La Servante Écarlate – Lecture commune 01

To live is the rarest thing in the world. Most people exist, that is all.

Avis de Marty

Sans aucun préambule, l’auteur jette le lecteur au cœur d’un monde complètement détraqué. Cette première partie de la lecture commune était très prenante car on est évidemment curieux de savoir comment le monde civilisé tel que nous le connaissons a pu en arriver là…

On comprend très vite que les femmes (peut-être les hommes également, cela n’a pas encore été précisé) ont un problème de fertilité. Seule une poignée de femmes semblent encore capable de concevoir. Et c’est là que tout a basculé: une secte aux Etats-Unis semble avoir pris le pouvoir et organisé la société en plusieurs castes en fonction du rang et de l’aptitude à concevoir ou non des femmes.

Il y a d’abord le commandant, chef de famille, et sa femme, qui semble ne devoir que s’occuper de son jardin; ce couple stérile mais riche a à son service diverses personnes, les «Marthas» qui s’occupent de la cuisine et du ménage, les servantes qui elles sont fertiles et qui s’occupent des courses (et d’autres choses peut-être…?) et certaines familles semblent aussi avoir un chauffeur, comme Nick, celui du commandant de l’héroïne dont on ne connait pas encore le nom. Puis, dans les castes inférieures, on retrouve les éconofemmes qui sont mariées à des hommes aux revenus plus modestes et qui doivent alors assumer tous les rôles dans leurs maisons.

Les servantes sont formées par des «Tantes» qui leur apprennent à tenir leur rang et à entrer dans un tout petit moule où elles n’ont plus aucune liberté. En plus d’être le dernier maillon de cette nouvelle chaîne alimentaire, tout le monde les déteste et les méprises… Pourtant aux yeux des autres, elles doivent toujours avoir l’air heureux. Elles ne peuvent même pas parler de leur condition entre elles, car elles sont constamment surveillées par les «anges», véritables soldats postés partout dans les rues, et peuvent seulement s’échanger quelques phrases préconçues qui n’ont finalement plus aucun sens.

Autre élément tordu de cette histoire, on apprend qu’un mur a été érigé dans un coin de la ville et que «les traîtres» y sont pendus, c’est-à-dire les homosexuels, les médecins ayant pratiqué l’avortement ou encore les prêtres qui n’ont plus rien à faire dans un monde régi par une secte.

On découvre tout cela à travers les yeux de l’héroïne dont on ne sait pas grand-chose, on sait qu’elle a été mariée mais on ne sait pas ce qu’est devenu son mari. On devine qu’elle a eu un enfant mais on ne sait pas ce qu’il est devenu. On sait que c’est sa troisième affectation dans une famille et que la femme du commandant, une croyante hystérique, la déteste, mais on ne sait toujours pas ce qu’elle est censée tenir comme rôle dans la maison.

Ce nouveau fonctionnement de la société ne semble pas être d’application partout dans le monde puisque des femmes, touristes, viennent visiter son pays et les prendre en photo… Mais comment le monde a-t-il pu en arriver là? Comment la condition de la femme a-t-elle pu autant régresser? Quelles autres horreurs se cachent derrière ce monde trop lisse pour être démocratique? Suite à la prochaine lecture, j’imagine!

Concernant le style de l’auteur dans l’adaptation française, je le trouve très juste. Sans fioritures, il énonce simplement les faits ce qui rend le récit encore plus glaçant! J’ai bien aimé ce début d’histoire qui me plaît davantage en roman qu’en série… Bien que les deux semblent être assez proches pour le moment!

Avis de Fungi Lumini

J’ai eu un peu de mal à suivre le début de l’histoire. On se retrouve d’abord dans un grand dortoir où des filles sont regroupées, puis dans le chapitre suivant la protagoniste, Offred, nous présente sa chambre. On comprend après qu’elle a en fait rejoint la famille qu’elle va « aider ». On devine qu’elle n’a pas vraiment le choix, mais on ne sait pas encore ce qu’elle doit faire et pourquoi elle y est contrainte. Après tout, on se situe dans une petite banlieue tranquille, dans une jolie maison avec jardin et seule la présence militaire, le rationnement de nourriture et les pendus à la sortie du village nous donnent des indices sur le fait que quelque chose d’étrange se passe.

« They seemed to be able to choose. We seemed to be able to choose, then. We were a society dying, said Aunt Lydia, of too much choice. »

J’ai beaucoup aimé lire ces premiers chapitres, mais je trouve que beaucoup de questions importantes n’ont pas encore trouvé de réponses : qu’est-ce que la protagoniste fait dans cette famille? Pourquoi est-elle forcée d’y rester? On suppose que c’est pour porter l’enfant du foyer, mais alors pourquoi l’épouse ne peut pas le faire elle-même? (il y a des servantes écarlates dans de nombreuses familles) Qu’est-ce qui se passe dans leur pays? Pourquoi uniquement là? (des touristes japonais viennent les voir et eux ne semblent pas avoir changé…) L’auteure prend son temps pour nous décrire la nouvelle société qu’elle a mis en place, et je pense qu’il faudra être patient pour en avoir toutes les clés.

La protagoniste semble mener une vie plutôt paisible. Elle est logée, nourrie, doit faire quelques corvées, mais rien de bien méchant. Elle doit également faire attention aux autres hommes, qu’elle ne peut ni approcher, ni regarder. Cet aspect cache la sordide vérité : elle doit respecter des règles très strictes au niveau vestimentaire et comportemental, au risque de se faire dénoncer. Quelle serait la punition? On ne le sait pas encore. On sent que quelque chose de malsain se trame, les autres la regardent avec dégoût et respect pour ce qu’elle fait. Je pressens que la suite du récit ne va pas être tout rose pour Offred…

« I stop walking. Ofglen stops beside me and I know that she too cannot take her eyes off these women. We are fascinated, but also repelled. They seem undressed. It has taken so little time to change our minds, about things like this.
Then I think: I used to dress like that. That was freedom. »

Tous ces mystères font que je n’ai qu’une envie, continuer ma lecture ! J’ai d’ailleurs eu du mal à arrêter après ces premiers chapitres, j’avais trop envie de continuer l’exploration de cette société étrange !

Avis de Yuixem 

C’est après le visionnage du premier épisode de la série que j’ai parlé de ce livre à FungiLumini et que nous avons décidé d’en faire une lecture commune ! J’ai donc mis la série en « stand-by » le temps de cette lecture pour tenter d’en savourer le maximum !

Malheureusement, je n’ai pas autant été dépaysée par ce commencement que je l’aurais souhaité. J’étais par exemple déjà accoutumée à la plupart des termes et je sais déjà très bien quel est le rôle de l’héroïne dans cette maisonnée.

Cela ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier découvrir l’oeuvre originale ! Si la série table sur l’action, le suspense et les flash-back pour aider le spectateur à se faire une idée de l’étrange société que sont devenus les Etats-Unis, le livre laisse davantage le lecteur dans le flou sans lui donner beaucoup d’indices pour l’instant. Cela laisse énormément de place à l’imagination et la spéculation ! Et après tout, il n’y a rien de mieux pour commencer un roman !

Au niveau de mon challenge de lire ce livre en anglais, je dois dire que j’ai plutôt poser la barre haute ! Ma dernière lecture en anglais était une romance jeunesse… La différence de vocabulaire et même de syntaxe des phrases est donc « super huge » !!
J’aime beaucoup le style de Margaret Atwood : des phrases plutôt courtes, sans exagération dans les tournures de phrase ou les mots choisis, les rendant très percutantes !

Si la lecture de The Handmaid’s Tale me fatigue rapidement de part sa lecture en version originale, cela ne l’a en rien gâchée ! J’ai apprécié autant le récit que l’écriture et il me tarde d’arriver à un moment du récit encore inédit pour moi !


Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

#Marty #Yuixem #FungiLumini

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Lecture commune – La Servante Écarlate

Bonjour à tous et à toutes !

Nous vous proposons aujourd’hui une nouvelle lecture commune ! La série proposée par Hulu sur le roman La Servante Écarlate de Margaret Atwood nous a intriguées : Marty a déjà regardé la série et était tentée de découvrir l’univers original créé par l’auteure, alors que Yuixem et moi voulons découvrir le livre, avant de peut-être nous lancer dans la série. L’ouvrage fait environ 450 pages et nous pensons le découper en 5 étapes, un dimanche sur deux. Petit challenge supplémentaire, Yuixem et moi allons lire le livre en anglais. N’hésitez pas à nous rejoindre si ce livre vous tente également, ou à nous dire ce que vous en avez pensé si vous l’avez déjà lu ! 😉


Résumé

« Il nous est interdit de nous trouver en tête à tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction […]. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets. »

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.

Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Bande-annonce de la série


Les étapes de la lecture commune

Chapitres 1-9 : 22 octobre

Chapitres 10-19 : 5 novembre

Chapitres 20-28 : 19 novembre

Chapitres 29-36 : 3 décembre

Chapitres 37-46 : 17 décembre


Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à participer, à partager l’image ci-dessous sur votre blog et à commenter à tout moment les différentes étapes de cette lecture commune ! Si vous regardez la série, n’hésitez pas non plus à nous dire en commentaire ce qui vous a plu ou ce qui vous choque dans l’adaptation !

To live is the rarest thing in the world. Most people exist, that is all.

Nous vous donnons donc rendez-vous le  22 octobre pour découvrir les premiers chapitres de La Servante Écarlate. 🙂

#Marty #Yuixem #FungiLumini

A rebrousse-temps

Titre : A rebrousse-temps
Auteur : Philip K. Dick
Editeur : J’ai lu
Genre : Science-fiction
Nombre de pages : 256
Mots-clefs : mort, rajeunir, temps, inversion, complot, religion, résurrection

 

Le cours du temps s’est inversé sur terre. Les morts se réveillent dans leurs tombes, rajeunissent, et finissent par réintégrer une matrice maternelle. Les cigarettes se reconstituent lentement dans les cendriers, et les vêtements sales du matin sont devenus propres le soir venu. Sebastian Hermes dirige un vitarium, une société spécialisée dans le repérage et l’extraction des morts revenus à la vie. Lors d’une mission de routine, il tombe par hasard sur la tombe de l’Anarque Thomas Peak, le célèbre leader religieux. Malheureusement pour Sebastian, cette découverte attise bien des convoitises. Le conseil des Oblits, les Udites, le Vatican : tous veulent mettre la main sur le prophète. Mais dans quel but ?

Mon avis

C’est la première fois que je lis un Philiphe K. Dick et je suis tombée sous le charme… L’univers créé par l’auteur est très riche et l’histoire est vraiment prenante, je pense donc que ce roman peut tout de même faire passer un bon moment aux personnes dont ce n’est pas forcément le genre de prédilection.

Tout d’abord nous sommes confrontés à une temporalité inversée : les naissances n’existent plus, tous les êtres humains semblent rajeunir (ce qui est également une forme de régression) jusqu’à retourner à une matrice et les morts reviennent à la vie, c’est ce que l’auteur a appelé « l’effet Hobart ». Le héros du livre, Sebastian, en a lui-même fait l’expérience et a décidé de faire du retour de morts un véritable business. Ainsi, il monté son Vitarium et avec sa petite équipe, ils guettent les voix dans les cimetières, exhument les corps revenant à la vie, les soignent et les revendent à leurs familles quand cela s’avère possible, ou bien au plus offrant. Mais la concurrence dans ce domaine est rude…

Un jour, dans un cimetière, Sebastian a le pressentiment que quelqu’un d’important va revenir à la vie… Et de fait, l’Anarque Peak, fondateur de la religion des Udites, est sur le point de ressusciter ! Sebastian saute sur cette occasion de voir fleurir son affaire et décide de le déterrer…

L’histoire est assez complexe car elle confronte différents intervenants : une secte, le Vatican, la bibliothèque (qui a pour fonction, dans un monde où tout va à l’envers, de détruire tous les exemplaires d’un livre), la police et le Vitarium de Sebastian…

Beaucoup de sujets pouvant tourner à la polémique y sont abordés sur un ton très léger : le mariage, l’adultère, l’amour, l’éthique commerciale, la mort, la régression, le droit au savoir et à l’instruction, la censure, la religion, le racisme… L’air de rien, ce sont beaucoup de sujets très sérieux qui s’entremêlent dans une histoire digne d’un thriller baignant en pleine science-fiction. Il est difficile de lire ce livre par bribes tellement il est captivant et si l’on prend la peine d’y réfléchir en allant un peu plus loin qu’en suivant simplement l’enchaînement des actions des héros, on y trouve le lieu d’une belle réflexion sur la liberté, la société et les valeurs qui l’animent.

Conclusion

J’ai d’abord voulu lire ce livre car il mettait en scène une distorsion temporelle qui me fascinait. En le lisant j’y ai découvert un outil de réflexion intéressant et des personnages attachants et à la logique qui m’échappait parfois, ce qui m’apportait de jolie surprise au fil des rebondissements qu’ils créaient. Le seul reproche que j’ai à adresser au roman est la manière un peu simplette dont il se termine.

Quoi qu’il en soit, je suis heureuse d’avoir découvert cet auteur et j’ai d’ores et déjà hâte de me plonger dans la lecture d’un autre de ses romans !

#Marty

#70 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

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Après une longue absence sur le blog, me revoici! A part les lectures communes, je n’avais malheureusement pas eu le temps de revenir sur mes lectures sur le blog… Une vie d’adulte, c’est parfois difficile à organiser 😉 Avec une PAL presque aussi haute que moi, il est maintenant temps que je m’y remette…


Ce que j’ai lu

                                     

Je n’ai pas écrit de critique sur « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » car il avait déjà été chroniqué sur le site, ceci dit, c’était mon premier livre sur le développement personnel et j’ai été agréablement surprise!

Concernant « A rebrousse-temps », une chronique suivra bientôt!

Ce que je lis

Ayant beaucoup aimé un des livres de l’auteur, je continue sur ma lancée… Je n’en suis qu’aux premières pages, à suivre!

Ce que je lirai

Je n’avais pas encore lu d’ouvrage de Françoise Giroud et on  m’a vivement conseillé ce livre… C’est le prochain sur ma liste.

Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


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Bonne semaine livresque !

#Marty

American Gods – Lecture commune 03

Cargo

Avis de Marty

Au cours de cette troisième lecture, nous avons beaucoup voyagé ! En cent pages à peine, nous avons rencontré de nombreux personnages, plus ou moins importants, et suivi Ombre à travers plusieurs villes…

A la reprise de cette lecture, nous faisons la rencontre d’Ibis et Chaquel, que nous avions brièvement vus à la fin du chapitre précédent. Ces deux dieux de l’Egypte antique tiennent aujourd’hui une entreprise de pompes funèbres et ont accepté d’héberger Ombre jusqu’au retour de Voyageur, moyennant quelques services de sa part. Ombre se retrouve ainsi chauffeur de corbillard et aide les dieux dans leurs affaires.

Par ailleurs les dieux ont une chatte rousse qui semble particulièrement apprécier Ombre. Un soir, alors qu’il tente de se suicider, la chatte entre brusquement dans la pièce et arrête son geste. Une nuit, Ombre fait encore un rêve fantastique dans lequel il a une relation sexuelle avec une femme féline, qui selon moi, serait une déesse qui prend la forme d’un chat sur Terre…

Un matin, il croise le chemin de Sweeney le Dingue qui lui demande de lui rendre la pièce en or qu’il lui avait donnée. Quand Ombre lui dit qu’il ne l’a plus puisqu’il la donnée, il s’effondre et avoue que Voyageur va le tuer pour avoir donné cette pièce… Il met alors Ombre en garde contre lui et lui demande un peu d’argent pour s’éloigner de Voyageur, tellement il en a peur. Ombre lui donne 20 dollars et le soir même, il comprend que Sweeney s’est suicidé en buvant beaucoup d’alcool, acheté avec ce même argent, et puis s’est laissé mourir de froid. C’est d’ailleurs Ombre qui est chargé de récupérer son corps et de le ramener aux pompes funèbres. Le soir même, Ombre semble pouvoir dialoguer avec Sweeney bien qu’il soit mort et lui organise une petite veillée. Ce soir-là, il comprend enfin le tour qu’il lui avait appris et comprend comment faire apparaître des pièces d’or.

Le lendemain matin, alors qu’il se réveille d’une gueule de bois difficile, il se rend compte que Voyageur est revenu le chercher. Il doit alors rassembler ses affaires et reprendre la route aussitôt, sans même pouvoir remercier ou dire au revoir à Ibis et Chaquel. Ils roulent alors jusqu’à une station-service et Ombre n’obtient aucune réponse à ses questions, il apprend seulement que tout le monde s’en est sorti après l’attaque survenue lors de la fête près de la Maison sur le rocher.

Arrivés à destination, il envoie Ombre prendre le bus jusqu’à Lakeside pendant qu’il passera quelques nuits avec une serveuse vierge pour «reprendre des forces», on imagine que c’est encore un subterfuge de dieux pour pouvoir vivre plus longtemps. Ombre apprend qu’il s’appellera désormais Mike Persson et qu’il devra présenter Voyageur comme son oncle.

Ombre monte donc dans un bus et s’y endort. De nouveau il a le sommeil très agité: il fait la rencontre d’un dieu aux traits de bison à qui il demande comment sauver Laura. Mais quand on lui indique le chemin, cela semble être un piège car il se retrouve oppressé par de la roche si bien qu’il doit jurer d’offrir sa personne au dieu pour qu’il le relâche… Mais on ne sait pas très bien à qui il a juré allégeance exactement !

Dès son arrivée à Lakeside, il rencontre un grand nombre de personnes plus amicales les unes que les autres, mais il fait beaucoup trop froid dans cette ville pour Ombre :

«L’ex-détenu ne sentait plus ses pieds. Baissant les yeux sur ses chaussures en cuir noir et ses fines chaussettes en coton, il commença à s’inquiéter sérieusement des engelures.

Voilà qui dépassait la plaisanterie. Il était allé au-delà de la bêtise: il avait franchi la frontière de l’authentique grosse connerie à vingt-quatre carats. Il aurait aussi bien pu porter du voile ou de la dentelle: le vent soufflait à travers lui, lui gelait les os jusqu’à la moelle, lui gelait les cils, lui gelait le point d’ordinaire toujours chaud sous les testicules, lesquelles lui remontaient dans le bassin.

Continue, se dit-il. Avance, tu boiras tout un seau d’air en arrivant. Comme une chanson des Beatles démarrait en lui, il harmonisa son pas au nouveau rythme. Il lui fallut arriver au refrain pour se rendre compte qu’il fredonnait Help»

Petit à petit et au fil de ses rencontres, il trouve de quoi mieux isoler son appartement, une voiture pour se déplacer, des vêtements chauds pour survivre à l’hiver,… Puis un jour, Voyageur revient et sans vraiment lui expliquer pourquoi, il lui dit qu’ils doivent se rendre immédiatement à Las Vegas. Ainsi Ombre passe d’un froid polaire à une chaleur caniculaire et ils vont rencontrer un homme (ou plutôt sans doute un autre dieu) dont personne ne semble se souvenir… Voyageur parvient à le convaincre de rejoindre leur cause et puis ensuite ils repartent vers Lakeside. Sur la route, Ombre ose demander à Voyageur s’il connait un moyen de ramener sa femme à la vie, mais le dieu n’en est pas capable. Il conseille à Ombre de ne pas trop chercher à y parvenir et de plutôt faire le dos rond pendant quelques temps en restant caché à Lakeside pour ne pas que leurs ennemis essaient encore de le tuer. Mais bien sûr, il ne pourra pas empêcher Ombre de faire ce qu’il voudra pendant son temps libre et mon petit doigt me dit qu’il va quand même essayer de trouver une solution pour sa femme…

Sur une autre note, j’ai aussi regardé les deux premiers épisodes de la série… Mais pour être honnête j’ai de plus en plus peur de me faire spoiler le livre! La série ne fait pas défiler les événements dans le même ordre et j’ai vraiment peur d’apprendre une information que je n’aurais pas encore lue! Au-delà de cela, la série a un humour qu’on ne retrouve pas dans le livre et est beaucoup moins vulgaire dans la formulation. C’est assez différent de ce à quoi je m’attendais mais ce n’est pas mauvais pour autant… J’ai juste un peu de mal avec la tonne d’effets spéciaux utilisés et qui pour moi sont un peu trop dans la démonstration, mais à part cela, c’est un bon début de série !

Pour les prochaines lectures je m’attends à beaucoup de rebondissements. Pour la première fois, on laisse Ombre dans un petit village tranquille sans trop d’histoire, mais va-t-il partir à la recherche d’un moyen de ramener les morts à la vie ? Quelle sera la prochaine mission que lui confiera Voyageur ? Peut-on vraiment faire confiance à ce personnage ? Ombre va-t-il encore se faire rattraper par les ennemis de Voyageur ? Réponses dans deux petites semaines…

Avis de Fungi Lumini

Cette partie de la lecture commune m’a un peu moins passionnée que le début. Shadow se laisse porter par les événements sans se poser de questions. On le retrouve à Kairo, où il s’installe dans la routine du salon funéraire de Mr. Ibis et Jacquel, deux croquemorts, en attendant le retour de Wednesday. La monotonie s’installe en journée, mais est brisée la nuit par des rêves des plus étranges, voire mystiques. Si j’ai moins aimé ce chapitre, c’est aussi parce qu’on y retrouve Mad Sweeney, le personnage que j’avais préféré jusqu’ici, dans un piteux état. Ça m’a fendu le cœur de le voir comme ça… Et la suite n’est pas vraiment plus joyeuse pour lui.

On entre ensuite dans la deuxième partie du livre, intitulée « My ainsel » en anglais. Je ne comprenais pas ce titre, donc j’ai été demandé à Marty quelle traduction avait été donnée en français, mais ça ne m’a pas beaucoup aidée 😀 En fait, c’est en lisant la suite qu’on comprend : Wednesday donne une nouvelle identité à Shadow pour éviter qu’il soit à nouveau en danger, celle de Mike Ainsel !

On assiste à un moment un peu gênant dans lequel Wednesday drague une petite serveuse de 16 ans (et parvient à la mettre dans son lit, vive les runes de magie !) Pendant ce temps, Shadow prend le bus jusqu’à Lakeside, où il doit (encore) attendre Wednesday. Si ces moments n’ont pas été très passionnants pour l’intrigue du roman, j’y ai cependant retrouvé toute la convivialité et la gentillesse du peuple américain, qui ne demande qu’à venir en aide quand on semble perdu. Je trouve que ce roman montre très bien les différentes facettes de l’Amérique, sa fascination pour la route et les rencontres qu’on y fait.

Un mini-interlude nous prouve que les hommes qui avaient enlevé Shadow sont toujours à sa recherche… Affaire à suivre ! Après s’être installé dans l’appartement fourni par Wednesday, Shadow s’entraîne à ses tours de pièce pour passer le temps, alors qu’il fait un froid terrible à l’extérieur. Quand Wednesday revient enfin, ils partent pour Las Vegas rencontrer un autre Dieu pour le rallier à leur cause. Je n’ai pas très bien compris qui était cet individu, et j’espère qu’on aura des éclaircissements sur son identité par la suite. Beaucoup de questions restent en suspens et Wednesday répète assez souvent à Shadow qu’il n’est pas payé pour poser des questions. Le rythme de cette partie semble ralenti, voire gelé, par le rude hiver qui frappe les États-Unis à ce moment de l’histoire. Plus qu’à espérer que le printemps arrive !


 » What I say is, a town isn’t a town without a bookstore. It may call itself a town, but unless it’s got a bookstore, it knows it’s not fooling a soul. « 

Les blogs qui participent 

A touch of blue Marine

Avez-vous déjà lu ce livre? Dites-nous ce que vous en pensez 🙂 N’hésitez pas à nous rejoindre !

American Gods – chapitres 1-4

American Gods – chapitres 5-7

#Marty #FungiLumini

American Gods – Lecture commune 02

Cargo

Avis de Marty

Nous en sommes déjà à la deuxième lecture commune d’American Gods et l’histoire reprend sur les chapeaux de roues. En effet, certains pouvoirs surnaturels commencent à se manifester chez Ombre… Il semblerait que par la force de la pensée, il puisse avoir une influence sur le monde qui l’entoure. Par exemple, sans que l’on sache exactement s’il est vraiment à l’origine de ce phénomène, il semble réussir à faire en sorte qu’il neige…
Par ailleurs, Voyageur se dévoile petit à petit et commence à montrer à Ombre de quoi il est capable pour arriver à ses fins. Ayant besoin d’argent, il monte une arnaque visant à récupérer l’argent liquide que les gens souhaitent déposer à la banque pendant la nuit. Réussissant, sous le regard presque admiratif d’Ombre, à escroquer ainsi de nombreux clients de la banque, Voyageur récolte un petit pactole et en profite pour payer à Ombre son premier salaire.
Ensemble, ils se dirigent ensuite vers la maison sur le Rocher où ils rejoignent Czernobog et où Ombre fait également la rencontre de Monsieur Andy, un de leurs amis semblant également avoir rallié leur cause. C’est à ce moment de l’histoire que les personnages se révèlent : en montant sur le plus grand carrousel du monde, Voyageur, Czernobog et Monsieur Andy changent d’apparence et se transforment en des animaux mythiques étranges… Sans savoir s’il s’agit d’une hallucination, Ombre semble comprendre à ce moment qu’il est face à des dieux.

« L’instant d’avant, Ombre tournait sur le Plus Grand Carrousel du Monde, montant son tigre à tête d’aigle. […] Il se retourna lentement, semant en chemin des images de lui-même, instants figés, chacune capturée en une fraction de seconde, chaque mouvement imperceptible prolongé à l’infini.  […] Ombre était incapable de combiner ce qu’il voyait, ou croyait voir, en un tout intelligible. Il voyait M. Nancy, un vieux Noir à la fine moustache, en veste de sport à carreaux et gants jaune canari ; chevauchant un lion de carrousel qui montait et descendait au milieu du ciel. Au même endroit, au même moment, il voyait une araignée aussi grosse qu’un cheval, les yeux semblables à des nébuleuses émeraude, lui rendre son regard d’un air hautain. »

Ils se rendent ensuite, sous cette forme, dans une salle où ils doivent convaincre d’autres dieux de se battre avec eux contre une nouvelle génération de dieux qui menacent de les reléguer au rang de vieux souvenirs. Mais la manœuvre échoue et Voyageur n’est pas assez convaincant… Il les invite tout de même à une réception pour tenter de les séduire autrement. Ils reprennent alors tous «forme humaine» et Ombre se charge de les emmener en voiture vers le lieu de rendez-vous, mais alors qu’il se trouve seul devant la salle, il se fait à nouveau kidnapper !
Emmené dans un lieu obscur par des ennemis qu’il ne peut même pas identifier, il est torturé pour connaître les intentions de Voyageur mais ne cède pas. Sa défunte femme vole alors à son secours et massacre ses ennemis pour l’aider à s’enfuir. Avant de disparaître, elle avoue à Ombre qu’elle aimerait qu’il trouve un moyen de la ramener à la vie…
En cavale, Ombre croise le chemin d’un corbeau qui lui indique qu’il doit rejoindre la ville du Caire (en Amérique, pas en Egypte), pour retrouver Chacal qui serait vraisemblablement un ami de Voyageur. Il achète une voiture et fait la connaissance de Sam, une étudiante à moitié indienne, qui se rend dans la même région que lui. Ils font alors route ensemble et l’on apprend encore au fil des discussions des détails sur le dieu Odin. Après l’avoir déposée à destination, Ombre prend une chambre dans un hôtel miteux avant de reprendre la route. Il fait alors la rencontre du dieu de la télévision qui se matérialise sur le petit écran de sa chambre d’hôtel sous les traits de l’héroïne de « I love Lucy ». Celui-ci propose alors à Ombre de l’employer et de le payer bien plus que Voyageur… Mais de nature fidèle, Ombre décline sa proposition.
Le lendemain, il se rend au Caire et rencontre Chacal… Mais nous n’en saurons pas plus avant le prochain chapitre ! A la fin de cette partie de l’histoire, nous avons encore pu lire une légende sur des dieux d’Afrique, grâce à l’histoire d’un dénommé « Salim ».
Je dois avouer que j’ai un peu moins aimé cette partie de l’histoire. Je ne sais pas si cela est dû à une mauvaise traduction ou à une volonté de l’auteur de laisser ses lecteurs dans le flou, mais je ne suis pas sûre de bien comprendre où va l’histoire. En effet, on ne nous explique pas vraiment quel pouvoir ont les dieux et pourquoi ils semblent prendre part à un conflit intergénérationnel. Je ne comprends pas non plus quel sera exactement le rôle d’Ombre dans cette histoire, est-il devenu un dieu ? Par ailleurs, toutes les petites légendes qui nous sont racontées au fil du récit me déroutent un peu : va-t-on retrouver ces personnages ? Ces histoires ne sont-elles qu’anecdotiques ?
Bref, je ne sais pas où cela va nous mener… Ce qui est sûr, c’est que j’ai hâte de découvrir ce qu’il est arrivé à Voyageur et aux autres dieux. J’ai aussi très envie de connaître les autres dieux ennemis et de savoir si Ombre parviendra à ressusciter sa femme… Vivement les prochains chapitres !

Avis de Fungi Lumini

Après leur visite chez les trois femmes et Czernobog, Wednesday et Shadow font une pause en ville. Wednesday a besoin d’argent et décide de cambrioler une banque, mais pas de n’importe quelle façon : il se déguise en réparateur de machine ATM. Les gens qui voulaient faire des dépôts vont lui donner l’argent contre un reçu parce qu’il semble être un réparateur « officiel ». C’est à la fois drôle de se dire qu’il est si facile de pousser les gens à donner leurs économies à un inconnu (d’ailleurs, même quand la police passe, un simple coup de fil à Shadow, qui se fait passer pour le patron de la boîte, suffit à les convaincre), mais également triste qu’un Dieu doit s’abaisser à ça dans le monde actuel. Comme promis, Wednesday n’implique que très peu Shadow dans ses affaires illégales.

Le lieu qu’on visite ensuite m’a fasciné et j’espère un jour avoir la chance de pouvoir m’y rendre : la maison sur le rocher. Une construction improbable remplie de collections bizarres et d’objets étranges. (voir la vidéo ci-dessous 😉 ) Cette visite s’annonçait déjà hors du commun, mais en plus, le tour que Wednesday leur fait faire semble passer plusieurs fois aux mêmes endroits, sans pour autant arriver dans les mêmes pièces. On a le sentiment de se perdre, mais également de suivre un chemin tout tracé – une sensation bien étrange !

Dans le chapitre suivant, nos héros retrouvent les autres gens conviés à la réunion, ils sont à peine une dizaine à s’être déplacés. C’est ici qu’on a la confirmation de ce qu’on soupçonnait dès le début : ces personnes sont des Dieux de l’ancien temps. Wednesday (qui serait Odin) essaie de les convaincre qu’une guerre risque d’éclater bientôt entre les anciens et les nouveaux Dieux, mais peu semble convaincus par ses paroles. Alors qu’ils se rendent tous ensemble au restaurant, Shadow est (encore une fois :p ) kidnappé. Après un interrogatoire musclé dans lequel il ne révèle rien (puisque de toute manière, il ne sait pas grand chose…), il est sauvé par sa femme morte. Ce personnage dont on ne voyait pas trop l’utilité jusqu’à présent va sûrement venir en aide à Shadow à chaque fois qu’il sera en difficulté. Elle ne peut cependant venir que la nuit, donc il n’a pas intérêt à être en mauvaise posture de jour. :p

Le dernier chapitre représente bien l’imaginaire de la route américaine : on s’y promène en y faisant des rencontres improbables qui nous mèneront pas forcément là où on voulait aller, mais où on devait être. Après une rencontre énigmatique avec un corbeau dévorant Bambi qui lui énonce sa destination, Shadow achète une vieille voiture et part sur la route. Il fait la rencontre de Sam, une jeune femme avec qui il va passer une grande partie de son voyage. On ne comprend pas encore si cette rencontre aura une importance plus tard ou pas. Une fois arrivé à destination, Shadow ne trouve pas Wednesday, mais une petite fille étrange et un duo de croque-morts… Affaire à suivre ! Dernier petit interlude : un représentant indien pour une firme de souvenirs touristiques fait la rencontre improbable d’un ifrit… Encore une scène bien what the fuck à la Gaiman 😀

Et le premier épisode de la série dans tout ça ?

J’ai eu l’occasion de voir le premier épisode de la série, et j’ai été bluffée par l’adaptation de l’histoire. On sent que l’auteur est impliqué dans le scénario et ça fait plaisir ! Si les scènes ne sont pas forcément dans le même ordre que dans le livre, les événements, eux, collent parfaitement, et c’est parfois même des citations entières du texte qu’on retrouve dans la bouches des acteurs ! De plus, l’ambiance étrange, bizarre et mystique propre au livre est magnifiquement retranscrite dans la série, avec des scènes d’une esthétique magique. C’est une incursion dans un monde nouveau, incroyable, mais complexe que propose Gaiman et je suis très contente d’avoir lu le début du livre avant d’avoir vu ce premier épisode, car je pense que j’aurais eu du mal à suivre si ça n’avait pas été le cas. Je n’ai qu’une hâte, que le prochain épisode sorte !


 » Wednesday was smiling, and Nancy was laughing delightedly, an old man’s cackle, and even the dour Czernobog seemed to be enjoying himself. Shadow felt as if a weight were suddenly lifted from his back : three old men were enjoying themselves, riding the world’s biggest carousel. So what if they did all get thrown out of the place? Wasn’t it worth it, worth anything, to say that you had ridden on the World’s Largest Carousel? Wasn’t it worth it to have traveled on one of those glorious monsters? »

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A touch of blue Marine

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#Marty #FungiLumini

American Gods – Lecture commune 01

Cargo

Avis de Marty

J’ai beaucoup aimé la première partie de ma lecture d’American Gods ! L’auteur nous balade encore beaucoup, ce qui fait qu’en tant que lecteur, on ne comprend pas encore tous les aspects de l’intrigue, mais de manière générale, ma curiosité a été piquée et j’ai hâte d’en apprendre davantage et de découvrir le premier épisode de la série.

Dans ces premiers chapitres, on fait la rencontre du personnage d’Ombre. Après plusieurs années en prison, il est maintenant à l’aube de sa libération. De nature méfiante, il a le pressentiment que quelque chose de mauvais va lui arriver et de fait, à quelques jours de sa remise en liberté, sa femme décède. Il est donc libéré plus tôt pour qu’il puisse assister à son enterrement.

Comme le premier chapitre est ponctué de flashbacks, on a déjà bien pu se familiariser avec le petit couple :

«Ce soir-là, il l’avait embrassée – un baiser au daiquiri – et il n’avait plus jamais eu envie d’embrasser quelqu’un d’autre.»

J’ai eu de la peine en lisant les lignes de l’annonce de sa mort… Ombre a l’air d’être un homme bon et aimant, même si l’on apprend qu’il est en prison pour cause de braquage et je trouve ce personnage très attachant.

Il part donc de prison et monte dans un avion pour rejoindre sa ville. A cause de turbulences, son avion est dévié et il doit prendre un autre, avion à bord duquel il fait la rencontre de Voyageur. Dès qu’il le rencontre il s’en méfie et pour cause, cet homme semble déjà tout connaître de lui avant même de l’avoir rencontré. Il lui propose alors de travailler pour lui, sans lui dire exactement de quel genre de travail il s’agit. Se sentant agressé par ce personnage étrange, Ombre descend de l’avion plusieurs arrêts avant le sien (je ne savais même pas qu’il existait des avions qui faisaient plusieurs escales…) et il décide de poursuivre sa route en voiture. Lorsqu’il fait arrêt dans un restaurant d’autoroute, il tombe à nouveau sur Voyageur qui semble l’avoir suivi.

Voyageur lui fait alors des révélations étonnantes : sa femme serait morte dans un accident de la route, à bord de la voiture de son meilleur ami, Robbie. Il appuie même ses propos par un article issu d’un journal local. Assommé par la nouvelle et sachant qu’il ne pourrait pas retravailler dans la salle de sport de son ami après sa mort, il accepte sur un coup de tête de travailler pour Voyageur en tant que garde du corps à condition de ne rien faire d’illégal. Dans ce même restaurant il fait la rencontre d’un leprechaun avec qui il se bat et qui lui donne une mystérieuse pièce en or…

Le lendemain il se rend à l’enterrement de sa femme, Laura, et y rencontre Audrey, la femme de Robbie et meilleure amie de sa femme. Il apprend alors que Laura et Robbie avaient une liaison et qu’ils sont morts parce qu’elle avait voulu lui faire une gâterie au volant… pas très glorieux comme façon de mourir ! Pourtant, Ombre garde son calme et rend hommage à sa femme en lui offrant la pièce en or qu’il avait gagné la veille.

En retournant à sa chambre d’hôtel après l’enterrement, il se fait agresser par un homme rondouillet qui semble en vouloir à Voyageur… Mais la soirée ne s’arrête pas là puisqu’il reçoit la visite de sa femme morte dans sa chambre ! Elle semble être revenue grâce à la pièce en or qu’il lui avait donnée et a tenu à lui expliquer sa liaison avec Robbie et lui demander pardon… De nouveau Ombre semble accepter ce qu’elle lui dit sans s’énerver mais en étant tout de même surpris par son apparence macabre.

Le lendemain, Ombre et Voyageur quittent la ville et se rendent à Chicago où ils rencontrent Czernobog et les sœurs Zorya. Voyageur semble vouloir convaincre Czernobog de le rejoindre dans une mission, mais en tant que lecteur, on ne sait toujours pas de quoi il en retourne ! Grâce à un pari, Ombre parvient à le convaincre de les rejoindre mais cela a un prix : il doit le laisser lui mettre un coup de marteau mortel sur la tête à la fin de leur mission… Cette même nuit, il fait la connaissance d’une des sœurs Zorya qui lui confie une pièce d’argent pour le protéger.

A la fin de chaque chapitre, on fait aussi la rencontre de personnages fantastiques, comme Bliquis, la mangeuse d’hommes; Odin, dieu protecteur des normands; Essie, anglaise exilée en Amérique et croyant aux lutins,… Je ne comprends pas encore très bien le rôle que ces histoires sont censées jouer dans le récit global, mais j’ai hâte de l’apprendre !

Je suis donc pressée de lire la suite de l’histoire pour savoir de quoi la mission dont parle Voyageur sera faite mais aussi pour en apprendre davantage sur ce personnage étrange…

Avis de Fungi Lumini

Après avoir vu le trailer de la série American Gods, je n’avais qu’une envie, me jeter sur le livre ! L’univers de Neil Gaiman semblait à la fois intrigant, dangereux et magique. J’avoue que ce qui m’a le plus plu, c’est le caractère et la folie qui débordaient de chaque personnage. Je lis le livre en anglais, donc j’espère qu’on s’y retrouvera facilement. Quand je vois par exemple que le nom du personnage « Wednesday » a été traduit par « Voyageur » en français, j’ai un peu peur…

Shadow est en prison, pour un braquage, dont la raison nous est encore inconnue. Quand il en sort, il apprend que sa femme vient de mourir. Dans l’avion qui le ramène chez lui, il croise (même si on se doute que ce n’est pas un hasard) Wednesday qui lui propose du travail – job dont on ne connait pas vraiment la nature. Le personnage de Shadow m’a étonnée dès le départ. Quoi qu’il se passe autour de lui, il reste calme, prend les choses avec philosophie et laisse la colère aux autres. Au premier abord, il semble dénué d’émotions (par exemple, il ne pleure pas quand on lui annonce que sa femme est morte, alors qu’ils avaient l’air très amoureux), mais plus on avance dans l’histoire et plus on se rend compte que c’est une façade et qu’il est plus intelligent qu’il n’y parait. Je me demande s’il va craquer à un moment et partir en mode détraqué, comme les personnages qui l’entourent. :p

J’ai adoré les dieux qu’on a rencontré jusqu’à maintenant, avec une préférence pour Mad Sweeney, un Leprechaun tout droit importé d’Irlande, assoiffé de violence gratuite et d’alcool. On a du mal à savoir si Shadow sait à qui il a affaire ou s’il fait juste son boulot sans poser de questions. Wednesday est en train de mettre ses pièces sur l’échiquier et j’attends avec impatience de connaitre la suite de son plan ! Le rôle d’autres personnages, comme la femme de Shadow ressuscitée d’entre les morts, reste encore mystérieux.

J’ai beaucoup aimé les petits intermèdes à la fin de certains chapitres, qui nous décrivent comment les croyances sont arrivées en Amérique et comment elles perdurent avec le temps. On y découvre à chaque fois une autre époque, de nouveaux personnages et surtout une nouvelle divinité et les rites qui lui sont associés. J’ai trouvé le tout très instructif en restant divertissant et passionnant.

Il faut quand même que je vous dise que j’ai été choquée par une des scènes/interludes de ce livre. Oui, moi, choquée ! 😀 Désolée si je vous spoile, mais je dois le mentionner au cas où ils le montreraient dans la série : alors que ce qui semble être une prostituée fait l’amour avec son client, elle lui demande de la vénérer. À partir du moment où il le fait, il prend son pied comme jamais, mais après l’orgasme, il se retrouve à moitié avalé par le vagin de la prostituée ! Oui, avalé. Et elle finit tranquillement d’engloutir son « repas » et s’endort, comme si tout était normal. :p Une scène que je n’aurais jamais cru lire, mais qui m’a plu par son originalité et énormité.

Comme vous vous en doutez avec cet avis, j’adhère totalement à l’univers American Gods et je n’ai qu’une envie, continuer cette lecture qui va nous emmener, je le sens, sur des sentiers étranges et funestes.


« There was a woman sitting on the side of his bed. He knew her. He would have known her in a crowd of a thousand, or of a hundred thousand. She sat straight on the side of his bed. She was still wearing the navy-blue suit they had buried her in.
Her voice was a whipser, but a familiar one. « I guess, » said Laura, « you’re going to ask what I’m doing here. » »

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