Mad Max – L’apocalypse sera motorisée

Mad_Max_Cover_essai_largeTitre : Mad Max – L’apocalypse sera motorisée

Auteur : Antonio Dominguez Leiva

Éditeur : Le murmure éditions

Genre(s) : essai cinéma

Nombre de pages : 84

Élevant l’accident routier au rang de fétiche civilisationnel et de signe apocalyptique, la saga Mad-Max en fait la matrice de tout un univers de fiction.
Magistrale synthèse de plusieurs genres et courants de la culture pop, cette dystopie routière de l’âge de l’accélération s’érige en précis de décomposition de la société de l’opulence. Déclinée sur le mode épique, elle nous confronte à la psychopathologie de notre espèce sur fond d’épuisement énergétique.
Frappée d’une injustifiable occultation critique, cette œuvre est enfin ici analysée dans ses différentes dimensions. Son influence est décisive sur notre imaginaire culturel.

Mon avis

Je remercie Babelio et les éditions du Murmure pour l’envoi de ce livre. J’ai découvert l’univers Mad Max juste avant la sorte de Fury Road. Je n’avais jamais tenté l’expérience, parce que bon, un film avec des courses de voitures, très peu pour moi. Mais en fait, la saga Mad Max est tellement plus que ça ! J’ai été fascinée par le monde post-apocalyptique présenté par le réalisateur. Quand j’ai vu ce livre dans les choix de la masse critique Babelio, je me suis dit que ça serait une bonne occasion de me replonger dans ces films qui m’avaient tant étonnée et épatée.

Pas la peine de commencer ce livre si vous n’avez pas vu les films Mad Max. L’auteur part du postulat que vous connaissez (assez bien) l’univers pour ne pas l’introduire du tout. Personnellement, je trouve ça un peu dommage : si j’ai vu les films il y a deux ou trois ans, je ne me souviens pas du nom de chaque personnage, et je ne connaissais d’ailleurs pas le nom du réalisateur avant de lire ce livre. (Shame on me xD) Cependant, l’auteur cite tout le monde, sans note de bas de page ou annotation pour replacer le personnage dans son contexte.

Il y a pour moi pas mal d’éléments manquants à cet ouvrage qui se veut être un essai. Déjà une bonne introduction des films (et des personnages qu’il mentionne) aurait été pas mal. Quelques images, même en noir et blanc et en petit, auraient aussi rendu le tout plus compréhensible (comme ça, si on ne voit pas qui est un personnage avec son nom, on le visualise). Ensuite, l’auteur cite énormément de films qu’il compare à la saga. Une filmographie à la fin de l’ouvrage pour aller plus loin dans la lecture aurait été vraiment sympa. J’ai été un peu choquée aussi que presque aucune citation ne soit référencée : l’auteur était souvent mentionné, par contre le livre dans lequel retrouver les dires n’était pas donné. Il y a bien une petite bibliographie à la fin, mais qui ne m’a pas semblé pas exhaustive.

Le contenu même du texte est assez intéressant, mais ne se focalise pas sur les films. On y découvre les liens étroits entre la route et les voitures, la vision qu’on en a dans le monde, la crise actuelle et l’apocalypse qui pourrait en résulter, etc. Une étude sur l’évolution de la société telle qu’on la connait, où la voiture et donc le carburant qui la fait fonctionner deviennent des instruments de pouvoir. Les films Mad Max sont le modèle-cadre de l’étude et sont un peu analysés, mais pas autant que je l’aurais aimé. On y reprend les grands thèmes de la saga et on voit l’effet qu’ils ont eu sur notre culture en général, mais sans aller dans les détails des films, ce qui au final m’intéressaient surtout.

Je pensais lire un livre sur une analyse poussée des films et peut-être sur les tournages en eux-mêmes, du coup, cet ouvrage n’a pas été du tout ce que j’attendais. J’ai vraiment eu l’impression que ce livre s’adressait aux grands fans de Mad Max ou à un public érudit, car beaucoup de théoriciens sont mentionnés, mais leurs études ne sont pas toujours expliquées.

Citations

« Voilà exposé le mythe tel qu’il allait triompher dans l’imagerie mondiale : l’apocalypse motorisée. S’ajoutant au spectre, somme toute banalisé, de la bombe atomique (qui refait surface au fil du réchauffement de la guerre froide après la détente), l’idée de la « panne dans la machine » s’incarne dans l’image matricielle de la route abandonnée où s’affrontent les impitoyables résidus de l’ère pétrolière. »

« Affublés d’accessoires et de costumes inspirés de l’imagerie punk et new wave, ainsi que des sous-cultures cuir et bondage gays qui deviennent progressivement visibles (comme en témoigne le clip Relax de Frankie Goes to Hollywood), les méchants s’érigent en représentants, forcément dégénérés, de la contre-culture. Leurs pratiques sont, comme leurs accoutrements, une somme de déviances. »

Conclusion

Pour un essai, ce livre manque cruellement d’éléments qui me paraissent essentiels dans ce cadre : une introduction en bonne et due forme, des notes de bas de pages explicatives, une bibliographie et une filmographie exhaustives. Le contenu en lui-même est très intéressant à lire, mais concerne surtout une analyse sociologique de la route, des voitures et des aspects culturels développés grâce à celles-ci plutôt qu’une étude des films en eux-mêmes, ceux-ci servant d’illustrations aux propos de l’auteur.

indécise

Déception rectangle

#FungiLumini

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Une réflexion sur “Mad Max – L’apocalypse sera motorisée

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