Lames Vives, livre 1 : Obédience #plib2020

c1-lames-vives-728x1024Titre : Lames Vives, tome 1 : Obédience

Auteur : Ariel Holzl

Illustrateur : Melchior Ascaride

Éditeur : Mnémos (Naos)

Genre(s) : fantasy dystopique

Nombre de pages : 336

#ISBN9782354087487

Le vif-argent coule dans leurs veines.

Les esclaves sont devenus les maîtres.

La République d’Obédience est née.

Six destins se croisent et se brisent comme des chaînes dans ce roman aux personnages complexes et humains. Un récit d’aventure puissant, poignant et addictif sur la liberté et la lutte pour ses idéaux.

Mon avis

J’avais vraiment hâte de me plonger dans ce nouveau roman d’Ariel Holzl ! Les Sœurs Carmines ont été un énorme coup de cœur et, même si Fingus Malister m’a moins plu, j’étais sûre d’apprécier ce nouvel univers, la quatrième de couverture donnant déjà bien le ton. Je remercie les éditions Mnémos de m’avoir proposé le premier tome de ce diptyque young adult, une enveloppe qui est arrivée bien garnie !

On suit principalement deux groupes : trois de nos personnages, Minah (une empathe), Nazeem (juste un gars normal) et Gryff (une Lame presque morte, liée à Minah grâce à ses pouvoirs d’empathe) sont sur la cité flottante de Pha’Rodia. Minah est persuadée que sa sœur jumelle est encore en vie et qu’elle est à Obédience. Le trio va donc essayer de la retrouver, mais ils doivent pour cela traverser le Nigredo, désert peuplé de créatures dangereuses, tout en surmontant les tensions internes. L’autre groupe se constitue d’Ellinore, tout juste proclamée Magnite, et Saabr, une Lame à son service le temps du festival solaire, grande fête célébrant la fin de la dictature des empathes et le début de la république d’Obédience. Elles enquêtent sur un potentiel complot au cœur de la ville. Une sixième voix s’ajoute, mais il est encore tôt pour en parler vraiment.

Je dois dire que j’ai eu une très grande préférence pour les personnages Lames. Cyniques, violentes, dévouées, tout en gardant un côté humain plutôt dérangeant, ce sont des personnages fascinants, braves petits soldats de la république qu’on aimerait pas voir se retourner contre nous. Ils ne portent que des nombres comme noms, mais se donnent des surnoms entre eux, souvent lié à l’arme qu’ils forgent avec le vif-argent implanté en eux. On sent que quelque chose a été enfoui au fond d’eux lors de leur « création » et que cela tente souvent de ressortir. Gryff est particulièrement résistant : il est repêché par Minah et Nazeem alors que tout le monde le croyait mort. Il subit des choses qui auraient déjà tué dix fois quelqu’un de normal, mais il reste vaillamment debout. Une dévotion et un amour artificiels le lient à Minah, ce qui semble lui donner des ailes.

J’ai beaucoup aimé l’alternance de points de vue. Déjà parce que cela donne un rythme prenant au récit, que cela nous fait voyager et découvrir différentes régions de ce monde à part, que chaque personnage a sa voix propre dans laquelle on perçoit vraiment sa personnalité, et surtout parce que l’auteur prend un malin plaisir à nous laisser en fin de chapitre dans une situation horrible de laquelle on veut la suite tout de suite, suite qui n’arrivera qu’une trentaine de pages plus loin. 😀

J’ai adoré ce nouvel univers créé par l’auteur. Déjà la société présentée est assez paradoxale : on est censé être une république libérée des tyrans du passé, mais il y a des castes qui dirigent la ville et le reste des gens sont considérés comme des esclaves, tout juste bons pour les basses besognes. Il y a aussi les opposés au régime en place, les refoulés qui vivent sur l’île flottante de Pha’Rodia… Et dans tout cela, trois matières dirigent ce monde, présentes en petite quantité : l’aurum, le vif argent…et l’eau. Ce contexte sent déjà la révolte à plein nez ! Mais alors, quand on rentre finalement dans le Rubicond, forteresse siège du pouvoir, on est à la fois surpris et effrayé par ce qu’on y découvre…

J’espère que le tome 2 est prêt et sortira sous peu, parce que la fin nous laisse avec beaucoup de questions sur le sort des différents personnages, dont certains sont en situation plus que critique ! Mentionnons quand même pour finir que l’objet-livre est très beau, avec quelques illustrations intérieures noir et blanc par Melchior Ascaride et le thème des chaines qui est récurrent. J’aime aussi beaucoup la mise en page aérée, qui rend la lecture très agréable !

Citations

« Nul besoin d' »analyser mon environnement », caporal ! Ce gamin veut me tuer.
La menace ravive mes instincts de survie. Comme des centaines des milliers de fois avant aujourd’hui, je me laisse envahir par le vide. La transe du combat est pour moi une simple routine : j’affûte mon esprit jusqu’à ce que mon corps suive et que ma mémoire musculaire prenne le pas. Chaque cellule de mon corps vrombit à l’unisson. Ensuite, il suffit de me concentrer sur mes doigts et…
Quelque chose cloche. »

« – La Lame 73 a eu un empêchement, déclare-t-elle entre deux gorgées, je la remplace.
– Je… Quoi?! (Mr Chakir manque de s’étrangler.) Comment est-ce arrivé ?
– Comme ça.
À une vitesse surhumaine, elle saisit le bras de la Lame la plus proche et le lui tord dans le dos. Sa victime tombe à genoux. De son poing, la jeune fille vise le coude, prête à le casser. J’entends distinctement certains de mes camarades retenir leur souffle.
Mais elle ne frappe pas.
– Je suis la Lame 6. Vous ne perdez rien au change, ajoute la Lame de sa voix de velours. »

« Mes tourments sont mes maîtres : je les rejette. Mes souvenirs sont ma prison : je m’en libère. Mes regrets sont mes liens : je les brise. Mon corps est ma lame : je l’aiguise. Jamais plus serviteur, jamais plus prisonnier, jamais plus esclave ! Jamais plus !« 

Conclusion

Un premier tome coup de cœur : un univers riche et sombre, des personnages fascinants, aux pouvoirs et aux caractères très différents, qui vivent au sein d’une société sur le point de s’effondrer. Chacun mène son combat avec force et détermination, même si le chemin qu’il doit emprunter est semé d’embûches et de cadavres. Un récit polyphonique prenant, avec une fin explosive qui ne donne qu’une envie : se jeter sur le tome 2 !

12341510_10207042398671215_207821305737772427_n

#FungiLumini

6 réflexions sur “Lames Vives, livre 1 : Obédience #plib2020

  1. Pingback: Lames Vives : Obédience, d’Ariel Holzl – Les Chroniques du Chroniqueur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s