Au matin

au matin

Titre : Au matin
Auteur : Olivier Sauret
Editeur : Chiado Editeur
Genre : roman
Nombre de pages : 82 pages
Mots-clés : Philosophie, existentialisme, rencontres, société, quotidien

Résumé éditeur

« Si mes années m’étaient données à revivre, crois-moi que je les revivrais différemment. Je ferais moins attention à certaines futilités, je rirais davantage, je serais plus généreux avec mes proches, je m’investirais davantage avec certaines personnes, et dirais à certaines autres que je les ai aimées beaucoup plus qu’elles ne le savent. Avec le temps, on trouve de la beauté en toutes choses. »

Au matin, est un conte philosophique moderne sur le parcours d’un homme comme les autres soumis au quotidien de la société qui illustre le choix que nous avons tous de décider de notre existence en empruntant pour toujours un autre chemin.

Extrait

« J’ai réappris les choses de tous les jours. Je me suis déplacé pour mieux voir. Je suis resté silencieux pour mieux m’exprimer. Et puis j’ai regretté certaines choses. Quand la société te dit que tu dois tout faire pour ne rien regretter dans ta vie, c’est une erreur. Pour avancer et être heureux, pour se rendre compte de la richesse que nous avons, pour apprécier les plus petites choses, pour aimer et aimer à nouveau, il faut savoir regretter certaines choses que tu as faites et regretter ne pas en avoir fait d’autres. Et aussi savoir pleurer ces instants qui nous ont à jamais échappé. »

Mot sur l’auteur

Olivier Sauret est un jeune auteur français. Il a commencé à écrire très tôt et ses écrits tournent en général autour de thèmes tels que le sens de l’existence, l’influence du temps et les relations humaines comme l’illustre bien Au matin.

Avis personnel

Mon avis sur cet ouvrage est assez mitigé. Si d’une part j’ai aimé la réflexion que suscite ce livre sur l’existence humaine, j’ai été en revanche gênée par certaines lourdeurs dans le style et par des problèmes de grammaire et d’orthographe.

Les thèmes abordés m’ont beaucoup plu. L’auteur illustre assez bien le piège dans lequel la société nous amène à nous retrouver, consciemment ou non, à un moment donné dans notre existence : on court vers ce qu’on appelle la réussite, on se jette à corps perdu dans une carrière et on en oublie un élément essentiel, les relations humaines. Le personnage principal est assez solitaire, il a perdu pied avec la réalité et en a oublié ses amis… La réflexion que ce livre m’a poussée à avoir sur ma propre existence m’a plu mais par contre le cheminement de pensée du personnage principal – Victor – m’a  tout simplement ennuyée. Il semble traverser, tout au long du récit, une sorte de parcours initiatique. Mais les rencontres qu’il effectue au fil du récit sont très mal amenées : à chaque étape de sa réflexion, il semble rencontrer « fortuitement » LA personne qui pourra répondre à ses interrogations. En plus, à chaque fois qu’il quitte un des personnages auquel il s’adresse, l’auteur se sent obligé de justifier cette séparation à l’aide d’une bonne raison qui semble tomber du ciel exactement au bon moment et les personnages se quittent alors de manière totalement anti-naturelle ! De plus, certains de ces échanges sont vraiment improbables : Victor a, par exemple, une conversation très élaborée avec un petit garçon ! Bref, il y a un manque de naturel général dans les interactions du personnage principal et dans les transitions entre les différentes étapes du récit, ça m’a personnellement gênée dans ma lecture…

J’ai aussi beaucoup aimé le questionnement face auquel se retrouve le personnage qui ne sait plus très bien où se positionner entre ce qu’il doit faire – ses obligations, son travail – et ce qu’il veut faire – voyager, être heureux. Le souci c’est que l’auteur tourne ensuite pas mal en rond dans sa réflexion sur l’homme, son positionnement dans la société, dans le monde, son lien avec les autres et avec la nature, … Si à la base la réflexion semble intéressante, les répétitions de celle-ci sont assez lourdes…

Et pour finir, ce qui m’a le plus gênée dans ma lecture ce sont les fautes d’orthographe et les problèmes de grammaire. J’ai trouvé plusieurs fautes d’orthographe dans le roman, dont certaines assez « graves » et bien que ça ne soit pas un drame de trouver une ou deux coquilles sur l’ensemble d’un ouvrage, en trouver plus, c’est assez agaçant…

Conclusion

Bof. Le livre n’est pas très long et se lit assez vite, il apporte une bonne base de réflexion aux tordus comme moi qui aiment se poser beaucoup de questions. En revanche le style était assez lourd et l’enchaînement des étapes du récit assez laborieux… !

En partenariat avec Chiado Editeur

indécise

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