Hate – chroniques de la haine

81VeUzEmSNLTitre : Hate – chroniques de la haine

Auteur et illustrateur : Adrian Smith

Éditeur : Glénat

Genre(s) : BD dark fantasy

Nombre de pages : 280

Dans un monde où le soleil gèle et la lune brûle, où les forts dévorent les faibles, un héros improbable va se lever pour affranchir Mère Nature de ses chaînes. Son chemin se trouve dans l’ombre. Ses ennemis sont légion. Son destin est celui d’un libérateur, et sa haine va tout ravager !

Roman graphique quasi muet, Hate – Les Chroniques de la haine est une fable à la démesure épique où le fracas des batailles rangées répond au rugissement des monstres mythologiques. C’est aussi et surtout la dernière pépite du prodige Adrian Smith, auteur phare de la scène jeu de rôle (Warhammer en tête), qui étonne et détonne par un noir et blanc à la beauté étourdissante et des illustrations à la puissance d’évocation sans pareil. Préparez-vous à plonger dans plus de 200 pages d’un spectacle graphique à couper le souffle…

Mon avis

Cette bande dessinée m’intriguait beaucoup : par son nom, elle m’a rappelé Shame, qui avait été une bonne surprise, originale à souhait, et en feuilletant cet ouvrage, les dessins me plaisaient pas mal. Mon libraire m’a en plus dit que l’auteur/illustrateur faisait habituellement des projets Warhammer. J’ai donc décidé de tenter ma chance dans cet univers très noir.

Peut-être un peu trop noir même. J’ai eu du mal durant ma lecture à bien saisir toutes les scènes tellement les nuances de noir étaient sombres ! J’ai trouvé qu’il y avait un flagrant manque de contrastes entre les différentes teintes de noir, qui rendait parfois la lecture fastidieuse et qui empêchait de voir des détails, qui sont pourtant bien présents. Est-ce que les originaux sont comme ça ou est-ce un choix de l’éditeur lors de l’impression? Je ne sais pas, mais j’avais du mal à voir ce qu’il se passait dans certaines cases et c’est bien dommage. Je trouvais aussi certains visuels flous.

L’univers en lui-même est très dark fantasy. Mère la Terre a été emprisonnée par les humains des siècles auparavant. Vivant de violence et de sang, ces êtres ont changé et leur aspect est devenu monstrueux. Les plus faibles travaillent dur pendant que les plus forts règnent et guerroient. La femme n’a pas sa place dans ce monde (ce qui est un peu cliché, mais passons :p ) : la seule qu’on voit est d’ailleurs la Mère Terre. Cette dernière, bien qu’enchaînée, communique par rêve avec un être insignifiant du nom de Ver. Elle le séduit et en fait son champion : pour elle, il va voler un parchemin précieux et faire face à mille dangers pour lui amener et la délivrer. Y parviendra-t-il seulement alors que des armées de guerriers et des monstres sont à ses trousses?

Bien que hideux physiquement, Ver est un personnage hyper attachant. Il y a un côté mignon et innocent dans sa monstruosité. C’est une âme pure et honnête qu’on ne peut qu’aimer. Ce livre ne contient presque pas de paroles et toutes ses émotions et sentiments de ce petit homme passent par le visuel. Un personnage que j’ai aussi beaucoup aimé, graphiquement parlant, est le chaman, grand enchanteur qui voit le futur grâce à ses os et ses oiseaux pour la grande armée. Un être fascinant qui use de sorcellerie.

Bien que j’ai trouvé le tout fort sombre visuellement, les illustrations sont très travaillées et belles pour qui aime le style dark fantasy. Des scènes épiques et grandioses sont montrées. Le bestiaire de monstres et créatures magiques est aussi impressionnant. La fin de l’ouvrage comporte un cahier graphique représentant les différentes tribus et les membres importants de chacune dans des mini-histoires et des portraits. Une chouette addition au volume.

Citations

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Conclusion

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Un bel ouvrage, qui dépeint un univers dark fantasy pur. De grandes batailles, des prophéties, de la sorcellerie et des créatures fantastiques. Un petit protagoniste hyper attachant malgré sa laideur qui vit mille aventures pour tenter de délivrer la Mère Terre. J’ai juste regretté le manque de contraste dans les noirs, qui rend la lecture un peu fastidieuse. Une chouette découverte.

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#FungiLumini

Une réflexion sur “Hate – chroniques de la haine

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