Ceux qui grattent la terre

eris-copie-2-562x787Titre : Ceux qui grattent la terre

Auteur : Patrick Eris

Éditeur : éditions du Riez

Genre(s) : fantastique

Nombre de pages : 310

Pour Karin Frémont, après deux ans de chômage, obtenir un nouvel emploi est comme un rêve. Et quel emploi ! Secrétaire de Harald Schöringen, un auteur à succès spécialiste du surnaturel retranché dans son appartement dominant Montmartre. Un véritable conte de fées… s’il n’était troublé par un cauchemar récurrent où Karin se voit arpenter une immense plaine malsaine où se dresse une muraille d’ébène…

La jeune femme découvre qu’un an plus tôt, un voisin de Schöringen a disparu sans laisser de traces. Y a-t-il un rapport avec cette légende de l’Homme Noir, un insaisissable esprit hantant le vieux Montmartre ? Avec les ombres que Karin sent s’amasser autour d’elle ? Et avec cet étrange bruit qui ne cesse de résonner dans les tréfonds de l’immeuble. Un tout petit grattement, entêtant, obsédant…
Scriiitch, scriiitch…

Mon avis

Dernière commande sur le site des éditions du Riez avant leur fermeture, j’ai craqué pour les deux BDs musicales d’Aalehx et ce livre. J’avais déjà lu un petit ouvrage de Patrick Eris – Le chemin d’ombres – et il m’avait énormément plu. J’ai donc sorti ce livre très rapidement de ma PAL après réception! !

Karin est désespérément à  la recherche d’un travail. Quand on lui propose d’être la secrétaire d’Harald Schöringen, un écrivain, certes un peu étrange, mais renommé dans le domaine de l’ésotérisme, elle n’hésite pas une seconde et accepte. Tout semble lui sourire : elle a un super salaire, une pièce de vie chez l’auteur qui lui permet de ne pas payer de loyer, un travail attrayant, du temps libre à souhait. Tout serait parfait si elle ne faisait pas ses horribles cauchemars la nuit. D’où proviennent-ils? Pourquoi la poursuivent-ils? Qu’est-ce qui émet ce bruit de légers grattements dans son immeuble?

Je me suis tout de suite identifiée à Karin. Tout juste sortie d’une longue période de chômage après avoir fait des études de lettres, elle trouve enfin un boulot intéressant dans sa branche, ce qui vient tout juste de m’arriver aussi. :p Si la période de chômage n’a pas été trop dure à gérer pour moi, il en est tout autrement pour notre protagoniste qui a failli tomber en dépression profonde toute seule dans son sordide studio à Paris. Elle a du mal à se rendre compte que son calvaire est fini et j’ai trouvé parfois un peu répétitif le fait qu’elle angoisse tout le temps concernant son travail. Elle n’a au départ  du roman pas du tout confiance en elle, mais se forge une personnalité et une assurance grâce à son boulot et cette évolution est vraiment intéressante à suivre.

J’avoue avoir été un peu déçue par la trame de ce récit. Je m’attendais à quelque chose de noir et d’étrange, le livre étant dédié à Serge Brussolo, un de mes auteurs favoris, spécialiste des choses bizarres fascinantes hors du commun. Si quelques passages nous emmènent au cœur du cauchemar de Karin, ils sont très rares. L’intrigue comprend également un assassin, homme en noir, qui sévit dans les rues de Paris. Cette partie est également trop sous-exploitée à mon goût. On passe des pages et des pages à décrire des choses un peu banales comme le travail de Karin, ses promenades dans Paris, puis sa recherche d’une maison parfaite pour Schöringen et son emménagement dedans, alors qu’on effleure à peine des points qui me semblaient essentiels. J’ai aussi été un peu déçue des révélations finales, qui étaient celles que j’avais imaginées.

Si les éléments fantastiques m’ont clairement paru sous-utilisés et que j’ai trouvé ça dommage, j’ai quand même passé un bon moment de lecture. La plume de l’auteur est fluide et agréable, je n’ai pas vu les pages défiler tant j’avançais avec aisance et rapidité dans ce texte. Une lecture plaisante, mais qui manquait de surnaturel à mon goût.

Citations

« Là, lorsque le vernis du quotidien se fendillait, elle pouvait voir ce qu’était Paris ; lasse de milliers d’années de bruits et de fureur et pourtant vibrante de vitalité. Elle sut très vite qu’elle ne pourrait jamais plus sillonner la capitale comme avant en se rendant d’un point à l’autre, insensible à ses charmes, à ce passé qui dormait là, juste en dessous de la surface des choses. »

« Cela ne suffisait pas.
Les bruits étaient toujours là.
Ils ne voulaient plus la quitter. Ils s’enroulaient autour d’elle comme des tentacules sonores. Bien qu’elle sût que c’était impossible, ils résonnaient encore à ses oreilles lorsqu’elle quittait sa loge. Des rémanences qui, bien sûr, n’existaient que dans son esprit. »

Conclusion

Un roman qui me faisait de l’œil depuis longtemps, mais qui n’a pas été pas ce que j’attendais. Alors que je pensais trouver du sombre et de l’étrange à foison, j’ai eu de l’ordinaire et de l’attendu. L’histoire reste sympathique à lire, grâce à la plume agréable de l’auteur. Une petite déception donc en ce qui concerne la part d’imaginaire de ce roman.

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Déception rectangle

#FungiLumini

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Une réflexion sur “Ceux qui grattent la terre

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