Demain les chiens

Titre : Demain les chiens
Auteur : Clifford D. Simak
Editeur : J’ai lu
Genre : Science-fiction
Prix : International Fantasy Award 1953
Nombre de pages : 348
Mots-clefs : chiens, homme, humanité, civilisation, futur, évolution, robots

 

Les hommes ont disparu depuis si longtemps de la surface de la Terre que la civilisation canine, qui les a remplacés, peine à se les rappeler. Ont-ils véritablement existé ou ne sont-ils qu’une invention des conteurs, une belle histoire que les chiens se racontent à la veillée pour chasser les ténèbres qui menacent d’engloutir leur propre culture ?

Mon avis

C’est la première fois que je lis un livre de la sorte. Je ne suis pas une grande amatrice de science-fiction en général, mais je dois avouer que ce livre a réussi à capter toute mon attention et à me faire réfléchir…

La première qualité de ce livre est sa construction assez remarquable. L’histoire est divisée en huit petits récits à la fois indépendants les uns des autres et pourtant reliés entre eux par l’évocation de certains événements et personnages. En effet, on retrace l’historique d’une famille et c’est le seul lien entre chacun des récits. Parfois, on saute des générations, mais on retrouve toujours la trace d’un «Webster» ou d’une de ses actions dans chacune des nouvelles.

L’histoire débute dans les années 80 et raconte comment le concept des villes a commencé s’effriter. Le livre ayant été écrit dans les années 50, c’est une totale projection de l’auteur dans le futur. Il imagine ainsi comment l’évolution des moyens de communication, des modes de transport et des prix des logements en ville ont conduit les hommes à fuir les villes et à migrer vers les campagnes. Dans ce contexte, on rencontre le premier de la lignée des Webster qui aura un véritable impact sur l’Histoire de l’Homme.

Au fil des récits et des siècles, la race humaine évolue… et déçoit! Certains Webster sont bons et essaient de faire évoluer l’espèce dans le bon sens, d’autres sont pris au piège de leurs travers et ne parviennent pas à faire les bons choix. Au fil du temps, l’homme évolue aux côtés d’autres espèces: les extraterrestres qu’il rencontre dans son exploration de l’espace et qui le font avancer au niveau technologique et dans sa philosophie; les mutants, dérivés de l’homme, qui vivent en marge de la civilisation et en opposition avec l’homme et qui tentent même parfois de court-circuiter cette espèce voisine dont ils dérivent.

Sur Terre, il continue à apprivoiser le monde et à le dessiner selon ses besoins et ses envies. Ainsi, il se construit des compagnons de vie; il crée le robot, véritable assistant (ou esclave ?) qui le seconde dans toutes ses tâches; le chien, que l’homme dote de parole et équipe d’un compagnon sous la forme de robot pour qu’il puisse lui être égal. Ces changements sont inscrits dans le code génétique de l’animal et deviennent héréditaires si bien que l’espèce canine peut s’élever au même rang que l’espèce humaine. Mon seul souci est que l’homme ne le fait pas de manière désintéressée, il le fait simplement pour qu’une autre espèce puisse lui donner d’autres pistes de réflexion pour servir sa propre espèce…

Au fil des millénaires un seul autre personnage traverse les récits: celui de Jenkins, un robot au service de la famille Webster. On observe ainsi ce pauvre robot assister au déclin de l’espèce humaine et à l’avènement de la canine.

Les récits qui nous sont donnés à lire sont en fait les seuls récits qui attestent encore de l’existence de l’Homme et que les chiens, lisent, au temps présent du livre, comme une œuvre de fiction et surtout comme si l’homme n’avait jamais existé.

Si certains passages sont parfois amusants, tous sont intéressants mais tristes. L’actualité nous le montre bien, l’espèce humaine est souvent égoïste et meurtrière, et c’est sans doute, comme le message promu par le livre le laisse entendre, ce qui la mènera à sa perte. Si certains d’entre vous ont déjà vu/lu «La Planètes des singes», ils devront y retrouver certaines similitudes !

Conclusion

J’ai tout simplement adoré ce livre ! J’ai bien sûr préféré certaines histoires à d’autres, mais dans l’ensemble on peut dire que chacun des récits apporte son lot de réflexions… Mon seul conseil: fatalistes et pessimistes, abstenez-vous, ce livre incarne sans doute vos plus grandes peurs, nul besoin de les accentuer…

#Marty

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Une réflexion sur “Demain les chiens

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