Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (9/10)

Un nouvelle une gourmandise (1)

Recueil : La clé d’argent des contrées du rêve

Éditeur : éditions Mnémos 

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Nouvelle : Ylia de Hlanith

Auteur : Timothée Rey

Résumé : une habitante du rêve tente de s’échapper.


Bière de la semaine

La bière belge est maintenant classée au patrimoine culturel de l’Unesco ! Un peu de culture en plus chaque semaine en découvrant les spécialités belges 😉

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Caulier 28 Brett

Alcohol: 7,5°
Degree Plato: 16,5
EBC: 40
IBU: 30
Calorie: 35 kcal

La bière Caulier 28 Brett a une robe ambrée surmontée d’une mousse crémeuse. Au nez, elle est houblonnée et maltée avec des notes fumées et épicées discrètes. Son goût légèrement amer est relevé par des saveurs florales et fruitées (fruits exotiques).

La Maison Caulier en Belgique se réfère à une tradition brassicole qui remonte à l’année 1874, époque où elle produisait déjà une bière à partir d’ingrédients naturels au goût intense, quasiment sans sucre et donc moins calorique. C’est donc en cherchant à développer la meilleure bière au monde et en retournant à l’essence même de celle-ci, à l’époque où les produits n’étaient pas d’office sucrés et standardisés, que les fondateurs de la Maison Caulier ont mis au point ce processus artisanal unique. Aujourd’hui, la Maison Caulier produit des bières issues d’une fabrication tout à fait naturelle, dans le respect de très hauts standards de qualité et avec les meilleurs ingrédients : eau, 100% malt, houblon, levure et arômes naturels.


Encore un auteur dont je découvre la plume avec cette anthologie ! Si j’ai adoré le style d’écriture  dans cette nouvelle, je ne pense cependant pas qu’il soit représentatif du travail habituel de Timothée Rey. En effet, le texte est composé de 160 tercets, chaque vers étant un alexandrin. Une entrée travaillée, originale et poétique dans l’univers de Lovecraft !

Ylia est une habitante de la cité de Hlanith dans les Contrées du Rêve. Fille d’épiciers, son destin est tout tracé : reprendre le commerce des parents, trouver un mari, avoir des enfants, mourir. Ce n’est cependant pas du tout la vie qu’elle s’est imaginée et ne rêve que de s’échapper. Un jour, elle croise le chemin d’un Rêveur, venant de la réalité, qui lui parle de la clé d’argent, objet mystique complexe qui permet de voyager entre les deux mondes. Elle va alors essayer de s’en procurer une…à ses risques et périls !

J’ai du mal à dire si j’ai adoré ou détesté Ylia, la protagoniste de l’histoire. En tout cas, c’est une jeune fille de caractère ! Elle a des rêves et fait tout pour les réaliser. Elle est obstinée, manipulatrice, mais aussi un peu trop sûre d’elle. J’ai aimé le fait qu’elle saisisse les opportunités de changer de vie dès qu’elles se présentent à elle, par contre, sa trop grande confidence alors qu’elle n’a aucune expérience de la vie m’exaspérait un peu.

Je ne connaissais pas du tout la ville dans laquelle Ylia habite et je ne l’ai pas trouvée dans l’atlas de Randolph Carter à la fin de l’ouvrage. J’avais donc un peu de mal à me représenter le paysage dans lequel on évoluait. Par contre, les créatures et habitants qu’on y croise sont bien décrits. Des petits détails drôles dans le décor rappellent l’univers de Lovecraft, comme par exemple de la bière spéciale des Shoggoths. On aperçoit même à un moment notre cher Cthulhu, sous forme de statue obèse !

Cette nouvelle met l’accent sur le fait que la réalité de certains est le rêve d’autres. Ylia en est le parfait exemple. Elle vit au cœur même du Rêve, mais n’aspire qu’à partir et à rejoindre la réalité. J’ai adoré le final de ce texte ! Une fin qui m’a totalement surprise, tout en me faisant bien rire.

Extrait

« Malgré ses songeries, elle était sur le seuil
D’une vie fastidieuse – un mariage insipide,
Des gosses, la boutique et, enfin, le cercueil.

Elle avait beau rêver d’errances intrépides,
De flamboyants destins…ça ne changerait rien.
Ne lui serait échu qu’un quotidien torpide,

Pire au fond que celui d’un Pargien galérien !
Ylia, ces matins-là, toute allégresse enfuie,
Sentait se contracter autour d’elle des liens. »

Conclusion

Cette nouvelle se présente d’une manière super originale, mêlant travail de fond sur l’univers lovecraftien et de forme poétique. Une protagoniste trop confiante qui fait tout pour réaliser ses rêves, des clins d’œil sympas dans le décor, une bonne leçon finale, j’ai adoré lire ce texte qui sort de l’ordinaire !

coup de coeur

Nouvelle 9/10

#FungiLumini


Avez-vous lu ce recueil? Si vous l’avez également, n’hésitez pas à me rejoindre dans ma lecture et à venir en discuter en commentaire ! J’avancerai au rythme d’une nouvelle (et d’une bière ) par semaine 😉

  1. Urjöntaggur par Fabien Clavel
  2. Le rêveur de la cathédrale par Sylvie Miller et Philippe Ward
  3. De Kadath à la Lune par Raphaël Granier de Cassagnac
  4. Caprae Ovum par Alex Nikolavitch
  5. Les chats qui rêvent par Morgane Caussarieu
  6. Le Baiser du Chaos Rampant par Vincent Tassy
  7. Le Tabularium par Laurent Poujois
  8. Le corps du rêve par Neil Jomunsi
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2 réflexions sur “Livres et Gourmandises : La clé d’argent des contrées du rêve (9/10)

  1. Pingback: #59 C’est lundi ! Que lisez-vous ? | Livraisons Littéraires

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