avis

Depuis que je suis au Japon et que je me suis fait des amis coréens, je m’intéresse de plus en plus à ce pays. Je ne pouvais donc passer à côté de leur littérature ! Cependant,  je ne savais pas trop quoi choisir comme premier livre. Du coup, à la librairie, je me suis laissée aller pour un ouvrage dont la couverture me plaisait 🙂 C’est ainsi que Fils de l’eau est entré dans ma PAL !

Ce court roman raconte l’histoire de Gon, un homme qui a une particularité singulière : en échappant à la noyade étant enfant, il a développé des branchies ! Celles-ci lui permettent ainsi de respirer sous l’eau, tel un véritable poisson. Dû à son corps également constitué d’écailles, il est plus ou moins forcé de vivre à l’écart de la société afin de ne pas être pris pour une bête de cirque. C’est à travers le prisme d’une femme qu’il a sauvée de la mort, que l’on découvre la vie de cet être fantastique.

Quand j’ai acheté ce livre, je m’attendais à découvrir une histoire plutôt magique, belle, pleine de rêverie. Non pas que j’ai été déçue, mais ce ne fut absolument pas le cas :p Certes, le héros possède des branchies, ce qui n’est pas naturel. Mais plus qu’un élément fantastique, il s’agit davantage d’une métaphore représentant toutes personnes étant ou se sentant différentes et exclues de la société et de ses canons. L’ambiance générale est donc plus difficile qu’attendue.

La question du suicide est ainsi au coeur de la première partie du récit. C’est suite à cet acte que notre narratrice est sauvée et que Gon a développé son aptitude. Par chance, celui-ci est retrouvé et pris en charge par un vieil homme et son petit-fils. De peur qu’il soit traité comme un animal de laboratoire, ils décident de le cacher chez eux plutôt que de le livrer à la police. Reclus dans la campagne, loin des regards, Gon grandit sous les maltraitances de son nouveau grand-frère, Kangha. La vie de Gon n’est donc pas facile, mais il se satisfait de celle-ci, remerciant chaque jour ses sauveurs et se faisant le plus discret possible pour ne pas les gêner.

Fils de l’eau ressemble davantage à un conte, tels Le Petit Prince, mais raconté de manière beaucoup plus moderne. A travers les différents personnages qui orbitent autour de Gon, l’auteur nous offre une critique de la société, toute en douceur. Kangha et Haeryu, la narratrice, incarnent chacun à leur manière un visage de cette société si difficile avec ceux qui sont différents. Le jeune homme est le digne représentant de ceux qui se montrent extrêmes face à la différence : il porte un intérêt quelque peu malsain à Gon ; il se montre violent sans réelle raison ; il est possessif envers cet être si singulier ; il a également pitié de lui ; son aspect le dégoûte ; et sans réellement vouloir se l’avouer, il semble jaloux de la liberté dont jouit Gon grâce à sa différence. Pourtant, à plusieurs reprises, son côté humain resurgit car il ne peut s’empêcher de tout de même aider son ami. Haeryu, pour sa part, incarne cette personne de la société qui a été déçue par une expérience et qui commence à se poser des questions et à être plus ouverte aux différences. Découvrir l’histoire via son prisme permet ainsi de découvrir l’histoire de Gon sans préjugés, sans a priori ou trop d’émotions personnelles.

Tout cela donne l’impression que le récit est plutôt froid, triste, voire même violent. Pourtant, il n’en est rien et c’est ce qui m’a le plus agréablement surprise. Tout au long du livre, je n’ai ressenti que de la chaleur, de la poésie, du calme et de la pureté. Le style de l’auteur est simple, il met les mots justes et doux sur la vie de Gon, il n’ajoute aucun fioriture aux descriptions ou à la narration. De plus, avec le champ lexical de l’eau qui occupe tout le roman, on a cette image perpétuelle de bleu profond, calme, berçant, éblouissant et qui s’écoule lentement… Enfin, outre tous les aspects difficiles abordés dans Fils de l’eau, il est important de noter que la valeur de la famille est au cœur de tout le récit, offrant une certaine chaleur sans comparaison possible.

Du début à la fin, j’ai donc été séduite par ce récit plus classique qu’il n’y paraissait. Fils de l’eau est un réel bijou littéraire venu du pays du matin calme. Je suis bien décidée à découvrir d’autres œuvres de cet auteur et plus largement des écrivains coréens.

Citations

« Leur chute résonna d’autant plus fort que la nuit était enveloppée d’un lourd silence. Le fracas du choc, d’abord amorti par les arbres et les rochers, se répandit en échos aux douces vibrations avant de se répercuter en mille morceaux dans les airs. »

« Tu te rends compte, maman, j’ai vu un homme-sirène ! Ce doit être un prince qui vit dans un palais au fond de la mer. S’il a deux jambes comme nous, c’est qu’il a avalé la potion magique d’une sorcière. Pour quel amour ce prince-sirène a-t-il voulu avoir des jambes ? Est-ce qu’un jour il se transformera en écume, avant de s’évaporer au soleil du matin ? »

(…) « il ne suffit pas d’avoir le nez et les poumons solides pour pouvoir respirer quand on est enfermé comme un ver à soie dans son cocon de fils ; nous avons tous besoin d’être entourés de ces êtres qui sont pour nous aussi indispensables que les branchies aux poissons » (…) (Un mot de l’auteur)

Conclusion

Fils de l’eau est un court roman se présentant comme un conte moderne qui critique la société et rappelle ses valeurs importantes. Dans ce récit, nous suivons notre héros qui a miraculeusement développé des branchies et qui est perçu comme une tare dans la société si carrée, rejetant tout ce qui est différent. C’est à travers le prisme d’une femme qu’il a sauvée que nous découvrons son histoire si singulière et pourtant si classique. Fils de l’eau est également très poétique et chaleureux malgré tous les durs thèmes abordés au fil des pages.

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#Yuixem

#46 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

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Encore une nouvelle semaine qui commence ! Ce « C’est lundi ! Que lisez-vous » sera le dernier pour moi avant un bon gros mois 🙂 J’ai la chance de pouvoir partir en voyage ! Et je n’aurai malheureusement pas beaucoup accès à internet. J’espère revenir de mes voyages avec pleins de souvenirs, de photos et de lectures terminées à chroniquer !

En attendant, voici mes lectures passées, actuelles et futures !


Ce que j’ai lu

Voici déjà les chroniques disponibles, les autres ne tarderont pas à arriver :

Ce que je lis

J’avance doucement mais sûrement dans La couleur des sentiments. Je pense que comme le film et le livre se ressemblent parfaitement, je ne suis pas pressée de découvrir la suite. Je le lis davantage quand j’ai besoin de me reposer :p

Je n’ai pas pu m’empêcher de craquer pour Ronces blanches et roses rouges, le premier titre des Editions Magic Mirror. Jusqu’à présent, j’adore !

La prochaine étape de La Horde du Contrevent arrive la semaine prochaine ! Et une nouvelle chronique sur le recueil Une femme nommée Shizu, cette semaine !

Ce que je lirai

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Je pense toujours lire ce livre-ci, si rien de nouveau ne me donne envie d’ici-là :p

Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


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Le Syndrome du papillon

Livre et Gourmandises : Une femme nommée Shizu (3/10)

Pourquoi j’ai mangé mon pèrePourquoi j’ai mangé mon père

La Horde du Contrevent – Lecture commune 03

Gregory Sand – tome 1 : Le Gardien des Rêves

Livres et Gourmandises : Montres enchantées (15/17)

Bonne semaine livrèsque !

#Yuixem

La Horde du Contrevent – Lecture commune 03

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« Demain était annulé – jusqu’à nouvel ordre. »

Avis de Fungi Lumini

La Horde doit prendre une décision : contourner la flaque de Lapsane ou la traverser, ce qui leur ferait gagner de précieux mois de voyage. Cependant, le périple ne serait pas de tout repos : ils devraient affronter entre autres leurs ennemis, le vent, l’eau qui s’infiltre partout, les siphons, les chrones, etc. Le fait qu’aucune autre Horde qui a tenté la traversée n’en est ressortie vivante pèse aussi sur leur conscience. Seulement voilà, une fois que Golgoth a pris la décision de traverser, rien ne peut le faire changer d’avis et la Horde se lance dès lors dans cette folle entreprise.

L’ambiance du début de la traversée est pesante. Dans le discours de chacun, on sent l’eau qui imprègne tout en continu, le froid qui s’immisce partout, leur moral qui s’enfonce dans les sables mouvantes. On a qu’une envie, qu’ils sortent enfin de là ! Mais ce n’est que le début… et un événement tragique est annoncé par la venue de Te Jerkka : le Corroyeur – l’ennemi de Erg mentionné dans les chapitres chapitres précédents – est en route et sera bientôt sur eux.

Le combat qui oppose le Corroyeur au combattant-protecteur et à son maître est épique ! On en apprend plus sur cet ennemi qui est hors du commun et fascinant, voire envoûtant, de par la complexité de sa composition et de sa fonction. Ce n’est pas vraiment un être vivant mais une chose qui doit en continu transformer la matière qui l’entoure. Par contre, j’ai trouvé ça un peu bizarre que personne ne l’ai remarqué lors du combat précédent de Erg contre Silène, vu les dégâts qu’il fait ici. :p L’équilibre entre le vif de chacun et la puissance des sons sont d’importance capitale lors de ce combat. On est un peu comme un des membres de la Horde : on attend l’issue de cette bataille sans pouvoir rien faire, et cette attente est presque insoutenable ! J’ai personnellement été prise dans l’action et je n’ai pu lâcher le livre avant de connaitre le sort de la Horde.

La Horde se repose et se remet de sa rencontre avec le Corroyeur. Elle trouve une tour au milieu de l’eau et l’explore. Firost trouve une inscription et la lit à voix haute, ce qui provoque l’apparition d’un chrone qui le fait se vider de son eau. Commence alors une course contre la montre pour sauver le pilier (et Arval l’éclaireur qui n’a rien trouvé de mieux que de prononcer aussi le mot maudit :p ). Cette scène m’a à la fois passionnée et fait beaucoup rire. Encore une fois, la force et le pouvoir des sons/des mots sont mis en avant. On ne peut s’empêcher de se dire que les membres de la Horde sont un peu bêtes quand même , puisqu’après avoir résolu la situation, ils passent leur temps à redire le mot ensorcelé et son contraire :p Ce petit moment est aussi détendant pour le lecteur que pour la Horde : ils passent un peu de bon temps à rire et à se reposer et ça fait du bien après ce qu’ils ont vécu, et surtout avant ce qui les attend ! On s’arrête encore à un moment critique, vu qu’ils vont commencer la partie centrale de la flaque, la plus profonde !

Avis de Coco

Je suis un peu mitigée après la lecture de ces trois chapitres… je ne sais pas trop si j’ai aimé ou non. Le chapitre 7 m’a paru extrêmement long pour pas grand-chose… la Horde doit choisir si elle va traverser ou contourner la flaque de Lapsane mais au final, Golgoth prend la décision et tout le monde le suit, dans ce cas-là, je me demande un peu pourquoi faire autant de débat si c’est pour qu’un seul personnage décide du sort de tous. Cela dit, maintenant qu’ils ont « choisi » de la traverser, ils ont enfin quitté les Fréoles et j’avoue que je suis assez contente parce que Sov commençait sérieusement à me taper sur les nerfs à ressasser sans cesse sa relation ou absence de relation avec Nouchka. Autre point positif de ce chapitre : Callirhoé ! Sincèrement, je suis contente qu’on en ait appris un peu plus sur elle puisqu’elle restait très mystérieuse jusqu’à présent.

Au contraire du chapitre 7, les chapitres 8 et 9 sont très courts mais pas forcément plus intéressants. Ils ont commencé leur traversée et on sent bien que c’est une épreuve pour tout le monde. On aimerait bien que ça aille mieux pour eux, histoire de détendre l’atmosphère mais évidemment, ce ne sera pas le cas. Et pour cause, on rencontre ENFIN le Corroyeur dont on nous parle depuis des dizaines et des dizaines de pages, et là, c’est tout de même une petite déception. Je ne sais pas à quoi je m’attendais mais je ne m’attendais pas à ça. Autant je trouve l’explication de cette Chose, compliquée et très intéressante autant, le combat qui oppose le Corroyeur à la Horde, enfin en particulier à Te Jerkka ne m’a pas du tout fascinée. Personnellement, je trouve que tout est allé beaucoup trop vite. Je rejoins Fungi Lumini sur le fait que ce soit bizarre que personne n’ait remarqué le Corroyeur vu sa puissance destructrice. Je suis aussi assez déçue qu’on ait perdu un des membres sans le connaitre plus que cela mais j’attends de voir quelles seront les répercussions (s’il y en a) sur le reste de la Horde.

Dans le chapitre 9, la Horde atteint la tour Fontaine dans laquelle ils trouvent une inscription qui va faire apparaitre un minichrone très dangereux puisqu’il fait en sorte que son hôte se vide de son eau en quelques minutes. Oroshi, Sov et Caracole finissent par découvrir le remède à ce chrone, et par conséquent à sauver Firost et Arval. On en apprend encore plus sur les chrones, et ça, c’est intéressant. Ceci dit, j’avoue que je me pose énormément de questions sur Caracole et qui il est réellement, il semble vraiment connaitre beaucoup de détails sur de nombreux sujets. J’avoue que je suis très dubitative à son propos. Par contre, je suis outrée et même scandalisée de la réaction de la Horde face à la brutalité de Golgoth ! Sérieusement sous prétexte que c’est le Goth, il se permet de tabasser les filles comme ça et on lui dit juste « tu exagères »?! Grosse blague ! Dommage qu’il ait un rôle aussi important dans l’histoire sinon je trouve que c’est bien un personnage dont l’auteur aurait pu se débarrasser il y a au moins 10 chapitres (oui, j’éprouve une grande haine envers lui 😀 ). Néanmoins, j’ai apprécié Oroshi et le partage de son savoir, je trouve qu’on commence à entrevoir son rôle de façon un peu plus précise, et ça, ça fait plaisir.

Je ne dirai pas que je suis impatiente de lire les prochains chapitres mais je suis tout de même assez curieuse de connaitre la suite et de savoir quelles surprises la Horde nous réserve.

Avis de Yuixem

J’ai eu beaucoup de mal à me relancer dans cette lecture commune. N’ayant pas accroché jusqu’alors à l’histoire, j’ai retardé au plus possible ma lecture. Mais j’ai eu tort, car j’ai cette fois-ci beaucoup aimé ces trois chapitres !

Tout au long de cette étape, j’ai été particulièrement marquée par la capacité d’imagination de l’auteur. Il a créé un monde extrêmement riche avec un savoir nouveau qu’il est capable de nous expliquer dans ses moindres détails. Si parfois je me demande s’il a bien réfléchi à tous les tenants et les aboutissants des évènements (comme celui qu’ont soulevé FungiLumini et Coco), il faut bien avouer qu’il a un certain génie concernant toute la genèse du Vent et des êtres fantastiques. J’ai été ainsi fascinée face à l’explication de la vie de Te Jerkka, le combat avec le Corroyeur et le moment de frayeur avec michrone dans la tour.

La suite de mon avis ressemble beaucoup à celui Coco, car j’ai apprécié que l’auteur s’attache enfin à nous présenter le point de vue d’autres personnages. Découvrir Callirhoé et un peu Aoi m’a permis d’entrevoir un nouveau côté de la Horde et d’autres compétences, tout de même vraiment plus pratiques et impressionnantes que juste l’aura de Golgoth ! Concernant ce personnage d’ailleurs, alors que je commençais à me faire à son caractère, je l’ai à nouveau haï plus que tout lors de l’épisode dans la tour. J’en viens presque à détester l’auteur d’avoir créé un personnage important aussi misogyne. Dans tous les cas, j’espère que nous aborderons d’autres points de vues par la suite afin de faire connaissance avec les autres membres de la Horde et nous permettre ainsi de nous attacher à eux. Car, à nouveau comme Coco, j’ai été choquée de mon manque d’émotion face à la mort de Karst.

En conclusion, j’ai l’impression d’être enfin entrée dans La Horde du Contrevent avec cette étape. J’ai vraiment hâte de découvrir le reste de leur traversée de La Flaque et puis la suite de leurs aventures !

« Ne dites jamais : fontaine, je ne boirai pas de ton eau. »


Les blogs qui participent

A touch of blue Marine

Voyages Imaginaires

Lectoplum

Avez-vous déjà lu ce livre ? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

#Yuixem #FungiLumini #Coco

Pourquoi j’ai mangé mon père

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Titre : Pourquoi j’ai mangé mon père
Auteur : Roy Lewis
Editeur : Editions Pocket
Genre : humour
Nombre de pages : 192
Mots-clés : paléolithique, Histoire, humour, famille

Quatrième de couverture

Ernest, un jeune homme préhistorique du Pléistocène moyen raconte les aventures de sa famille et en particulier de son père Édouard, féru de sciences et pétri d’idées généreuses. Pour échapper aux prédateurs de l’Afrique orientale, Édouard invente successivement le feu, les pointes durcies à la flamme, l’exogamie et l’arc. Seul l’oncle Vania voit cette débauche de progrès d’un mauvais œil et ne se prive pas de critiquer Édouard, en profitant toutefois de ses dernières trouvailles : si son cri de ralliement est « Back to the trees! », il le pousse volontiers auprès d’un foyer rassurant.

Le reste de sa famille est également inventif : la mère découvrira la cuisson des aliments alors que Ernest et ses frères se distingueront chacun à leur manière, tel William, qui tentera de domestiquer un chien, Alexandre qui à l’aide de morceaux de charbon dessinera des images contre les rochers ou encore Oswald qui poussera, en bon chasseur, la famille à la vie nomade.

L’incendie accidentel de la savane, le don du feu à des tribus adversaires, puis la découverte de l’arc donnent lieu à de nombreuses controverses conduisant au dénouement tragique qui justifie le titre français.

Mon avis

J’ai décidé de lire Pourquoi j’ai mangé mon père dans le cadre du POPSUGAR Reading Challenge pour la catégorie « Un bestseller d’un genre que vous ne lisez pas habituellement ». En effet, je ne lis jamais de romans humoristiques. D’ailleurs, je n’accroche pas non plus aux séries ou aux films qui sont sensés faire rire… Je ne rigole par exemple pas beaucoup en regardant Friends. Vous voyez donc à quel point je ne suis pas réceptive à l’humour. Mais voilà, j’ai voulu me prouver que non, je n’étais pas si insipide que ça ! Faudra croire que je le suis, parce qu’évidemment il ne m’a pas plu xD

Pourquoi j’ai mangé mon père raconte l’histoire de la famille d’Ernest et surtout de son père Edouard, grand inventeur passionné. Celui-ci est bien décidé à faire évoluer l’espèce humaine qui n’en est encore qu’à ses débuts et qui est encore très vulnérable face aux dangers de la nature. Sa plus grande découverte est bien sûr le feu, élément fondamental qui a permis à l’Homme de devenir ce qu’il est. Tout au long du livre, il inventera de nouvelles pratiques et boostera la créativité des autres membres de la famille, faisant de ceux-ci le clan le plus évolué des alentours. On verra ainsi naître les lances, la peinture, la domestication, les vêtements, la cuisine ou encore l’arc à flèches, tout en observant les défauts de l’Homme qui se dessinent au fur et à mesure.

Bon commençons par la critique du titre :p Pourquoi j’ai mangé mon père pose d’entrée la question et attise l’intérêt du lecteur qui attend avec impatience la raison pour laquelle le héros en est arrivé à manger son père ! Un bon conseil, oubliez rapidement le titre français pour vous rappeler de celui anglais : The Evolution man. Le livre ne s’attache pas du tout à répondre à cette question, s’intéressant davantage à raconter l’histoire d’Edouard, le père de famille et de ses inventions successives. La réponse vous ne l’aurez qu’en fin de livre et, personnellement, je ne l’ai pas du tout trouvée drôle. Ma première attente pour cette oeuvre ne fut donc pas comblée.

Ensuite, je n’ai pas trouvé la narration adéquate à l’histoire. Pourquoi j’ai mangé mon père est en effet raconté à la première personne du singulier, abordant le point de vue d’Ernest, un des fils d’Edouard. L’auteur ne développe absolument pas son personnage, le rendant totalement insipide. On n’a jamais réellement accès à ses pensées ou ses émotions. Comme il ne transmet que les faits se déroulant autour de lui, une narration à la troisième personne aurait été plus que suffisante et ne m’aurait pas donné de fausses attentes, une fois de plus.

Concernant le côté humoristique de ce roman, il se trouve bien évidemment dans les jeux entre les époques. L’auteur traite des différentes inventions des hommes préhistoriques avec un vocabulaire moderne ou encore en évoquant notre quotidien. Un exemple vaut bien mieux que dix pages d’explications :

« (…) De caverne en caverne et non sans mal, j’ai fini par atteindre la Palestine. C’était en pleine bagarre.
-Entre qui?
-Entre immigrants d’Afrique et néanderthaliens.
-Pas assez de gibiers? Demanda père.
– Que si! Tout abonde dans ce pays, il pisse le lait et le miel. Mais y a quéque chose dans l’air qui rend agressif. Ils se battaient et s’appariaient. Drôle de jeux.
-C’est plus ou moins la même chose dit père. Mais faut surveiller ça : en plein pléistocène, des singes velus qui se croisent en Palestine avec des singes pelés, savoir ce que ça va donner?
-Des prophètes barbus vivant de miel et de sauterelles, m’aventurais je à dire. (…) »

Si parfois j’ai tout de même eu un petit sourire sur les lèvres, je dois dire que la plupart du temps les notes d’humour me laissaient de marbre. Je trouvais même parfois cela lourd, allongeant les scènes sans but réel et me faisant lire en diagonale pour aller plus vite.

Avec ces différents passages, j’ai eu l’impression que l’auteur souhaitait critiquer l’évolution, le développement technologique ou même la nature humaine. Malheureusement, si on soulève quelques critiques, elles restent discrètes, n’entrant jamais dans le vif du sujet. On survole donc davantage ces passages plutôt qu’on s’y intéresse. Encore un aspect j’aurais souhaité voir plus développé.

Avec tout ça, il ne fait aucun doute que je n’ai pas aimé Pourquoi j’ai mangé mon père. Pourtant, le livre se laisse lire simplement, même s’il n’est pas spécialement divertissant ou même intéressant. J’ai eu envie de l’abandonner au début, mais une fois rentrée dedans, je tournais les pages sans réellement m’en rendre compte, heureusement ! J’ai par exemple beaucoup aimé le personnage du père avec son caractère inventif, créatif et tellement généreux. Je trouve également que ce roman s’inscrirait parfaitement dans un cours d’histoire pour enfants ou adolescents, rendant la classe plus amusante. Mais je n’y ai trouvé pour moi aucune nourriture de l’esprit…

Citations

« Dès le moment que vous prenez pour but de devenir omnivore, il faut , comme le mot l’indique, apprendre à manger de tout…/ …Comme petit enfant, on m’a encore élevé strictement selon ces principes. Oser dire à maman qu’on ne voulait pas de ceci ou de cela, de la fourmi pilée, du crapaud mariné, c’était vouloir s’attirer une bonne baffe. »

« Cela prendrait des siècle à me faire repousser une fourrure. Et d’autres siècles à m’en débarrasser ensuite, quand le climat se réchaufferait.
Imagine que j’invente une fourrure amovible ? Tiens il y a une idée là-dedans…, dit-il songeur, tandis que l’oncle Vania grognait de mépris. »

« Non, ça ne peut plus aller, en tant qu’espèce nous sommes stagnants, et être stagnants, c’est la mort. Nous avons le feu, mais nous ne savons pas le fabriquer. Nous tuons de la viande, mais nous perdons notre temps à la mastiquer. Nous avons des lances trempées au feu, mais la portée n’en dépasse pas cinquante-cinq mètres… »

Conclusion

Pourquoi j’ai mangé mon père est un roman humoristique sur l’histoire. N’étant pas une amatrice du genre, je n’ai donc pas vraiment accroché au récit que j’ai trouvé inintéressant et parfois très lourd. Mes attentes concernant cet ouvrage n’ont malheureusement pas été comblées. Il faut croire que le genre humoristique n’est pas fait pour moi, je ne m’intéresserai donc certainement plus à ce type de livre…

Déception rectangle

#Yuixem

Livres et Gourmandises : Une femme nommée Shizu (3/10)

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Recueil : Une femme nommée Shizu

Auteur : Shûsaku Endô

Editeur : Denoël

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Nouvelle : Un homme de cinquante ans


 Gourmandise de la semaine

17106059_10155122615868750_1679939615_oPour continuer dans la lancée, j’ai choisi cette semaine de déguster du pain melon – Melon panメロンパン en japonais. Si vous aimez les mangas et animes, il n’est pas impossible que vous ayez déjà vu ce pain passer entre les mains des personnages. Il est en effet très apprécié des Japonais.

Cette spécialité ne tient pas son nom de son goût mais de sa forme. Ce pain fait en effet penser à un melon avec sa forme ronde et sa croûte rappelant la peau du fruit. Sa recette de base est équivalente à celle du pain brioche. Sa croûte plus dure est généralement saupoudrée de sucre ou encore de pépites de chocolat. On en trouve également avec des saveurs fruitées ajoutées telles que melon ou encore ananas.

Personnellement, je suis une adepte de la recette classique !


Peu enthousiasmée par la nouvelle précédente, j’ai eu un peu de mal à me replonger dans ce recueil. Un homme de cinquante ans poursuit dans la lignée de mon avis sur Les ombres. L’histoire est agréable à lire, mais elle ne laisse aucune trace après la lecture.

Dans Un homme de cinquante ans, on a de nouveau l’impression de lire un récit en partie autobiographique. Plusieurs références à la vie de l’auteur s’y trouvent, mais d’autres viennent réfuter cette théorie. La seule chose que l’on puisse en déduire, c’est que Shûsaku Endô a été particulièrement marqué dans son enfance par le divorce de ses parents car ce sujet revient maintes fois. Dans cette nouvelle-ci, on découvre tout d’abord le quotidien de cet homme de cinquante ans qui s’est mis à la danse de salon pour renforcer ses jambes. La suite du récit s’attache à sa relation avec son chien Blanchot, jusqu’à ce qu’un évènement vienne perturber le calme apparent de sa vie.

Dans cette nouvelle, les thèmes principaux sont l’attachement et la mort. Bien qu’il s’agisse de thèmes universels (que l’on soit chrétien, musulman, bouddhiste ou même athée), on a tendance à ne pas s’en rendre compte jusqu’au moment fatidique. L’auteur nous offre ainsi l’occasion d’y réfléchir et de prendre conscience de tout ce qu’il y a de positif dans nos vies. Son style est toujours d’une grande simplicité et intimité. Aucun élément ou sentiment superflu, juste le nécessaire pour faire passer le message tout simple de chérir nos relations que ce soit avec notre famille, des connaissances ou bien nos animaux de compagnie. Je dois dire que j’ai beaucoup apprécié qu’il n’y ait aucune référence à la religion cette fois-ci. J’ai principalement été touchée par sa relation avec son chien. Puisque j’en possède un moi-même, je pense être beaucoup plus sensible à ce sujet. Dans cette nouvelle, les émotions furent donc au rendez-vous pour mon plus grand bonheur.

L’une des prochaines nouvelles s’intitule Un homme de soixante ans et je me demande s’il s’agira d’une sorte de suite à cet épisode-ci. Nous le verrons bien sûr en temps et en heure. Je dois dire que pour l’instant je ne suis pas trop séduite par cet auteur et ses différentes nouvelles. J’espère que la suite me plaira davantage, sinon j’ai peur que cette lecture devienne davantage une plaie qu’un plaisir.

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N’hésitez pas à découvrir mes avis sur les nouvelles précédentes. Celle que je préfère pour l’instant est sans aucun doute la première, Les derniers martyrs !

Nouvelle 1 : Les derniers martyrs
Nouvelle 2 : Les ombres
Nouvelle 3 : Un homme de cinquante ans
Nouvelle 4 : Adieu (à venir)
Nouvelle 5 : Le retour (à venir)
Nouvelle 6 : La vie (à venir)
Nouvelle 7 : Un homme de soixante ans (à venir)
Nouvelle 8 : Le dernier souper (à venir)
Nouvelle 9 : La boîte (à venir)
Nouvelle 10 : Une femme nommée Shizu (à venir)

A la semaine prochaine !

#Yuixem

Au gré du vent

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Titre : Au gré du vent
Scénariste : Jingjing Bao
Dessinateur : Golo Zhao
Editeur : Pika
Genre : Manhua (manga chinois)
Nombre de pages : 176
Mots-clés : bonheur, Népal, amitié, travail, quête identitaire, Chine

 

Quatrième de couverture
Yumeng est envoyée au Népal afin de comprendre pourquoi l’indice de bonheur des Népalais est si élevé malgré leur pauvreté. Pour elle et ses compagnons de voyage, c’est le début d’un parcours exceptionnel qui doit leur permettre de se réconcilier avec eux-mêmes. Cette aventure, jalonnée de moments d’amitié et de prises de bec, de bagarres et de solitude, de séparations et de retrouvailles, changera leur vie. “On se sent idiot tant que la poussière de la bêtise couvre nos cœurs. Arrive un jour où le vent souffle la poussière.” Encore faut-il le trouver, ce vent…

Mon avis

Voilà un moment que je rêvais de découvrir une oeuvre de Golo Zhao ! J’ai eu un coup de foudre pour ses dessins avec La ballade de Yaya…. que je n’ai pas lue. Au gré du vent est donc la première bande dessinée de ce dessinateur que je lis et celle-ci me permet également de découvrir un nouvel auteur, Jingjing Bao. Mais outre ces découvertes, je dois avouer que c’est aussi la première fois que je lis un manhua, une bande dessinée chinoise ! J’ai été heureuse de le recevoir à Noël et j’ai pu voir que les gens qui me l’ont offert me connaissent bien puisque la quatrième de couverture parle du Népal, d’indice de bonheur, de voyage et des divers étapes importantes de la vie !

Yumeng est une jeune chroniqueuse pour un magasine tendance de Pékin. Alors qu’elle devait partir pour la Toscane afin de réaliser un reportage sur la cuisine italienne, la voilà finalement envoyée au Népal pour découvrir le secret du bonheur. Peu encline à cette expérience, elle finit par rejoindre le tour qui devra la conduire aux différents endroits spirituels de sa destination. Dans ce groupe, elle y fera notamment la rencontre de Wang, un jeune homme riche abandonné devant l’autel par sa fiancée, et de Li qui vient d’être larguée par son copain. Tout en visitant plusieurs lieux culturels, ils feront connaissance, se livreront leurs histoires personnelles, pour finalement au terme de leur voyage se sentir plus libres des choix qu’ils désirent prendre dans leur vie.

J’ai retrouvé en Yumeng l’image parfaite de l’asiatique campagnarde qui n’aspire qu’à devenir une jeune et belle citadine telle qu’on peut en voir à la télévision. Je dis « asiatique » car c’est ce que je ressens également en regardant des séries coréennes et c’est ce que je vois tous les jours au Japon. La jeunesse chinoise, et principalement de Pékin puisque c’est là que débute l’histoire de Au gré du vent, semble également être fort attachée à son apparence et aux jugements des autres plutôt qu’à affirmer son for intérieur. Ainsi, Yumeng se fait passer pour une grand chroniqueuse avec un salaire élevé, alors qu’en réalité elle gagne péniblement son pain et peine à se faire reconnaître par sa supérieure. Pendant son voyage au Népal, on découvre une jeune fille qui se révèle plus spirituelle qu’il n’y parait. Celle-ci rêve en effet de pouvoir laisser sa véritable personnalité s’épanouir et de rendre ses parents fiers d’elle. 

Wang, de son côté, incarne le playboy riche et égoïste. Il dépense sans compter, laisse son père décider de sa vie et se comporte de manière hautaine et odieuse en permanence et vis-à-vis de n’importe qui ou n’importe quoi. Étrangement, il se sent fort attiré par le sort de sa nouvelle amie Yumeng et désire l’aider dans sa quête personnelle. Si l’on arrivera à un certaine conclusion du côté de la jeune femme, on ignorera par contre tout de celle de ce personnage, que j’ai trouvé désagréable tout au long de cette bande dessinée. Li est celle que j’ai préférée et qui a été, malheureusement, le moins développé dans le récit. Elle est spontanée, chaleureuse et ouverte d’esprit. Elle représente d’une certaine manière l’objectif final de Yumeng. Même si l’on ignore la conclusion de son histoire – se remettre de sa rupture avec son copain -, on ne doute pas un seul instant qu’elle y arrivera par la suite, vu sa force de caractère. 

En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais non seulement à une histoire très spirituelle au sujet de la définition même du bonheur ou des valeurs importantes de la vie, mais aussi à un récit s’attachant à nous expliquer pourquoi les Népalais sont un peuple si heureux alors qu’ils vivent parfois dans des conditions de pauvreté extrême. Si la bande dessinée n’entre profondément dans aucun de ces sujets, elle souligne cependant un point important : être soi-même. Si cela peut sembler évident pour certains – comme pour moi :p -, il est vrai qu’il s’agit d’un problème important dans notre société devenue très superficielle – même si je trouve qu’il y a une tendance au mieux de notre côté du globe. Si Yumeng arrive au terme de son voyage à se réconcilier avec elle-même, je n’ai pas trop aimé la manière d’y parvenir, que j’ai trouvée trop superficielle et qui m’a donné l’impression qu’elle et Wang n’avaient rien compris à la question du bonheur. D’autre part, j’ai trouvé cela également dommage que l’on n’ait pas vraiment voyager au Népal entre les pages, ne découvrant qu’un seul temple et ce, malheureusement, sans aucun charme. 

Comme je l’ai écrit au début de cette chronique, c’est la première fois que je lisais une bande dessinée chinoise. Et j’avoue avoir eu parfois du mal avec l’enchaînement des cases parfois trop brusque à mon goût. J’ai également eu quelques soucis avec des dialogues, trouvant le français peu naturel, ne voyant pas où l’auteur voulait en venir et me demandant s’il s’agissait d’un souci de traduction ou juste d’une manière différente de s’exprimer en chinois. Quoiqu’il en soit, je me suis de temps en temps sentie mal à l’aise avec le texte et le rythme du scénario. Entre l’histoire qui ne m’a pas amplement convaincue et ces petits soucis, je ne pense pas m’intéresser davantage à Jingjing Bao. J’ai en effet trouvé le récit d’Au gré du vent plutôt stéréotypé et juste bon à être adapté en série télévisée, que le grand public oubliera aussitôt une autre sortie.

Ayant garder le meilleur pour la fin, je ne peux conclure mon avis sur Au gré du vent qu’en parlant des dessins qui m’ont incroyablement séduite. Golo Zhao a un trait très particulier, ne ressemblant ni à de la bande dessinée européenne, américaine ou même japonaise. Son dessin est fin et riche en couleurs. Ses illustrations sur deux pages, dont on a du mal à détacher le regard, mériteraient d’être exposé sur mur tellement elles sont belles. Mes attentes vis-à-vis du dessinateur chinois ont donc été plus que comblées et je pense tourner mes futurs achats BD vers sa saga de La ballade de Yaya dont il est également le scénariste.

Extrait

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Conclusion

Pour conclure, je dirais qu’Au gré du vent est le récit initiatique de Yumeng qui cherche à se réconcilier avec elle-même. Si la quatrième de couverture semble promettre un voyage au cœur du Népal et une histoire spirituelle, ces points ne sont que peu abordés par le scénariste qui s’est davantage concentré sur son héroïne et son ami Wang. Malgré quelques petites gênes au niveau du texte, j’ai été séduite par les dessins de Golo Zhao. Au gré du vent fut donc une agréable lecture, mais je n’en retiendrai malheureusement rien, mis à part le talent de l’illustrateur.

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#Yuixem

Livres et Gourmandises : Les ombres (2/10)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : Une femme nommée Shizu

Auteur : Shûsaku Endô

Editeur : Denoël

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Nouvelle : Les ombres


Gourmandise de la semaine 

En vous parlant de castella la semaine précédente, je me suis dit que je vous présenterais bien toutes les gourmandises européennes qui ont été adoptées et arrangées par les Japonais ! Cette semaine je vous parlerai donc du baumkuchen, également appelé gâteau à la broche.

Ce type de gâteau est confectionné dans plusieurs régions montagnardes d’Europe – bien qu’il soit connu pour être allemand – et à la particularité d’être de forme conique ! La recette de base ressemble fortement à celle du quatre quart, permettant de l’arranger comme bon nous semble en ajoutant du chocolat, du sucre ou encore des fruits. Le baumkuchen (バウムクーヘン) a été introduit au Japon au début du 20e siècle et on le trouve généralement sous sa forme ronde et son goût classique. Par la suite, avec l’extension des conbini, on trouve maintenant des portions pour une personne souvent avec un goût ajouté !

Personnellement, je suis fan de baumkuchen avec une couche de sucre glacé au-dessus ❤ J’aimerais tellement trouver cette gourmandise ainsi que le castella chez nous ! Je pense que ce dernier est encore facilement réalisable à la maison, mais par contre le baumkuchen, c’est une autre histoire… :p

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Dans cette nouvelle, le personnage principal s’est installé à son bureau pour écrire une lettre à une personne qui lui est chère. Il s’agit du prêtre de son église. Du mentor de sa mère et de sa tante. Et de l’homme qui a été présent dans toutes les grandes étapes de sa vie, à l’image d’un vrai père. Dans cette lettre, notre protagoniste – que l’on suppose être l’auteur – revient sur tous les souvenirs marquants qu’il a eu avec cette personne. Allant de sa rencontre à sa séparation, il nous dresse le portrait de cet homme, évoquant ainsi sa manière de vivre, ses actes, ses valeurs et surtout un événement particulier qui bouleversa les croyances de l’écrivain. Ce fait, que je ne révélerai pas ici, est au cœur de cette lettre et de toutes les réflexions de l’auteur. Ces réflexions qui ont chamboulé sa foi en cet homme, en l’église et en Dieu.

Lire cette nouvelle est l’occasion pour nous de découvrir plus en profondeur l’auteur qui se cache derrière tous ces textes. Elle nous dévoile ainsi son enfance marquée par l’éducation catholique sévère que lui donnaient sa mère et ce prêtre. Ce dernier est sans aucun doute une personne que l’écrivain a admiré toute sa vie, qu’il a pris comme modèle bien qu’il le détestait tout autant pour son sérieux. Ce personnage a aussi été l’initiateur de la foi de notre protagoniste. Si celle-ci semble n’avoir été qu’un devoir pendant son enfance, elle s’est pourtant solidement installée dans son cœur et se pose aujourd’hui comme un fondement de ce qui le définit en tant que personne. En voyant cette influence considérable sur la vie de l’auteur, il apparaît normal que l’événement au cœur de la lettre ait chamboulé toutes ses croyances au point que l’on se demande également s’il n’a pas été l’élément déclencheur de tous ses écrits au sujet du christianisme.

Si j’ai aimé en apprendre davantage sur la vie de l’auteur, je dois avouer que je n’ai pas particulièrement été charmée par cette nouvelle. Après une lecture d’à peu près 40 pages, je n’ai pas ressenti énormément d’émotions, je ne me suis pas posée de questions existentielles – sans doute parce que je ne suis pas catholique -, et je n’ai rien appris d’intéressant sur la religion ou sur le Japon. Bien sûr, une nouvelle ne se résume pas seulement à son apport intellectuel, mais en refermant mon livre, je me suis demandée ce que j’allais bien pouvoir vous raconter à son propos. Cette histoire très intime fut agréable à lire mais je ne garderai malheureusement aucune trace de celle-ci.

indécise


N’hésitez pas à (re)découvrir mon avis sur les autres nouvelles de ce recueil !

Nouvelle 1 : Les derniers martyrs
Nouvelle 2 : Les ombres
Nouvelle 3 : Un homme de cinquante ans (à venir)
Nouvelle 4 : Adieu (à venir)
Nouvelle 5 : Le retour (à venir)
Nouvelle 6 : La vie (à venir)
Nouvelle 7 : Une homme de soixante ans (à venir)
Nouvelle 8 : Le dernier souper (à venir)
Nouvelle 9 : La boîte (à venir)
Nouvelle 10 : Une femme nommée Shizu (à venir)

Ne manquez pas le rendez-vous suivant mercredi prochain  !