#75 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

 

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J’avais très envie de faire le « C’est lundi » aujourd’hui pour vous montrer tous les supers livres que j’ai dévoré récemment ! En plus avec la lecture commune que nous allons commencer, ce sera l’occasion pour moi de vraiment relier avec l’écriture ! Trouver du temps de lire et puis surtout d’écrire, c’est plus compliqué que prévu dans une vie active!


Ce que j’ai lu

Bakhita fut un gros coup de coeur pour moi ❤ Une magnifique écriture et un récit des plus bouleversant ! Je vais essayer de vous en parler prochainement !

Sinon, j’ai littéralement dévoré la bibliographique de Rainbow Rowell ! Cela faisait tellement longtemps que je ne m’étais pas laissée aller à des romances ❤ J’ai adoré !

J’ai un peu troqué les mangas pour les bandes dessinées récemment ! Que des coups de coeur pour l’instant ❤

Ce que je lis

J’écoute toujours dans la voiture, quand le coeur m’en dit, Sapiens ! Et j’ai encore de longues heures devant moi avant de le terminer !

Je découvre Underground Railroad ! J’attends beaucoup de ce roman, dont je n’ai encore lu qu’une petite centaine de pages !

Je commence également La servante écarlate en anglais ! N’hésitez pas à nous rejoindre pour cette lecture commune !

Ce que je lirai

Je ne sais pas trop ce que je lirai exactement après ! Mais ces livres-là me donnent fort envie ❤

Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


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Bonne semaine à tous et à toutes !

#Yuixem

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Le jour où le bus est reparti sans elle / Le jour où elle a pris son envol

Titres : Le jour où le bus est reparti sans elle / Le jour où elle a pris son envol
Scénariste : Beka
Dessinateurs : Marko et Cosson
Editeur : Bamboo
Nombre de pages : 70 / 58
Genre : développement personnel
Mots-clés : développement personnel, zen, sagesse, bonheur, objectif de vie, positif, intuition, rencontre

Quatrième de couverture

Le jour où le bus est reparti sans elle

Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivain, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours…

Le jour où elle a pris son envol 

Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouvé ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement. Quand elle retourne à l’épicerie, Antoine n’est plus là. Simon, un physicien apiculteur a pris sa place. Grâce à lui, Clémentine va entrevoir tous les chemins de vie possibles qui s’offrent à elle. Mais comment faire pour trouver le bon ? Pour le savoir une seule solution… Essayer !

Mon avis

J’ai l’impression que le développement personnel est un sujet qui parle et qui passionne de plus en plus de monde.

On pourrait se dire qu’après avoir lu un ou deux ouvrages à ce sujet, tous les autres finiront par simplement répéter les mêmes choses. Certes, il y a des points communs et la morale y est souvent identique. Mais le chemin et la manière de l’exprimer sont généralement différents. Et puis, qui pourrait se vanter d’avoir réussi à appliquer tous les conseils de Ta deuxième commence lorsque tu comprends que tu n’en as qu’une, comme par exemple ? De tels ouvrages sont parfaits pour nous apporter un brin d’air frais dans notre vie et nous rappeler que tout nous est possible, si du moins on s’en donne l’occasion.

C’est sans doute pour cela que je renoue avec mon plaisir de partager mon avis sur mes lectures en vous partageant tout d’abord mon ressenti sur ces deux bandes dessinées.
J’avais déjà entrevu Le jour où le bus est reparti sans elle au détour de mes navigations web, mais ne m’y était pas plus intéressée que ça. C’est à l’occasion de la sortie du deuxième volume et surtout du fait que c’est moi qui aie dû les ranger en rayon dans ma librairie que j’ai décidé de les ramener chez moi et d’enfin les ouvrir !

Le jour où le bus est reparti sans elle raconte la rencontre entre Clémentine, une jeune parisienne qui cherche à combler un vide dans sa vie, et Antoine, un épicier bio, un peu maitre zen sur les bords. Alors que le bus qui devait la conduire à une retraite de méditation par sans elle, Clémentine découvre qu’il y a bien souvent plus de chance que de malchance dans ce type d’imprévu. Antoine l’accueille chez lui et lui révèle plusieurs principes clés du chemin menant au bonheur et à une vie épanouie. C’est en préparant le repas, en se baladant aux alentours ou en discutant avec les autres personnages qui font leur entrée dans l’histoire progressivement, qu’Antoine conte plusieurs fables inspirées des quatre coins du monde. Tout comme Clémentine, nous profitons de ces enseignements pour revoir nos priorités et faire le point sur ces choses qui nous rendent vraiment heureux.

Le jour où elle a pris son envol peut se lire tout à fait indépendamment du premier volume. Cependant, je trouve que Le jour où le bus est reparti sans elle introduit plus gentiment le sujet alors que dans ce tome-ci on est propulsé dans une aventure aux idées plus concrètes.
Deux ans ont passé depuis sa rencontre avec Antoine. Si sa vie s’est améliorée, Clémentine n’en est toujours pas satisfaite. Elle se prépare donc à aller retrouver son ami dans sa petite épicerie bio cachée en pleine forêt. Celui-ci lui a préparé une belle surprise : un voyage au tour du monde auprès de personnes inspirantes qui ont su faire de leur vie ce dont ils ont toujours rêvé malgré les nombreux obstacles. Des rencontres fabuleuses lui permettent à nouveau de comprendre qu’il faut voir le positif dans chaque instant, qu’il faut laisser la porte ouverte à toutes les possibilités et qu’il faut faire conscience à son instinct.

Ces histoires ont réussi à trouver un certain écho en mois et à me conforter dans tout ce que je vis actuellement tout en me donnant la foi que tout ira pour le mieux tant que je décide d’entreprendre des choses qui me rendent réellement heureuse !

Pour parler encore un peu de ces deux ouvrages, je trouve que le format de la bande dessinée est un très bon média pour faire passer ce genre de message. On a cette impression de s’octroyer un bon moment de détente alors que parfois prendre un roman entre les mains peut prendre un peu plus la tête avec le texte qui y coule à flots. Ici, la philosophie que la scénariste, les dessinateurs veulent faire partager est plus facile à incorporer et à faire ensuite découvrir à d’autres personnes. De plus les dessins sont vraiment beaux – et spécialement les grands sourires qui se sont révélés contagieux même à travers le papier !

Je conseille donc vivement ces deux bandes dessinées qui vous rendront le coeur léger et fort !

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Extrait

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#67 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

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Dernièrement, je suis motivée à faire plein de chose : je fais du sport, j’ai commencé à faire de la musique, je lise, je regarde des documentaires, des séries, des films, je me promène, je fais du rangement, … Tout ça me laisse finalement peu de temps pour me retrouver devant un ordinateur et mettre en page tout ce que je pense et ressens à la lecture d’un nouveau roman ! Je pense qu’il me faut encore trouver un rythme à cette nouvelle vie !


Ce que j’ai lu

Dans la librairie où je travaille, on prépare la rentée littéraire ! Ce sont des titres qui ne sont donc pas encore parus, mais que j’ai eu la chance de découvrir en avant-première ! J’ai personnellement eu un énorme coup de coeur pour Les huit montagnes

Ce que je lis

J’écoute toujours Sapiens dans ma voiture ! Par contre De sang-froid est en stand-by pour préparer la rentrée littéraire ! J’espère avoir le courage de reprendre par la suite :p

Ce que je lirai

Voilà deux autres romans qui ont attiré mon attention ! On verra s’ils me plaisent tout autant que les autres !

Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


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Bonne semaine !

#Yuixem

#63 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

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Oups, on est un peu en retard ! :p

Bon niveau chronique, c’est toujours une catastrophe ! Je pense me lancer dans des chroniques en folie, juste pour vous parler rapidement de chaque lecture que j’ai faite ces derniers temps. Bien que je lise toujours autant, j’ai de plus en plus de mal à me poser devant mon ordinateur et d’écrire une chronique bien construite… Allier boulot, sport, hobby et blog n’est pas aussi facile que je ne l’aurais cru !


Ce que j’ai lu

Calendar Girl – Juin a été une réelle déception pour moi… J’ai détesté ce tome et si le suivant ne se rattrape pas, je pense officiellement arrêter cette série > <

Par contre, j’ai eu un énorme coup de coeur pour La tresse ❤ J’ai hâte de vous en parler cette semaine !

Ce que je lis

Ce que je lirai

Je ne sais pas trop ce que je lirai par la suite ! J’ai acheté pas mal de livres récemment… et puis maintenant que je me rends au travail en voiture, je commence à investir en audiolivres ! Du coup, nous verrons bien dans deux semaines où j’en serai ! :p

Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


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Calendar Girl – Juin

Régis

American Gods – Lecture commune 06

I hate Fairyland, tome 2 : Fluff my life

Bonne semaine livrèsque à tous et à toutes ! ❤

#Yuixem

Calendar Girl – Juin

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Titre : Calendar Girl – Juin
Auteur : Audrey Carlan
Editeur : Hugo Romance
Genre : Romance érotique
Nombre de pages : 155
Mots-clés : escort girl, romance, humanitaire, homme d’affaire, érotisme, amitié
Quatrième de couverture

Voilà Mia dans la capitale, Washington, DC. Elle n’est pas très enthousiaste sur sa mission du mois, puisqu’elle doit jouer la compagne de Warren Shipley, un homme âgé et surtout l’un des plus riches businessmans des États-Unis. Elle doit lui servir de faire valoir vis-à-vis des hommes d’affaires qu’il veut approcher.

Mais elle va vite changer d’avis lorsqu’elle est accueillie par Aaron Shipley le fils de Warren.

Aaron est non seulement irrésistible physiquement, raffiné, mais aussi le plus jeune sénateur des États-Unis. À trente-cinq ans, il est riche comme Crésus, célibataire, et fait les couvertures de tous les magazines du pays.

Mia, qui pensait que la politique était un monde ennuyeux, va s’apercevoir qu’il n’y a rien de plus excitant que la démocratie. Et, pourtant, il va lui falloir beaucoup de force et de courage pour surmonter de bien tristes événements. Heureusement, elle sera bien entourée…

Mon avis

Je poste vite vite ma chronique avant que le mois de juin ne se termine ! Heureusement avec la série Calendar Girl, même si je suis un peu en retard dans mes lectures, cela se lit généralement d’une traite tellement c’est court ! Un aspect que j’ai définitivement beaucoup apprécié cette fois-ci, puisque je n’ai pas du tout apprécié cet épisode !

Après avoir quitté Hawai, sa soeur, sa meilleure amie et son sexy Saoman, Mia se retrouve à Washington à jouer la pute de service au bras d’un important politicien, qui aurait l’âge d’être son père ! Heureusement pour elle, il ne s’agit que d’un rôle de surface. Warren, son nouvel employeur, n’est pas du tout intéressé par notre escort. Il vise davantage les relations qu’elle pourrait lui faire nouer en se présentant dans des galas. De plus, il s’avère qu’il est déjà amoureux de sa femme de chambre, du coup, les fesses de Mia sont sauves… du moins avec lui ! Arrivée déjà à la moitié de son année, notre héroïne en profite également pour faire le point sur sa vie, sur ses relations et sur ses six prochains mois !

Avec la série de Calendar Girl, j’ai toujours des hauts et des bas. Parfois j’adore, parfois je déteste. Cet épisode-ci fait partie de la seconde catégorie. Mais que n’ai-je pas aimé ? Les paroles trop crues, trop inquisitrices, trop oppressantes de Mia vis-à-vis de Kathlyn, la copine de Warren ? Son besoin de jouer l’entremetteuse à chaque fois commence aussi à me taper sur le système. A force, je trouve qu’elle manque de respect aux gens, imposant juste sa manière de voir et de faire. Mia n’a eu aucun bon rôle dans cet opus et les autres personnages principaux n’ont plus d’ailleurs. Même si Kathlyn est plutôt attachante avec son caractère de maman et Warren, sympathique, je ne me suis pas spécialement attachée à eux. Quant à au fils, on taira ce que je pense de lui !

J’ai, par contre, bien aimé retrouver les anciens personnages, qui ont enfin l’occasion de prouver qu’ils sont bien plus que de simples anciens clients de Mia. Je pourrais chercher encore d’autres aspects qui étaient plutôt bien amenés comme par exemple l’objectif humanitaire de Warren, mais j’ai trop été énervée par le caractère, finalement, si peu mature de Mia.

Plutôt déçue de cet opus, je n’ai aucune envie de me lancer dans le prochain. L’idée de retomber encore dans des stéréotypes, un schéma narratif déjà abordé, et finalement peu de profondeur d’esprit, me fatigue déjà à l’avance… Serait-ce la fin de mes aventures avec Mia ? Je pense tout de même lui laisser un tome de plus. Advienne que pourra !

Citations

« Premièrement, Wes est ma foutue kryptonite et je dois m’en protéger si je veux tenir encore six mois. Deuxièmement, il ne faut jamais juger un livre à sa couverture, même quand elle ressemble à un politicien beau gosse et plein aux as. Troisièmement, les amis sont la famille que l’on choisit, et j’ai les meilleurs amis et la plus belle famille au monde. »

« Je ne suis pas seule. J’ai des gens sur qui compter. Des gens qui me porteront, me protégeront, se battrons pour moi et, surtout, m’aimeront. »

Conclusion

Le mois de Juin fait donc parti de la catégorie des épisodes de Calendar Girl que je n’aime pas. Mia, notre héroïne, m’a déçue au plus haut point. Même si cet épisode n’est pas des plus simples pour elle, cela ne m’a point attendrie. Son besoin indéfinissable de jouer l’entremetteuse, de s’immiscer dans l’intimité des gens, d’imposer ses idées, et puis de toujours se sentir attirer par les beaux mecs et puis de pleurer Wes commence à m’exaspérer. Je laisse une dernière chance au Mister Juillet… mais j’ai peu d’espoir !


Découvrez mon avis sur les autres tomes de la série Calendar Girl !

Calendar Girl – Janvier
Calendar Girl – Février
Calendar Girl – Mars
Calendar Girl – Avril
Calendar Girl – Mai
Calendar Girl – Juin (à venir)
Calendar Girl – Juillet (à venir)
Calendar Girl – Août (à venir)
Calendar Girl – Septembre (à venir)
Calendar Girl – Octobre (à venir)
Calendar Girl – Novembre (à venir)
Calendar Girl – Décembre (à venir)

Le Bureau des Jardins et des Etangs

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Titre : Le Bureau des Jardins et des Etangs
Auteur : Didier Decoin
Editeur : Stock
Genre : roman historique
Nombre de pages : 396
Mots-clés : Japon, époque Heian, histoire, littérature, romance, deuil

Quatrième de couverture

Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n’empêche pas Katsuro de se noyer. C’est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu’à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa. Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de riz, Miyuki entreprend un périple de plusieurs centaines de kilomètres à travers forêts et montagnes, passant de temple en maison de rendez-vous, affrontant les orages et les séismes, les attaques de brigands et les trahisons de ses compagnons de route, la cruauté des maquerelles et la fureur des kappa, monstres aquatiques qui jaillissent de l’eau pour dévorer les entrailles des voyageurs. Mais la mémoire des heures éblouissantes vécues avec l’homme qu’elle a tant aimé, et dont elle est certaine qu’il chemine à ses côtés, donnera à Miyuki le pouvoir de surmonter les tribulations les plus insolites, et de rendre tout son prestige au vieux maître du Bureau des Jardins et des Étangs.

Mon avis

Le Bureau des Jardins et des Etangs m’a principalement attiré par sa quatrième de couverture. Une histoire qui se déroule durant l’époque Heian (12e siècle) est plutôt rare, et encore plus de la part d’un écrivain français ! J’ai donc été intriguée par ce roman et par les quelques critiques que j’ai entendues à son propos.

C’est donc dans un lointain passé et dans un pays bien reculé de notre vieille Europe, que Miyuki vient de perdre brutalement son mari, l’homme de sa vie, Katsuro. Pêcheur de carpes attitré pour les étangs de la cité impériale, Heiankyô, il entreprenait chaque année un voyage vers la capitale pour remettre aux nobles ses plus belles prises. Miyuki se voit donc obligée de suivre les traces de son mari pour honorer le contrat qui existe entre son petit village de province et le Bureau des Jardins et des Etangs. Sur le long chemin qui la sépare de sa destination, elle vivra diverses situations, généralement plutôt désagréables. Cependant, rien ne pourra l’empêcher de mener à bien sa tâche et de découvrir une part de la vie de son mari qu’elle ignorait jusqu’alors.

Si ce roman est loin du genre de la romance, l’histoire d’amour entre Miyuki et son mari tient une place centrale dans le récit. Le voyage qu’elle entreprend équivaut également à son deuil et lui donne l’occasion de repenser à toute sa vie avec Katsuro. A la manière des auteurs japonais, on découvre une vie amoureuse plutôt simple où l’importance de la relation se situe dans la quotidienneté plutôt que dans les effusions de sentiments et d’attentions. On y trouve également un côté érotique qui évoque d’autant plus le lien profond qui unissait ces deux êtres.

Miyuki est donc très touchante à voir son mari dans tous les petits détails de son voyage. Elle se révèle un personnage pleine de naïveté et de pureté. Elle ne voit le mal nul part, est prête à aider son prochain, se montre respectueuse de tout à chacun et finalement ne tient qu’à honorer l’âme de son tendre époux. J’ai beaucoup aimé ce personnage et son chemin initiatique.

Mais ce qui m’a le plus marquer durant toute ma lecture est de très loin le style de Didier Decoin. L’auteur a mis pas moins de 12 ans pour écrire ce roman… et ça se sent ! La quantité d’informations au sujet de l’époque Heian est vraiment incroyable ! L’écrivain a étudié son sujet, sa période et sa littérature pour pouvoir nous offrir son histoire. On trouve d’ailleurs à la fin une bibliographie des ouvrages qui lui ont permis de se documenter. Plus que le simple périple de Miyuki, on voyage – nous lecteur – au coeur du Japon et de sa culture. Les nombreuses et détaillées descriptions nous immergent dans cet univers unique et étranger. On a l’impression de se trouver réellement dans la forêt, de sentir la pluie sur notre peau, de percevoir les différentes odeurs et être ébloui devant la beauté de la capitale. Didier Decoin nous dépeint avec un grand réalisme les diverses saynètes de la vie quotidienne des pêcheurs, des paysans et puis des divers personnages que l’on rencontre au fur et à mesure. De ces descriptions ressort une impression de vision d’estampes japonaises, à la manière des Cents vues d’Edo de Hiroshige, qui a d’ailleurs accompagné l’auteur tout au long de la rédaction de son roman. J’ai donc été particulièrement séduite par la plume de l’auteur qui a su me faire voyager et déployer mon imagination.

J’ai pourtant été gênée par un aspect. J’ai eu l’impression que l’auteur avait fait une liste de ce qu’il voulait mettre dans son roman. Un peu comme :

  • Parler de la vie paysanne – Check
  • Rendre le sexe à la manière japonaise – Check
  • Parler du bouddhisme – Check
  • Parler des conflits historiques de la période – Check
  • etc.

La fin m’a d’ailleurs paru comme étant le check de trop et ne m’a donc de ce fait pas trop plue… J’ai également été un peu perturbée par l’importance de la sexualité et du rapport à l’odeur. Il y avait un aspect sans doute un peu trop pervers pour moi, même si c’était extrêmement bien rendu. Tout cela a eu un impact sur les émotions qui m’ont traversée tout au long de ma lecture. Je n’en ai vécu aucune. Je me suis plutôt sentie comme une étrangère et une simple observatrice de cette histoire ; un sentiment qui ne fera pas de ce roman un coup de coeur.

Citations

« Depuis la mort de Katsuro, la jeune femme vivait dans un brouillard qui assourdissait les sons, détrempait les couleurs. Mais elle pressentait que cette opacité se dissiperait dès qu’elle prendrait la route, et qu’elle verrait alors le monde tel qu’il est en réalité, avec ses aspects positifs et ses pentes néfastes. Puis, lorsqu’elle aurait livré ses poissons, lorsqu’ils glisseraient dans les bassins des temples, sa vie s’empâterait de nouveau, l’obscurité la reprendrait. »

« Les volutes grises du brouillard matinal s’accrochaient aux ronces et aux arbustes dont les rameaux piquetés de fleurs d’un blanc cireux évoquaient des parterres de petites bougies votives. »

Conclusion

Le Bureau des Jardins et des Etangs est un grand roman, surtout pour son écriture magnifique ! L’auteur arrive à nous faire voyager dans le Japon de l’époque Heian et de nous peindre de belles estampes des situations quotidiennes. Sa documentation est juste et impressionnante. Ce voyage se déroule aussi au coeur de l’amour et du deuil auquel l’héroïne doit faire face avec la mort de son mari. J’ai malheureusement eu quelques petites gênes au niveau des différentes thématiques abordées, de la présence importante de la sexualité et du manque d’émotions ressenties.

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#61 C’est lundi ! Que lisez-vous ?

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C’est reparti pour une nouvelle semaine ! J’ai un peu du mal à lire dernièrement et surtout à écrire, comme d’habitude ! J’espère pouvoir réussir à me reprendre cette semaine et à vous proposer des titres qui m’ont particulièrement plu récemment !


 Ce que j’ai lu

J’ai tellement de chroniques à écrire ! Les romans seront en priorité, mais je prévois bien de contribuer cette semaine au samedi spécial BD !

N’hésitez pas à lire mon avis sur le manga Plus jeune que moi, sur Manga Mag !

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Ce que je lis

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Je change radicalement de genre de lecture !

Ce que je lirai

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J’en ai un peu marre des romances pour l’instant… du coup ma future lecture risque de changer d’ici là !

Et vous ?

Quelles sont vos lectures actuelles ? Que comptez-vous lire par la suite? Dites-le nous en commentaire 🙂


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Syberia, tome 1 : Hans

American Gods – Lecture commune 05

Les Soeurs Fox, tome 1 : Esprits, êtes-vous là ?

Livres et Gourmandises : Bal Masque (1/16)

Très bonne semaine à tous et à toutes !

#Yuixem

La Passe-Miroir : Les fiancés de l’hiver

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Titre : La Passe-Miroir
Sous-titre : Les fiancés de l’hiver
Auteur : Christelle Dabos
Editeur : Folio
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 608
Mots-clés : Fantasy, romance, pouvoirs, lecture, citadelle, complots

Quatrième de couverture

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

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Avec la sortie du troisième opus de La Passe-Miroir, il était plus que temps que je me lance dans cette série ! Une occasion que j’ai saisie lorsque @fungilumini m’a offert le premier volet – Merciiii ❤ A la lecture de ce roman, je suis redevenue une adolescente passionnée par une série jusqu’au point de ne pouvoir m’empêcher de lire jusqu’à des heures incongrues ! Cela donne déjà le ton de mon avis 😉

Est-il réellement nécessaire de revenir sur l’histoire alors que ma chronique se perdra dans les centaines d’autres déjà disponibles ? :p Je préfère vous parler de cet univers qui m’a conquise, de ces personnages qui m’ont tenue par la main tout le long, de ces retournements de situation qui m’ont surprise plus d’une fois et de toute la passion qui m’a animée entre les lignes de Christelle Dabos.

Parlons donc d’abord de l’univers de La Passe-Miroir. On comprend qu’il s’agit probablement d’un lointain futur de notre planète où Dieu semble avoir fait une bêtise en détruisant le monde en plusieurs morceaux. De celui-ci, il ne reste que des « arches », plus ou moins gouvernées par des êtres immortels et aux pouvoirs fabuleux. De leur descendance sont nés les nouveaux hommes, chacun doté également d’une partie de ces fameux pouvoirs. Sur l’arche d’Anima, les pouvoirs sont tous liés à l’animisme, à la manipulation d’objet. Ophélie, notre héroïne, est une « liseuse » – elle peut lire le passé des objets – et sa tante Roseline peut, elle, réparer toutes formes de papier. Au Pôle, les pouvoirs sont nombreux et divisent la société en plusieurs clans qui se vouent une haine mutuelle : les Dragons, avec leur force inouïe, les Illusionnistes qui modifient à leur gré la réalité, les membres de la Toile qui partagent leurs esprits, … Et l’on sait déjà que sur une autre arche, il existe des architectes incroyables ! Le monde qui nous est dévoilé dans le premier tome n’est donc qu’une petite partie de son étendue réelle ! La fantasy qu’on y retrouve est très bien construite et entre dans les détails, ne laissant la place à aucun doute. Je dois dire que j’ai été charmée par chaque partie de cet univers et qu’il me tarde d’en connaitre davantage ! Tout en voguant entre les pages, j’ai retrouvé les sensations que j’avais lorsque j’étais plus jeune et que je dévorais les Sigrid de Serge Brussolo ou encore les Harry Potter. Il était impossible pour moi de m’arrêter de lire et d’avoir des étoiles dans les yeux en permanence.

Au niveau des personnages, j’ai adoré Ophélie ! Une héroïne loin des clichés qui arbore fièrement qui elle est, avec ses défauts et ses qualités ! Elle n’est pas belle, ne semble avoir aucun charme physique, et ne s’améliore pas spécialement avec le temps. Pourtant, même si on le comprend bien via les descriptions, je n’ai pu m’empêcher de l’imaginer jolie, mais dans toute sa simplicité ; un peu comme Sophie dans Le Château de Hurle de Diana Wynne Jones. J’ai également adoré son caractère ! Un peu gauche dans tout ce qu’elle entreprend, elle se montre tout de même déterminée et rigoureuse. Loin d’être une soumise comme on aimerait nous le faire croire, elle prend son destin en main et est bien décidée à en rester maitre quoiqu’on puisse lui imposer. J’ai particulièrement aimé cet aspect-là, qui fait d’elle une héroïne parfaite pour cette histoire où les complots, les mensonges et les menaces sont ordinaires.

J’aime également beaucoup Thorn, le fiancé d’Ophélie. Il a des allures de Bête, de La Belle et la Bête, ou encore de Laurent dans Prince captif :p Il est froid, distant, calculateur et semble dénué de cœur. Pourtant, on se doute qu’il cache au fond de lui une sensibilité que lui-même ignore. Dans ce premier opus de La Passe-Miroir, on ne découvre encore qu’une once de son passé et de ses objectifs personnels. Ce protagoniste mérite d’être davantage développé dans les tomes suivants et j’ose espérer qu’il l’est !

Les autres personnages secondaires ont également beaucoup d’intérêt. La tante Berenilde, le chevalier, Renard, Gaëlle, Pistache, Archibald, la mère Hildegarde, Farouk, … Ils ont tous leur particularité qui fait qu’on les aime ou les déteste. On se passionne pour l’histoire personnelle de chacun et on s’attache à eux malgré leurs actions qui portent parfois préjudice à notre héroïne. J’aurais simplement aimé que l’écharpe soit un peu plus présente, plus attachante, car il manque très certainement un petit compagnon de route à Ophélie.

Au niveau des évènements qui prennent place tout au long de ce premier roman, il faut dire qu’on est servi. On découvre en même temps qu’Ophélie tout l’univers qui s’étend devant elle et toutes les magouilles qui se déroulent sous son nez. Si j’ai été agréablement surprise devant ces nouveautés et par les nombreux retournements de situations, j’ai tout de même trouvé le temps long par moments. Finalement ce premier tome est plutôt lent et installe davantage la scène de toute l’action future. J’ai davantage dévoré ce tome pour comprendre rapidement les tenants et les aboutissants que parce que l’histoire était fondamentalement passionnante. La relation entre Ophélie et Thorn est d’ailleurs très morne, quasiment inexistante – une petite déception. J’espère que le deuxième tome sera plus chargé en rebondissements et sera à même de me donner envie de me jeter sur le troisième volume !

Si j’ai été séduite par les personnages et par l’univers dans lequel ils évoluent, j’aurais tout de même souhaité avoir plus d’action et avancer plus rapidement dans l’histoire. Pourtant le dernier chapitre m’a réellement tenu en haleine ! J’ai terminé Les fiancés de l’hiver dans le même état d’esprit qu’un dernier épisode de Game of Thrones. Il me fallait la suite immédiatement ! Heureusement que j’avais prévu le coup en achetant la suite ! Malgré le 01h30 du matin qu’affichait mon horloge, cela ne m’a pas empêché de lire le premier chapitre et de mon plonger directement dans Les Disparus du Clairdelune !

J’oublie d’évoquer l’écriture de Christelle Dabos qui m’a fait vibrer tout au long du roman. Riche en vocabulaire, son style est prenant, nous fait voyager dans ses descriptions et nous fait ressentir tension, peur, douleur, étonnement et inquiétude. Pour un premier roman, je trouve qu’elle se débrouille avec brio et sait captiver son lectorat ! J’ai aussi beaucoup apprécié d’avoir un arbre des relations ainsi qu’un plan de la Citadelle, qui donne une meilleure idée de l’environnement.

Citations

« Résignée ? Pour être résignée, il faut accepter une situation, et pour accepter une situation, il faut comprendre le pourquoi du comment. Ophélie, elle, ne comprenait rien à rien. Quelques heures auparavant, elle ne se savait pas encore fiancée. Elle avait l’impression d’aller au-devant d’un précipice, de ne plus s’appartenir du tout. Quand elle risquait une pensée vers l’avenir, c’était l’inconnu à perte de vue. Abasourdie, incrédule, prise de vertiges, ça oui, elle l’était, comme un patient à qui l’on vient de diagnostiquer une maladie incurable. Mais elle n’était pas résignée. »

« Ce fut quand Ophélie s’assit devant son assiette qu’elle prit conscience de la présence de Thorn, attablé en face d’elle. Il s’était tellement fondu dans la pénombre ambiante, qu’elle ne l’avait pas remarqué. Il était méconnaissable.
Sa crinière, courte et pâle, ne batifolait plus comme de la mauvaise herbe. Il avait rasé la barbe qui lui mangeait les joues, de telle façon qu’il n’en restait qu’un bouc taillé en forme d’ancre. La grossière pelisse de voyage avait cédé la place à un étroit veston bleu nuit à haut col, d’où s’évadaient les manches amples d’une chemise impeccablement blanche. Ces habits raidissaient plus encore son grand corps maigre, mais ainsi Thorn ressemblait plus à un gentilhomme qu’à un animal sauvage. La chaîne de sa montre à gousset et ses boutons de manchette accrochaient la lumière des chandelles. »

« – La cour ! souffla Roseline en grattant le papier de sa plume. Un bien joli mot pour désigner une grotesque scène de théâtre où les coups de poignard se distribuent dans les coulisses. »

Conclusion

J’ai adoré ce premier volet de la saga de La Passe-Miroir, la nouvelle série fantasy évènement ! L’univers et les personnages m’ont principalement charmée durant toute ma lecture. Seul petit bémol, la lenteur de l’action. L’histoire met du temps à réellement démarrer, installant davantage des bases solides à un récit plus important. J’ose espérer que le deuxième tome sera plus friand en actions et rebondissements ! Un premier tome qui annonce une série très prometteuse ! Je fonce dévorer la suite !

divertissant rectangle 2

#Yuixem