Coraline

Coraline-Chris-Riddell-CoverTitre : Coraline

Auteur : Neil Gaiman

Illustrateur : Chris Riddell

Éditeur : Bloomsbury (lu en VO)

Genre(s) : jeunesse fantastique

Nombre de pages : 192

Coraline vient d’emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n’ont pas le temps de s’occuper d’elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant…

Mon avis

Après avoir adoré American Gods, j’avais très envie de découvrir une autre oeuvre de Neil Gaiman. J’avais flashé sur cette édition de Coraline, illustrée par le très talentueux Chris Riddell, qui dessine pour beaucoup de livres pour enfants, mais qui avait aussi réalisé le magnifique conte illustré The sleeper and the splindle, toujours avec Gaiman. J’avais vu le dessin animé il y a quelque temps déjà et il est en fait assez proche du livre. Ce livre rentre dans la catégorie « pomme au four, tasse de thé et bougie » pour le #pumpkinautumnchallenge par son côté enfantin (mais pas trop :p ) !

Coraline vient d’emménager dans un appartement avec ses parents. Un jour de pluie, elle explore la maison plutôt que l’extérieur et découvre une petite porte qui mène à un mur de brique. Seulement, la nuit, elle entend des bruits étranges et quand elle retourne voir la porte, elle y découvre un long tunnel qui mène… dans son appartement, mais pas tout  fait.

Elle est accueillie par son « autre mère » et son « autre père » : des personnages semblables à ses vrais parents, mais avec des boutons à la place des yeux et qui souhaitent ardemment que la petite fille reste avec eux. Son autre mère est carrément flippante, car elle a en plus des yeux boutons de longs doigts griffus et un amour maternel un peu possessif. Sérieusement, qui voudrait rester dans cette réalité parallèle malsaine?  :p Cependant, quand elle parvient à rentrer chez elle, Coraline ne retrouve plus ses vrais parents. Elle va donc devoir se montrer courageuse et retourner dans l’autre appartement pour tenter de les sauver.

Coraline, c’est la petite fille qu’on aurait tous aimé être. Débrouillarde, exploratrice, intelligente, elle part seule à l’aventure dans la nature pour s’amuser. Elle ne sait pas quoi faire quand il pleut, car elle a déjà lu tous les livres de la maison ! C’est aussi un personnage très courageux, car malgré son jeune âge, elle n’hésite pas à partir seule à la rencontre d’un monstre dans un monde étrange pour sauver ses parents.

En fait, elle n’est pas vraiment seule, puisqu’elle est accompagnée du chat, qui n’a pas de prénom parce qu’il n’en a pas besoin. 😀 Dans le monde parallèle, l’animal peut parler et aide Coraline a plus d’une reprise. Pour une fois qu’un chat est utile 😀

Si au début, l’ouvrage a été moins effrayant que ce que je pensais (effrayant, pour un livre jeunesse bien sûr :p), la suite ne m’a pas déçue, notamment avec les trois enfants fantômes, les Miss endormies, ou encore la scène avec l’autre père dans la cave. Et puis bien sûr, l’autre mère qui se transforme petit à petit en monstre ignoble. Les dessins de Chris Riddell amènent une touche « horreur » de plus. Les personnages qu’il représente sont juste trop flippants ! Par contre, j’ai trouvé dommage que l’illustration soit avant le chapitre qu’elle représente, ce qui spoile un peu le contenu de celui-ci.

Ce livre a confirmé mon amour pour la plume de Neil Gaiman. Dans l’introduction, il explique le processus de création et d’édition de ce livre, ce que j’ai trouvé très intéressant. Il a l’art d’ajouter également des détails, des anecdotes qui font sourire et qui allègent l’ambiance de ce petit conte étrange et angoissant. Je suis contente d’avoir lu cette histoire en tant qu’adulte, j’aurais peut-être fait des cauchemars si je l’avais lu enfant. :p

Citations

Je vais vous faire travailler votre anglais, parce que je n’ai pas envie de chercher les traductions  officielles en français 😀

323ab6c5-bc02-417f-a902-99eabf0ce2bb« The world she was walking through was a pale nothingness, like a blank sheet of paper or an enormous, empty white room. It had no temperature, no smell, no texture and no taste. »

« The names are the first things to go, after the breath has gone, and the beating of the heart. We keep our memories longer than our names. »

« It was true : the other mother loved her. But she loved Coraline as a miser loves money, or a dragon loves its gold. In the other mother’s button eyes, Coraline knew that she was a possession, nothing more. A tolerated pet, whose behavior wa no longer amusing. »

Conclusion

Un conte étrange et un peu effrayant avec une protagoniste incroyablement cool, courageuse et déterminée à sauver ses parents, même si elle doit affronter des choses horribles pour y parvenir. Les super illustrations de Chris Riddell soulignent le caractère angoissant du récit. Une très chouette lecture, peut-être à ne pas lire à vos enfants ! :p

Et le mot de la fin revient à Neil Gaiman : « Being brave doesn’t mean you aren’t scared. Being brave means you are scared, really scared, badly scared, and you do the right thing anyway. » ❤

extra1

#FungiLumini

14 réflexions sur “Coraline

  1. Pingback: #105 C’est lundi ! Que lisez-vous? | Livraisons Littéraires

  2. J’avais lu ce roman à sa sortie en France (je viens de retrouver, c’était en 2003 !) et je me souviens l’avoir beaucoup aimé, comme mon frère qui depuis considère Gaiman comme l’un de ses auteurs favoris. Par contre, ma petite sœur, qui avait 10 ans à l’époque, en avait eu peur et avait détesté !

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    • Ho la pauvre 😮 effectivement, ce livre qui parait pour enfants aux premiers abords est plutôt orienté ados , voire adultes :p (surtout que dans cette version, certaines illustrations sont vraiment creepy :p )Tu en as lu d’autres de Neil Gaiman? 🙂

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    • Juste « Stardust », que j’avais aussi beaucoup aimé. « American Gods » est quelque part dans ma bibliothèque (dédicacé, en plus !), mais je n’ai pas encore eu le temps de m’y atteler.

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    • Tu as pu rencontrer Neil Gaiman? 😮 Je t’en conseille la lecture, quoique assez fragmentaire dans sa narration, c’est un très bon livre ! 🙂

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    • Je l’ai rencontré la première fois que je suis allée aux utopiales, à Nantes (2012 ou 2013 ?). Mais vu le monde qu’il y avait, j’ai à peine pu lui parler (sans parler de mon déplorable niveau d’anglais…).

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  3. Je l’ai rencontré la première fois que je suis allée aux utopiales, à Nantes (2012 ou 2013 ?). Mais vu le monde qu’il y avait, j’ai à peine pu lui parler (sans parler de mon déplorable niveau d’anglais…).

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