La Passe-Miroir : Les fiancés de l’hiver

couv24205539

Titre : La Passe-Miroir
Sous-titre : Les fiancés de l’hiver
Auteur : Christelle Dabos
Editeur : Folio
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 608
Mots-clés : Fantasy, romance, pouvoirs, lecture, citadelle, complots

Quatrième de couverture

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

12782153_10154016519593750_1915732694_n

Avec la sortie du troisième opus de La Passe-Miroir, il était plus que temps que je me lance dans cette série ! Une occasion que j’ai saisie lorsque @fungilumini m’a offert le premier volet – Merciiii ❤ A la lecture de ce roman, je suis redevenue une adolescente passionnée par une série jusqu’au point de ne pouvoir m’empêcher de lire jusqu’à des heures incongrues ! Cela donne déjà le ton de mon avis 😉

Est-il réellement nécessaire de revenir sur l’histoire alors que ma chronique se perdra dans les centaines d’autres déjà disponibles ? :p Je préfère vous parler de cet univers qui m’a conquise, de ces personnages qui m’ont tenue par la main tout le long, de ces retournements de situation qui m’ont surprise plus d’une fois et de toute la passion qui m’a animée entre les lignes de Christelle Dabos.

Parlons donc d’abord de l’univers de La Passe-Miroir. On comprend qu’il s’agit probablement d’un lointain futur de notre planète où Dieu semble avoir fait une bêtise en détruisant le monde en plusieurs morceaux. De celui-ci, il ne reste que des « arches », plus ou moins gouvernées par des êtres immortels et aux pouvoirs fabuleux. De leur descendance sont nés les nouveaux hommes, chacun doté également d’une partie de ces fameux pouvoirs. Sur l’arche d’Anima, les pouvoirs sont tous liés à l’animisme, à la manipulation d’objet. Ophélie, notre héroïne, est une « liseuse » – elle peut lire le passé des objets – et sa tante Roseline peut, elle, réparer toutes formes de papier. Au Pôle, les pouvoirs sont nombreux et divisent la société en plusieurs clans qui se vouent une haine mutuelle : les Dragons, avec leur force inouïe, les Illusionnistes qui modifient à leur gré la réalité, les membres de la Toile qui partagent leurs esprits, … Et l’on sait déjà que sur une autre arche, il existe des architectes incroyables ! Le monde qui nous est dévoilé dans le premier tome n’est donc qu’une petite partie de son étendue réelle ! La fantasy qu’on y retrouve est très bien construite et entre dans les détails, ne laissant la place à aucun doute. Je dois dire que j’ai été charmée par chaque partie de cet univers et qu’il me tarde d’en connaitre davantage ! Tout en voguant entre les pages, j’ai retrouvé les sensations que j’avais lorsque j’étais plus jeune et que je dévorais les Sigrid de Serge Brussolo ou encore les Harry Potter. Il était impossible pour moi de m’arrêter de lire et d’avoir des étoiles dans les yeux en permanence.

Au niveau des personnages, j’ai adoré Ophélie ! Une héroïne loin des clichés qui arbore fièrement qui elle est, avec ses défauts et ses qualités ! Elle n’est pas belle, ne semble avoir aucun charme physique, et ne s’améliore pas spécialement avec le temps. Pourtant, même si on le comprend bien via les descriptions, je n’ai pu m’empêcher de l’imaginer jolie, mais dans toute sa simplicité ; un peu comme Sophie dans Le Château de Hurle de Diana Wynne Jones. J’ai également adoré son caractère ! Un peu gauche dans tout ce qu’elle entreprend, elle se montre tout de même déterminée et rigoureuse. Loin d’être une soumise comme on aimerait nous le faire croire, elle prend son destin en main et est bien décidée à en rester maitre quoiqu’on puisse lui imposer. J’ai particulièrement aimé cet aspect-là, qui fait d’elle une héroïne parfaite pour cette histoire où les complots, les mensonges et les menaces sont ordinaires.

J’aime également beaucoup Thorn, le fiancé d’Ophélie. Il a des allures de Bête, de La Belle et la Bête, ou encore de Laurent dans Prince captif :p Il est froid, distant, calculateur et semble dénué de cœur. Pourtant, on se doute qu’il cache au fond de lui une sensibilité que lui-même ignore. Dans ce premier opus de La Passe-Miroir, on ne découvre encore qu’une once de son passé et de ses objectifs personnels. Ce protagoniste mérite d’être davantage développé dans les tomes suivants et j’ose espérer qu’il l’est !

Les autres personnages secondaires ont également beaucoup d’intérêt. La tante Berenilde, le chevalier, Renard, Gaëlle, Pistache, Archibald, la mère Hildegarde, Farouk, … Ils ont tous leur particularité qui fait qu’on les aime ou les déteste. On se passionne pour l’histoire personnelle de chacun et on s’attache à eux malgré leurs actions qui portent parfois préjudice à notre héroïne. J’aurais simplement aimé que l’écharpe soit un peu plus présente, plus attachante, car il manque très certainement un petit compagnon de route à Ophélie.

Au niveau des évènements qui prennent place tout au long de ce premier roman, il faut dire qu’on est servi. On découvre en même temps qu’Ophélie tout l’univers qui s’étend devant elle et toutes les magouilles qui se déroulent sous son nez. Si j’ai été agréablement surprise devant ces nouveautés et par les nombreux retournements de situations, j’ai tout de même trouvé le temps long par moments. Finalement ce premier tome est plutôt lent et installe davantage la scène de toute l’action future. J’ai davantage dévoré ce tome pour comprendre rapidement les tenants et les aboutissants que parce que l’histoire était fondamentalement passionnante. La relation entre Ophélie et Thorn est d’ailleurs très morne, quasiment inexistante – une petite déception. J’espère que le deuxième tome sera plus chargé en rebondissements et sera à même de me donner envie de me jeter sur le troisième volume !

Si j’ai été séduite par les personnages et par l’univers dans lequel ils évoluent, j’aurais tout de même souhaité avoir plus d’action et avancer plus rapidement dans l’histoire. Pourtant le dernier chapitre m’a réellement tenu en haleine ! J’ai terminé Les fiancés de l’hiver dans le même état d’esprit qu’un dernier épisode de Game of Thrones. Il me fallait la suite immédiatement ! Heureusement que j’avais prévu le coup en achetant la suite ! Malgré le 01h30 du matin qu’affichait mon horloge, cela ne m’a pas empêché de lire le premier chapitre et de mon plonger directement dans Les Disparus du Clairdelune !

J’oublie d’évoquer l’écriture de Christelle Dabos qui m’a fait vibrer tout au long du roman. Riche en vocabulaire, son style est prenant, nous fait voyager dans ses descriptions et nous fait ressentir tension, peur, douleur, étonnement et inquiétude. Pour un premier roman, je trouve qu’elle se débrouille avec brio et sait captiver son lectorat ! J’ai aussi beaucoup apprécié d’avoir un arbre des relations ainsi qu’un plan de la Citadelle, qui donne une meilleure idée de l’environnement.

Citations

« Résignée ? Pour être résignée, il faut accepter une situation, et pour accepter une situation, il faut comprendre le pourquoi du comment. Ophélie, elle, ne comprenait rien à rien. Quelques heures auparavant, elle ne se savait pas encore fiancée. Elle avait l’impression d’aller au-devant d’un précipice, de ne plus s’appartenir du tout. Quand elle risquait une pensée vers l’avenir, c’était l’inconnu à perte de vue. Abasourdie, incrédule, prise de vertiges, ça oui, elle l’était, comme un patient à qui l’on vient de diagnostiquer une maladie incurable. Mais elle n’était pas résignée. »

« Ce fut quand Ophélie s’assit devant son assiette qu’elle prit conscience de la présence de Thorn, attablé en face d’elle. Il s’était tellement fondu dans la pénombre ambiante, qu’elle ne l’avait pas remarqué. Il était méconnaissable.
Sa crinière, courte et pâle, ne batifolait plus comme de la mauvaise herbe. Il avait rasé la barbe qui lui mangeait les joues, de telle façon qu’il n’en restait qu’un bouc taillé en forme d’ancre. La grossière pelisse de voyage avait cédé la place à un étroit veston bleu nuit à haut col, d’où s’évadaient les manches amples d’une chemise impeccablement blanche. Ces habits raidissaient plus encore son grand corps maigre, mais ainsi Thorn ressemblait plus à un gentilhomme qu’à un animal sauvage. La chaîne de sa montre à gousset et ses boutons de manchette accrochaient la lumière des chandelles. »

« – La cour ! souffla Roseline en grattant le papier de sa plume. Un bien joli mot pour désigner une grotesque scène de théâtre où les coups de poignard se distribuent dans les coulisses. »

Conclusion

J’ai adoré ce premier volet de la saga de La Passe-Miroir, la nouvelle série fantasy évènement ! L’univers et les personnages m’ont principalement charmée durant toute ma lecture. Seul petit bémol, la lenteur de l’action. L’histoire met du temps à réellement démarrer, installant davantage des bases solides à un récit plus important. J’ose espérer que le deuxième tome sera plus friand en actions et rebondissements ! Un premier tome qui annonce une série très prometteuse ! Je fonce dévorer la suite !

divertissant rectangle 2

#Yuixem

 

Publicités

8 réflexions sur “La Passe-Miroir : Les fiancés de l’hiver

  1. Super chronique 🙂 cela me rafraichis un peu les méninges. Je ne sais pas encore quand je vais lire le tome 3 (vu que ouiii il vient de sortir) mais c’est certain que je vais le faire ^^ J’attends ta chronique (détaillée) du tome 2 pour que je puisse lire le 3 avec la mémoire fraiche haha

    Aimé par 1 personne

    • Haha 😀 heureuse que ça te serve de pense-bête :p je la posterai probablement la semaine prochaine… à l’heure qu’il est il ne me reste déjà plus que 200 pages à lire xD

      J'aime

  2. Ça fait plusieurs fois que je lis des articles sur ce livre, et maintenant, je ne pense plus qu’à l’avoir enfin entre les mains ! J’espère que le démarrage difficile de me freinera pas dans ma lecture, parce que je ressens le besoin d’être captivée dès les premières pages…

    Aimé par 1 personne

  3. Pingback: #60 C’est lundi ! Que lisez-vous ? | Livraisons Littéraires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s