Chroniques de Pemberley

chroniques_de_pemberley_ebookcoverTitre : Chroniques de Pemberley
Auteur : Marie-Laure Sébire
Editeur : Chiado Editeur
Format : Epub
Nombre de pages : 445
Mot-clés : Jane Austen, Pemberley, famille, romance

Résumé éditeur

En refermant le livre ou quand se termine le film « Orgueil et Préjugés » on se demande : “Et après ? » Jane Austen laissa en germe mille conflits, mille aventures dans une Angleterre en pleine mutation et dans un monde où les distances s’amenuisent au fil des années. Tout en respectant les personnages magistralement décrits par la grande dame de la littérature anglaise et même si vous n’avez pas lu son livre, l’auteur vous emmènera à Pemberley, la merveilleuse maison des Darcy où naquit une histoire d’amour qui passionna des générations.

Vous verrez comment les difficultés mal enfouies se surmontent… ou non et comment les membres des générations futures seront tantôt  acteurs de cette nouvelle ère qui s’ouvre à eux, tantôt victimes d’une société qui voit menacé son mode de vie ancestral.

Avis personnel

Chroniques de Pemberley se présente donc comme une suite possible à la romance d’Elizabeth Bennet et du gentleman M. Darcy. Je suis personnellement une fan incontestée d’Orgueil et Préjugés que j’ai dévoré sous toutes ses formes : livre, film et série ! Si j’adore cette histoire, je n’ai pourtant jamais osé me lancer dans toutes les suites et autres dérivés de peur d’être déçue par la plume ou le scénario. Il est donc vrai que je n’aurais jamais acheté Chroniques de Pemberley par moi-même… Mais je remercie profondément Chiado Editeur de m’avoir envoyé ce merveilleux roman ! Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je l’ai dévoré !

L’histoire de Chroniques de Pemberley raconte la vie de couple de M. Darcy et de Lizzie qui s’installent à Pemberley suite à leur mariage. Marie-Laure Sébire, tout en respectant les traits de caractère des personnages de Jane Austen, nous conte l’entrée en société d’Elizabeth sous son nouveau nom, la prise en charge des maisons dans le Derbyshire et à Londres, la naissance de leurs quatre enfants, etc. Le livre est divisé en trois parties : la première raconte les premières années du mariage, la deuxième s’intéresse à la vie de famille avec les enfants qui grandissent et la troisième se concentre principalement sur ces enfants qui quittent le nid, réalisant leur rêve et trouvant à leur tour l’amour. Le prologue et l’épilogue, qui ont lieu en 2009, nous laissent, pour leur part, croire à l’existence réelle de Pemberley et nous transportent directement dans l’ambiance de bonheur qui circule et circulera toujours entre ses murs.

C’est d’ailleurs cette dernière caractéristique qui marque le plus la lecture de Chroniques de Pemberley. Il s’agit d’une véritable lettre d’amour à un lieu et à une famille. L’amour que se porte toute la famille Darcy est très touchant. A plusieurs reprises, ils se font des déclarations qui attestent de leur confiance et de leur attachement mutuel, même s’il arrive également qu’il y ait des querelles. D’une manière générale, la bonté et la générosité sont les émotions principales qui ressortent de ce livre. Outre cette famille parfaite, le parc séduit lors des ballades, la bâtisse semble toujours emplie de joie de vivre et les nombreuses fêtes enchantent les lieux.

Si les mariages, les naissances et les réceptions se succèdent, on est également invité dans l’intimité des membres de la famille lorsque les jeunes gens tombent amoureux ou lorsque certains malheurs les touchent. On pense, par exemple, à la mort, aux disputes et, bien sûr, aux peines de cœur. Par ailleurs, on découvre également avec beaucoup de plaisir la vie des autres sœurs Bennet, de la douce amie Charlotte et de Georgiana, la sœur de M. Darcy. Leurs destins sont imaginés parfaitement en lien avec leur caractère et celui de leurs maris respectifs, ce qui ne choque absolument pas, même si l’on est parfois amusé ou triste du sort qui leur sont réservés. Et puis, j’ai principalement adoré la génération des enfants. Leurs caractères et leurs physiques sont en parfaite correspondance avec ceux de leurs parents. Leur destin évolue également différemment suite à l’évolution de la société anglaise.

Le fait de rester dans la société et de découvrir au fur et à mesure sa modernisation est également un bon point pour ce roman. A l’image de la jeunesse qui se passionne pour la technologie et l’étranger, on adore découvrir les bateaux, les chemins de fer et puis l’Amérique qui fait rêver. Comme je suis plutôt une amatrice de roman historique, j’aurais tout de même aimé que cette caractéristique soit davantage étoffée .

J’ai enfin beaucoup apprécié la plume de Marie-Laure Sébire très fluide, poétique et pleine d’émotion. J’ai ri, j’ai pleuré et je n’ai pu m’arrêter de tourner les pages avant d’atteindre la fin ! J’adorerais pouvoir découvrir une prochaine oeuvre de sa part, qui cette fois, je l’espère, nous présentera une histoire totalement neuve et originale.

Quelques petits points négatifs sont tout de même à soulever, même s’ils ne gâchent pas outre mesure la lecture de ce roman. Il y a à plusieurs reprises des soucis de typographie : manque des points, des points d’interrogation, des majuscules à des endroits où il ne faut pas et inversement, etc. Je n’ai pas trop aimé non plus les effusions d’amour entre M. Darcy et Elizabeth au début du roman – un peu trop de « chéri(e) ». La dernière chose que je n’ai pas appréciée, c’est que plusieurs fois, des personnages n’ont pas de noms et ont juste l’appellation « Lady M… ». Ceci me sort complètement du roman et me donne l’impression de lire une simple fanfiction.

Citations

Elle ne possédait pas Pemberley, c’est Pemberley qui la possédait, qui n’avait besoin ni d’un maître ni d’une maîtresse. Longtemps après leur mort, quand ses enfants et petits enfants ne seraient que des souvenirs, la maison se dresserait toujours, dans toute sa beauté, dominant vallons et collines, lac et ruisseaux et les problèmes de ses habitants étaient insignifiants. Eux ne faisaient que passer et la demeure les tolérait, les protégeait en grande dame qu’elle était, belle et impassible.

Conclusion

Même si une explication est donnée au début du livre pour introduire les faits d’Orgueils et Préjugés pour ceux qui ne les connaissent pas, Chroniques de Pemberley ne peut être apprécié à sa juste valeur, selon moi, que de ceux qui ont vu au moins le film. Ce roman est une véritable surprise, je ne m’attendais pas à l’apprécier autant ! Je le recommande ainsi à toutes les personnes qui rêvent de lire une suite d’Orgueil et Préjugés, vous ne serez absolument pas déçus !

Si j’ai beaucoup aimé cette suite, je n’en lirai probablement jamais d’autres, mais cette fois, par peur qu’elles ne soient pas aussi bien que Chroniques de Pemberley de Marie-Laure Sébire ❤

En partenariat avec Chiado Editeur

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2 réflexions sur “Chroniques de Pemberley

  1. Après une telle critique…un silence ému. Juste une petite explication: je reconnais que « mon chéri » par ci, « ma chérie » par là…c’est un peu gnan-gnan mais j’avais un véritable dilemme: Comment diable Elizabeth pouvait-elle appeler son mari? Darcy???pas possible Fitzwilliam?? dur…dur « Fitzy » pas vraiment le style. Quant à s’étendre sur la partie historique…il fait déjà 555 pages et avant de le présenter j’avais du en supprimer près de 200. Je n’écrivais pas « Guerre et paix » (Dommage!!!) mais un livre pour divertir et je pense que finalement vous l’avez bien compris. Merci encore. J’ai passé, grâce à vous, ma journée à chantonner tout en faisant des confitures d’oranges (amères je suis à Grenade) qu’auraient aimé les Darcy.

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  2. Pingback: Un an ! Joyeux anniversaire !  | Livraisons Littéraires

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