American Gods – Lecture commune 03

Cargo

Avis de Marty

Au cours de cette troisième lecture, nous avons beaucoup voyagé ! En cent pages à peine, nous avons rencontré de nombreux personnages, plus ou moins importants, et suivi Ombre à travers plusieurs villes…

A la reprise de cette lecture, nous faisons la rencontre d’Ibis et Chaquel, que nous avions brièvement vus à la fin du chapitre précédent. Ces deux dieux de l’Egypte antique tiennent aujourd’hui une entreprise de pompes funèbres et ont accepté d’héberger Ombre jusqu’au retour de Voyageur, moyennant quelques services de sa part. Ombre se retrouve ainsi chauffeur de corbillard et aide les dieux dans leurs affaires.

Par ailleurs les dieux ont une chatte rousse qui semble particulièrement apprécier Ombre. Un soir, alors qu’il tente de se suicider, la chatte entre brusquement dans la pièce et arrête son geste. Une nuit, Ombre fait encore un rêve fantastique dans lequel il a une relation sexuelle avec une femme féline, qui selon moi, serait une déesse qui prend la forme d’un chat sur Terre…

Un matin, il croise le chemin de Sweeney le Dingue qui lui demande de lui rendre la pièce en or qu’il lui avait donnée. Quand Ombre lui dit qu’il ne l’a plus puisqu’il la donnée, il s’effondre et avoue que Voyageur va le tuer pour avoir donné cette pièce… Il met alors Ombre en garde contre lui et lui demande un peu d’argent pour s’éloigner de Voyageur, tellement il en a peur. Ombre lui donne 20 dollars et le soir même, il comprend que Sweeney s’est suicidé en buvant beaucoup d’alcool, acheté avec ce même argent, et puis s’est laissé mourir de froid. C’est d’ailleurs Ombre qui est chargé de récupérer son corps et de le ramener aux pompes funèbres. Le soir même, Ombre semble pouvoir dialoguer avec Sweeney bien qu’il soit mort et lui organise une petite veillée. Ce soir-là, il comprend enfin le tour qu’il lui avait appris et comprend comment faire apparaître des pièces d’or.

Le lendemain matin, alors qu’il se réveille d’une gueule de bois difficile, il se rend compte que Voyageur est revenu le chercher. Il doit alors rassembler ses affaires et reprendre la route aussitôt, sans même pouvoir remercier ou dire au revoir à Ibis et Chaquel. Ils roulent alors jusqu’à une station-service et Ombre n’obtient aucune réponse à ses questions, il apprend seulement que tout le monde s’en est sorti après l’attaque survenue lors de la fête près de la Maison sur le rocher.

Arrivés à destination, il envoie Ombre prendre le bus jusqu’à Lakeside pendant qu’il passera quelques nuits avec une serveuse vierge pour «reprendre des forces», on imagine que c’est encore un subterfuge de dieux pour pouvoir vivre plus longtemps. Ombre apprend qu’il s’appellera désormais Mike Persson et qu’il devra présenter Voyageur comme son oncle.

Ombre monte donc dans un bus et s’y endort. De nouveau il a le sommeil très agité: il fait la rencontre d’un dieu aux traits de bison à qui il demande comment sauver Laura. Mais quand on lui indique le chemin, cela semble être un piège car il se retrouve oppressé par de la roche si bien qu’il doit jurer d’offrir sa personne au dieu pour qu’il le relâche… Mais on ne sait pas très bien à qui il a juré allégeance exactement !

Dès son arrivée à Lakeside, il rencontre un grand nombre de personnes plus amicales les unes que les autres, mais il fait beaucoup trop froid dans cette ville pour Ombre :

«L’ex-détenu ne sentait plus ses pieds. Baissant les yeux sur ses chaussures en cuir noir et ses fines chaussettes en coton, il commença à s’inquiéter sérieusement des engelures.

Voilà qui dépassait la plaisanterie. Il était allé au-delà de la bêtise: il avait franchi la frontière de l’authentique grosse connerie à vingt-quatre carats. Il aurait aussi bien pu porter du voile ou de la dentelle: le vent soufflait à travers lui, lui gelait les os jusqu’à la moelle, lui gelait les cils, lui gelait le point d’ordinaire toujours chaud sous les testicules, lesquelles lui remontaient dans le bassin.

Continue, se dit-il. Avance, tu boiras tout un seau d’air en arrivant. Comme une chanson des Beatles démarrait en lui, il harmonisa son pas au nouveau rythme. Il lui fallut arriver au refrain pour se rendre compte qu’il fredonnait Help»

Petit à petit et au fil de ses rencontres, il trouve de quoi mieux isoler son appartement, une voiture pour se déplacer, des vêtements chauds pour survivre à l’hiver,… Puis un jour, Voyageur revient et sans vraiment lui expliquer pourquoi, il lui dit qu’ils doivent se rendre immédiatement à Las Vegas. Ainsi Ombre passe d’un froid polaire à une chaleur caniculaire et ils vont rencontrer un homme (ou plutôt sans doute un autre dieu) dont personne ne semble se souvenir… Voyageur parvient à le convaincre de rejoindre leur cause et puis ensuite ils repartent vers Lakeside. Sur la route, Ombre ose demander à Voyageur s’il connait un moyen de ramener sa femme à la vie, mais le dieu n’en est pas capable. Il conseille à Ombre de ne pas trop chercher à y parvenir et de plutôt faire le dos rond pendant quelques temps en restant caché à Lakeside pour ne pas que leurs ennemis essaient encore de le tuer. Mais bien sûr, il ne pourra pas empêcher Ombre de faire ce qu’il voudra pendant son temps libre et mon petit doigt me dit qu’il va quand même essayer de trouver une solution pour sa femme…

Sur une autre note, j’ai aussi regardé les deux premiers épisodes de la série… Mais pour être honnête j’ai de plus en plus peur de me faire spoiler le livre! La série ne fait pas défiler les événements dans le même ordre et j’ai vraiment peur d’apprendre une information que je n’aurais pas encore lue! Au-delà de cela, la série a un humour qu’on ne retrouve pas dans le livre et est beaucoup moins vulgaire dans la formulation. C’est assez différent de ce à quoi je m’attendais mais ce n’est pas mauvais pour autant… J’ai juste un peu de mal avec la tonne d’effets spéciaux utilisés et qui pour moi sont un peu trop dans la démonstration, mais à part cela, c’est un bon début de série !

Pour les prochaines lectures je m’attends à beaucoup de rebondissements. Pour la première fois, on laisse Ombre dans un petit village tranquille sans trop d’histoire, mais va-t-il partir à la recherche d’un moyen de ramener les morts à la vie ? Quelle sera la prochaine mission que lui confiera Voyageur ? Peut-on vraiment faire confiance à ce personnage ? Ombre va-t-il encore se faire rattraper par les ennemis de Voyageur ? Réponses dans deux petites semaines…

Avis de Fungi Lumini

Cette partie de la lecture commune m’a un peu moins passionnée que le début. Shadow se laisse porter par les événements sans se poser de questions. On le retrouve à Kairo, où il s’installe dans la routine du salon funéraire de Mr. Ibis et Jacquel, deux croquemorts, en attendant le retour de Wednesday. La monotonie s’installe en journée, mais est brisée la nuit par des rêves des plus étranges, voire mystiques. Si j’ai moins aimé ce chapitre, c’est aussi parce qu’on y retrouve Mad Sweeney, le personnage que j’avais préféré jusqu’ici, dans un piteux état. Ça m’a fendu le cœur de le voir comme ça… Et la suite n’est pas vraiment plus joyeuse pour lui.

On entre ensuite dans la deuxième partie du livre, intitulée « My ainsel » en anglais. Je ne comprenais pas ce titre, donc j’ai été demandé à Marty quelle traduction avait été donnée en français, mais ça ne m’a pas beaucoup aidée 😀 En fait, c’est en lisant la suite qu’on comprend : Wednesday donne une nouvelle identité à Shadow pour éviter qu’il soit à nouveau en danger, celle de Mike Ainsel !

On assiste à un moment un peu gênant dans lequel Wednesday drague une petite serveuse de 16 ans (et parvient à la mettre dans son lit, vive les runes de magie !) Pendant ce temps, Shadow prend le bus jusqu’à Lakeside, où il doit (encore) attendre Wednesday. Si ces moments n’ont pas été très passionnants pour l’intrigue du roman, j’y ai cependant retrouvé toute la convivialité et la gentillesse du peuple américain, qui ne demande qu’à venir en aide quand on semble perdu. Je trouve que ce roman montre très bien les différentes facettes de l’Amérique, sa fascination pour la route et les rencontres qu’on y fait.

Un mini-interlude nous prouve que les hommes qui avaient enlevé Shadow sont toujours à sa recherche… Affaire à suivre ! Après s’être installé dans l’appartement fourni par Wednesday, Shadow s’entraîne à ses tours de pièce pour passer le temps, alors qu’il fait un froid terrible à l’extérieur. Quand Wednesday revient enfin, ils partent pour Las Vegas rencontrer un autre Dieu pour le rallier à leur cause. Je n’ai pas très bien compris qui était cet individu, et j’espère qu’on aura des éclaircissements sur son identité par la suite. Beaucoup de questions restent en suspens et Wednesday répète assez souvent à Shadow qu’il n’est pas payé pour poser des questions. Le rythme de cette partie semble ralenti, voire gelé, par le rude hiver qui frappe les États-Unis à ce moment de l’histoire. Plus qu’à espérer que le printemps arrive !


 » What I say is, a town isn’t a town without a bookstore. It may call itself a town, but unless it’s got a bookstore, it knows it’s not fooling a soul. « 

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A touch of blue Marine

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American Gods – chapitres 1-4

American Gods – chapitres 5-7

#Marty #FungiLumini

American Gods – Lecture commune 02

Cargo

Avis de Marty

Nous en sommes déjà à la deuxième lecture commune d’American Gods et l’histoire reprend sur les chapeaux de roues. En effet, certains pouvoirs surnaturels commencent à se manifester chez Ombre… Il semblerait que par la force de la pensée, il puisse avoir une influence sur le monde qui l’entoure. Par exemple, sans que l’on sache exactement s’il est vraiment à l’origine de ce phénomène, il semble réussir à faire en sorte qu’il neige…
Par ailleurs, Voyageur se dévoile petit à petit et commence à montrer à Ombre de quoi il est capable pour arriver à ses fins. Ayant besoin d’argent, il monte une arnaque visant à récupérer l’argent liquide que les gens souhaitent déposer à la banque pendant la nuit. Réussissant, sous le regard presque admiratif d’Ombre, à escroquer ainsi de nombreux clients de la banque, Voyageur récolte un petit pactole et en profite pour payer à Ombre son premier salaire.
Ensemble, ils se dirigent ensuite vers la maison sur le Rocher où ils rejoignent Czernobog et où Ombre fait également la rencontre de Monsieur Andy, un de leurs amis semblant également avoir rallié leur cause. C’est à ce moment de l’histoire que les personnages se révèlent : en montant sur le plus grand carrousel du monde, Voyageur, Czernobog et Monsieur Andy changent d’apparence et se transforment en des animaux mythiques étranges… Sans savoir s’il s’agit d’une hallucination, Ombre semble comprendre à ce moment qu’il est face à des dieux.

« L’instant d’avant, Ombre tournait sur le Plus Grand Carrousel du Monde, montant son tigre à tête d’aigle. […] Il se retourna lentement, semant en chemin des images de lui-même, instants figés, chacune capturée en une fraction de seconde, chaque mouvement imperceptible prolongé à l’infini.  […] Ombre était incapable de combiner ce qu’il voyait, ou croyait voir, en un tout intelligible. Il voyait M. Nancy, un vieux Noir à la fine moustache, en veste de sport à carreaux et gants jaune canari ; chevauchant un lion de carrousel qui montait et descendait au milieu du ciel. Au même endroit, au même moment, il voyait une araignée aussi grosse qu’un cheval, les yeux semblables à des nébuleuses émeraude, lui rendre son regard d’un air hautain. »

Ils se rendent ensuite, sous cette forme, dans une salle où ils doivent convaincre d’autres dieux de se battre avec eux contre une nouvelle génération de dieux qui menacent de les reléguer au rang de vieux souvenirs. Mais la manœuvre échoue et Voyageur n’est pas assez convaincant… Il les invite tout de même à une réception pour tenter de les séduire autrement. Ils reprennent alors tous «forme humaine» et Ombre se charge de les emmener en voiture vers le lieu de rendez-vous, mais alors qu’il se trouve seul devant la salle, il se fait à nouveau kidnapper !
Emmené dans un lieu obscur par des ennemis qu’il ne peut même pas identifier, il est torturé pour connaître les intentions de Voyageur mais ne cède pas. Sa défunte femme vole alors à son secours et massacre ses ennemis pour l’aider à s’enfuir. Avant de disparaître, elle avoue à Ombre qu’elle aimerait qu’il trouve un moyen de la ramener à la vie…
En cavale, Ombre croise le chemin d’un corbeau qui lui indique qu’il doit rejoindre la ville du Caire (en Amérique, pas en Egypte), pour retrouver Chacal qui serait vraisemblablement un ami de Voyageur. Il achète une voiture et fait la connaissance de Sam, une étudiante à moitié indienne, qui se rend dans la même région que lui. Ils font alors route ensemble et l’on apprend encore au fil des discussions des détails sur le dieu Odin. Après l’avoir déposée à destination, Ombre prend une chambre dans un hôtel miteux avant de reprendre la route. Il fait alors la rencontre du dieu de la télévision qui se matérialise sur le petit écran de sa chambre d’hôtel sous les traits de l’héroïne de « I love Lucy ». Celui-ci propose alors à Ombre de l’employer et de le payer bien plus que Voyageur… Mais de nature fidèle, Ombre décline sa proposition.
Le lendemain, il se rend au Caire et rencontre Chacal… Mais nous n’en saurons pas plus avant le prochain chapitre ! A la fin de cette partie de l’histoire, nous avons encore pu lire une légende sur des dieux d’Afrique, grâce à l’histoire d’un dénommé « Salim ».
Je dois avouer que j’ai un peu moins aimé cette partie de l’histoire. Je ne sais pas si cela est dû à une mauvaise traduction ou à une volonté de l’auteur de laisser ses lecteurs dans le flou, mais je ne suis pas sûre de bien comprendre où va l’histoire. En effet, on ne nous explique pas vraiment quel pouvoir ont les dieux et pourquoi ils semblent prendre part à un conflit intergénérationnel. Je ne comprends pas non plus quel sera exactement le rôle d’Ombre dans cette histoire, est-il devenu un dieu ? Par ailleurs, toutes les petites légendes qui nous sont racontées au fil du récit me déroutent un peu : va-t-on retrouver ces personnages ? Ces histoires ne sont-elles qu’anecdotiques ?
Bref, je ne sais pas où cela va nous mener… Ce qui est sûr, c’est que j’ai hâte de découvrir ce qu’il est arrivé à Voyageur et aux autres dieux. J’ai aussi très envie de connaître les autres dieux ennemis et de savoir si Ombre parviendra à ressusciter sa femme… Vivement les prochains chapitres !

Avis de Fungi Lumini

Après leur visite chez les trois femmes et Czernobog, Wednesday et Shadow font une pause en ville. Wednesday a besoin d’argent et décide de cambrioler une banque, mais pas de n’importe quelle façon : il se déguise en réparateur de machine ATM. Les gens qui voulaient faire des dépôts vont lui donner l’argent contre un reçu parce qu’il semble être un réparateur « officiel ». C’est à la fois drôle de se dire qu’il est si facile de pousser les gens à donner leurs économies à un inconnu (d’ailleurs, même quand la police passe, un simple coup de fil à Shadow, qui se fait passer pour le patron de la boîte, suffit à les convaincre), mais également triste qu’un Dieu doit s’abaisser à ça dans le monde actuel. Comme promis, Wednesday n’implique que très peu Shadow dans ses affaires illégales.

Le lieu qu’on visite ensuite m’a fasciné et j’espère un jour avoir la chance de pouvoir m’y rendre : la maison sur le rocher. Une construction improbable remplie de collections bizarres et d’objets étranges. (voir la vidéo ci-dessous 😉 ) Cette visite s’annonçait déjà hors du commun, mais en plus, le tour que Wednesday leur fait faire semble passer plusieurs fois aux mêmes endroits, sans pour autant arriver dans les mêmes pièces. On a le sentiment de se perdre, mais également de suivre un chemin tout tracé – une sensation bien étrange !

Dans le chapitre suivant, nos héros retrouvent les autres gens conviés à la réunion, ils sont à peine une dizaine à s’être déplacés. C’est ici qu’on a la confirmation de ce qu’on soupçonnait dès le début : ces personnes sont des Dieux de l’ancien temps. Wednesday (qui serait Odin) essaie de les convaincre qu’une guerre risque d’éclater bientôt entre les anciens et les nouveaux Dieux, mais peu semble convaincus par ses paroles. Alors qu’ils se rendent tous ensemble au restaurant, Shadow est (encore une fois :p ) kidnappé. Après un interrogatoire musclé dans lequel il ne révèle rien (puisque de toute manière, il ne sait pas grand chose…), il est sauvé par sa femme morte. Ce personnage dont on ne voyait pas trop l’utilité jusqu’à présent va sûrement venir en aide à Shadow à chaque fois qu’il sera en difficulté. Elle ne peut cependant venir que la nuit, donc il n’a pas intérêt à être en mauvaise posture de jour. :p

Le dernier chapitre représente bien l’imaginaire de la route américaine : on s’y promène en y faisant des rencontres improbables qui nous mèneront pas forcément là où on voulait aller, mais où on devait être. Après une rencontre énigmatique avec un corbeau dévorant Bambi qui lui énonce sa destination, Shadow achète une vieille voiture et part sur la route. Il fait la rencontre de Sam, une jeune femme avec qui il va passer une grande partie de son voyage. On ne comprend pas encore si cette rencontre aura une importance plus tard ou pas. Une fois arrivé à destination, Shadow ne trouve pas Wednesday, mais une petite fille étrange et un duo de croque-morts… Affaire à suivre ! Dernier petit interlude : un représentant indien pour une firme de souvenirs touristiques fait la rencontre improbable d’un ifrit… Encore une scène bien what the fuck à la Gaiman 😀

Et le premier épisode de la série dans tout ça ?

J’ai eu l’occasion de voir le premier épisode de la série, et j’ai été bluffée par l’adaptation de l’histoire. On sent que l’auteur est impliqué dans le scénario et ça fait plaisir ! Si les scènes ne sont pas forcément dans le même ordre que dans le livre, les événements, eux, collent parfaitement, et c’est parfois même des citations entières du texte qu’on retrouve dans la bouches des acteurs ! De plus, l’ambiance étrange, bizarre et mystique propre au livre est magnifiquement retranscrite dans la série, avec des scènes d’une esthétique magique. C’est une incursion dans un monde nouveau, incroyable, mais complexe que propose Gaiman et je suis très contente d’avoir lu le début du livre avant d’avoir vu ce premier épisode, car je pense que j’aurais eu du mal à suivre si ça n’avait pas été le cas. Je n’ai qu’une hâte, que le prochain épisode sorte !


 » Wednesday was smiling, and Nancy was laughing delightedly, an old man’s cackle, and even the dour Czernobog seemed to be enjoying himself. Shadow felt as if a weight were suddenly lifted from his back : three old men were enjoying themselves, riding the world’s biggest carousel. So what if they did all get thrown out of the place? Wasn’t it worth it, worth anything, to say that you had ridden on the World’s Largest Carousel? Wasn’t it worth it to have traveled on one of those glorious monsters? »

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A touch of blue Marine

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#Marty #FungiLumini

American Gods – Lecture commune 01

Cargo

Avis de Marty

J’ai beaucoup aimé la première partie de ma lecture d’American Gods ! L’auteur nous balade encore beaucoup, ce qui fait qu’en tant que lecteur, on ne comprend pas encore tous les aspects de l’intrigue, mais de manière générale, ma curiosité a été piquée et j’ai hâte d’en apprendre davantage et de découvrir le premier épisode de la série.

Dans ces premiers chapitres, on fait la rencontre du personnage d’Ombre. Après plusieurs années en prison, il est maintenant à l’aube de sa libération. De nature méfiante, il a le pressentiment que quelque chose de mauvais va lui arriver et de fait, à quelques jours de sa remise en liberté, sa femme décède. Il est donc libéré plus tôt pour qu’il puisse assister à son enterrement.

Comme le premier chapitre est ponctué de flashbacks, on a déjà bien pu se familiariser avec le petit couple :

«Ce soir-là, il l’avait embrassée – un baiser au daiquiri – et il n’avait plus jamais eu envie d’embrasser quelqu’un d’autre.»

J’ai eu de la peine en lisant les lignes de l’annonce de sa mort… Ombre a l’air d’être un homme bon et aimant, même si l’on apprend qu’il est en prison pour cause de braquage et je trouve ce personnage très attachant.

Il part donc de prison et monte dans un avion pour rejoindre sa ville. A cause de turbulences, son avion est dévié et il doit prendre un autre, avion à bord duquel il fait la rencontre de Voyageur. Dès qu’il le rencontre il s’en méfie et pour cause, cet homme semble déjà tout connaître de lui avant même de l’avoir rencontré. Il lui propose alors de travailler pour lui, sans lui dire exactement de quel genre de travail il s’agit. Se sentant agressé par ce personnage étrange, Ombre descend de l’avion plusieurs arrêts avant le sien (je ne savais même pas qu’il existait des avions qui faisaient plusieurs escales…) et il décide de poursuivre sa route en voiture. Lorsqu’il fait arrêt dans un restaurant d’autoroute, il tombe à nouveau sur Voyageur qui semble l’avoir suivi.

Voyageur lui fait alors des révélations étonnantes : sa femme serait morte dans un accident de la route, à bord de la voiture de son meilleur ami, Robbie. Il appuie même ses propos par un article issu d’un journal local. Assommé par la nouvelle et sachant qu’il ne pourrait pas retravailler dans la salle de sport de son ami après sa mort, il accepte sur un coup de tête de travailler pour Voyageur en tant que garde du corps à condition de ne rien faire d’illégal. Dans ce même restaurant il fait la rencontre d’un leprechaun avec qui il se bat et qui lui donne une mystérieuse pièce en or…

Le lendemain il se rend à l’enterrement de sa femme, Laura, et y rencontre Audrey, la femme de Robbie et meilleure amie de sa femme. Il apprend alors que Laura et Robbie avaient une liaison et qu’ils sont morts parce qu’elle avait voulu lui faire une gâterie au volant… pas très glorieux comme façon de mourir ! Pourtant, Ombre garde son calme et rend hommage à sa femme en lui offrant la pièce en or qu’il avait gagné la veille.

En retournant à sa chambre d’hôtel après l’enterrement, il se fait agresser par un homme rondouillet qui semble en vouloir à Voyageur… Mais la soirée ne s’arrête pas là puisqu’il reçoit la visite de sa femme morte dans sa chambre ! Elle semble être revenue grâce à la pièce en or qu’il lui avait donnée et a tenu à lui expliquer sa liaison avec Robbie et lui demander pardon… De nouveau Ombre semble accepter ce qu’elle lui dit sans s’énerver mais en étant tout de même surpris par son apparence macabre.

Le lendemain, Ombre et Voyageur quittent la ville et se rendent à Chicago où ils rencontrent Czernobog et les sœurs Zorya. Voyageur semble vouloir convaincre Czernobog de le rejoindre dans une mission, mais en tant que lecteur, on ne sait toujours pas de quoi il en retourne ! Grâce à un pari, Ombre parvient à le convaincre de les rejoindre mais cela a un prix : il doit le laisser lui mettre un coup de marteau mortel sur la tête à la fin de leur mission… Cette même nuit, il fait la connaissance d’une des sœurs Zorya qui lui confie une pièce d’argent pour le protéger.

A la fin de chaque chapitre, on fait aussi la rencontre de personnages fantastiques, comme Bliquis, la mangeuse d’hommes; Odin, dieu protecteur des normands; Essie, anglaise exilée en Amérique et croyant aux lutins,… Je ne comprends pas encore très bien le rôle que ces histoires sont censées jouer dans le récit global, mais j’ai hâte de l’apprendre !

Je suis donc pressée de lire la suite de l’histoire pour savoir de quoi la mission dont parle Voyageur sera faite mais aussi pour en apprendre davantage sur ce personnage étrange…

Avis de Fungi Lumini

Après avoir vu le trailer de la série American Gods, je n’avais qu’une envie, me jeter sur le livre ! L’univers de Neil Gaiman semblait à la fois intrigant, dangereux et magique. J’avoue que ce qui m’a le plus plu, c’est le caractère et la folie qui débordaient de chaque personnage. Je lis le livre en anglais, donc j’espère qu’on s’y retrouvera facilement. Quand je vois par exemple que le nom du personnage « Wednesday » a été traduit par « Voyageur » en français, j’ai un peu peur…

Shadow est en prison, pour un braquage, dont la raison nous est encore inconnue. Quand il en sort, il apprend que sa femme vient de mourir. Dans l’avion qui le ramène chez lui, il croise (même si on se doute que ce n’est pas un hasard) Wednesday qui lui propose du travail – job dont on ne connait pas vraiment la nature. Le personnage de Shadow m’a étonnée dès le départ. Quoi qu’il se passe autour de lui, il reste calme, prend les choses avec philosophie et laisse la colère aux autres. Au premier abord, il semble dénué d’émotions (par exemple, il ne pleure pas quand on lui annonce que sa femme est morte, alors qu’ils avaient l’air très amoureux), mais plus on avance dans l’histoire et plus on se rend compte que c’est une façade et qu’il est plus intelligent qu’il n’y parait. Je me demande s’il va craquer à un moment et partir en mode détraqué, comme les personnages qui l’entourent. :p

J’ai adoré les dieux qu’on a rencontré jusqu’à maintenant, avec une préférence pour Mad Sweeney, un Leprechaun tout droit importé d’Irlande, assoiffé de violence gratuite et d’alcool. On a du mal à savoir si Shadow sait à qui il a affaire ou s’il fait juste son boulot sans poser de questions. Wednesday est en train de mettre ses pièces sur l’échiquier et j’attends avec impatience de connaitre la suite de son plan ! Le rôle d’autres personnages, comme la femme de Shadow ressuscitée d’entre les morts, reste encore mystérieux.

J’ai beaucoup aimé les petits intermèdes à la fin de certains chapitres, qui nous décrivent comment les croyances sont arrivées en Amérique et comment elles perdurent avec le temps. On y découvre à chaque fois une autre époque, de nouveaux personnages et surtout une nouvelle divinité et les rites qui lui sont associés. J’ai trouvé le tout très instructif en restant divertissant et passionnant.

Il faut quand même que je vous dise que j’ai été choquée par une des scènes/interludes de ce livre. Oui, moi, choquée ! 😀 Désolée si je vous spoile, mais je dois le mentionner au cas où ils le montreraient dans la série : alors que ce qui semble être une prostituée fait l’amour avec son client, elle lui demande de la vénérer. À partir du moment où il le fait, il prend son pied comme jamais, mais après l’orgasme, il se retrouve à moitié avalé par le vagin de la prostituée ! Oui, avalé. Et elle finit tranquillement d’engloutir son « repas » et s’endort, comme si tout était normal. :p Une scène que je n’aurais jamais cru lire, mais qui m’a plu par son originalité et énormité.

Comme vous vous en doutez avec cet avis, j’adhère totalement à l’univers American Gods et je n’ai qu’une envie, continuer cette lecture qui va nous emmener, je le sens, sur des sentiers étranges et funestes.


« There was a woman sitting on the side of his bed. He knew her. He would have known her in a crowd of a thousand, or of a hundred thousand. She sat straight on the side of his bed. She was still wearing the navy-blue suit they had buried her in.
Her voice was a whipser, but a familiar one. « I guess, » said Laura, « you’re going to ask what I’m doing here. » »

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A touch of blue Marine

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#Marty #FungiLumini

Lecture Commune – American Gods

Bonjour à tous et à toutes !

Nous sommes heureuses de vous proposer une nouvelle lecture commune ! Comme vous le savez peut-être, une série basée sur le livre American Gods de l’auteur anglais Neil Gaiman se prépare. Le premier épisode devrait arriver début mai, c’est pourquoi nous avons décidé de lancer cette lecture commune. Neil Gaiman, connu pour des ouvrages comme Coraline, L’étrange vie de Nobody Owens ou encore Stardust, développe des univers originaux, assez sombres mais teintés de magie. Pouvoir comparer les mondes étranges que l’écrivain a imaginé avec l’adaptation graphique de la série devrait être super intéressant ! Ce livre est une grosse brique, puisqu’il fait 750 pages. On s’est donc dit que ça serait plus sympa de le lire ensemble, pour se motiver à avancer dans ce pavé, classique de la littérature anglaise. Marty lira ce livre en français et Fungi Lumini en anglais. Nous vous proposons de découvrir le livre dans cet article et de nous rejoindre dans cette lecture, si vous le souhaitez. 🙂


Résumé

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A peine sorti de prison, Ombre rencontre Voyageur, un personnage intrigant. Dieu antique, comme le suggèrent les indices énigmatiques qu’il sème à longueur de temps, fou furieux ou bien simple arnaqueur ? En quoi consiste le travail qu’il propose à Ombre ? En acceptant d’entrer à son service, ce dernier plonge au cœur d’un conflit qui le dépasse, opposant héros mythologiques de l’Ancien Monde et nouvelles idoles profanes de l’Amérique. Mais comment savoir qui tire véritablement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l’aube des temps ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit le mystérieux M Monde.

Bande-annonce de la série


Les étapes de la lecture commune

American Gods comporte 20 chapitres. Voici les dates auxquelles nous vous donnons rendez-vous pour découvrir les différentes étapes de ce livre :

Chapitres 1-4 : 21 avril

Chapitres 5-7 : 5 mai

Chapitres 8-10 : 19 mai

Chapitres 11-13 : 2 juin

Chapitres 14-17 : 16 juin

Chapitres 18-20 : 30 juin

Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à participer, à partager l’image ci-dessous sur votre blog et à commenter à tout moment les différentes étapes de cette lecture commune ! Si vous regardez la série, n’hésitez pas non plus à nous dire en commentaire ce qui vous a plu ou ce qui vous choque dans l’adaptation !

Nous vous donnons donc rendez-vous le 21 avril pour découvrir les premiers chapitres d’American Gods. 🙂

Cargo

#Marty #FungiLumini

Demain les chiens

Titre : Demain les chiens
Auteur : Clifford D. Simak
Editeur : J’ai lu
Genre : Science-fiction
Prix : International Fantasy Award 1953
Nombre de pages : 348
Mots-clefs : chiens, homme, humanité, civilisation, futur, évolution, robots

 

Les hommes ont disparu depuis si longtemps de la surface de la Terre que la civilisation canine, qui les a remplacés, peine à se les rappeler. Ont-ils véritablement existé ou ne sont-ils qu’une invention des conteurs, une belle histoire que les chiens se racontent à la veillée pour chasser les ténèbres qui menacent d’engloutir leur propre culture ?

Mon avis

C’est la première fois que je lis un livre de la sorte. Je ne suis pas une grande amatrice de science-fiction en général, mais je dois avouer que ce livre a réussi à capter toute mon attention et à me faire réfléchir…

La première qualité de ce livre est sa construction assez remarquable. L’histoire est divisée en huit petits récits à la fois indépendants les uns des autres et pourtant reliés entre eux par l’évocation de certains événements et personnages. En effet, on retrace l’historique d’une famille et c’est le seul lien entre chacun des récits. Parfois, on saute des générations, mais on retrouve toujours la trace d’un «Webster» ou d’une de ses actions dans chacune des nouvelles.

L’histoire débute dans les années 80 et raconte comment le concept des villes a commencé s’effriter. Le livre ayant été écrit dans les années 50, c’est une totale projection de l’auteur dans le futur. Il imagine ainsi comment l’évolution des moyens de communication, des modes de transport et des prix des logements en ville ont conduit les hommes à fuir les villes et à migrer vers les campagnes. Dans ce contexte, on rencontre le premier de la lignée des Webster qui aura un véritable impact sur l’Histoire de l’Homme.

Au fil des récits et des siècles, la race humaine évolue… et déçoit! Certains Webster sont bons et essaient de faire évoluer l’espèce dans le bon sens, d’autres sont pris au piège de leurs travers et ne parviennent pas à faire les bons choix. Au fil du temps, l’homme évolue aux côtés d’autres espèces: les extraterrestres qu’il rencontre dans son exploration de l’espace et qui le font avancer au niveau technologique et dans sa philosophie; les mutants, dérivés de l’homme, qui vivent en marge de la civilisation et en opposition avec l’homme et qui tentent même parfois de court-circuiter cette espèce voisine dont ils dérivent.

Sur Terre, il continue à apprivoiser le monde et à le dessiner selon ses besoins et ses envies. Ainsi, il se construit des compagnons de vie; il crée le robot, véritable assistant (ou esclave ?) qui le seconde dans toutes ses tâches; le chien, que l’homme dote de parole et équipe d’un compagnon sous la forme de robot pour qu’il puisse lui être égal. Ces changements sont inscrits dans le code génétique de l’animal et deviennent héréditaires si bien que l’espèce canine peut s’élever au même rang que l’espèce humaine. Mon seul souci est que l’homme ne le fait pas de manière désintéressée, il le fait simplement pour qu’une autre espèce puisse lui donner d’autres pistes de réflexion pour servir sa propre espèce…

Au fil des millénaires un seul autre personnage traverse les récits: celui de Jenkins, un robot au service de la famille Webster. On observe ainsi ce pauvre robot assister au déclin de l’espèce humaine et à l’avènement de la canine.

Les récits qui nous sont donnés à lire sont en fait les seuls récits qui attestent encore de l’existence de l’Homme et que les chiens, lisent, au temps présent du livre, comme une œuvre de fiction et surtout comme si l’homme n’avait jamais existé.

Si certains passages sont parfois amusants, tous sont intéressants mais tristes. L’actualité nous le montre bien, l’espèce humaine est souvent égoïste et meurtrière, et c’est sans doute, comme le message promu par le livre le laisse entendre, ce qui la mènera à sa perte. Si certains d’entre vous ont déjà vu/lu «La Planètes des singes», ils devront y retrouver certaines similitudes !

Conclusion

J’ai tout simplement adoré ce livre ! J’ai bien sûr préféré certaines histoires à d’autres, mais dans l’ensemble on peut dire que chacun des récits apporte son lot de réflexions… Mon seul conseil: fatalistes et pessimistes, abstenez-vous, ce livre incarne sans doute vos plus grandes peurs, nul besoin de les accentuer…

#Marty

#45 C’est lundi ! Que lisez-vous?

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Ce que j’ai lu :

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Ce que je lis en ce moment :

C’est avec cette lecture surprenante que je renoue avec la lecture! Après plusieurs semaines d’absence sur le blog, j’ai enfin repris le temps de me plonger dans un livre, et il faut dire que celui-ci ne m’a pas vraiment laissé le choix tant il est passionnant… Chronique à suivre très vite!

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Ce que je compte lire :

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Et vous?

Quelles sont vos lectures actuelles? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂

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Dark Museum American Gothic

Au gré du vent

Lake Ephemeral

Calendar Girl – Février

#Marty

1Q84 – Lecture commune 16 – END

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C’est officiel ! Nous avons enfin terminé la saga 1Q84 de Haruki Murakami ! Avec la pause que nous avons prise entre le deuxième et le troisième tome, il nous a semblé qu’elle était presque interminable ! Mais voilà, nous l’avons fait et nous pouvons en être fières ! Qu’avez-vous pensé des derniers chapitres ? Et du troisième volume de manière générale ? Et puis, bien évidemment, de l’ensemble de la saga ?


Avis de Marty

Et voilà nous y sommes, nous avons enfin fini la lecture d’1Q84… Après environ un an à avoir trimbalé un des tomes partout où j’allais, je peux enfin déposer le dernier opus sur une étagère de ma bibliothèque…

Commençons d’abord par revenir sur les derniers chapitres de la trilogie avant de donner un avis sur l’histoire dans sa totalité. Les premières pages s’ouvrent sur Aomamé, attendant impatiemment des nouvelles de Tamaru et cachée dans son appartement. Quand enfin le téléphone sonne, elle apprend qu’Ushikawa est mort et surtout… Que Tengo se souvient d’elle et qu’il a accepté de se rendre sur le toboggan le lendemain à 19h pour s’enfuir avec elle. Elle prépare alors ses affaires et s’habille exactement de la même manière que lorsque qu’elle est entrée dans le monde 1Q84. On comprend qu’elle va essayer de revenir dans son monde en remontant l’échelle de secours qui l’avait menée là où elle est aujourd’hui.

Un peu avant ce moment, Tengo reçoit l’appel déconcertant de Tamaru. S’il ne sait d’abord pas très bien s’il peut lui faire confiance, mais il est très heureux d’apprendre qu’Aomamé veuille le revoir. Par contre il est très intrigué et ne comprend pas très bien comment elle a été mêlée à cette histoire… Quoi qu’il en soit, il est prêt à la retrouver et à tout quitter avec elle. Il prépare donc toutes ses affaires, mais doit encore attendre une longue journée avant de la retrouver. Ce moment de l’histoire était assez beau, on ressent dans les descriptions de Murakami l’attente se mêler au désir et notre impatience grandit presque autant que celle de Tengo au fil des lignes!

Le moment le plus pathétique du livre arrive ensuite lorsque le dernier chapitre sur Ushikawa commence. En effet, ce pauvre espion de la secte a été ramené dans leur fief, il est horrible, rendu rigide par la mort et on apprend qu’on va vulgairement brûler son corps pour le faire disparaître. Ce personnage aura eu une mort presque aussi misérable que le reste de sa vie et c’est assez attristant. Le seul détail intriguant de sa mort est que des Little People sortent de son corps et se mettent à tisser une Chrysalide de l’air… On assiste également à l’interrogatoire de Tête-de-moine par ses supérieurs qui ont été furieux d’apprendre que leur espion avait été tué et qu’Aomamé était introuvable et pourtant vraisemblablement à l’origine du meurtre de leur homme. En se creusant les méninges, Tête-de-moine a alors une révélation: Tengo habitait dans l’immeuble dans lequel le corps d’Ushikawa avait été retrouvé! Il se précipite alors dans une voiture avec Queue-de-cheval et ordonne à ses hommes restés en ville de prendre Tengo en filature pour qu’il puisse les mener à Aomamé… J’ai alors retenu mon souffle pendant quelques pages car Murakami est un auteur capable de nous faire croire à un happy-end alors qu’en fait, ce ne sera pas du tout le cas. J’ai donc eu très peur que la secte mette la main sur notre petit couple…

Heureusement, cela n’a pas été le cas. Tengo s’est rendu au point de rendez-vous et Aomamé l’a rejoint au sommet du toboggan. Cet instant était très tendre et pour être tout à fait honnête, j’aurais aimé que le livre s’arrête à cet instant romantique et encore plein d’énigmes et de possibilités. J’ai personnellement trouvé que le reste des pages était superflu. Depuis trois tomes, on n’attend que leurs retrouvailles, et quand ce moment arrive enfin, quand leurs mains se joignent le plus simplement du monde comme elles l’avaient fait pour la première fois sur les bancs de l’école, et bien selon moi l’histoire était complète, il n’y avait plus besoin de mots.

Et pourtant l’histoire a repris après ce moment hors du temps. Les deux héros se mettent en route, dans la foulée Tengo apprend qu’il est le père de l’enfant que porte Aomamé, et quand il fait le lien avec son étrange nuit d’amour avec Fukaéri, le jeune homme semble étonnamment accepter sans trop de problème cette hypothèse! Ils ont ensuite pris leur courage à deux mains et ont remonté l’escalier de secours jusqu’à la voie express. Comme on s’en doutait, arrivé au sommet, il n’y avait plus qu’une seule lune dans le ciel. Cependant, un détail semble chiffonner Aomamé. Dans son souvenir, le tigre figurant sur la publicité Esso bordant la voie express tournait la tête dans l’autre sens. On pourrait penser qu’elle ne se souvenait pas bien de ce détail, mais cela ne ressemble en aucun cas au personnage: depuis le début de la trilogie, elle ne laisse jamais rien au hasard et fait preuve d’un sens de l’observation hors du commun. On se doute donc que quelque chose cloche… De fait, Aomamé pense aussi qu’ils ont pu atterrir dans un troisième monde, une sorte de troisième réalité parallèle. Mais les deux héros ne s’en formalisent pas, hèlent un taxi et se trouvent une chambre d’hôtel. Et c’est là que je trouve que la fin gâche un peu le reste de l’histoire: on passe d’un romantisme pur à une description d’un acte sexuel bizarre…

Bref cette fin me semble un peu bateau, j’avoue avoir été déçue par le dernier chapitre. Il ne sert pas à grand-chose, sinon à désacraliser un amour d’enfant… De plus, quitte à rajouter un chapitre si superflu, j’aurais franchement préféré avoir des réponses à mes questions! En effet, on ne sait toujours pas comment est morte Ayumi, si elle s’est réincarnée en Kumi, qui a tué la mère de Tengo, qui est son véritable père, si l’enfant qu’Aomamé porte est celui de Tengo ou du leader, s’ils sont à nouveau dans une réalité parallèle, si Fukaéri est une daughter ou une mother,… Bref, je reste un peu sur ma faim!

De façon globale, je suis mitigée sur ce livre. Si l’histoire dans son ensemble m’a assez plu, je ne suis pas sûre d’avoir compris toutes les subtilités liées au monde 1Q84 et aux chrysalides de l’air… En plus, je pense que tout aurait facilement pu être résumé en un gros tome. Les descriptions étaient souvent trop longues… Mais dans l’ensemble, je suis quand même tombée sous le charme de Tengo et d’Aomamé, bien qu’ils soient complètement bizarres, je m’y suis attachée… Et j’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Tamaru! Il aura fallu une sacrée dose d’imagination à l’auteur pour nous sortir une histoire pareille, et il faut quand même reconnaître qu’il a bien assemblé toutes les parties du récit et en a fait un ensemble cohérent, intrigant et globalement agréable à lire… Je crois quand même que cette lecture commune va me manquer!

Avis de Yuixem

Je me sens à la fois triste et heureuse d’avoir enfin terminer 1Q84. Triste, parce qu’il faut dire que je m’étais tout de même fort attachée à Tengo et Aomamé. Et heureuse en même temps, parce que je commençais à trouver la fin longue.

Voici d’abord un petit résumé rapide des cinq derniers chapitres. Ceux-ci ont finalement réunis nos deux amoureux, pour mon plus grand bonheur ! J’ai trouvé la scène de leurs retrouvailles très touchante, d’une grande pureté et pleine d’émotions. J’avais presque la sensation de tenir, moi aussi, la main de Tengo. Leur besoin qui se révèle ensuite de devoir se sentir l’un près de l’autre et de ne jamais se lâcher est adorable et Murakami retranscrit parfaitement leurs sentiments et sensations. Mais très vite le temps reprend son cours, car il n’y a pas une minute à perdre face à la menace que représentent les Little People. Surtout quand on sait que ceux-ci se sont mis à filer une nouvelle chrysalide de l’air à l’aide des cheveux du corps d’Ushikawa… Finalement, ce personnage n’aura servi que de portail pour ces étranges énergumènes. Au terme de notre aventure, l’histoire se termine pour le mieux pour la jeune famille qui vient de se former. En remontant les escaliers qu’Aomamé avait descendu au début du premier tome, Tengo et elle arrivent dans un monde où seule une lune règne en reine dans le ciel. Pourtant, on ignore s’ils sont retournés dans l’année 1984 ou s’ils ont encore été envoyés dans une troisième dimension. Mais maintenant qu’ils sont à présent réunis, ils sauront faire face à tous les obstacles qui pourraient se présenter devant eux.m

Voilà comment se termine cette longue saga de Haruki Murakami… Et je dois dire que ma première impression lorsque je l’eu fini fut de la déception. De manière générale, je n’ai pas trop aimé ce troisième tome que j’ai trouvé long et la plupart du temps inintéressant. Et surtout, je n’ai pas du tout aimé la fin qui se révèle être un tout gentil, rose et mignon : « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». En un mot, la boucle est bouclée avec ce troisième tome qui clôt l’histoire de la même manière qu’elle avait commencée, c’est-à-dire avec la descente, pui remontée d’Aomamé de l’escalier se trouvant sur l’autoroute. La manière de quitter le monde d’1Q84 m’a semblé trop simple et ne m’a pas convaincue. Et puis j’ai eu envie de crier à l’auteur : « Et le fantastique dans tout ça ! A quoi aura-t-il servi ?! » Murakami nous aura appâtés tout au long des premiers tomes pour attiser notre intérêt sur cet univers, pour finalement nous laisser en plan, sans aucun détail ou réponse vis-à-vis de toutes nos questions au sujet des Précurseurs et des Little People. Si je savais que l’auteur était connu pour faire entrer le fantastique dans le quotidien de ses personnages pour ensuite les ramener à leur pauvre condition, j’ai trouvé ici que tout le développement du monde d’1Q84 n’est jamais entré en profondeur. Chose qui m’a évidemment beaucoup déçue. Si je devais à présent résumer la saga, je dirais qu’il s’agit avant tout d’une histoire d’amour très pure entre deux enfants que le temps a éloigné et où le fantastique ne sert que de mobile à leurs retrouvailles.

Au terme de ma lecture, j’ai donc trouvé que la saga aurait pu être raccourcie à deux tomes, tellement j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs. Pourtant, si je reste déçue de cette saga, je dois avouer avoir été tout de même séduite par son style, comme toujours. J’ai été portée par l’histoire d’1Q84 pendant la majeure partie de ma lecture et me suis fortement attachée aux personnages. Le talent de Murakami pour décrire ses protagonistes et rendre leur quotidien intéressant me surprend toujours. Cependant, j’ai eu l’impression qu’il s’est senti un peu dépassé par le monde qu’il a construit, n’allant jamais jusqu’au bout des choses, abandonnant  un détail pour un autre… En conclusion, je ne retiendrai pas du tout 1Q84 comme une grande oeuvre de Haruki Murakami, qui se trouve être tout de même mon auteur contemporain préféré. Je recommande davantage ses précédentes oeuvres telles que La Fin des temps ou La Course au mouton sauvage.

Sans trop m’éterniser sur tout mon ressenti sur la saga d’1Q84, je terminerai mon avis sur le fait que j’ai été heureuse d’entreprendre cette lecture commune avec Marty, car je pense que je n’aurais jamais réussi à la terminer sans une source de motivation extérieure ! Cette première expérience fut une grande réussite de mon côté et j’ai hâte de continuer ce type d’aventure avec d’autres personnes et ouvrages !


Nous mettons ainsi un point final à la première lecture commune que nous avions lancée sur notre blog ! N’hésitez-pas à rédécouvrir tous nos avis concernant chaque étape de la lecture sur ce lien !

Nous vous donnons encore rendez-vous pour la lecture commune du Guide du voyageur galactique qui se poursuit jusqu’au 10 mars ! Par ailleurs, une nouvelle lecture commune commence pas plus tard qu’aujourd’hui ! Ne manquez pas ce nouveau rendez-vous !

#Marty & #Yuixem