Le rosier de Julia

61OXVu1n5yLTitre : Le rosier de Julia

Auteur : Frédéric Doillon

Illustratrice : Aurélie Bensoussan

Éditeur : auto-édition

Genre(s) : conte fantastique

Nombre de pages : 88

« Soudain, elle se ravisa. A toute allure, elle revint vers son rosier, et d’un coup sec, l’arracha de terre. Elle l’enfouit sous son pull et courut vers la voiture. »

Julia vit à la campagne, dans la maison du Bonheur. Elle ne va pas à l’école et apprend à lire grâce aux plantes du jardin. Un jour, elle trouve une petite branche de rosier, toute rabougrie. Elle le sauve et le rosier grandit! Mais un jour, il faut partir à Paris. Cet arrachement à la terre est difficile et nécessite une adaptation hors du commun.

Avec beaucoup de poésie, une touche de féerie et une pincée de fantastique, Julia vous emmènera dans un voyage que vous n’oublierez pas. Une histoire entre Le Petit Prince et Femmes qui courent avec les loups.

Mon avis

Merci à l’auteur et à Simplement.pro pour ce petit conte tout en douceur et en légèreté ! Je suis en admiration totale devant cette couverture, qui est déjà très belle à regarder, mais qui prend un sens beaucoup plus profond encore quand on a lu l’histoire. J’avoue avoir été un peu déçue que ce livre ne soit pas illustré à l’intérieur, car il était indiqué sur la couverture « illustré par Aurélie Bensoussan« . Or, il est rare de trouver cette mention si  l’artiste n’a fait « que » la couverture, le crédit couverture se trouvant plus souvent en quatrième de couverture. Le récit est plutôt court et se divise en quatre parties, qui racontent chacune un moment de vie de la petite Julia.

Julia est une petite fille qui grandit en pleine nature. Sa maman Jeanne souhaite lui apprendre l’école de la vie en l’éduquant à prendre soin de la nature et des animaux qui les entourent, sans passer par le système scolaire traditionnel, mais en lui apprenant tout de même les bases de l’éducation (lire, écrire, compte, les bonnes manières…). La petite fille va donc vivre dans un cocon douillet, jusqu’au jour où son papa éclate cette bulle de bonheur en forçant la famille à déménager à Paris pour son travail.

Julia est une petite fille adorable, très éveillée et ouverte à la magie qui l’entoure. Elle est délicate et gentille. C’est très émouvant de la voir s’attendrir sur ce qui compose son univers : les gens, les plantes, les animaux, les lieux qui la touchent. Quand elle trouve ce petit bout de rosier malmené sur le sol, elle fera tout pour tenter de le sauver, et quand son père voudra les séparer pour aller à Paris, elle ne se laissera pas faire ! Une symbiose se crée entre les deux, tellement forte, mais non visible pour le commun des mortels.

On suit ensuite sa vie, de petite à jeune fille pour devenir jeune femme. C’est un être unique, passant ses temps libres dans les jardins de Paris, à toujours s’imprégner de la nature et de sa force. Je la perçois comme un être à part, tout en sensibilité et douceur. Ces sentiments à son égard passent beaucoup par la plume légère et douce de l’auteur, qui mêle une poésie fine à des mots simples, mais essentiels.

Si j’ai adoré le personnage de Julia, j’ai par contre eu vraiment du mal avec ses parents. Comment un père peut-il ne pas écouter les souhaits de sa famille, les forcer à déménager sans même leur demander leur avis, pour ensuite les abandonner dans cette capitale urbaine pour travailler jour et nuit. La façon dont il présente ce déménagement à sa famille, comme la plus belle occasion qu’il leur soit donné, m’a dégoûtée au plus haut point. Et cette maman qui défendait au départ de si belles valeurs, comment peut-elle s’écraser à ce point devant les décisions de son mari, au détriment de son bonheur et de celui de sa fille? Pourquoi reste-t-elle alors qu’elle est si malheureuse avec cet homme sans cœur ?

Même si je ne vous en parlerai pas, j’ai beaucoup aimé la fin de cette histoire, toujours en poésie et forte de nature. J’ai été étonné dans les remerciements de l’auteur de voir qu’il remerciait sa communauté LinkedIn : c’est la première fois que je lis qu’une communauté de lecteurs s’est formée sur cette plate-forme plutôt réservée au réseautage et aux contacts professionnels et ça fait plaisir à lire !

Citations

« La route était douce. Un peu étroite, mais qu’importe. La mère et la fille souriaient du bonheur simple d’être là, ensemble, pour ces petits riens de la vie, qui sonnent comme des trésors. »

« Elle dansait, une danse sauvage. La plante de ses pieds frappait les flaques comme la peau tendue des tambours. Elle chantait, un chant farouche sorti du fond des âges, qui se mêlait aux échos du tonnerre. Elle tapait dans ses mains, sur ses cuisses, toujours plus fort, au fur et à mesure que les ruisseaux de pluie qui l’envahissaient devenaient fleuves, au fur et à mesure que les fleuves s’enhardissaient en océans indomptables, soulevés de vents énormes et de vagues géantes. Julia devenait eau. Son corps devenait terre. Son rosier était forêt. »

Conclusion

Un petit conte naturel, rempli de douceur et de poésie. Une petite fille qui nous montre ce qu’est le bonheur et comment se l’approprier au jour le jour avec ce qu’on a. Une jolie histoire à découvrir, qui aurait, je trouve, gagné à être illustrée.

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#FungiLumini

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