Le Carrousel Éternel, tome 1 : Dollhouse

dollhouseTitre : Le Carrousel Éternel, tome 1 : Dollhouse

Auteure : Anya Allyn

Traductrice : Fiona Martino

Illustratrice : Mina M

Éditeur : éditions du chat noir

Genre(s) : fantastique/ light horror

Nombre de pages : 304

Un manoir abandonné au fond d’une forêt. Une maison de poupée remplie de jouets à taille humaine. Et des filles qui se font enlever…

Quand sa meilleure amie Aisha disparaît lors d’une sortie scolaire, Cassie décide de partir à sa recherche, aidée d’Ethan, le petit ami d’Aisha, et de Lacey, leur camarade. À leur tour, les trois adolescents se retrouvent rapidement pris au piège d’un cauchemar surréaliste.

Enfermée dans la Maison de poupée, forcée de se comporter comme un jouet, Cassie doit percer les secrets de cette étrange prison et tenter de s’échapper de ce lieu horrifique avant qu’il ne soit trop tard…

Mon avis

J’ai eu un énorme coup de cœur pour le roman Lake Ephemeral d’Anya Allyn et je n’ai donc pas hésité une seconde à commander le premier tome de sa quadrilogie Dollhouse. La couverture est magnifiquement illustrée par Mina M, et correspond parfaitement au récit, sombre et envoûtant.

Cassandra et ses amis Ethan, Aisha et Lacey font une excursion en montagne pour rédiger un devoir. Cassandra se dispute avec Aisha concernant Ethan (petit-ami d’Aisha) et cette dernière s’enfuit dans la forêt… et ne réapparaît jamais ! Le trio décide de partir à sa recherche, en commençant par fouiller cet étrange manoir isolé tenu par Donovan, un être solitaire et bizarre. La maison cache bien plus dans ses sous-sols que ce qu’on pourrait imaginer. Lacey disparaît à son tour mystérieusement et, en la cherchant, le duo restant rencontre une étrange fille, Jessamine, qui semble diriger la maisonnée de trois autres filles d’une main de fer et qu’il vaut mieux ne pas contrarier au risque de ne pas avoir à manger ou pire…de se retrouver dans le coffre à jouets.

Je n’avais qu’une envie en commençant ce livre : découvrir la maison de poupées ! J’ai été un peu impatiente au début, car on met environ 70 pages à enfin y parvenir et ça m’a paru un peu long. On entre par un carrousel, mais celui-ci est capricieux et ne laisse plus notre trio sortir ! Commence alors une lente descente aux enfers pour nos héros : ils n’ont d’autre choix que de se plier aux règles absurdes de Jessamine s’ils veulent survivre et avoir une chance de s’en sortir : maquillage et vêtements de poupées obligatoires, nouveaux prénoms donnés liés à la mythologie, activités forcées de lecture ou de danse. Sans oublier qu’ils sont obligés de boire le « thé » très souvent : une drogue qui les emmène dans une profond sommeil. La notion de temps est très relative, car il n’y a plus de cycle jour/nuit et l’horloge fonctionne aléatoirement. On ne sait donc pas combien de temps passe lorsqu’ils sont sous terre.

L’univers proposé par l’auteure mélange le rêve et le cauchemar. Une poésie certaine rythme le livre, notamment au début de chaque chapitre, où on retrouve un petit poème lié à l’expérience vécue par un des personnages dans la maison, surmonté d’un magnifique tracé enchanteur. On voyage dans des endroits qui font rêver, mais toujours dans une ambiance de peur, de stress et parfois d’espoir de trouver enfin cette sortie qui semble inaccessible. Où est la réalité et où est l’illusion? Difficile de voir la différence ici bas.

On est dans un cadre assez malsain où une femme autoritaire, voire tyrannique, a le pouvoir sur toutes les autres et les force à faire des choses qu’elles ne veulent pas. J’ai vraiment eu du mal à supporter Jessamine, qui n’écoute rien de ce qu’on lui dit, qui pense toujours, très naïvement, avoir raison et qui maltraite « ces jouets » pour leur apprendre sa vision des bonnes manières, c’est-à-dire lui obéir aveuglément. Beaucoup de tensions, de trahisons et de révélations parsèment ce récit. Et la peur de l’obscurité se réveille en nous, quand on sait que des jouets effrayants vivants arpentent les couloirs et surveillent les moindres gestes des personnages… et ce ne sont pas les seules créatures qui rôdent ! Une ambiance oppressante, sombre, mais qui ne tombe jamais dans la violence extrême ou le bain de sang.

S’il y a beaucoup de personnages féminins dans ce livre, c’est cependant dans la façon d’agir d’Ethan que je me suis le plus reconnue. Les filles sont assez passives et subissent ce qui leur arrive, ce qui m’énervait un peu :p Ethan est le seul à réellement essayer de se rebeller et à désobéir à Jessamine. Cassandra le fait aussi, mais surtout pour Ethan, dont elle est amoureuse, ce qui n’est pas la meilleure des raisons, selon moi. Leur histoire d’amour ne m’a d’ailleurs pas vraiment transportée.

J’ai par contre été totalement sous le charme du personnage du « Bienfaiteur », figure de Dieu pour la maison de poupées, puisque c’est lui qui fournit la nourriture et qui répond aux besoins des filles, sans pour autant se montrer. Le jour de la fête des fous, il apparaît pour la première fois. A sa vue, on ne peut que le trouver fascinant, mais dans son comportement, on sent le prédateur qui rode à la recherche d’une proie. Un personnage étrange qui m’a donné envie d’en découvrir plus sur son histoire.

Ce premier tome m’a semblé être une introduction à l’univers du Carrousel Éternel, car beaucoup de questions se posent, mais au final, très peu trouvent une véritable réponse ici. L’ouvrage s’arrête à un endroit totalement inattendu (et assez horrible je trouve xD) et j’ai très envie de savoir comment l’auteure va commencer son deuxième volet ! Avant ma lecture, quand j’ai vu qu’il y aurait quatre tomes, je me suis demandé où allait nous amener cette histoire tout en restant dans la maison de poupées. Il n’y a en fait pas d’inquiétudes à avoir, on découvre déjà beaucoup d’endroits dans ce tome tout en restant enfermé et j’ai hâte de voir ce que va nous réserver la suite !

Citations

« Dans ton souffle, le poison subsiste
Longtemps après que tu sois partie
Chaque jour, chaque heure, telle la mort
Bois le thé, danse avec moi
Reste avec moi, dans cette maison de poupées
Embarque dans ce voyage sans fin

P »

« Le gong de l’horloge se répercuta en échos dans la pièce. Je me rendis compte que j’avais rêvé – de poupées, de passages souterrains étroits et suffocants, de grognements et de cris terrifiants de chouette invisible.
Je m’éveillai dans un cauchemar bien pire. »

Conclusion

Un premier tome plutôt introductif, qui pose beaucoup de questions, mais qui donne peu de réponses. Un univers fascinant, entre rêve, cauchemar et réalité, sombre à souhait. Une maison étrange qui cache bien des secrets. Des personnages qui donnent les ordres et d’autres qui subissent. Un premier volet qui m’a beaucoup intriguée et dont j’attends la suite avec impatience !

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#FungiLumini

7 réflexions sur “Le Carrousel Éternel, tome 1 : Dollhouse

  1. Pingback: #76 C’est lundi ! Que lisez-vous ? | Livraisons Littéraires

  2. J’ai aussi adoré Lake Ephemeral et c’est vraiment la couverture de ce tome qui m’a rebuté. J’avais peur que ça soit trop « horreur » pour moi (à cause des clows^^) mais ce que tu en dis m’intrigue et ça ne semble pas si « horreur » que ça finalement…Hop, dans ma WL! 😀

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